
Dauphiné libéré, 12/7/2008:
Alors que la polémique enfle après le rejet d'uranium, suite à l'incident survenu mardi sur le site nucléaire de Tricastin (Drôme), un nouveau convoi de déchets radioactifs a traversé la Savoie, mercredi soir. En provenance du centre de traitement de La Hague et à destination de l'Italie, il était composé d'un seul wagon, selon "Sortir du nucléaire 73". C'est qu'une fois traités à La Hague, les déchets radioactifs retournent en Italie.
« Le risque d'accident n'est jamais nul ! ». L'association dénonce une nouvelle fois la totale opacité de ces transports. « Ce sont des usagers de la SNCF qui nous ont contactés pour nous informer du passage du convoi vers 18 h 35 en gare de Chambéry » explique le porte-parole de "Sortir du nucléaire 73". Un train que des militants de l'association ont ensuite vu en gare de Modane, à 21 h 10 mercredi soir. "Sortir du nucléaire 73" rappelle que le risque d'accident n'est jamais nul.
« Pour preuve, le dernier convoi (ndlr
: celui qui a traversé la Savoie le 30 juin) est resté
bloqué en gare de Bayeux, pour cause de panne de machine
». Une information confirmée par Areva. L'association
anti-nucléaire estime qu'« une fois de plus, nous
avons la preuve de l'absence totale de transparence dans le domaine
du nucléaire » et constate qu'« aucune mesure
de protection d'urgence n'est mise en oeuvre pour la population
et l'environnement ».
1/7/2008 - Une
dizaine de militants antinucléaires ont été
placés en garde à vue mardi après avoir occupé
pendant quelques heures une voie ferrée près de
Bayeux (Calvados) pour bloquer un train transportant des combustibles
nucléaires italiens, a-t-on appris auprès de la
préfecture. Une quinzaine de militants du "Groupe
d'action non violent anti-nucléaire" (ganva) ont participé
à cette action, lors de laquelle quatre d'entre eux se
sont enchaînés à la voie ferrée pour
empêcher le convoi de passer et "dénoncer le
transport irresponsable de déchets nucléaires sur
des milliers de km", ont-ils indiqué. Les gendarmes
sont intervenus pour les déloger et une dizaine de militants
ont été placés en garde à vue pour
avoir occupé illégalement les voies, a indiqué
la préfecture. Le convoi visé par les militants,
un train de quatre wagons transportant 12 tonnes de combustibles
italiens qui doivent être retraités à l'usine
Areva de La Hague (Manche), a dû rester en gare de Bayeux
toute l'après-midi. Un porte-parole d'Areva a toutefois
affirmé à que cet arrêt n'était pas
dû à l'action des antinucléaires mais à
un "problème de locomotive". Le train est reparti
aussitôt après le déblocage des voies. L'action
des antinucléaires a perturbé le trafic ferroviaire
entre Caen et le Cotentin, retardant plusieurs trains Corail et
TER, selon la SNCF.
Ouest-France, 2/4/2008:
L'organisation écologiste profite
de l'attente pour émettre des doutes sur la sécurité
d'un tel transport, ainsi que sur la lutte contre l'EPR.
Greenpeace attend de pied ferme l'arrivée de l'Atlantic
Osprey, le ferry britannique qui doit transporter du plutonium
à destination de l'usine de retraitement de La Hague. L'un
de ses bateaux, le brise-glace Artic Sunrise, est amarré
dans le bassin du commerce depuis mardi matin. Il y restera jusqu'à
l'arrivée du plutonium, ainsi que ses 19 membres d'équipage
de 12 nationalités différentes. « Nous nous
opposerons à cette opération par les moyens les
plus adaptés, expliquait hier Yannick Rousselet. On ne
lâchera pas l'Atlantic Osprey. » L'organisation écologiste
met à profit l'attente, qui devrait durer encore quelques
jours, « pour poser le problème de la sécurité
d'un tel transport. Quand on a posé la question en Commission
spéciale permanente d'information de La Hague, tout le
monde s'est refilé la patate chaude. C'est fort de voir
que l'Autorité de sûreté nucléaire,
l'ASN, ne soit pas au courant de ce qui se passe. Quand on sait
que le bateau arrive dans le port de commerce, que les camions
passeront par la route de La Hague. » Yannick Rousselet
regrette le manque de transparence d'un tel transport. «
Personne ne nous dit quelle quantité est transportée,
ni pour quelle finalité. On ne demande pas de connaître
la date exacte. Mais au moins un ordre de grandeur de la quantité
concernée. » Un volume que Greenpeace évalue
à « 1,3 tonne, qui devrait arriver à Cherbourg
en quatre transports ». Greenpeace met aussi l'accent sur
sa lutte contre l'EPR. « Notre opposition à la construction
du réacteur EPR à Flamanville va se poursuivre.
La dernière lettre de l'ASN, qui parle de malfaçons,
est importante. On y parle de bétons coulés sur
des ferraillages non conformes. Ce qui a été trouvé
sur les premiers rapports des autorités lors de la construction
de l'EPR finlandais, qui a pris au moins deux ans de retard avant
le couplage sur le réseau. Et dont le surcoût est
de 1,4 à 1,7 milliard d'euros. »
Ouest-France, 7/3/2008:
Dans la nuit du 17 au 18 mars, un navire, spécialisé dans les matières radioactives, devrait débarquer du plutonium anglais destiné à la Hague. Selon Greenpeace, l'Atlantic-Osprey, un navire de l'armement anglais PNTL (spécialement conçu pour le transport de matières radioactives), accostera dans le port de Cherbourg pour y débarquer une cargaison radioactive. Elle prendra ensuite la route en direction de l'usine de retraitement de la Hague. « Nous dénonçons ce transport très dangereux et le secret qui l'entoure », déclare Yannick Rousselet, chargé de la campagne Énergie de Greenpeace France. Ce stock de plutonium - on parle de 1,2 tonne, alors que 8 kg suffisent à produire une bombe - correspondrait aux contrats signés par les Anglais avec les Suisses et les Allemands pour la fabrication de combustible Mox (Mélange d'uranium et de plutonium). Les Britanniques ne parvenant plus à fabriquer de Mox à Sellafield, ils ont sous-traité le contrat à Areva. Le groupe nucléaire français a alors utilisé son propre plutonium et récupérerait donc l'équivalent. Contactée, hier soir, la direction d'Areva s'est refusée à tout commentaire « pour des raisons de sécurité. »
Ouest-France, 28/3/2008:
Du plutonium provenant d'Angleterre arrivera prochainement à Cherbourg. Un transport hautement dangereux qui inquiète les associations de protection de l'environnement.
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ainsi qu'Areva, exploitant des usines de La Hague, ont confirmé hier, à Cherbourg, qu'un transport de plutonium devait arriver prochainement dans le port du Cotentin. L'information avait été révélée par l'association Greenpeace début mars. Cette matière hautement toxique [1/1 000 000 ème de gramme de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer et 8 kilos sont suffisant pour faire une bombe atomique de type Nagasaki] provient de l'usine de Sellafield, en Angleterre. Usine arrêtée depuis deux ans.
Thomas Houdré, nouveau chef de la division de Caen de l'ASN, confirme que les opérations se dérouleront en trois étapes. D'abord, l'acheminement par bateau sur la Manche, et l'entreposage « pour quelques semaines », des colis à la Hague. Seconde étape : le reconditionnement des étuis de plutonium, toujours dans La Hague, puis la réexpédition vers l'usine de fabrication de combustible Mox, dans le sud de la France. Officiellement, l'autorisation de ce transport a été délivrée le 1er février 2008.
Pour traverser la Manche, l'oxyde de plutonium sera conditionné selon les normes habituelles : une boîte, un étui, un conteneur interne et un conteneur externe. Le tout résiste à des chutes importantes et à une chaleur de 800°C. Cette matière « valorisable », qui n'est pas considérée comme un déchet par la réglementation, entrera dans la composition de combustible destiné aux centrales nucléaires de clients étrangers d'Areva. Les déchets ultimes, provenant de cette transformation, retourneront en Angleterre, comme l'exige la loi.
Cependant, aucune information n'a filtré sur la date de ce transport, sur les quantités et sur le montant du contrat. Plusieurs points inquiètent les associations de protection de l'environnement. Greenpeace s'étonne que le transport soit effectué à bord de « l'Atlantic Osprey, un vieux ferry de troisième main, à simple coque et simple motorisation ».
Transport sécurisé
Le porte-parole de l'organisation, Yannick Rousselet, s'étonne aussi que le « gendarme du nucléaire » ait donné son autorisation. « Deux inspections ont montré des problèmes de soudures sur des trappes, à l'usine de La Hague, pouvant avoir des conséquences sur le conditionnement de ces matières. » Réponse de l'ASN : « Pour nous, c'est réglé. Tout est conforme. »
Reste que ce transport, inhabituel, ne se fait
pas dans la plus grande transparence. Question de sécurité.
« C'est donc que la sécurité ne serait pas
parfaite ? » ironisent les associations. « Le nombre
de situations d'accident est extrêmement limité »,
rassure l'Autorité de sûreté nucléaire.
Un avis que ne partagent pas les associations : « Sur le
papier, c'est parfait, mais sur le terrain, c'est une autre paire
de manches. »
20/1/2008 - Taïwan envisage de transporter vers la France ses déchets nucléaires alors que ses deux sites de stockage arriveront à saturation d'ici à 2011, a rapporté dimanche la presse taïwanaise. La compagnie d'électricité publique taïwanaise Taiwan Power Company (Taipower) a demandé l'an passé aux autorités à pouvoir accroître ses capacités de stockage sur ses deux sites mais n'a pour le moment pas reçu l'autorisation, a indiqué le journal de Taïwan China Times. S'il était approuvé, ce projet d'extension des capacités de stockage pourrait déclencher une vague de protestation des mouvements environnementalistes, selon le journal. Comme solution, Taipower envisage de faire transporter en France ses déchets radioactifs. Le groupe nucléaire français Areva a déjà soumis une proposition à Taipower, toujours selon le journal. Taipower exploite trois centrales nucléaires, dont la première a été inaugurée en 1978 et en construit une quatrième. Taipower avait envisagé par le passé d'expédier ses déchets nucléaires vers la Corée du Nord mais avait dû faire machine arrière face à la réaction de la Corée du Sud et de mouvements antinucléaires.
17/01/2008 - Une opposante à l'énergie nucléaire a retardé de six heures un transport de matériel radioactif en s'accrochant à un arbre au-dessus des rails, a déclaré jeudi la police de Münster (ouest de l'Allemagne). La jeune femme de 26 ans s'était attachée mercredi à une hauteur de sept mètres à des branches au niveau de Metelen, en Rhénanie du Nord-Westphalie, contraignant le train à s'arrêter pendant plus de six heures. Des forces spéciales de la police sont finalement parvenues à déloger la militante, qui a été interrogée, selon un porte-parole des autorités. Le convoi en provenance de l'installation d'enrichissement de l'uranium de Gronau (ouest) a repris vers 01H00 GMT jeudi sa route en direction du port de Rotterdam aux Pays-Bas.
Journal de la Haute-Marne, 8/1/2008:
Des wagons transportant du combustible nucléaire usé en provenance d'Italie transiteraient par le départemenent en direction de La Hague. Le Cedra enquête sur ce sujet et s'inquiète.
Des trains comprenant des wagons chargés de combustible nucléaire usagé transiteraient par le département. Le Cedra en est convaincu. Le Collectif contre l'enfouissement des déchets radioactifs mène l'enquête depuis quelque mois. A la base, un décret paru au Journal officiel, en date du 10 mai 2007. Ce décret concerne un accord entre les Etats français et italien pour le traitement de quelque 235 tonnes de combustible usé transalpin. Areva, le géant français a en charge ce contrat pour un traitement du combustible à I'usine de La Hague. Il concerne 220 tonnes de combustibles à l'oxyde d'uranium et de 15 tonnes de combustibles MOX (oxyde mixte d'uranium et de plutonium).
