Stop-temelin.at

La centrale nucléaire tchèque de Temelin

 


Le monde, 24/5/07:

Les tensions rebondissent entre Prague et Vienne sur la centrale nucléaire de Temelin

Sujet de discorde entre la République tchèque et l'Autriche depuis plus de vingt ans, la centrale nucléaire de Temelin (Bohême du Sud), à 40 km de la frontière autrichienne, est l'objet d'une nouvelle dégradation des relations entre les deux Etats. Le ton monte ces derniers jours alors que les tensions n'ont cessé de croître depuis le début de l'année.

Les militants écologistes autrichiens menacent de bloquer les seize postes frontières entre les deux pays pendant deux heures au mois de juin. En guise de réponse, les communistes tchèques, troisième force politique du Parlement, ont appelé à boycotter les stations essence de l'autrichien ÖMV, numéro un dans le pays.
Le gouvernement tchèque cherche des soutiens en Europe pour contraindre Vienne à empêcher les blocages des postes frontières qui "constituent un déni à la libre circulation des biens et des personnes". Depuis février, les activistes autrichiens ont déjà bloqué à six reprises des passages routiers entre les deux pays : le 11 mai, 12 sur 16 ont été fermés pendant deux heures.

"FÊLÉS"

Exaspéré, le ministre tchèque des affaires étrangères, le prince Karel Scharzenberg, a estimé qu'il sera difficile d'arrêter les manifestations aux frontières. "Je connais un peu ces fêlés, ils ne vont pas finir de sitôt", a-t-il déclaré tout en prenant ses distances avec les appels au boycottage de sociétés et produits autrichiens.
Après cinq années de calme relatif sur le front de Temelin entre Prague et Vienne, l'arrivée au pouvoir en Autriche début 2007 du nouveau gouvernement de grande coalition emmené par les sociaux-démocrates a remis le dossier au coeur des relations bilatérales. L'entrée de Verts dans le cabinet tchèque de centre-droit en janvier a laissé espérer que la position de Prague pourrait évoluer. Mais il n'en est rien. "Temelin est une réalité. Le programme du gouvernement de coalition ne prévoit pas de nouvelles centrales nucléaires mais ne compte pas non plus avec la fermeture de Temelin", expliquait ainsi à la mi-mars Martin Bursik, le ministre tchèque de l'environnement et président des Verts, qui s'exprimait dans le quotidien autrichien Der Standard.
Une fuite d'eau "légèrement radioactive", qui s'est produite le 27 février dans l'enceinte confinée d'un des réacteurs arrêté en raison du changement de combustible, a contribué à la crise actuelle. Le chancelier autrichien, Alfred Gusenbauer, qui effectuait ce jour-là une visite officielle à Prague n'en a pas été informé par son hôte, le premier ministre, Mirek Topolanek. Ce qui lui a valu, à son retour à Vienne, les foudres des écologistes autrichiens. Aussi laisse-t-il libre cours aux manifestations anti-Temelin. Il a également commencé à oeuvrer pour la mise hors service de la centrale comme prévoit le programme de son gouvernement.
La semaine dernière, le gouvernement viennois a réclamé à Prague, par voie diplomatique, des informations sur la sécurité de la centrale, qui a enregistré 167 pannes et incidents au cours des cinq années d'exploitation.
Vienne juge que le protocole de Melk, signé en novembre 2001, qui engage Prague à fournir des informations détaillées et complètes sur la centrale, n'a pas été respecté avant le passage à l'exploitation commerciale de Temelin en 2006. M. Gusenbauer estime que "la balle est désormais dans le camp tchèque" pour que Vienne n'ait pas à saisir une cour internationale pour non-respect d'un accord bilatéral, comme le réclament les écologistes autrichiens.

Chronologie
1987

Début de la construction de la centrale nucléaire de Temelin.

1989-1990
Chute du communisme. Premières protestations autrichiennes.

1993
Le cabinet du premier ministre Vaclav Klaus choisit l'américain Westinghouse pour les équipements de sécurité.

2000
Le premier réacteur entre en service. Manifestations d'écologistes autrichiens et blocage des postes-frontières.

29 novembre 2001
Le chancelier autrichien Schüssel et le premier ministre tchèque Zeman signent le protocole de Melk sous le patronage de Bruxelles.

Février 2007
Incident à Temelin. Blocage de poste-frontière.

4 mai 2007
Douze postes-frontières sur 16 bloqués pendant 2 heures. Les écologistes menacent de bloquer les 16 passages en juin.