Le décret ne fait pas référence au mode de transport du combustible usé de I'ltalie vers la France. Mais pour le Cedra, il ne fait aucun doute que le choix du fer a été retenu comme c'est d'ailleurs le cas en présence de ce type de matière radioactive. Généralement, des wagons spéciaux, appelés des "castors", sont affrétés. Des wagons très particuliers, facilement reconnaissables par leur blindage pour contenir le rayonnement des matières transportées.
Pas de trains spéciaux
Par ailleurs, le Cedra croit savoir qu'un train devait passer par Chalindrey autour du 19 décembre. La "planque" n'a rien donné.
En revanche, il est certain que des wagons "castors" traversent bien le département. Un élément confirmé par la préfecture que nous avons joint. Celle-ci est avertie à chaque passage de ces trains un peu spéciaux. En revanche, aucune information, pour raison de sécurité, sur la fréquence de ces trains.
Les syndicats de cheminots de Chalindrey confirment une ligne régulière en provenance d'ltalie dans la nuit des lundis passant par Chalindrey. "Ce qui nous étonne, c'est qu'il ne s'agit pas de trains spéciaux. En fait, des wagons castors sont inclus dans des trains de lignes régulières", indique Michel Marie, porte-parole du Cedra. D'autre part, les 235 tonnes concernées par le traitement à La Hague seront acheminées dans le temps. "Chaque wagon ne peut contenir plus de 7 tonnes. Mais dans Ie cas présent je suis persuadé que c'est moins car il faudrait une carapace de protection importante pour limiter les rayonnements", affirme Michel Marie.
Beaucoup de questions peu de réponses
Le Cedra est inquiet de la situation. Une inquiétude due en grande partie à I'opacité du dossier, comme c'est souvent le cas en matière nucléaire. Un courrier a été adressé au préfet en date du 13 décembre où le Cedra pose plusieurs questions dont celles-ci : "Pouvez-vous nous assurer que toutes les popuIations riveraines du département ont bien été informées des dangers qu'elles encouraient, tant au passage de ce convoi qu'en situation accidentelle. Nous attester que Ie personnel cheminot et les voyageurs SNCF seront tenus éloignés des wagons et des nocives émanations de leurs conteneurs". Pour ce qui est du personnel SNCF, aucune information n'a filtré. "Nous n'en savons rien. Mais tant que l'on ne manoeuvre pas ces trains, je pense qu'il n'y a pas de risque. Ils ne font que passer", indique Michel Blanchon de la CGT cheminot à Chalindrey.
Concernant Ia sécurité, comme tous les départements, la Haute-Marne possède un dossier départemental des risques majeurs. S'il y est question de nucléaire lié à la Base aérienne 113 de Saint-Dizier aucune ligne en revanche sur le passage de ces trains" atomiques". Ce dossier, qui commente les mesures à prendre en cas de problème, exclut donc le risque d'un déraillement par exemple. A croire qu'en ne faisant pas figurer ce risque on souhaite occulter ce qui semble une réalité: des wagons chargés de matière nucléaire transitent par le département dans le plus grand secret.
CAEN (21/11/06) -
Un convoi de deux tonnes de MOX (Mixed Oxide), combustible au
plutonium, est arrivé dans la nuit de lundi à mardi,
dans le port de Cherbourg (Manche), en provenance de Sellafield
(Grande-Bretagne) et à destination de la Suisse, a-t-on
appris mardi matin auprès de Paul Harding, directeur de
communication pour British Nuclear Group France.
Selon Yannick Rousselet, chargé de mission pour les questions
nucléaires à Greenpeace France, le MOX est attendu
à la centrale nucléaire de Beznau, au nord de Zurich
en Suisse, où il sera acheminé par la route.
Le chargement est arrivé dans la nuit de lundi à
mardi à Cherbourg aux alentours de 0h45, sous très
haute protection policière et militaire. Ces transports
sont couverts par le secret défense. Toujours d'après
Yannick Rousselet, le convoi transportant le MOX a quitté
Cherbourg aux alentours de 5h10. Quatre militants de Greenpeace ont assisté au départ
de façon pacifique.
Quatre assemblages de 500 kilos chacun étaient chargés
dans un poids lourd, qui se trouvait lui-même sur l'Atlantic
Osprey, un navire spécifiquement conçu pour le transport
de matières nucléaires.
13/11/2006 - Un
convoi de 175 tonnes de déchets nucléaires allemands,
retraités en France, parti vendredi du site français
de La Hague, est arrivé lundi au centre de stockage allemand
de Gorleben, sa destination finale, malgré plusieurs actions
pacifiques de milliers d'environnementalistes.
Après 58 heures de route, les 12 conteneurs de déchets
vitrifiés, issus de centrales nucléaires allemandes
et retraités en Normandie (ouest de la France), sont arrivés
vers 06h00 locales (05h00 GMT) au centre de stockage situé
près de l'Elbe (nord), ont indiqué la police et
les mouvements écologistes.
Les militants antinucléaires ont particulièrement
ralenti le train sur les 50 derniers kilomètres du trajet,
notamment en s'enchaînant à un câble tendu
entre deux arbres de part et d'autre de la voie ferrée.
Ces convois destinés à ramener en Allemagne les
déchets nucléaires allemands, une fois retraités
en France, donnent lieu traditionnellement à des manifestations
antinucléaires. Pendant un de ces convois, en novembre
2004, un militant antinucléaire français avait été
tué en voulant bloquer le train près de Nancy (est
de la France).
Paris-Nomandie, 13 novembre 2006:

12/11/2006 -
Des centaines de sympathisants écologistes bloquaient dimanche
à Dannenberg, dans le nord de l'Allemagne, le trajet prévu
d'un convoi de 175 tonnes de déchets nucléaires
parti du site français de La Hague, à une vingtaine
de kilomètres de sa destination finale, ont indiqué
les autorités.
Les manifestants - l'association antinucléaire "X-tausendmal
quer" parlant d'un millier de personnes - étaient
rassemblés sur la route, là où doit passer
le convoi dit "Castor" quand il aura été
déchargé du train pour être acheminé
à Gorleben, sa destination. Le convoi était attendu
dans le cours de l'après-midi à Dannenberg. "Malgré
le grand déploiement policier, nous avons une nouvelle
fois réussi à gagner la rue", s'est félicité
Jochen Stay, porte-parole de "X-tausendmal quer".
La police a par ailleurs dû déloger 200 personnes
qui avaient occupé les rails à Hitzacker, à
quelques kilomètres de Dannenberg.
Dans la matinée, les forces de l'ordre allemandes avaient
tiré un bilan positif de leur intervention, affirmant que
seules de "petites actions" avaient émaillé
le parcours du convoi qui avaient "pu être maîtrisées
sans difficultés".
Parti vendredi soir du département de la Manche, dans le
nord-ouest de la France, le convoi n'était pas attendu
avant dimanche soir ou lundi matin à Gorleben, où
sont déjà entreposés 68 conteneurs du même
type.
Dans la journée de samedi, de 3.000 à 6.000 militants
écologistes, selon la police et les organisateurs, ont
manifesté à Gorleben, pour réclamer la fin
de ce genre de transports et la fermeture du centre de stockage.
11 novembre 2006:
Communiqué de ARBRE et Sortir du nucléaire 76
Des membres des associations de l'ARBRE (Association
Rurale Brayonne pour le Respect de l'Evironnement) et SDN76 (Sortir Du Nucléaire
76), ont perturbé la bonne marche du convoi de déchets
nucléaires dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 novembre
2006.
Malgré la présence de 80 CRS et des forces de l'ordre
positionnées le long du trajet, ils ont pu immobiliser
le convoi pendant plus de 2 heures sans aucune violence ni dégradation.
Quelle pourrait être la situation face à une organisation
déterminée à nuire à l'intégrité
du convoi et de son personnel ?
Ce petit évènement met en lumière la vulnérabilité
des transports de déchets nucléaires, par exemple par
voie ferroviaire, au même titre que l'ensemble de l'industrie
nucléaire.
CAEN (11 novembre 2006) - Le convoi transportant des déchets nucléaires
vitrifiés, parti vendredi soir du terminal ferroviaire
de la COGEMA à Valognes pour Gorleben en Allemagne, a été
brièvement retardé par plusieurs manifestations
dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris auprès
du réseau Sortir du nucléaire.
Le train, escorté par 80 CRS et composé de 12 conteneurs
"castors", a d'abord été stoppé
aux alentours de 0h30, à quelques kilomètres avant
son entrée en gare de Serqueux (Seine-Maritime), selon
David Lamy, un militant du groupe d'action non violente contre
le nucléaire.
En pleine forêt, une dizaine de militants avaient installé
des mannequins de paille sur les voies, et érigé
une banderole en papier. Le convoi a pu repartir, mais avec près
de 2 heures de retard sur l'horaire prévu. Cinq militants
du groupe d'action non violente contre le nucléaire ont
été arrêtés par les gendarmes.
Selon le porte-parole de la police nationale Patrick Hamon, le
convoi a ensuite été retardé par deux autres
actions, des manifestants ayant jeté des filets sur la
voie. Le train accusait encore 1h30 de retard à la mi-journée
et devait atteindre la frontière allemande vers 16h.
Il était prévu que le convoi transportant des déchets
nucléaires vitrifiés arrive en gare de Dannenberg
(Allemagne) en milieu d'après-midi.
10/11/2006 -
Un convoi ferroviaire de déchets nucléaires, parti
vendredi soir de la Manche en direction du nord de l'Allemagne,
était à l'arrêt en pleine voie en Seine Maritime
dans la nuit de vendredi à samedi en raison de la présence
d'une dizaine de militants antinucléaires à proximité
des voies, a constaté un photographe de l'AFP.
"Le train est à l'arrêt peu avant la gare de
Serqueux (Seine-maritime) depuis 01H30 du matin en raison de la
présence de personnes à proximité des voies",
a confirmé une porte-parole de la SNCF, qui a ajouté
qu'aucune autre circulation de train n'était perturbé.
Avant même son départ, des échauffourées
ont eu lieu en Allemagne entre la police et des manifestants antinucléaires,
qui ont fait quatre blessés en Basse-Saxe, dans la nuit
de jeudi à vendredi. Quelque 10.000 policiers seront mobilisés
en Allemagne pour empêcher les militants écologistes
de bloquer le convoi.
10/11/2006 -
Le convoi ferroviaire transportant 175 tonnes de déchets
nucléaires de La Hague (Manche) vers le centre de stockage
de Gorleben (nord de l'Allemagne) a passé samedi vers 17HOO
la frontière à Lauterbourg (Bas-Rhin), a-t-on appris
auprès de la préfecture du Bas-Rhin.
Samedi, lorsque le train est passé à Hoenheim, près
de Strasbourg, une vingtaine de manifestants antinucléaires
ont déposé des roses sur un passage à niveau
"pour toutes les victimes du nucléaire militaire et
civil" et pour leur camarade tragiquement décédé
en novembre 2004.
Les forces de police mobilisées sur le parcours du train
ne sont pas intervenues.
Le convoi, qui a quitté peu avant 17HOO Lauterbourg pour
la ville allemande voisine de Wörth, a été
pris en charge par des policiers allemands, le transport de ces
déchets étant également contesté par
les antinucléaires outre-Rhin.
10/11/2006 - Le
trajet du convoi ferroviaire de déchets nucléaires,
parti vendredi soir de la Manche en direction du nord de l'Allemagne,
a été dévié samedi pour passer par
Metz plutôt que par Nancy, selon le réseau "Sortir
du nucléaire".
La préfecture de Meurthe-et-Moselle n'a pas souhaité
commenter l'itinéraire du convoi qui transporte 175 tonnes
de déchets nucléaires vitrifiés du centre
de retraitement d'Areva NC (anciennement Cogema) à La Hague
pour les entreposer au centre de stockage de Gorleben, dans le
nord de l'Allemagne.