Martin Plichta


République tchèque: échange des assemblages combustibles déformés à Temelin

4/5/2007 - La tranche 2 de la centrale nucléaire controversée tchèque de Temelin (sud-ouest) sera arrêtée vendredi soir pour deux mois, pour échange des assemblages combustibles trop déformés, a indiqué le porte-parole de la centrale, Marek Svitak. "Le personnel commencera à réduire la puissance du réacteur vers 18 heures 30 (16H30 GMT), pour que la tranche puisse être déconnectée du réseau énergétique vers 21 heures (19H00 GMT)", a indiqué M. Svitak. Les assemblages combustibles déformés, fournis par Westinghouse, seront ensuite remplacés par d'autres plus résistants, également livrés par la société américaine, a-t-il ajouté. Le contrat avec Westinghouse est valable jusqu'en 2010. Au delà de cette date, le combustible nucléaire sera livré à Temelin par le russe Tvel. Les techniciens de la centrale profiteront de cet arrêt pour échanger aussi une partie du rotor haute pression de la turbine de la seconde tranche, a dit M. Svitak. Chaque arrêt représente une perte de 12 millions de couronnes (427.000 euros) par jour, selon la direction de la centrale. La centrale de Temelin qui compte deux réacteurs à eau pressurisée de conception soviétique, d'une puissance de 1.000 mégawatts chacun, provoque régulièrement le courroux des anti-nucléaires en Autriche voisine, dénucléarisée depuis 1978. Le parlement autrichien a adopté en décembre dernier une résolution demandant que Vienne exige de Prague des preuves sur la prise en compte, avant homologation de la centrale tchèque, des mesures de renforcement de la sécurité prévues par un accord bilatéral signé en 2001.

 

 

Radio.cz, 4/12/06:

Les adversaires autrichiens du nucléaire ont de nouveau bloqué la frontière tchéco-autrichienne

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Le blocage de deux passages-frontière entre la Tchéquie et l'Autriche, dont celui de Dolni Dvoriste-Wullowitz, a interrompu le trafic routier entre les deux pays pendant six heures, dimanche. Il s'agissait d'une manifestation organisée par les activistes de l'Association Atomstopp de Haute-Autriche, permise par les autorités.
Le motif ? La République tchèque violerait constamment les accords de Melk, conclus entre les gouvernements tchèque et autrichien sur le contrôle international de la centrale nucléaire de Temelin, encore avant son homologation. Cette dernière a eu lieu récemment, mais les adversaires autrichiens de l'atome affirment que la Tchéquie n'a pas rempli ses engagements en matière de contrôle. Ils affirment aussi que le blocage des frontières est le seul moyen d'attirer l'attention des gouvernements des deux pays sur ce problème. Pourtant, les adversaires tchèques du nucléaire ne se sont pas joints à la manifestation, comme ils le faisaient dans le passé. Pavel Vlcek, de l'Initiative civique pour la protection de l'environnement : « Nous ne pensons pas que le blocage des frontières soit une bonne solution. Mais pour les Autrichiens, c'est un moyen de faire pression sur leur gouvernement, mais aussi sur les autorités tchèques pour les contraindre à prendre de nouvelles mesures concernant la centrale de Temelin. »
La direction de la centrale affirme que la manifestation des activites autrichiens viole le droit européen et son porte-parole, Milan Nebesar, ajoute :
« La Commission européenne a confirmé qu'elle considérait la sécurité de Temelin comme suffisante. Cette sécurité a été contrôlée, avant la mise en service commercial, par vingt inspections de l'Agence internationale pour l'énergie nucléaire et d'autres organisations internationales. Aucun problème majeur n'a été relevé. »
D'après Dana Drabova, présidente de l'Office national de la sécurité nucléaire, la coopération en matière d'information se poursuit entre les gouvernements tchèque et autrichien. Elle affirme que c'est la première fois que deux Etats s'informent d'une manière aussi détaillée sur la sécurité d'une centrale nucléaire.

Alain Slivinsky

 

Radio.cz, 1/11/2006:
La centrale nucléaire de Temelin face à des problèmes de combustibles

 

Un passage frontalier tchèque bloqué par des anti-nucléaires autrichiens

8/10/2006 - Environ 300 militants anti-nucléaires autrichiens ont bloqué pendant une heure dimanche après-midi un passage frontalier austro-tchèque, en signe de protestation contre la centrale nucléaire controversée tchèque de Temelin (sud-ouest), a rapporté l'agence CTK.
Entrepris à l'aide d'une dizaine de tracteurs ornés de petits ballons avec l'inscription "Stop Temelin", le blocus total du passage de Wullowitz-Dolni Dvoriste a eu lieu entre 15 et 16 heures locales (13H00 - 14H00 GMT), précise l'agence tchèque.
Les protestataires ont surtout contesté le niveau de sécurité de cette centrale de conception ex-soviétique située à 60 km de la frontière de l'Autriche, pays strictement anti-nucléaire depuis 1978.
Selon un militant autrichien, Manfred Doppler du mouvement "Atomstopp", une commission d'experts a révélé fin 2005 des insuffisances dans le système de sécurité de Temelin. "Aucune mesure n'a été réalisée depuis, des problèmes en matière de sécurité perdurent", a affirmé M. Doppler, à l'agence CTK.
La construction de Temelin a débuté en 1987. Comptant initialement quatre réacteurs de conception soviétique VVER de 1.000 mégawatts chacun, le projet a été réduit à deux tranches après la chute du régime communiste en 1989.
Entrée en service en 2000, cette centrale dont les deux réacteurs sont aujourd'hui munis de systèmes de sécurité de l'américain Westinghouse constitue une pomme de discorde entre Vienne et Prague, qui ne partage pas les craintes de son voisin.


 

Le Figaro, 5 août 2006:

Nouvelle fuite radioactive à Temelin

Les Autrichiens s'inquiètent des conditions de sécurité dans cette centrale proche de leur frontière.
 
ÉTERNELLE pomme de discorde entre la République tchèque et ses voisins, la centrale nucléaire de Temelin a connu mercredi dernier une nouvelle fuite radioactive, le troisième incident notable en l'espace de trois jours.
 
Cette série noire a provoqué une vague d'indignation en Autriche, un pays ouvertement antinucléaire depuis la tenue d'un référendum sur ce sujet en 1978. Située en Bohême du Sud, Temelin se trouve à seulement 65 km de la frontière autrichienne. Son existence même empoisonne depuis six ans les relations entre Prague et Vienne.
 
D'après le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar, «plusieurs milliers de litres d'eau légèrement radioactive» se seraient échappés du circuit de refroidissement de la deuxième tranche, mais auraient été contenus dans deux compartiments hermétiques situés dans l'enceinte de confinement du réacteur. La situation ne présenterait «plus aucun danger pour le public ni pour l'environnement», précise Nebesar. À l'origine de cet incident, des techniciens de la centrale «auraient omis de refermer à moitié seulement une poignée manuelle» lors d'une simple opération de vérification. Il s'agit du troisième incident survenu à Temelin depuis le début de la semaine. Lundi soir, une fuite d'huile avait entraîné l'arrêt de la turbine principale, avant que celle-ci ne soit à nouveau stoppée automatiquement vingt minutes plus tard, la température s'y étant élevée de 2 °C. Hier matin, la deuxième tranche de la centrale avait néanmoins repris une activité normale, tournant à 91% de sa puissance maximale.
 
Construits entre 1986 et 1997, les deux réacteurs de Temelin, d'une puissance unitaire de 1 000 mégawatts, sont des modèles russes de type VVER 1000, à eau pressurisée. Leur système de sécurité a été modernisé par la firme américaine Westinghouse dans les années 1990, pour être hissé au niveau des normes occidentales de sûreté nucléaire. Mais les détracteurs de Temelin, nombreux en République tchèque et en Autriche, continuent d'affirmer que la centrale reste instable et présente un risque majeur pour la région.
 
«Aucun problème»
 
Pour preuve, ces 80 incidents répertoriés survenus depuis l'entrée en fonction effective de la centrale, il y a six ans, bien que la plupart d'entre eux ne concernent que la partie «non nucléaire» du site. En décembre 2004, 20 000 litres d'eau radioactive s'étaient déjà échappés du circuit primaire de refroidissement, deux autres fuites majeures s'étant produites en juin 2004 et mai 2005. «La fréquence des incidents est certes élevée, concède Dana Drabova, la présidente de l'Autorité centrale de sécurité nucléaire (SUJB), mais cela ne pose aucun problème en termes de sécurité.»
 
En décembre 2000, Prague et Vienne avaient convenu de rendre publiques toutes les opérations menées à Temelin. En contrepartie, l'Autriche apportait son soutien à la candidature tchèque d'adhésion à l'Union européenne. Prague a obtenu gain de cause le 1er mai 2004, mais la centrale de Temelin continue de défrayer la chronique.

Maurin Picard
 

 

Radio Praha, 03-01-2006:

Nouvelles protestations autrichiennes contre la centrale nucléaire de Temelin

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Lundi matin, les écologistes autrichiens ont, de nouveau, bloqué la frontière tchéco-autrichienne, au passage de Dolni Dvoriste, en Bohême du Sud. Il s'agissait d'une manifestation qui n'était pas autorisée et qui a même surpris les autorités locales autrichiennes. La raison des protestations contre le fonctionnement de la centrale nucléaire de Temelin ?