D'après les opposants à ce type de transport, les
organisateurs du convoi ont souhaité éviter Nancy
où une trentaine de manifestants ont brièvement
déposé un cercueil sur un pont enjambant la gare.
Le convoi, estimaient-ils, a également évité
Avricourt (Meurthe-et-Moselle) où un antinucléaire
de 22 ans, Sébastien
Briat, qui s'était attaché à la voie
ferrée, est décédé le 7 novembre 2004
après avoir été heurté par un train
de déchets radioactifs.
Dans la nuit de vendredi à samedi, la convoi avait dû
s'arrêter peu avant la gare de Sequeux (Seine-Maritime),
en raison de la présence d'une dizaine de militants antinucléaires
à proximité des voies.
Cet incident, un changement de motrice à Conflans-Jarny
(Meurthe-et-Moselle) en début d'après-midi et le
changement d'itinéraire ont occasionné un retard
d'environ trois heures sur l'horaire initial qui prévoyait
que le train quitte le territoire français vers 16 heures
à Lauterbourg (Bas-Rhin) pour entrer en Allemagne.
10/11/2006 - Un
convoi ferroviaire de 175 tonnes de déchets nucléaires
vitrifiés a quitté Valognes (Manche) vendredi soir
en direction de Gorleben (nord de l'Allemagne), a annoncé
l'entreprise française qui a retraité les déchets,
Areva NC (anciennement Cogema).
Les 336 containers de déchets vitrifiés, venant
du centre de retraitement de La Hague à 35 km de Valognes,
seront entreposés en surface au centre de stockage à
Gorleben, a-t-on expliqué.
"Le convoi est parti à 19H05", a indiqué
un porte-parole de l'entreprise.
"Il s'agit du 9e convoi de déchets vitrifiés
envoyés en Allemagne depuis 1996", a-t-il ajouté
soulignant qu'il restait encore "trois convois de déchets
traités à réexpédier d'ici 2010 en
Allemagne".
"Entre 1973 et 2005, nous avons reçu 5.465 tonnes
de combustible nucléaire usé en provenance d'Allemagne
et il nous en reste 30% à traiter", a-t-il précisé.
Les associations antinucléaires entendent protester de
manière pacifique contre le passage du convoi à
Darnétal, à côté de Rouen (Saine-Maritime)
et à Nancy (Lorraine).
Les militants écologistes ont déjà mené
des actions en Allemagne pour perturber son passage. Des échauffourées
ont eu lieu entre la police et des manifestants anti-nucléaire
qui ont fait quatre blessés en Basse-Saxe (nord de l'Allemagne)
dans la nuit de jeudi à vendredi.
Quelque 10.000 policiers seront mobilisés samedi pour empêcher
les antinucléaires de bloquer le convoi.
Lors du septième convoi de ce type vers l'Allemagne, en
novembre 2004, un
militant antinucléaire français avait été
tué en voulant bloquer le train près de Nancy
(est).
Areva, premier groupe mondial de nucléaire civil, est issu
du rapprochement en 2001 de CEA Industrie, Cogema et Framatome.
Le premier de ces convois date de 1996. Interrompus en 1998 à
la suite d'un scandale de contamination à la surface
des conteneurs, les convois avaient repris en 2001.
1/9/2006 - Un wagon transportant
des déchets nucléaires a quitté la voie lors
d'une manoeuvre en gare de La-Ferté-Saint-Aubin (Loiret)
et restera immobilisé jusqu'à mardi, a-t-on appris
vendredi auprès d'EDF, qui souligne l'absence de danger
pour les populations ou l'environnement.
L'incident s'est produit mercredi soir dans l'enceinte du terminal ferroviaire EDF à La Ferté. Deux roues du wagon ont quitté la voie à la suite d'un écartement des rails provoqué par une traverse défectueuse, a précisé EDF dans un communiqué.
Le conteneur qui renferme du combustible usé nucléaire n'a pas été endommagé et les pompiers envoyés sur place ont "confirmé l'absence de dommages sur le chargement et sur le wagon", a précisé la préfecture du Loiret.
Le chargement, enfermé dans un conteneur spécifique, a été transféré vendredi sur un nouveau wagon stationné sur une autre voie mais la SNCF ne pourra assurer son transport que mardi. D'ici là, il restera immobilisé dans le terminal, sous la surveillance de vigiles.
Le combustible usé avait été
transporté par la route depuis la centrale nucléaire
de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) jusqu'à la gare
de La Ferté, puis chargé sur un wagon pour rejoindre
un train de fret SNCF qui devait l'acheminer vers le centre de
retraitement de La Hague, via le terminal ferroviaire d'Areva
à Valognes (Manche).
Samedi 24 juin 2006:
Tchernoblaye (association membre du Réseau "Sortir
du nucléaire)
La réunion de la Commisson locale
d' "information" mystérieusement annulée
!
L'association Tchernoblaye s'est adressée en début
de semaine à M le Président de la CLIN (Commission
local d'information auprès de la centrale nucléaire
du Blayais) afin qu'EDF et la Drire soient interrogés
le 22 juin, en réunion de la CLIN, sur la question des
trains nucléaires : passent-ils oui ou non encore à
Bordeaux ?
L'association Tchernoblaye a été désolée
d'apprendre que la réunion de la CLIN avait été
subitement annulée. Une fois de plus, et malgré
le vote en trompe l'oeil d'une loi dite de "Transparence"
par les parlementaires, l'industrie nucléaire fonctionne
dans la plus grande opacité, et les organismes de relais
(de l'information vers les citoyens) sont défaillants.
Dès ce lundi, Tchernoblaye s'adressera aux différents
oarganismes (EDF, Drire, Préfecture, Mairie de Bordeaux)
pour tenter d'obtenir cette information qui concerne tous les
citoyens et qui fait hélas cruellement défaut.
Rappel : selon certaines informations, du fait des nombreuses
actions de protestations menées par Tchernoblaye, les trains
nucléaires (transportant les déchets radioactifs
provenant de la centrale nucléaire du Blayais) ne passeraient
plus par Bordeaux.
Pour autant, Tchernoblaye continue à revendiquer l'interdiction
totale des transports nucléaires et la sortie du nucléaire
la plus rapide possible, avant que le pire ne se produise.
Rappel :
Le mercredi 21 juin 2006
Association Tchernoblaye
c/° cinéma Utopia
5 pl Camille Jullian
33000 Bordeaux
à M Maugein, Président délégué de la Commission locale d'information
Objet : Trains nucléaires
Bureau de la CLI le 22 juin 2006
Monsieur le Président,
Selon certaines sources, il semblerait que les "trains nucléaires",
qui transportent les déchets radioactifs produits à
la centrale nucléaire du Blayais, ne traversent plus l'agglomération
bordelaise.
Si elle se confirme, nous ne pouvons qu'approuver cette mesure
: vous savez que nous avons mené de nombreuses initiatives
pour dénoncer la mise en danger parfaitement inutile des
800 000 habitants de l'agglomération.
En effet, alors qu'ils sont expédiés dans le Nord-Ouest
de la France (au centre nucléaire de La Hague), les déchets
radioactifs du Blayais ont, depuis des années, commencé
par "descendre" jusqu'à Bordeaux avant de repartir
vers le nord !
Tchernoblaye reste bien entendu opposée au principe
même des transports de déchets radioactifs. Mais,
dans la mesure où de tels transports sont imposés
par les autorités (appuyées par les forces de police),
c'est bien la moindre des choses de ne pas les faire traverser
inutilement Bordeaux et son agglomération.
Nous vous demandons donc de bien vouloir obtenir d'EDF et/ou
de la Drire des informations sur ce dossier lors de la réunion
du bureau de la CLI qui doit avoir lieu le 22 juin 2006.
En vous remerciant par avance
Pour l'association Tchernoblaye
Stéphane Lhomme
Rappels :
http://tchernoblaye.free.fr/insecur/trains.htm
CHERBOURG (25 avril 2006) - Une vingtaine de militants anti-nucléaires
ont tenté envain de s'opposer au passage d'un camion transportant
une matière radioactive, mardi peu avant 5h du matin à
Cherbourg.
Selon Yannick Rousselet, chargé de campagne Energie pour
Greenpeace France, il s'agit d'un "transport ultra-secret, classé confidentiel
défense de Mox",
un mélange d'uranium et de plutonium servant de combustible
civil, "programmé par une filiale d'Areva, à
destination de la centrale nucléaire de Beznau en Suisse".
Au passage du camion blanc marqué du symbole de la radioactivité,
encadrés par les CRS, les militants de Greenpeace, du réseau
"Sortir du Nucléaire", et de la LCR se sont positionnés
de chaque côté de la route. Vêtus de dossards
jaunes portant l'inscription "inspection citoyenne",
au son d'une sirène diffusée par haut-parleur, ils
ont tendu à bout de bras des fusées de détresse,
produisant une épaisse fumée blanche. Ils se sont
ensuite dispersés dans le calme.
Le camion est arrivé à bord d'un navire en provenance
de Grande-Bretagne, l'"Atlantic Osprey", entré
dans le port de commerce de Cherbourg mardi vers 1h du matin.
Il a ensuite quitté Cherbourg en direction de Caen, accompagné
par une importante escorte de forces de l'ordre.
Greenpeace dénonce le "manque de transparence"
en matière de nucléaire, 20 ans après la
catastrophe de Tchernobyl, survenue le 26 avril 1986. "Aujourd'hui
il n'y a pas de solution par rapport à la sécurité
de ces transports", a déclaré Yannick Rousselet.
"Ce type de politique du secret ne fonctionne absolument
pas puisque nous avions identifié le parcours du camion
depuis longtemps, ce qui veut dire que n'importe quel groupe terroriste
pourrait en faire autant".
Midi libre, 3/2/2006:
Le Grâce est un bateau banal. Trop. Petit.
Trop. Il est en parfait état. C'est l'une des multiples
exigences, draconiennes, imposées par les pouvoirs publics
pour des transits très spéciaux de « matières
sensibles ou dangereuses ».
A l'image de cette cargaison d'uranium qui a été
embarquée, depuis le port de Sète, il y a 48 heures,
sous haute protection et dans le secret le plus absolu. Faut dire
qu'il est estampillé « Secret Défense ».
Rien que ça.
Battant pavillon d'Afrique du Sud, le Grâce est un cargo
affrété par une compagnie allemande. Selon certaines
sources, la bien nommée s'appelle "Nuclear Cargo +
Service".
Mercredi, le cargo rouge et noir a repris la mer. Calmement. Comme
prévu. Une fois son chargement embarqué. Oh, il
n'a fallu que quelques minutes pour que ses cales accueillent
quatre conteneurs immaculés de « type flactrack ».
Des "boîtes" imposantes pour protéger cet
uranium 235 qui est une matière hautement radioactive,
pouvant trouver entre autres, des applications dans l'armée.
« Ce cargo a accosté au fond du port et manutentionnaires
et grutier n'ont été mis au courant que très
tard. Pour ainsi dire, on est plongés dans l'ignorance
jusqu'à ce qu'on voie, parfois, un logo du style "Danger
de radiation"», dit un employé du port. Sécurité
oblige.
Le sujet est sensible. Difficile de faire parler la société
de manutention, par exemple, dont le patron renvoie sur les pouvoirs
publics. « On ne peut pas causer de ce sujet », dit-il.
Selon plusieurs sources, le Grâce a débarqué
sa cargaison radioactive il y a une quinzaine de jours. Cet uranium
- dont on ne connaît ni l'origine ni le volume - aurait
été emmené dans une usine spéciale,
à Romans-sur-Isère. A-t-il subi un traitement ?
Mystère, ne fois de plus. En tout cas, dans cette commune
se trouve une usine de fabrication de combustible nucléaire
de la firme Areva.
Au final, cet uranium est revenu par camions à Sète,
où il a été réembarqué sur
le Grâce pour une destination inconnue. Déchargement
et chargement ont été effectués par quatre
camions banalisés. Les horaires et les itinéraires
allers et retours ont été strictement calculés
et gardés secrets. En fonction des risques, forcément
multiples.