Photo: CTKLa Tchéquie ne respecterait pas les accords de Melk, signés entre les gouvernements tchèque et autrichien et concernant les mesures de sécurité dans cette centrale. Ces accords stipulaient aussi que la partie autrichienne garantirait le bon fonctionnement des passages frontières entre les deux pays, souvent la cible des manifestations et l'objet de blocus. Pour cette raison, les autorités autrichiennes ont été surprises et fortement embarassées par la manifestation de lundi. Les adversaires de l'énergie nucléaire autrichiens ont bloqué le passage de Dolni Dvoriste pendant plus de quatre heures et ont menacé de bloquer d'autres passages frontières entre la Tchéquie et l'Autriche, à l'avenir. Quelles sont les mesures de sécurité qui ne seraient pas respectées à Temelin ? D'après les écologistes autrichiens, un mur ne séparerait pas les conduites de vapeur des conduites d'eau radioactive comme en Allemagne, par exemple. Réponse de Dana Drabkova, présidente de l'Office national de la sécurité nucléaire : « Ce problème qui est résolu par un mur en Allemagne, est résolu d'une autre manière à Temelin, comme dans d'autres centrales nucléaires en Europe ou dans le monde. » La manifestation des adversaires autrichiens de l'énergie nucléaire a été condamnée, aussi bien par leurs homologues tchèques que par les autorités de la Haute-Autriche, comme le confirme le gouverneur de la Bohême du Sud, Jan Zahradnik :

Photo: CTK« Depuis l'année 2000, à l'époque où le mouvement de protestations et de blocage des frontières est arrivé à son paroxysme, il n'y a plus eu de manifestations de ce genre. Celle de lundi est assez unique en son genre et je dispose d'informations, selon lesquelles, mon collègue Pühringer aurait condamné ce blocage et appelé les participants à abandonner cette forme de protestation. »

Pavel Vlcek, président de l'Initiative civique pour l'environnement se déclare favorable à un soutien moral à ses holomogues autrichiens mais, d'un autre côté, ne compte pas soutenir activement les écologistes autrichiens, car leurs actions sont perçues d'une manière des plus négatives en République tchèque.

Alain Slivinsky

 

Radio Praha:

Le ministère de l'Environnement donne son feu vert à la construction d'un dépôt provisoire de déchets nucléaires à Temelin

30-11-2005 - Le ministère de l'Environnement a donné son feu vert à la construction d'un dépôt provisoire de déchets nucléaires à Temelin, à proximité de la centrale nucléaire qui est déjà l'objet d'âpres débats, aux niveaux national et international.

Dans son rapport, le ministère de l'Environnement estime que les infrastructures prévues sont suffisantes pour bloquer les radiations ionisantes, et que leur mise en place n'aura pas d'effet négatif sur la santé des habitants ainsi que sur l'environnement. La méthode de stockage des déchets radioactifs, sera, toujours d'après ce que l'on peut conclure du document du ministère, avantageux et optimal.

Ce n'est pas du tout l'avis des activistes anti-Temelin, qui regrettent que le ministre Ambrozek n'ait pas tenu compte de leurs réserves. « La démarche du ministère est très loin de ce à quoi on peut s'attendre dans une démocratie », affirme Dana Kuchtova, qui représente l'association écologique Jihoceska matka - La mère du sud de la Bohême en français - l'une des organisations les plus actives du côté tchèque de la frontière. Dana Kuchtova regrette également que le problème du contenant n'ait pas encore été abordé. Aucune précision n'a en effet été apportée quant au type de containers dans lesquels seront enfermés les déchets radioactifs. Du côté autrichien, les pourfendeurs de l'atome mènent depuis longtemps une campagne active contre la politique nucléaire tchèque, et l'annonce de la construction de ce dépôt va sans doute provoquer de multiples réactions.

Alors qu'entend-on exactement par « dépôt provisoire de déchets nucléaires » ? Il s'agit d'un dépôt où pourront être entreposées jusqu'à 1370 tonnes de déchets radioactifs, une quantité que pourraient produire les deux blocs de la centrale de Temelin en une trentaine d'année. Pour l'instant, les déchets sont entreposés dans la piscine de stockage, sous le réacteur, où ils sont censés perdre progressivement de leur chaleur et de leur radioactivité. Si la Commission européenne donne son aval au projet, le nouveau dépot provisoire pourrait être mis en service en 2014, pour une durée d'environ soixante ans. Le même genre de dépôt, d'une dimension plus réduite que celui prévu à Temelin, est déjà utilisé depuis 1995 sur le site de la centrale nucléaire de Dukovany, en Moravie.

Alexis Rosenzweig

 


Radio Praha, 25/10/05:

Mise en service effective du premier bloc de la centrale nucléaire de Temelin
Le premier bloc de la centrale nucléraire de Temelin, en Bohême du sud, qui fournit de l'électricité au réseau national tchèque depuis cinq ans, en régime provisoire d'essai, devrait passer au régime normal. Le processus de contrôle vient de commencer, mais la centrale suscite toujours les protestations de certaines personnalités autrichiennes.

TemelinLa centrale nucléaire de Temelin a commencé, le 18 octobre, à passer au régime normal de production de l'électricité. Après une période d'essai de cinq ans, pendant laquelle la centrale approvisionnait pourtant le réseau électrique tchèque, elle passe à son régime de croisière, du moins en ce qui concerne le premier bloc, donc le réacteur et ses équipements. D'après le porte-parole de la centrale de Temelin, Milan Nebesar, la juridiction tchèque est pleinement respectée, concrétement la loi atomique et la loi sur la construction. La centrale bénéficie d'un permis de fonctionnement à l'essai valable jusqu'à la fin de 2005. Milan Nebesar ajoute :

« La mise en service d'un tel colosse énergétique demande en temps approprié. D'après la loi atomique, nous avons terminé les tests du bloc générateur l'année dernière et, d'après la loi sur la construction, nous avons commencé les contrôles avant la mise en service de tous les bâtiments de la centrale, cette année. Il s'agit de plus d'une centaine de bâtiments. »

Avec la mise en service effective du premier bloc de la centrale nucléaire de Temelin, les protestations de l'Autriche ont, de nouveau, fait surface. Radko Pavlovec, chargé du contrôle des centrales nucléaires non loin des frontières de la Haute-Autriche, affirme que la Tchéquie, dans le cas de Temelin, ne respecte pas les accords de Melk, conclus à la fin de l'année 2001. En ce temps-là, la Tchéquie, face aux protestations autrichiennes, s'était engagée à contrôler la sécurité des éléments-clés de la centrale, à fournir toutes les informations concernant le fonctionnement du réacteur. L'Autriche, en contrepartie, s'était engagée à débloquer le processus d'admission de la République tchèque dans l'Union européenne et à empêcher le blocus des autoroutes et passages-frontière entre les deux pays. Dana Drabkova, présidente de l'Office national de la sécurité nucléaire, affirme que la Tchéquie respecte les accords et les lois. De même, la direction de la centrale de Temelin est persuadée que le litige réside seulement dans une différente interprétation des données fournies par l'une ou l'autre des parties intéressées. Officiellement, le gouvernement autrichien ne relève aucun danger dans le fonctionnement de la centrale nucléaire de Temelin.

Alain Slivinsky


Fuite d'eau radioactive dans la centrale nucléaire de Temelin
PRAGUE 20 décembre 2004  -
Une fuite de quelque 20 000 litres d'eau radioactive s'est produite à la centrale nucléaire de Temelin, en République tchèque, a indiqué son porte-parole. L'incident s'est produit dans le circuit primaire de la tranche 2 de la centrale.
Due à un défaut de mesurage du niveau de l'eau dans un réservoir, la fuite est restée limitée à une zone contrôlée et n'a pas affecté l'environnement et la santé des travailleurs, a affirmé Milan Nebesar, le porte-parole.
La tranche 2 de la centrale de Temelin avait été reconnectée lundi matin au réseau énergétique du pays après un arrêt programmé de quatre jours durant lequel les techniciens avaient procédé à des modifications d'un système de refroidissement dans sa partie non-nucléaire, selon M. Nebesar.
Une autre fuite de quelque 3000 litres d'eau radioactive à Temelin, début juin, avait été suivie par l'envoi sur place d'inspecteurs de la Commission européenne.
Entrée en service en 2000, cette centrale, installée dans le sud-est du pays, constitue une pomme de discorde avec l'Autriche, qui conteste son niveau de sécurité et craint les conséquences de la pollution radioactive de la centrale sur l'environnement de la région. Temelin n'est distante que de 60 km de la frontière de l'Autriche, pays non-nucléaire depuis 1978.
La centrale, dont la construction avait été lancée sous l'ancien régime communiste, compte deux réacteurs de technologie russe VVER de 1000 mégawatts chacun. Les systèmes de sécurité et de contrôle ont été refaits par l'américain Westinghouse.

 

Des militants opposés à une centrale bloquent la frontière austro-tchèque
16/10/04 -
Des militants opposés au nucléaire ont bloqué pendant trois heures samedi un poste-frontière entre l'Autriche et la République tchèque pour protester contre la mise en service régulier de la centrale atomique tchèque de Temelin, a annoncé l'agence APA. "Les pannes se multiplient et au lieu de donner des explications claires, on accorde une autorisation de mise en service complète. C'est inadmissible", a déclaré Rudi Anschober, un élu local Vert, à l'agence de presse autrichienne.
Parmi les manifestants qui ont bloqué le poste-frontière de Wullowitz-Dolni Dvoriste se trouvaient plusieurs élus autrichiens et tchèques, a constaté APA.
L'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB) avait provoqué l'indignation d'une partie de la classe politique autrichienne lundi en autorisant la mise en service régulier de la seconde tranche de la centrale de Temelin, située à 60 km de la frontière autrichienne.
Conçue sous l'ancien régime communiste et inaugurée en 2000, cette centrale est composée de deux tranches avec chacune un réacteur VVER de conception russe de 1.000 mégawatts et son fonctionnement a déjà dû être arrêté à plusieurs reprises pour des raisons de sécurité. Sa mise en service a été vivement critiquée en Autriche, pays qui a renoncé à l'énergie nucléaire par référendum en 1978 et milite aujourd'hui pour l'arrêt du nucléaire en Europe.
La Commission européenne avait dépêché deux inspecteurs à Temelin en juin à la suite d'une fuite de trois mètres cubes d'eau radioactive.