Le chargement a même été surveillé
par satellites. Sur place, l'embarquement s'est donc fait sous
haute protection, même si aucun policier en tenu n'a intégré
le dispositif. Ce genre d'opération répond à
des règles strictes et des normes, y compris européennes,
sévères. Les sociétés doivent être
certifiées, les salariés intervenants aussi. Et
tous les matériels, grues, portiques, etc., sont scrupuleusement
testés et expertisés.
Côté procédures, il y a « un règlement
national et un règlement local à respecter »,
dit Philippe Friboulet, capitaine du port qui confirme que tout
est « contrôlé de A jusqu'à Z ».
Olivier SCHLAMA
Rectificatif à l'article du 21-11-05 de l'EST Républicain
CACENDR / 5 rue du 15 septembre / 54 320 MAXEVILLE
Collectif d'Actions Contre l'ENfouissement des Déchets
Radioactifs
Bure Zone Libre / 2 rue de l'église / 55 290 BURE
La maison de résistance à la poubelle nucléaire
Nous vous remercions d'avoir publié un article sur l'action des opposants au train nucléaire qui est passé dimanche dernier à Nancy, et nous tenons à préciser que Sébastien Briat, 23 ans, n'a pas été « écrasé par le même train alors qu'il s'était enchaîné sur les voies»
Le communiqué de ses amis, envoyé l'année dernière à la presse insistait sur le fait que Sébastien n'a jamais été enchaîné aux rails et qu'il a été happé par le train qui roulait à une vitesse excessive alors qu'il tentait de s'en éloigner.
Par contre vous avez fort justement noté que ce train fendait le brouillard ; la visibilité étant extrêmement réduite ce matin là, le train aurait du réduire sa vitesse par simple mesure de sécurité. Nous avons observé de notre côté qu'aucun hélicoptère ne précédait le convoi et que le train avançait quasiment en aveugle tout en maintenant une vitesse élevée. Nous constatons une fois de plus que les préfets des départements concernés ne prennent pas les mesures de protection qui s'imposent, même après l'accident de l'année dernière.
Quelle assurance ont-ils que ces trains sont à l'abri d'un acte terroriste ? Le secret défense qui couvre actuellement ces transports couvrirait-il également les conséquences d'un accident ?
Les opposants ont prouvé par deux fois ce dimanche qu'il était possible soit de jeter, soit de déposer un objet sur les rails avant le passage du train et ce malgré le plan Vigipirate rouge. C'est un bien piètre dispositif de surveillance qui permet à des amateurs de se jouer ainsi d'un déploiement policier digne d'une parade. N'attendons pas la catastrophe ! Le secret défense ne nous protège que de la transparence.
Arrêtons le trafic de déchets nucléaires !
Contacts presse : Bure Zone Libre : 06 33 79 05 91 et Cacendr : 06 71 99 07 41
21/11/2005 - Un militant antinucléaire français a été blessé par la police allemande alors qu'il manifestait contre le passage d'un convoi de déchets nucléaires à destination de Gorleben (nord de l'Allemagne), a-t-on appris auprès d'une association écologiste organisatrice des manifestations. Selon le porte-parole d'une association d'habitants de la région, qui milite pour l'arrêt de ces transports, le militant français a été hospitalisé à l'hôpital de Lunebourg (nord), d'où il est sorti dans l'après-midi. Le militant, membre d'une association antinucléaire franco-allemande, a été frappé à la tête par les policiers alors qu'il tentait de s'enchaîner aux rails de la voie ferrée menant à Dannenberg, où le convoi de 12 conteneurs devait être transbordé sur des poids-lourds, a indiqué un photographe indépendant présent lors de l'épisode.
Le Monde, 21/11/05:
Un nouveau convoi de déchets hautement
radioactifs a quitté la France pour l'Allemagne
"... Le groupe Areva, qui, en France, gère le cycle
du combustible, s'est refusé à donner des détails
sur ce transport de déchets, arguant "des règles
de communication fixées par le haut fonctionnaire de défense".
Pourtant, celui-ci, Didier
Lallemand, précise que "le secret-défense
ne s'applique pas au transport de déchets nucléaires". "Je ne diffuse pas, concède-t-il,
les horaires du train, mais rien ne s'oppose à ce que
d'autres le fassent."..."
Est Républicain, 21/11/05:
NANCY. - Secret défense d'un côté, action clandestine de l'autre. Le brouillard qui recouvrait l'agglomération nancéienne, hier matin, semblait tout exprès tombé pour le passage du train de déchets radioactifs parti de La Hague, samedi, à 17 h 20, à destination de Gorleben, en Allemagne.
Les relations entre les représentants des services de l'Etat et les militants antinucléaires étaient également de saison : glaciales. Il faut dire que ce convoi affrété par la Cogema passait par la Lorraine presque un an jour pour jour après le décès d'un jeune militant antinucléaire meusien, Sébastien Briat, 23 ans, écrasé par le même train alors qu'il s'était enchaîné sur les voies, à Avricourt, dans le Lunévillois.
Hier matin, à Maxéville, quelques kilomètres avant la gare de Nancy, malgré un dispositif de sécurité important et un plan Vigipirate rouge, des anonymes ont pu déposer sur la voie ferrée un colis enveloppé de papier cadeau doré. Le train a évité l'obstacle parce qu'il roulait à très faible vitesse. Il venait en effet de repartir !
Il était 8 h. Des bruits de pétards avaient provoqué un arrêt immédiat. Les CRS présents en tête et en queue de convoi se sont déployés en protection, aux fins de vérifications de sécurité. Ils ont interpellé deux individus debout en bordure de voies. L'un des deux a reconnu être l'auteur du jet de pétards. Les jeunes gens ont été invités à se rendre au commissariat de Nancy.
Le convoi a aussitôt redémarré. « Plusieurs centaines de mètres plus loin, les CRS sur le train, en liaison avec la police de Nancy, ont signalé un colis sur la voie, et le train s'est arrêté », indiquait-on, hier, en préfecture de Nancy.
Le colis suspect poussé avec le pied
Cette seconde immobilisation du convoi nucléaire de 410 m de long a duré davantage de temps : cinq minutes. Un CRS a poussé avec son pied le colis suspect. Le paquet, de modeste dimension, n'a heureusement pas explosé. A l'intérieur : un gros réveil matin muni d'oreilles dorées en guise de carillons. Ainsi qu'un message dactylographié : « Population, réveillez-vous ! »
Les deux jeunes gens interpellés plus haut se sont rendus par leurs propres moyens au commissariat. Ils ont nié avoir déposé le colis. Le train nucléaire a finalement atteint la gare de Nancy à 8 h 09. Il ne s'est évidemment pas arrêté, filant vers l'Allemagne dans un concert de morceaux de bois sur les rambardes du pont Foch, où une cinquantaine de militants antinucléaires manifestaient leur opposition au transport de déchets radioactifs.
« Les maires des communes traversées devraient avoir conscience du danger ! Un imbécile, un individu mal intentionné, un petit avion s'écrasant sur le train, pourraient provoquer une catastrophe nucléaire », dénonçait Philippe Leclerc, adjoint au maire de Tomblaine et conseiller régional Vert.
Une vingtaine de militants d'associations antinucléaires ont dévoilé une plaque en mémoire de Sébastien Briat au passage du convoi. Ils se sont ensuite rendus sur les lieux du drame, à Avricourt, pour accrocher dans un pin, en bordure de voies, le morceau de mirabellier où sont gravés : « Sébastien, ce train qui a brisé ta vie ne brisera pas nos volontés. »
Vers midi, le convoi a finalement passé la frontière à la hauteur de Lauterbourg, avant d'être à nouveau bloqué près d'une heure trente à Bietingheim-Bissingen. Hier en soirée, le mouvement de protestation des antinucléaires allemands se durcissait.
20/11/2005 - Des
militants écologistes ont temporairement bloqué
dimanche un convoi ferroviaire transportant des déchets
nucléaires provenant de l'usine de retraitement française
de La Hague et à destination d'un centre de stockage dans
le nord de l'Allemagne, apprend-on auprès de la police.
Le train
doit arriver lundi à Gorleben, où son chargement,
des déchets nucléaires enfermés dans des
conteneurs de verre, doit être provisoirement stocké.
Plusieurs milliers de militants anti-nucléaires se sont
rassemblés à Gorleben pour perturber la marche du
convoi, accompagné côté allemand par quelque
15.000 policiers.
A Gusborn, près de Gorleben, plusieurs centaines de manifestants
ont rejoint 150 agriculteurs qui ont bloqué avec des tracteurs
une rue menant au centre de stockage, dont les manifestants craignent
qu'elle ne contienne des déchets nucléaires de manière
permanente.
Ils craignent également que la présence de ces déchets
n'entraîne une pollution de l'eau.
Auparavant, un millier de personnes avaient pris part à
Gusborn à une manifestation anti-nucléaire.
Par le passé, les manifestations contre les convois nucléaires
ont parfois donné lieu à des confrontations violentes
avec les forces de l'ordre. En 2002, des militants ont retardé
le passage d'un train en incendiant des pneus sur les rails et
en s'y enchaînant.
20/11/2005 - Plus
de 3 000 manifestants ont protesté samedi à
Hitzacker (nord de l'Allemagne) contre un transport attendu de
déchets nucléaires en provenance de France vers
le centre de stockage de Gorleben (nord), selon la police locale.
Environ 3 100 manifestants, selon la police, et 4 000
selon les organisateurs ont demandé à cette occasion
l'arrêt des transports de déchets radioactifs et
l'arrêt des centrales nucléaires du monde entier,
brandissant des pancartes portant le slogan Ȏnergie
nucléaire - non merci».
Des pierres ont été jetées sur deux policiers,
les blessant légèrement.
Les Verts allemands ont soutenu ces protestations, les qualifiant
de »manifestation pour l'abandon de l'énergie nucléaire
et pour un tournant dans la politique énergétique
en faveur des énergies renouvelables», dans un communiqué
rendu public samedi.
Vendredi soir, un policier avait été blessé
à la tête par un tonneau en métal au cours
d'une protestation de 350 lycéens à Lüchow
(nord). Deux jeunes de 12 et 14 ans ont été blessés
à coups de matraques, selon un porte-parole des manifestants
qui a condamné le comportement »exagérément
dur» de la police envers eux.
Le convoi ferroviaire de douze conteneurs »Castor»
de déchets nucléaires vitrifiés, le neuvième
en provenance de l'usine de retraitement de La Hague (nord-ouest
de la France), devait partir dans l'après-midi et arriver
en Allemagne dimanche midi, selon les organisateurs allemands
de la manifestation.
Le convoi est attendu au plus tôt lundi soir à la
gare de transbordement de Dannenberg, où les »Castor»
doivent être transférés sur des camions spéciaux
qui les achemineront jusqu'à Gorleben.
Environ 15 000 policiers ont été mobilisés
sur tout le territoire pour encadrer le convoi de ces déchets
radioactifs, issus à l'origine, de centrales allemandes.
Les convois ferroviaires transportant des déchets radioactifs
sont traditionnellement ralentis par la mobilisation de milliers
de militants opposés au nucléaire.
Ces convois, interrompus en mai 1998 à la suite d'un scandale sur la contamination de la surface
des conteneurs, avaient repris début 2001.
NANCY (20 novembre 2005) - Le train de déchets nucléaires parti
samedi du terminal Cogema de Valognes dans la Manche à
destination du site de stockage allemand de Gorleben a traversé
sans encombre le nord de la France, a-t-on appris dimanche matin
auprès de la SNCF.
Dimanche vers 11h30, le train se trouvait en Alsace aux environs
de Drusenheim (Bas-Rhin) au nord de Strasbourg. Il devait franchir
la frontière allemande vers 12h aux environs de Lauterbourg
(Bas-Rhin).
A Nancy, une manifestation des militants antinucléaires
a toutefois eu lieu au passage du train vers 7h44. Des pétards
ont été lancés sur les voies pour commémorer
la mort accidentelle
d'un manifestant le 7 novembre 2004 à Avricourt près
de Lunéville (Meurthe-et-Moselle). Le jeune homme avait
été heurté par un train transportant des
déchets nucléaires.
Le nouveau convoi de déchets radioactifs parti de La Hague
est le huitième vers l'Allemagne, depuis 1996. Le train
est composé de 12 conteneurs de six mètres de haut
et deux mètres de large transportant 175 tonnes de déchets
retraités hautement radioactifs, ainsi que des résidus
vitrifiés de 586 tonnes d'uranium. Il est parti samedi
à 17h à destination de Gorleben, qu'il doit rejoindre
d'ici "lundi dans l'après-midi", selon Henri-Jacques
Neau, directeur de la communication logistique de Cogema-logistix.
Aucun manifestant hostile au nucléaire n'était présent
au départ du train, selon la police.
En revanche, à Lunebourg, à une cinquantaine de
kilomètres au sud de Hambourg en Allemagne, une manifestation
contre le passage de ce convoi a dégénéré.
Deux policiers ont été légèrement
blessés par des jets de pierres. Les autorités allemandes
ont mobilisé pas moins de 10.000 policiers pour assurer
la sécurité sur l'itinéraire prévu.
Une autre manifestation réunissant quelque 3.000 personnes
a eu lieu dans la localité de Hitzacker, village allemand
situé au sud de Schwerin, pour protester contre le site
de stockage, a annoncé la police. Une quarantaine de tracteurs
accompagnaient les protestataires. Les paysans du cru craignent
que le site radioactif ne donne une mauvaise réputation
à leurs cultures.
15/11/2005 -
Le réseau d'associations anti-nucléaire "Sortir
du nucléaire" a annoncé mardi avoir publié
sur son site web le parcours et les horaires de passage du train
de déchets nucléaires entre l'usine de retraitement
de La Hague et le site allemand de Gorleben (nord).
Le convoi, qui comportera 12 "castors" (conteneurs)
de déchets retraités hautement radioactifs, partira
samedi de la Hague (Normandie, ouest). Il devrait passer la frontière
franco-allemande dimanche en milieu de journée et n'est
pas attendu à destination avant lundi dans l'après-midi.
"Sortir du nucléaire" explique dans son communiqué
avoir enfreint le secret-défense qui entoure cette information
pour protester contre le fait que "la Cogéma et la
SNCF organisent un nouveau convoi ferroviaire de déchets
nucléaires un an après le décès du jeune Sébastien
Briat", le 7 novembre 2004. Ce militant écologiste
de 21 ans qui s'était accroché à une voie
ferrée à Avricourt (Meurthe-et-Moselle) avait été
tué par le train transportant des déchets nucléaires
auquel il voulait barrer le passage. Ce train se rendait déjà
de La Hague à Gorleben.
"Depuis l'entrée en vigueur de l'arrêté
"Secret-défense" du 24 juillet 2003, et de sa
seconde version du 26 janvier 2004, le Réseau "Sortir
du nucléaire" n'avait plus publié les horaires
des convois de matières nucléaires", rappelle
le collectif. "Face au risque d'accident ou d'acte terroriste,
le Réseau "Sortir du nucléaire" demande
l'interdiction des transports de matières nucléaires,
par trains, camions ou autres", poursuit-il encore.
14/11/2005 - Près
de 15.000 policiers allemands seront mobilisés à
partir de samedi dans le cadre du retour à Gorleben (nord)
d'un train de déchets nucléaires en provenance de
l'usine française de retraitement de La Hague, a-t-on appris
lundi de source policière.
Le convoi, qui comportera 12 "castors" (conteneurs)
de déchets retraités hautement radioactifs, partira
samedi de la Hague (Normandie, ouest). Il devrait passer la frontière
franco-allemande dimanche en milieu de journée et n'est
pas attendu à destination avant lundi dans l'après-midi.
Quelque 5.000 militants antinucléaires allemands ont indiqué
qu'ils se mobiliseraient pour retarder l'arrivée du convoi,
a pour sa part annoncé une organisation écologiste
allemande. Pour contenir les manifestations des anti-nucléaires,
qui s'étaient mobilisés en masse lors des huit précédents
passages de tels convois, plus de 10.000 policiers seront déployés
uniquement dans les environs de Gorleben.
Le plus gros des forces sera déployé le long des
50 derniers kilomètres du parcours ferroviaire, et des
19 km de route par laquelle les déchets radioactifs devront
être transportés par camions jusqu'au centre de stockage,
a précisé le directeur de la police de Lunebourg,
Friedrich Niehörster.
Selon le porte-parole de l'une des principales organisations antinucléaires,
Jochen Stay, les opposants au retour des déchets en Allemagne
prévoient, outre des manifestations classiques, de tenter
de retarder le train par des actions sporadiques, notamment en
bloquant la voie ferrée ou en s'enchaînant aux rails.
Lors du dernier transport similaire, en novembre 2004, un militant antinucléaire français
de 22 ans qui avait voulu bloquer le train près de Nancy
(est) avait été tué après avoir été
heurté par le convoi.
BERNE (12/10/05 ) - Un transport de sept éléments combustibles usés a quitté la centrale nucléaire suisse de Muhleberg mercredi en direction de La Hague, en France (Manche). Prévu de longue date, ce transport est le dernier du contrat de retraitement à long terme conclu avec la société française COGEMA, ont annoncé mercredi les Forces motrices bernoises (FMB). Le retraitement effectué à La Hague permet de réutiliser les éléments combustibles restants et de conditionner les déchets de manière optimale en vue de leur stockage, selon les FMB. Le transport pèse au total 40 tonnes avec les éléments de sécurité et abrite sept éléments combustibles usés contenant encore des résidus recyclables. Il bénéficie de l'autorisation des autorités de surveillance fédérales compétentes et respecte les directives de la nouvelle loi sur l'énergie nucléaire entrée en vigueur en 2005.
20 minutes Lille, 15/6/2005 :
Un convoi nucléaire devrait traverser
cet après- midi les gares de Lille, Croix, Wasquehal, Roubaix
et Tourcoing. Revenant de La Hague, où les déchets
ont été retraités, il se rendrait à
Doel, aux Pays- Bas. Le trajet, classé «secret défense»
par l'Etat, a été révélé par
Les Verts. Ceux- ci distribueront ce midi des tracts sur les dangers
du nucléaire dans le centre de Tourcoing.
«Le train va passer en zone urbaine en pleine journée,
dénonce Bernard Despierre, secrétaire des Verts
de Tourcoing. On ne sait pas quelle conduite tenir en cas d'accident.
C'est d'autant plus préoccupant après les deux récents
accidents ferroviaires.» Ces transit devraient pourtant
se raréfier dans la région.
A partir du 1 er juillet, l'Allemagne interdit le retraitement
des déchets à l'étranger, ce qui devrait
supprimer une dizaine de transit par an dans le Nord- Pas- de-
Calais, de trains à destination de Sellafield en Ecosse
ou de La Hague. De plus, une importante fuite à Sellafield
devrait conduire l'usine à fermer au moins huit mois.
2/6/2005 - Un transport de déchets nucléaires prévu en juin d'Allemagne vers l'usine de Sellafield a été annulé après la découverte d'une fuite de liquide radioactif dans cette usine de retraitement du nord-ouest de l'Angleterre, a annoncé jeudi le groupe énergétique Vattenfall Europe. Le ministre allemand de l'Environnement, l'écologiste Jürgen Trittin, a salué dans un communiqué la décision du groupe, soulignant que l'incident de Sellafield ne faisait que "souligner les dangers liés au retraitement" des déchets nucléaires. Ce transport aurait dû être le dernier avant l'interdiction légale à compter du 1er juillet 2005 de l'envoi de déchets nucléaires allemands pour un retraitement à l'étranger. Outre l'incident de Sellafield, les capacités de stockage suffisantes de Vattenfall Europe en Allemagne ont également joué un rôle dans la décision d'annuler ce transport, a expliqué un porte-parole de cette filiale allemande du groupe suédois Vattenfall. Selon le ministère de l'Environnement, la fuite de liquide hautement radioactif pendant plusieurs mois à Sellafield a libéré quelque 220 kg de plutonium. L'incident de Sellafield a fait l'objet d'une séance de questions à la Chambre des députés allemands, au cours de laquelle tous les groupes parlementaires ont jugé "inacceptable" le fait que la fuite soit restée pendant plusieurs mois indécelée. En vertu du compromis sur l'abandon du nucléaire conclu entre le gouvernement allemand et les industriels du secteur, les transports de déchets nucléaires en vue d'un retraitement dans les usines de La Hague (France) et de Sellafield doivent être interrompus à partir du 1er juillet 2005. A partir de cette date, seuls les convois de rapatriement des déchets en provenance de ces usines seront autorisés.
Le Républicain lorrain, 29/4/2005:
Près de Morhange
Le dernier train de déchets nucléaires, connu également sous le nom de "Castor", en provenance d'Allemagne et à destination de La Hague, a été arrêté mercredi soir par des manifestants durant plus d'une heure et demie.
L'Allemagne a décidé de mettre fin au retraitement de ses déchets nucléaires. Le train qui circulait mercredi était le dernier en provenance d'Outre-Rhin, plus précisément de la centrale nucléaire de Stade, et à destination de l'usine de retraitement de déchets nucléaires de La Hague en Normandie. Ce convoi, qui circulait un jour seulement après le triste anniversaire des 20 ans (19 et pas 20) de la catastrophe de Tchernobyl, a été arrêté pendant plus d'une heure et demie mercredi soir, peu après Morhange (il circulait dans le sens Sarrebourg - Metz) un peu après le signal automatique situé entre Landroff et Baronville.
Un groupe d'une bonne vingtaine de manifestants, dont quatre s'étaient attachés aux voies ferrées, a forcé le train à s'arrêter vers 22h20. Les CRS, présents dans le convoi pour l'escorter, ont dû intervenir. Ils ont coupé les liens reliant les personnes attachées à la voie (des menottes à l'intérieur de tubes) à l'aide d'une scie électrique, sans verser d'eau sur le tube pour le refroidir, ce qui a dû chauffer les bras des manifestants attachés. Il est d'usage dans ce cas de figure, en effet, de refroidir les tubes avec de l'eau pour éviter les brûlures.
Bloqué une heure et demie
Cette action a été revendiquée par le groupe A Bientôt. Dans un communiqué diffusé à la presse, le groupe demande "l'arrêt total et immédiat du nucléaire et que l'énorme budget attribué au nucléaire soit enfin investi dans les énergies renouvelables et la maîtrise de l'énergie. Il précise également que "le retraitement ne veut pas dire recyclage, mais transformation en matières radioactives destinées et utilisées dans l'armement. Il ajoute "qu'il n'existe actuellement aucune solution de stockage sur des déchets hautement radioactifs ni à Bure, ni à Gorleben, ni ailleurs". Ces deux derniers sites sont des lieux où les déchets, qui mettront plusieurs milliers d'années à se dissiper, seront enterrés.
Le groupe, composé de Français et d'Allemand, a bloqué le train durant une heure et demie. Les forces de l'ordre ont été mobilisées en nombre, les gendarmes étant venus renforcer les CRS. Le convoi a pu reprendre sa route vers minuit.
Cette action n'est d'ailleurs pas la première à avoir été mise en place. A plusieurs reprises dans la région, et ailleurs, de tels convois ont déjà été bloqués. Il y a six mois, un jeune homme avait d'ailleurs trouvé la mort lors d'une telle action.
Reste qu'il se pose, avec la gestion du nucléaire, la question primordiale de l'avenir des générations futures.