 

Fuite d'eau radioactive dans la centrale nucléaire de Temelin
7/06/2004 -
Une fuite de trois mètres cubes d'eau radioactive s'est produite dimanche dans le circuit primaire de la tranche 2 de la centrale nucléaire tchèque de Temelin, a-t-on appris lundi auprès de son porte-parole, Milan Nebesar. "Ce n'est rien de grave", a affirmé le porte-parole. L'eau échappée a été déviée dans un canal spécialement aménagé, a-t-il précisé.
Située à environ 60 km de la frontière de l'Autriche, cette centrale nucléaire est arrêtée depuis plusieurs jours pour un entretien programmé et l'échange d'un transformateur défectueux, a rappelé le porte-parole. "La réaction nucléaire est stoppée (à Temelin) depuis quelque jours, son redémarrage est prévu à la mi-juin", a indiqué M. Nebesar. Du à un "défaut d'étanchéité", l'incident s'est manifesté "à l'intérieur d'une zone contrôlée sur un plancher spécialement aménagé pour ce genre de fuite", a de son côté affirmé le porte-parole de l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB), Zdenek Prouza. "Il s'agissait d'une panne technologique classique, les espaces concernés ont déjà été décontaminés", a-t-il ajouté. "Aucune fuite radioactive à l'extérieur (de la centrale) n'a eu lieu", a souligné M. Prouza. L'incident a d'abord été révélé par le gouvernement régional du Land autrichien de Haute-Autriche. Son chargé de mission anti-nucléaire Radko Pavlovec a critiqué le manque de transparence des autorités tchèques. Selon le porte-parole de Temelin, Milan Nebesar, la centrale dispose pour ce genre d'incident mineur de 78 heures pour donner des informations, en vertu d'un accord bilatéral tchéco-autrichien consacré à Temelin.
Entrée en service en 2000, Temelin constitue une pomme de discorde avec l'Autriche, qui conteste son niveau de sécurité et craint les conséquences de la pollution radioactive de la centrale sur l'environnement de la région. L'Autriche, qui a renoncé à l'énergie nucléaire en 1978, admet difficilement que ses voisins opèrent des centrales.
La centrale de Temelin, dont la construction avait été lancée sous l'ancien régime communiste, compte deux réacteurs de technologie russe VVER de 1.000 mégawatts. Les systèmes de sécurité et de contrôle ont été refaits par l'américain Westinghouse.

 


Arrêt d'urgence d'un réacteur de la centrale nucléaire de Temelin
25/11/03 -
Un "faux signal" d'une défaillance du système de régulation a provoqué dans la nuit de lundi à mardi un arrêt d'urgence du deuxième réacteur de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (sud), a annoncé le porte-parole de la centrale.
Avant l'arrêt, le réacteur travaillait à 100% de sa puissance de 1.000 mégawatts, selon le porte-parole, Milan Nebesar.
Après l'analyse de l'incident et la remise en état de l'installation, la tranche 2 de Temelin reprendra son exploitation à l'essai, a-t-il ajouté.
La tranche 1 poursuivait mardi sa marche à la puissance maximale de 1.000 mégawatts, selon le porte-parole.
Située à quelque 60 km de la frontière avec l'Autriche, la centrale nucléaire de Temelin fait depuis des années l'objet de vives protestations des écologistes et autres adversaires du nucléaire autrichiens qui contestent son niveau de sécurité et craignent son impact sur l'environnement de la région.



Une panne par délégation étrangère à la centrale nucléaire tchèque de Temelin

PRAGUE (24 septembre 2003) - Souvent mise au pilori par les anti-nucléaires, la centrale atomique tchèque de Temelin affiche ces derniers temps une fréquence de pannes proportionnelle au nombre de visiteurs étrangers désireux de s'informer sur ses normes de sécurité, écrit le journal Lidove Noviny.
Au moment de la récente venue du chef de la Commission de régulation nucléaire américaine Nils Diaz, les opérateurs ont ainsi dû réduire d'urgence la puissance d'une tranche, en raison d'une défaillance d'une pompe de circulation, a expliqué mercredi le quotidien.

D'autres pannes ont gâché la visite d'un groupe de députés finlandais, mais ont surtout ennuyé une délégation de maires autrichiens, venue pour calmer l'opinion publique dans leur pays. Anti-nucléaire depuis un quart de siècle, l'Autriche voit toujours d'un très très mauvais oeil cette centrale, située à seulement 60 km seulement de sa frontière.