Des gerbes de fleurs du souvenir sur le convoi de déchets radioactifs en gare de Darnétal
29/4/2005 - Une
quinzaine de manifestants écologistes ont jeté jeudi
matin des bouquets de fleurs sur le convoi ferré de déchets
nucléaires en provenance d'Allemagne et à destination
de l'usine de retraitement Areva Gogéma de la Hague
(Manche) lors de son passage à 8h59 en gare de Darnétal
près de Rouen. Les militants écolos qui répondaient
à un appel des Verts entendaient ainsi protester contre
le transport des déchets radioactifs et commémorer
le souvenir de la catastrophe de Tchernobyl ainsi que la mort
d'un jeune écologiste, Sébastien
Briat, 21 ans, qui avait eu les jambes écrasées
par un convoi lors d'une manifestation en Lorraine en Avricourt
(Meurthe-et-Moselle) en novembre 2004.
Claude Taleb et Jean-Pierre Girod, élus Verts du conseil
régional de Haute-Normandie, étaient présents
à cette manifestation qui s'est déroulée
sans incident alors que la police nationale avait pris position
dans la gare.
Un convoi ferroviaire de déchets nucléaire est composé
de 3 wagons de fret et de 3 voitures voyageurs pour les transports
des forces de l'ordre. D'autres actions ont été
organisées par des militants écologistes dans le
nord de la France au passage du train.
Convoi nucléaire bloqué en Lorraine
28/4/2005 - Le réseau Sortir du Nucléaire et ses militants ont sensiblement perturbé le dernier train transportant des déchets nucléaires d'Allemagne à destination de La Hague. C'était le 19è anniversaire de Tchernobyl.
Des militants écologistes, membres notamment
du réseau Sortir du Nuclaire, ont manifesté et distribué
des tracts dans plusieurs gares pour dénoncer le passage,
dans la nuit de mercredi à jeudi, d'un convoi de déchets
nucléaires.
Selon Jean-Yvon Landrac, l'un des porte-parole du Réseau,
quatre castors (wagons de déchets nucléaires) sont
partis de la centrale de Stade (Allemagne) arrêtée
depuis quelques mois, mardi, jour du 19e anniversaire de la catastrophe
nucléaire de Tchernobyl, à destination de La Hague
(Manche).
Dans la nuit de mercredi 27 à jeudi 28 avril 2005, une
vingtaine de personnes, dont une dizaine de militants en combinaison
étaient présentes lors du passage du train (avec
hélico) dans les gares d'Alsace et de Lorraine. Ils ont
salué ce convoi par des hurlements de sirènes et
avec des banderoles du Réseau "Sortir du nucléaire"
et de l'association alsacienne "Stop Transports - halte au
nucléaire".
Si la presse (hormis un photographe d'un magazine Internet) faisait
défaut, la police SNCF était très présente.
Après 3 blocages dont 2 longs, le train
a récupéré 4 à 5 heures de ,retard.
Au départ de Wörth (à 19:00), il a la configuration
suivante :
- une loco diesel bleue BB67400
- un wagon de CRS
- 4 wagons de déchets nucléaires (3 wagons bleus,
un vert bouteille)
- un wagon de CRS
- une loco diesel bleue BB67400
Ce sont les 4 derniers wagons de Stade (Allemagne).
Le train a été notablement ralenti au cours de la
nuit. Deux Français et deux Allemands s'étaient
enchaînés (avec des tubes passés sous le rail
extérieur) bloquant le convoi à Baronville, juste
après Morhange et avant Rémilly, en Moselle.) Mais
le train nucléaire a pu poursuivre sa route.
Des tracts dans les gares pour dénoncer les convois de déchets nucléaires
27/04/2005 - Des militants
écologistes, dont des Verts, ont distribué mercredi
des tracts dans plusieurs gares du Nord-Pas-de-Calais pour dénoncer
le passage dans la nuit de mercredi à jeudi d'un convoi
de déchets nucléaires dans la région. Selon
le conseiller régional Vert, Dominique Plancke, "4
ou 5 castors (wagons de déchets nucléaires, ndlr)
sont partis de Stade (Allemagne) mardi, jour du 19e anniversaire
de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, à destination
de La Hague (Manche). Ils doivent "traverser notamment les
agglomérations de Valenciennes, Douai et Arras, sans que
les élus locaux et les habitants ne soient informés
de l'attitude à tenir en cas d'accident", a-t-il déploré.
Pour les Verts, "ces déchets devraient être
stockés à proximité des lieux de production".
Dans leurs tracts, distribués également à
Maubeuge et Arras, selon M. Plancke, les Verts réclament
l'arrêt définitif de ces convois.
Un convoi maritime nucléaire doit quitter
Cherbourg pour le Japon jeudi soir
CHERBOURG (17/02/2005) - Un convoi maritime de résidus nucléaires
vitrifiés par l'usine de la COGEMA-La Hague doit quitter
jeudi soir le port de Cherbourg (Manche) à destination
du Japon, a-t-on appris auprès de la COGEMA. Ce transport,
le 10e de ce type est composé de cinq emballages contenant
124 conteneurs de résidus vitrifiés qui depuis jeudi
matin sont acheminés par la route et sous haute protection
de l'usine de La Hague jusqu'au port de Cherbourg, situé
à une trentaine de kilomètres de distance. Les opérations
de chargement à bord du navire «Pacific Sandpiper»
ont débuté en début de matinée. Ce
type de transport résulte d'opérations faisant l'objet
de contrats commerciaux conclus entre les compagnies d'électricité
japonaises, COGEMA et BNFL (British Nuclear Fuel Limited) pour
le traitement-recyclage des combustibles usés issus des
centrales nucléaires japonaises. Le premier retour de résidus
vitrifiés au Japon avait eu lieu en 1995. La route maritime
choisie jusqu'au Japon sera communiquée après le
départ. L'arrivée du convoi est prévue en
avril prochain.
07/11/04 - Un manifestant antinucléaire tué en voulant stopper un train
1 convoi de déchets nucléaires
quittera la Hague prochainement pour Gorleben
14/10/04 - Un
train transportant douze emballages de résidus nucléaires
vitrifiés devrait quitter la Hague (ouest de la France)
le 6 novembre pour rejoindre le centre de stockage de Gorleben
(nord de l'Allemagne), a déclaré jeudi une association
antinucléaire allemande.
Le convoi devrait franchir la frontière franco-allemande le 7 novembre et atteindre vingt-quatre heures plus tard la commune de Dannenberg, où les emballages seront transbordés sur des camions pour parcourir les derniers kilomètres jusqu'à Gorleben, a précisé l'association X-Tausendmalquermille fois en travers").
Des antinucléaires se rassembleront le 6 novembre à Dannenberg pour manifester contre l'acheminement de ce convoi à Gorleben, selon la même source.
La police de Lunebourg a refusé de confirmer la date de ce transport, comme c'était le cas pour les précédents convois de déchets nucléaires à destination de Gorleben.
L'an passé, les autorités allemandes avaient mobilisé quelque 12.000 policiers de plusieurs Etats régionaux du pays pour tenir à l'écart les manifestants qui n'étaient que quelques milliers de personnes.
Depuis l'adoption en Allemagne en 2001 de la
loi sur l'abandon du nucléaire civil, la mobilisation dans
le camp antinucléaire est en chute libre. Les grands rassemblements
contre les convois de déchets réunissaient il y
a quelques années encore des dizaines de milliers de personnes.
Cherbourg: départ d'un convoi
de déchets nucléaires pour le Japon
CHERBOURG 20/01/04 -
Environ 7,5 tonnes de résidus nucléaires vitrifiés
répartis dans cinq conteneurs ont quitté lundi le
port de Cherbourg (Manche) à destination du Japon, a confirmé
mardi la Cogema, usine de traitements de déchets nucléaire
implantée à La Hague.
Chargées à bord du Pacific Sandpiper, un navire
long de 104 mètres, ces déchets nucléaires
retraités devraient arriver au Japon dans la première
quinzaine du mois de mars mais leur port de destination finale
n'a pas été communiqué.
Quelques heures après la sortie du cargo des eaux territoriales
françaises et "afin d'éviter toute tentative
malheureuse" des anti-nucléaire, la Cogema a déclaré
dans un communiqué que le chargement passerait par le canal
de Panama. L'entreprise a précisé qu'il s'agissait
du neuvième retour de déchets vers le Japon depuis
1995.
Pour l'association écologique Greenpeace, qui n'a pas tenté d'entraver
les opérations de chargement, cette nouvelle opération
s'effectue, comme les précédentes, "dans des
conditions d'insécurité totale, le navire n'étant
pas accompagné durant ce voyage, donc sous aucune protection".
Or "pour rejoindre le Japon, le Pacific Sandpiper naviguera
non loin de l'archipel des Philippines", a souligné
Yannick Rousselet, attaché aux questions nucléaires
pour l'association. "Quand on sait que régulièrement
les bateaux sont l'objet d'attaques dans ces mers, cela donne
le frisson", a-t-il poursuivi, affirmant que Greenpeace ne
voulait pas "inquiéter les populations" mais
"alerter les gens et leur expliquer qu'une telle quantité
de déchets radioactifs peuvent être utilisés
à des fins de fabrications des bombes sales".
L'organisation écologique se préoccupe aussi du
respect des populations riveraines des routes empruntées
par les navires transportants de tels chargements. "Des populations
comme celles des Caraïbes s'opposent à être
confrontées territorialement à de tels frets mais
on ne respecte pas leur volonté", a affirmé
Yannick Rousselet, ajoutant qu'un "grand rassemblement"
de ces pays "dans quelques semaines" était envisagé,
à une date et dans un lieu pas encore fixés.
Départ lundi de Cherbourg de résidus
nucléaires vitrifiés pour le Japon
16/01/04 - Un
navire avec à son bord 132 conteneurs de résidus
vitrifiés de combustibles nucléaires quittera lundi
Cherbourg à destination du Japon, a annoncé vendredi
la Cogema La Hague (groupe Areva), l'usine qui a retraité
ces déchets.
La route maritime empruntée par le Pacific Sandpiper ainsi
que la date d'arrivée approximative du navire au Japon
seront communiquées après le départ, selon
l'usine.
Il s'agit du neuvième transport de résidus vitrifiés
retraités par la Cogema pour le Japon, a précisé
l'usine de retraitement. Le premier retour de résidus vitrifiés
dans ce pays a eu lieu en 1995 et a été suivi par
7 autres entre 1997 et 2003.
Le traitement-recyclage du combustible permet de récupérer
97% des matières énergétiques recyclables
et de les séparer des 3% restants qui constituent les résidus
ultimes, a expliqué Cogema dans son communiqué.
Ces résidus sont conditionnés selon le processus
de vitrification qui consiste à les incorporer dans une
matrice de verre stable, a-t-elle indiqué.
L'Argentine interdit l'accès à
un navire chargé de déchets nucléaires US
14/01/04 - La
justice argentine a interdit l'accès des eaux nationales
à un cargo américain chargé de déchets
nucléaires, a-t-on appris mardi auprès des autorités
de la province de Chubut (sud).
Le juge Jorge Pflejer a donné son aval à la demande
qui lui avait été soumise par le gouverneur Mario
Das Neves, a-t-on appris de même source.
Le procureur de la province Jorge Miquelarena avait expliqué
plus tôt dans la journée que l'objectif du gouvernement
provincial était "non seulement d'éviter que
le navire entre dans nos ports, mais de faire en sorte qu'il ne
puisse même pas entrer dans les eaux sous juridiction argentine".
Le gouverneur Das Neves, un péroniste qui a pris ses fonctions
le 10 décembre dernier, a fondé son recours sur
des informations fournies par les organisations écologistes
Greenpeace et Taller Ecologista.
Vendredi, ces deux associations avaient critiqué le projet
de la compagnie électrique Southern California Edison de
transporter un réacteur démantelé de Californie
vers le site pour déchets nucléaires de Barnwell,
en Caroline du Sud, en contournant le Cap Horn.
Elles avaient affirmé qu'en cas d'urgence, le navire comptait
faire relâche dans plusieurs ports chiliens ou du sud argentin,
comme ceux d'Ushuaia, en Terre de Feu, ou de Puerto Madryn, dans
le Chubut.
Le préfet de Gironde veut faire annuler
un arrêté anti-nucléaire
BORDEAUX, Gironde (6 janvier 2004) - Le préfet de la Gironde Alain Géhin demandera
mardi matin au tribunal administratif de Bordeaux de suspendre
un arrêté pris le 18 décembre par le député-maire
Verts de Bègles (Gironde), Noël Mamère, visant
à interdire le passage et le transit des convois ferroviaires
de déchets nucléaires sur le territoire de sa commune.
"Le préfet a déféré la délibération
devant le tribunal administratif parce qu'elle est illégale.
Un maire n'a aucune compétence en matière de transports
ferroviaires. Nous demandons la suspension en référé
de cet arrêté avant que le tribunal n'examine au
fond la demande d'annulation", a indiqué lundi à
Reuters le directeur de cabinet du préfet, Rachid Bouabane-Schmitt.
Noël Mamère avait pris cet arrêté "à
la fois pour alerter l'opinion publique et pour mettre l'Etat
devant ses responsabilités", sa commune se trouvant
sur le parcours des trains de déchets nucléaires
venus de la centrale nucléaire du Blayais à destination
du centre de retraitement de La Hague (Manche).
"C'est, à ma connaissance, la seule grande agglomération
à être traversée par ce type de train. Ces
déchets, c'est à peu près à chaque
fois un tiers de la centrale de Tchernobyl qui passe au milieu
d'une population de 700.00 habitants", avait expliqué
le candidat des Verts à la dernière élection
présidentielle.
Lundi, accompagné de militants anti-nucléaires,
Stéphane Lhomme, président de l'association Tchernoblaye
et porte-parole national du réseau Sortir du nucléaire,
a déposé au cabinet du préfet une pétition
de 2.012 signatures demandant au préfet "d'interdire
le passage dans cette agglomération des trains de déchets
nucléaires provenant de la centrale nucléaire du
Blayais" et "d'annuler votre procédure prévue
demain au tribunal administratif de Bordeaux".
Le 29 septembre, Stéphane Lhomme avait bloqué à
son entrée en gare Saint-Jean de Bordeaux un train formé
d'une motrice et d'un wagon portant un conteneur de déchets
venus du Blayais.
Vêtu d'une combinaison blanche, il était ensuite
monté sur le wagon où il avait pris des photos et
mesuré les radiations avant que les forces de police n'interviennent.
"Si j'ai pu monter sur le wagon, on imagine mal comment des
terroristes armés d'un bazooka par exemple ne pourraient
pas s'y attaquer. Et là on peut craindre des milliers de
victimes", assure-t-il, dénonçant également
le fait que les trains se dirigent au sud vers Bordeaux avant
de repartir vers le nord, "tout cela pour des raisons essentiellement
économiques".
Noël Mamère interdit le passage
des convois de déchets nucléaires à Bègles
18/12/03 - Le
député-maire (Verts) de Bègles Noël
Mamère a annoncé jeudi avoir interdit par arrêté
municipal le passage et le transit des convois ferroviaires de
déchets nucléaires sur sa commune.
L'arrêté devait être approuvé dans la
soirée par le conseil municipal, a-t-il précisé
à Bègles lors d'une conférence de presse
avec Stéphane Lhomme, le porte-parole national du "Réseau
sortir du nucléaire".
"Comment peut-on, sans transparence, malgré les risques,
transporter des déchets qui représentent l'équivalent
d'un tiers de Tchernobyl, au coeur d'une agglomération
de 600.000 habitants" comme Bordeaux ? s'est interrogé
M. Mamère, soulignant qu'un "simple feu pourrait avoir
des conséquences irréversibles".
Des convois en provenance de la centrale du Blayais, au nord de
Bordeaux, transitent régulièrement par la gare d'Hourcade,
située à cheval sur les communes de Bègles
et de Villenave-d'Ornon. Ils stationnent quelques heures avant
de partir pour La Hague, selon M. Lhomme.
Fustigeant "l'opacité" qui entoure le transport
des déchets nucléaires, M. Mamère a dénoncé
l'arrêté ministériel qui instaure le secret
défense pour tout ce qui concerne les matières nucléaires.
"Il paraît que cet arrêté a été
pris pour lutter contre le terrorisme alors que tout le monde
connaît les horaires des trains qui sortent de la centrale
de Blaye pour être retraités à la Hague",
a ironisé M. Mamère, pour lequel le but est en fait
de "museler les associations qui veulent alerter l'opinion
publique".
Des militants Verts arrêtent un train
de déchets nucléaire dans le Pas-de-Calais
LILLE (11/12/03) - Une dizaine de militants
Verts ont fait stopper un train transportant des déchets
nucléaires dans la nuit de mercredi à jeudi en gare
de Biache-Saint-Vaast, près d'Arras (Pas-de-Calais), a-t-on
appris auprès des Verts et de la SNCF.
Le train, formé de huit conteneurs transportant des déchets
nucléaires en provenance d'Allemagne et de trois wagons
de CRS, a été arrêté pendant quelques
minutes après l'allumage d'un fumigène rouge.
Aucune personne n'a été interpellée.
Les Verts dénoncent le passage de ces convois nucléaires
qui font courir selon eux des risques inutiles à la population
des régions traversées.
Quatre militants Verts ont été jugés le 19
novembre devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe
pour avoir stoppé illégalement un convoi de déchets
nucléaires. Le
jugement mis en délibéré doit être
rendu mercredi prochain. Le procureur avait requis à leur
encontre une amende de 600 euros.
Des
anti-nucléaire devant la justice : un "procès politique", selon les
Verts
13/11/03 - Les
Verts du Nord-Pas-de-Calais ont dénoncé, jeudi à
Lille, un "procès politique" à propos
de la comparution de quatre militants et d'un journaliste mercredi
devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe
(Nord) pour "entrave à la circulation" d'un train
de déchets nucléaires.
"C'est un procès politique" qui intervient dans
un "contexte de répression syndicale, associative
et militante", a déclaré lors d'une conférence
de presse Dominique Plancke, conseiller régional Vert,
un des quatre militants concernés.
M. Plancke avait été interpellé dans la nuit
du 19 au 20 février par les forces de l'ordre alors qu'il
stationnait avec trois autres militants et un journaliste indépendant
en bordure d'une voie ferrée à Sepmeries (Nord)
lors du passage d'un convoi de déchets nucléaires.
Ils sont soupçonnés d'avoir provoqué l'arrêt
du train, une infraction passible d'une amende de 3.750 euros,
selon leur avocat Me Emmanuel Riglaire, pour qui le dossier est
"vide" et ne comporte "aucune preuve et aucun témoignage".
La SNCF avait déposé une plainte pour entrave à
la circulation ayant occasionné des retards sur le réseau
ferroviaire.
Le jour du procès sera "une journée d'information
et de dénonciation" des transports de déchets
nucléaires, a également déclaré M.
Plancke.
Les faits sont antérieurs à la publication du décret
du 24 juillet 2003 qui impose le secret-défense sur les
transports de matières radioactives.
Le convoi est arrivé...
12/11/03 - Un
convoi de déchets nucléaires parti dimanche soir
de France est arrivé mercredi matin au centre de stockage
de Gorleben, dans le Nord de l'Allemagne, au terme d'un voyage
marqué par une chute de la mobilisation des anti-nucléaires
et un dispositif policier aussi imposant que coûteux.
Les camions transportant douze emballages de résidus nucléaires
vitrifiés rapatriés de la Hague (nord-ouest de la
France) ont effectué les 20 derniers kilomètres
au petit matin, sans incident notoire jusqu'à Gorleben,
qui a toujours le statut de centre de stockage "provisoire".
Dans la nuit de mardi à mercredi, la police avait évacué
environ 500 militants écologistes dans un village proche
de Gorleben, sans qu'aucun acte violent n'ait été
signalé.
Les emballages étaient arrivés en train mardi après-midi
en gare de Dannenberg (nord), où ils avaient été
transbordés sur des camions, avec six heures de retard.
Comme c'est le cas pour chaque transport de ce type, des militants
anti-nucléaires ont improvisé des sit-in à
divers endroits, notamment sur l'unique voie ferroviaire - de
50 kilomètres - entre Lunebourg et Dannenberg. C'est le
lieu privilégié des tentatives de blocage des manifestants
depuis le début de ces transports de déchets en
1995.
Pendant près de trois jours, quelques échauffourées
ont opposé plusieurs centaines de manifestants à
la police, mais sans incident notoire, loin des affrontements
des années 1990, notamment ceux de 1996. Au moins 40 manifestants
et policiers avaient alors été blessés lors
d'incidents que le ministre allemand de l'Intérieur avaient
comparés à une "guerre civile".
Les manifestations d'anti-nucléaires, qui réunissaient
encore plusieurs dizaines de milliers de personnes au cours des
précédentes décennies, ont rassemblé
cette année seulement quelques milliers de militants.
Le dispositif policier déployé n'en est pas moins
resté impressionnant et
coûteux: environ 30 millions d'euros pour quelque 13.000
hommes qui n'auront finalement pas eu grand chose à faire.
La mobilisation dans le camp anti-nucléaire est en chute
libre en particulier depuis l'adoption en Allemagne en 2001 de
la loi sur l'abandon du nucléaire civil.
"Les écologistes du parti des Verts (partenaires de
la coalition gouvernementale des sociaux-démocrates du
chancelier Gerhard Schroeder) sont moins actifs qu'auparavant",
déplore une militante du mouvement anti-nucléaire
"X-tausendmal quer ueberall".
De plus, "depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis,
de nombreuses personnes se mobilisent contre la guerre et les
armes nucléaires, et donc moins contre les transports de
déchets radioactifs", explique-t-elle.
Pourtant, les organisateurs de ces manifestations en Allemagne
se montrent satisfaits. "On attendait 3.000 participants
et il y en a eu 6.000", s'est réjouie la militante
de ce mouvement.
Pour sa part, l'organisation Greenpeace Allemagne voit même
une légère reprise de la mobilisation des anti-nucléaires.
"On était encore moins de 6.000 en novembre 2002 pour
protester contre un autre convoi venant aussi de La Hague",
a déclaré l'un de ses dirigeants Mathias Edler.
"Cette année, des jeunes sont venus de toute l'Allemagne.
C'est particulièrement frappant", juge-t-il. "Beaucoup
de gens avaient fondé des espoirs dans l'accord sur la
sortie du nucléaire, mais aujourd'hui ils se rendent bien
compte que ça ne va pas se passer comme prévu",
souligne ce militant.
Quelque 166 autres emballages de déchets nucléaires
allemands retraités dans les usines de La Hague (France)
et de Sellafield (Grande-Bretagne) doivent encore être rapatriés
au cours des prochaines années.
Derniers kilomètres ponctués de manifestations pour
un convoi nucléaire
DANNENBERG (Allemagne), 11/11/03 - Un train transportant douze emballages de résidus
nucléaires vitrifiés rapatriés de France,
escorté par 13.000 policiers, a entamé mardi ses
derniers kilomètres ponctués par les manifestations
de quelques centaines de militants écologistes.
Le convoi est entré mardi après-midi avec six heures
de retard en gare de Dannenberg (nord), où les emballages
doivent être transbordés sur des camions pour effectuer
par la route les 20 derniers kilomètres jusqu'au centre
de stockage de Gorleben.
Depuis le début de ces transports de déchets en
1995, une voie ferroviaire unique de 50 kilomètres entre
Lunebourg et Dannenberg est le lieu privilégié des
tentatives de blocage des manifestants.
Mais depuis l'adoption de la loi sur l'abandon du nucléaire
en 2001, la mobilisation dans le camp antinucléaire est
en chute libre. Les grands rassemblements, qui réunissaient
il y a quelques années encore des dizaines de milliers
de personnes, n'ont attiré que quelque 3.000 personnes,
selon les organisateurs.
La situation était jugée "paisible" par
les policiers, loin des violents affrontements de 1997 ou du printemps
2001.
Mardi, les policiers ont évacué quelque 200 manifestants
qui avaient, en divers endroits, improvisé des sit-in sur
les voies pour retarder le train.