"En dehors des lois techniques, il y a aussi la loi de Murphy, selon laquelle c'est au pire moment que les choses tournent mal", a dû reconnaître la présidente de l'Office tchèque de sûreté (SUJB), Dana Drabova.

Du coup, le quotidien a proposé une recette simple pour éliminer les pannes de la centrale nucléaire: interdire toute visite étrangère.


Arrêt d'urgence du turbogénérateur de la première tranche

PRAGUE, 12 juin - Le turbogénérateur de la première tranche de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) a été arrêté d'urgence mardi soir par un système automatique à cause d'un défaut, a annoncé mercredi le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

Mercredi, les opérateurs de la centrale étaient en train d'éliminer un "défaut d'étanchéité" dans les installations du circuit secondaire, après avoir procédé le matin à une réduction à 3% de la puissance du réacteur, a-t-il précisé.

La tranche 1 de la centrale est entrée lundi dans la période de l'exploitation à l'essai, d'une durée prévue de 18 mois, suite au feu vert de l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB). Pendant cette période, la tranche fait déjà officiellement partie du réseau énergétique de la République tchèque.

 


Feu vert à l'exploitation à l'essai de 18 mois de la tranche 1

10/06/02: La centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) a obtenu lundi le feu vert de l'Office tchèque de sûreté nucléaireautorisant une exploitation à l'essai de 18 mois de sa tranche 1, a annoncé le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

Pendant cette période, la tranche 1 fera déjà officiellement partie du réseau énergétique du pays, a-t-il précisé.

SUJB a pris sa décision à la suite d'un test final de 144 heures de "marche probante" de la tranche, dont le démarrage en octobre 2000 avait été suivi d'une série de défaillances notamment dans son circuit secondaire.

La compagnie d'électricité tchèque CEZ (Ceske Energeticke Zavody) est devenue officiellement propriétaire de la première tranche par la signature d'un protocole sur l'accomplissement de ce test final.

De son côté, le second réacteur de Temelin, démarré le 31 mai, travaille actuellement à environ 2% de sa puissance nominale de 1.000 mégawatts, et se prépare à une montée en puissance successive, a rappelé M. Nebesar.



500 militants anti-nucléaires manifestent à un poste-frontière austro-tchèque

VIENNE, 19 mai - Quelque 500 militants anti-nucléaires, selon les organisateurs, se sont rassemblés pour une manifestation du côté autrichien au poste-frontière austro-tchèque de Wullowitz, ont indiqué des groupes anti-nucléaires autrichiens et tchèques.

Ces groupes réclament notamment la fermeture de la centrale nucléaire tchèque de Temelin, située à 60 kilomètres de la frontière autrichienne.

Les organisateurs ont indiqué avoir voulu donner un aspect "dépassant les frontières" à leur manifestation avec la participation de groupes musicaux tchèques et autrichiens qui l'ont accompagnée.

 


Tests les plus difficiles accomplis (office du sûreté)

PRAGUE, 13 mai - Les tests les plus difficiles prévus à la tranche 1 de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) ont été accomplis avec succès ce week-end, a annoncé lundi à Prague la présidente de l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB) Dana Drabova.

Un arrêt imprévu lors d'un essai secondaire n'est cependant pas à exclure dans les jours qui viennent, a ajouté Mme Drabova, citée par l'agence CTK.

Les opérateurs procèderont d'ici la fin de la semaine à six derniers essais dynamiques, suivis d'un test final lors duquel la première tranche fonctionnera pendant 144 heures (6 jours) à 100% de sa puissance de 1.000 mégawatts, a ajouté de son côté Milan Nebesar, porte-parole de la centrale.

Après ce test final, la tranche 1 de Temelin sera définitivement remise à la compagnie d'électricité tchèque CEZ (Ceske Energeticke Zavody), et attendra le feu vert de SUJB pour la mise en exploitation à l'essai de 18 mois, a-t-il précisé.


Le premier réacteur à 98% de sa puissance (porte-parole)

PRAGUE, 1er mai - Le premier réacteur de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) travaillait depuis mardi soir à 98% de sa puissance maximale de 1.000 mégawatts, a annoncé mercredi le porte-parole de la centrale.

La puissance du réacteur restera stabilisée à ce niveau pendant environ 48 heures. Une montée à 100% de la puissance est prévue ensuite, avant une nouvelle série d'essais dynamiques de la tranche 1 de la centrale, a précisé le porte-parole, Milan Nebesar.

Arrêté pendant deux mois, le premier réacteur de Temelin a été redémarré le 24 avril. Un "petit défaut d'étanchéité" détecté dans le circuit secondaire, de la tranche a cependant nécessité dimanche une réduction d'urgence de la puissance du réacteur à quelque 2,5%.