Quelques échauffourées ont eu lieu autour de Lunebourg,
ainsi qu'à Goettingen et Darmstadt. Dix-sept personnes
ont été placées en garde à vue, selon
la police.
A Heilbronn (centre de l'Allemagne), deux activistes enchaînés
aux rails ont bloqué les voies pendant plus d'une heure
dans la nuit de lundi à mardi avant d'être interpellés.
Lundi matin, les manifestants avaient remporté une petite
victoire en Lorraine (est de la France) où un militant
français s'est enchaîné en compagnie d'un
militant allemand à la voie de chemin de fer, retardant
le convoi de plusieurs heures.
Une poignée d'antinuclaires français du collectif
"Bure-Stop", opposés à la création
d'un centre de stockage à Bure (Meuse) et deux militants
aborigènes d'un collectif contre l'enfouissement des déchets
nucléaires dans le désert australien ont fait cette
année le voyage jusqu'à Dannenberg.
Quelque 32 emballages de déchets nucléaires ont
été stockés à ce jour à Gorleben,
qui a toujours le statut de centre de stockage "provisoire",
dans l'attente de la décision de trouver un lieu de stockage
définitif. Les antinucléaires allemands redoutent
que ce sort soit réservé à Gorleben.
Quelque 166 autres emballages retraités dans les usines
de La Hague (France) et de Sellafield (Grande-Bretagne) doivent
encore être rapatriés au cours des prochaines années,
à raison d'un convoi par an.
Le convoi était parti dimanche de l'usine de retraitement
de La Hague.
Le coût de l'imposant dispositif policier mis en place pour
contrer les manifestations, mais qui n'aura finalement pas eu
grand chose à faire, est évalué cette année
à 30 millions d'euros (34 millions de dollars).
Parti de la Hague, un train de déchets
nucléaires est entré en Allemagne
METZ 10/11/03 -
Un train de déchets nucléaires, parti de La Hague
(Manche) dimanche à destination de Gorleben (Allemagne),
a passé la frontière franco-allemande lundi avec
plus de 3h30 de retard en raison de l'intervention de militants
antinucléaires.
A la mi-journée, le convoi avait été bloqué
pendant deux heures environ par huit manifestants, des Allemands
et des Français, dont deux se sont enchaînés
à la voie entre Réchicourt et Avricourt, à
la frontière de Meurthe-et-Moselle et de la Moselle.
Le train, arrivé sur place avec une heure de retard environ,
en est finalement reparti vers 13h45, soit avec plus de trois
heures de retard, après que les militants, dont certains
étaient solidement enchaînés à la voie,
eurent été délogés par les gendarmes.
Les manifestants ont été emmenés à
la gendarmerie, où ils devaient être entendus.
Le convoi d'une douzaine de wagons "castor" blancs,
parti de La Hague dimanche soir, doit rejoindre la ville de Gorleben
en Allemagne.
Lundi matin, une quarantaine de manifestants, selon la police,
ont protesté sans incident contre le passage du convoi
en gare de Nancy.
Samedi en Allemagne, 5.000 personnes, selon les organisateurs,
3.000 selon la police, avaient manifesté à Dannenberg,
ville proche de Gorleben, pour la même raison.
Un convoi ferroviaire de déchets nucléaires
retraités intercepté près de Sarrebourg
SARREBOURG 10/11/03 - Des militants du réseau "Sortir du nucléaire"
ont réussi lundi peu avant midi à arrêter
au niveau de Gondrexange, peu avant Sarrebourg (Moselle), un convoi
ferroviaire transportant des déchets nucléaires
retraités qui venaient de La Hague et étaient destinés
à Görleben (Allemagne), apprend-on auprès de
la gendarmerie.
Le convoi était toujours immobilisé vers 12h30.
Depuis lundi matin, les anti-nucléaires de l'association
"Stop transports-Halte au nucléaire", faisant
partie de "Sortir du nucléaire", étaient
présents sur plusieurs lieux de passage du convoi, notamment
à Nancy et Luneville (Meurthe-et-Moselle).
Les anti-nucléaires occupent pendant
huit heures un centre de stockage
09/11/03 - Des
militants de l'organisation écologiste allemande Robin
Wood (Robin des bois) ont mis fin dimanche à une manifestation
au centre de stockage de Gorleben (nord), destination finale d'un
convoi de déchets nucléaires qui devait partir de
France dans la soirée.
Douze militants écologistes occupé pendant près
de huit heures une plate-forme autour de laquelle ils avaient
déployé une banderole demandant de "stopper
les 'Castor'" (ndlr: mot utilisé pour désigner
les emballages de déchets nucléaires), selon l'organisation
Robin Wood.
La police a saisi des cordes et des mousquetons appartenant aux
manifestants et relevé les identités de ces derniers,
selon la même source.
D'autres manifestations sont prévues dans la région
dimanche, a précisé une porte-parole de l'organisation
écologiste.
Le convoi ferroviaire transportant les 12 "Castors"
allemands rapatriés après retraitement dans la centrale
de la Hague (ouest de la France) doit arriver à Gorleben
mardi ou mercredi.
Samedi, quelque 5.000 personnes, selon les organisateurs, 3.000
selon la police, avaient manifesté à Dannenberg,
près de Gorleben, à l'appel du mouvement anti-nucléaire
allemand "X-tausendmal" ("mille fois X").
Celui-ci a annoncé d'autres "actions surprises",
dans le but de perturber l'acheminement du convoi jusqu'à
Gorleben.
Les transports de déchets nucléaires sont régulièrement
l'objet de manifestations en Allemagne.
Le convoi doit emprunter le rail entre La Hague et Dannenberg.
Les emballages nucléaires seront ensuite acheminés
sur une vingtaine de kilomètres par la route vers le centre
de stockage de Gorleben.
Le "Moselle" chargé de
déchets nucléaires a pris la route du Pacifique
06/11/03 - Le
navire "Frêt Moselle" chargé de résidus
nucléaires radioactifs, parti fin octobre d'Australie et
attendu début décembre au centre de retraitement
de La Hague en France, a pris la route du Pacifique, a indiqué
jeudi le groupement écologiste chilien Chile Sustentable.
"Compte tenu de la menace potentielle qu'il représente
pour les Chiliens et leur patrimoine naturel, la coalition (Chile
Sustentable) va présenter une demande de protection",
devant des tribunaux de Santiago, a annoncé l'organisation.
Elle a précisé qu'elle mettrait en avant "les
garanties constitutionnelles de droit à la vie, à
la santé et à vivre dans un environnement libre
de pollution".
Après avoir traversé le Pacifique, la cargaison
de combustible nucléaire expérimental usé
passera soit par le Canal de Panama, soit par le très tourmenté
Cap Horn, à l'extrême sud du Chili, pour continuer
sa route vers les côtes françaises à travers
l'Atlantique, a souligné Chile Sustentable.
Conformément aux règlements internationaux, la route
suivie par le navire n'a pas été communiquée
à l'avance. Mais Chile Sustentable a affirmé la
connaître grâce à des informations des gouvernements
prévenus de son passage, dont celui de Fidji.
Le "Frêt Mozelle" a quitté le port de Botany
Bay en Australie le 27 octobre au milieu de vives protestations
d'organisations de défense de l'environnement dont Greenpeace
et sous la forte protection de navires et hélicoptères,
par crainte d'éventuelles attaques terroristes.
Les 344 éléments de combustible expérimental
convoyés proviennent du réacteur de recherche de
Lucas Heights, près de Sydney, dont les applications sont
particulièrement tournées vers le domaine médical.
Selon l'Organisation australienne pour la science et la technologie
nucléaire (Ansto), ils ont servi à traiter 4 millions
de patients en neuf ans. Ce transport est le troisième
réalisé dans le cadre d'un contrat entre l'Ansto
et la Cogéma, signé en janvier 1999.
A plusieurs reprises, le transport de matériel nucléaire
à travers le Pacifique surtout entre le Japon et la France,
a provoqué les protestations des écologistes et
de gouvernements sud-américains inquiets des risques de
pollution en cas de naufrages ou collisions.
Des écologistes manifestent contre l'atome
en grimpant sur une tour
29/10/03 - Des
militants de l'association écologiste Greenpeace ont grimpé
mercredi sur une tour située sur le terrain du centre de
stockage de déchets nucléaires de Gorleben, dans
le nord de l'Allemagne, pour protester contre un prochain rapatriement
de déchets nucléaires de France, a annoncé
l'association.
Selon la police, quelque vingt cinq personnes ont escaladé
à l'aube le mur de béton qui protège l'installation
et ont déroulé une affiche au sommet d'une tour
de 40 mètres de haut.
La police n'avait dans un premier temps pas l'intention d'intervenir.
"Si ça ne tient qu'à moi, ils peuvent rester
là-haut jusqu'au prochain transport de déchets en
novembre", a commenté un porte-parole.
Des déchets nucléaires allemands retraités
à l'usine de La Hague, dans le nord-ouest de la France,
doivent être transportés à Gorleben d'ici
deux semaines pour y être stockés.
Les transports de déchets nucléaires sont régulièrement
l'objet de manifestations en Allemagne.
Un cargo de déchets nucléaires
quitte l'Australie pour La Hague
Canberra 27/10/03 -
Les autorités australiennes ont procédé dans
la nuit de dimanche à lundi au transfert de déchets
nucléaires à bord d'un cargo spécialement
équipé qui a appareillé pour la France, où
les déchets seront retraités.
L'Australian Nuclear Science Technology Organisation (ANSTO),
qui gère Lucas Heights, l'unique installation nucléaire
d'Australie, a précisé que les 344 éléments
à retraiter avaient été transférés
secrètement de nuit à travers les rues de Sydney,
entourés d'un important dispositif de sécurité.
Il s'agit de la sixième cargaison de déchets nucléaires
australiens envoyée à l'étranger depuis 1963.
Ce transport est le troisième à être réalisé
dans le cadre d'un contrat passé entre l'Ansto et la Cogéma
en janvier 1999. Le premier transport entre l'Australie avait
eu lieu entre décembre 1999 et janvier 2000 et le deuxième
entre janvier et mars 2001. Les éléments de combustible
ont été embarqués tôt lundi matin sur
le bateau français Moselle et sous les protestations de
militants de Greenpeace. Le Fret Moselle, navire double coque
battant pavillon danois, est long de 118 mètres, large
de 19,70 mètres et d'un tonnage de 6.274 tonnes. La route
suivie par le navire n'a pas été communiquée
à l'avance, comme le stipulent les règlements internationaux.
Le coût du retraitement sera de 9,8 millions de dollars.
Une porte-parole d'ANSTO a déclaré qu'une quinzaine
d'activistes de Greenpeace à bord de deux petites embarcations
se trouvaient dans le port au moment du départ du cargo,
agitant des banderoles hostiles au nucléaire, mais que
la manifestation avait été pacifique.
DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE (le 27/10/2003)
Lauterbourg : Contre les transports de déchets
nucléaires
Une bonne centaine de manifestants français et allemands
se sont retrouvés, hier après-midi, en gare de Lauterbourg
pour protester contre les transports de déchets nucléaires.
Aucun passage de train "castor" n'était prévu,
hier, à Lauterbourg. Non, c'est un train en provenance
d'Allemagne qu'attendaient plusieurs dizaines de militants antinucléaires
français, brandissant notamment des drapeaux de la Ligue
communiste révolutionnaire (LRC) et des Verts. Très
précisément, le train en provenance de Wörth
am Rhein (près de Karsruhe) qu'avaient pris leurs homologues
d'outre-Rhin.
Une « nécessaire résistance »
A quelques jours de la reprise des transports ferroviaires
de déchets nucléaires entre La Hague et Gorleben
(Allemagne), les groupes antinucléaires allemands avaient
organisé une journée d'information dans les trains
du sud et du sud-est de leur pays. Et ils avaient choisi de clôturer
cette journée par un rassemblement franco-allemand devant
la gare de Lauterbourg, pou