 



Prochain redémarrage du premier réacteur (porte-parole)

PRAGUE, 18 avr - Le premier réacteur de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) sera redémarré "dans les prochains jours" après un arrêt de près de deux mois, a annoncé jeudi un porte-parole de la centrale.

Le réacteur de la tranche 1, qui avait été arrêté le 24 février pour "environ un mois", doit être relancé "pendant le week-end ou au début de la semaine prochaine", a indiqué le porte-parole, Vaclav Brom.

Un "défaut d'étanchéité" détecté mercredi dans le circuit secondaire (non nucléaire) a de nouveau "quelque peu retardé" la mise en marche de la tranche 1, a-t-il reconnu. La réparation a nécessité un refroidissement du circuit secondaire, dont la température dépassait déjà 260 degrés Celsius, a-t-il ajouté.

Un nouveau test d'étanchéité devrait avoir lieu jeudi soir, selon ce porte-parole.

Quatre inspecteurs de l'Office d'Etat de sûreté nucléairesurveillent en permanence les travaux en cours à Temelin, a pour sa part indiqué le porte-parole de l'Office, Pavel Pittermann.

L'autorisation de faire monter la puissance du premier réacteur de Temelin jusqu'à 100 % de sa capacité de 1.000 mégawatts, délivrée par le SUJB début janvier, reste en vigueur, a précisé M. Pittermann.

Située en Bohême du sud, à quelque 60 km des frontières autrichienne et allemande, la centrale de Temelin compte deux tranches équipées chacune d'un réacteur de conception russe VVER d'une puissance de 1.000 mégawatts, avec des systèmes de sécurité et de contrôle livrés par le groupe américain Westinghouse, qui fournit également le combustible nucléaire.

Le démarrage du second réacteur, dans lequel se trouve le combustible depuis le 11 mars, pourrait avoir lieu "à la fin mai", a estimé jeudi M. Pittermann.

 


Mise en marche du second réacteur vers le 15 avril (porte-parole)

PRAGUE, 9 avr - Le second réacteur de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) sera mis en marche vers le 15 avril, a annoncé mardi le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

Des opérateurs de la centrale procéderont prochainement à un test de la pompe à acide borique dans le circuit primaire de la tranche 2, où se poursuit ces jours-ci une mission des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de Vienne, a-t-il ajouté.

Le chargement du combustible dans le second réacteur s'est achevé le 11 mars, une semaine après la lancement de l'opération, selon M. Nebesar.

Arrêtée le 24 février pour des travaux de révision et de contrôle, la tranche 1 de Temelin doit être pour sa part rédemarrée également à la mi-avril, pour une série d'essais qui font partie de la dernière étape de tests du réacteur, à la puissance maximale de 1.000 mégawatts, a par ailleurs indiqué le porte-parole.

Située à quelque 60 km de la frontière de l'Autriche (anti-nucléaire depuis un référendum de 1978), la centrale de Temelin compte deux tranches équipées chacune d'un réacteur VVER de conception russe d'une puissance de 1.000 mégawatts, dotées de systèmes de sécurité et de contrôle livrés par le groupe américain Westinghouse, fournisseur également du combustible.

Après le démarrage officiel du premier réacteur (9 octobre 2000), les essais de la tranche 1 ont été à maintes reprises perturbés par des problèmes notamment dans le circuit secondaire (non-nucléaire), à l'origine de plusieurs arrêts d'urgence du réacteur.

La centrale de Temelin - dont la construction a débuté sous l'ancien régime communiste dans les années 1980 - fait l'objet de nombreuses critiques de la part d'écologistes et autres adversaires du nucléaire, en particulier en Autriche et en Allemagne voisines.

 



Arrêt du 1er réacteur pour environ un mois (porte-parole)

PRAGUE, 24 fév - Le premier réacteur de la centrale nucléaire de Temelin (Bohême du sud) a été arrêté dimanche soir pour environ un mois, afin de procéder notamment à des révisions et au remplacement de certaines installations du circuit secondaire, a annoncé un porte-parole de la centrale.
"Une révision détaillée des installations et le remplacement de certaines armatures de fabrication allemande seront effectués au cours de cet arrêt", a précisé le porte-parole, Milan Nebesar, cité par la radio publique CRo.

Après le rédémarrage du réacteur, les opérateurs procéderont à une série d'essais qui font partie de la dernière étape de tests du réacteur à la puissance maximale de 1.000 mégawatts, a-t-il ajouté.

Le 7 février, un arrêt d'urgence du réacteur - le troisième depuis la première montée en puissance à 100% le 10 janvier - avait été provoqué par une série d'anomalies qui avaient nécessité le dégagement dans l'atmosphère de vapeur du circuit secondaire de la tranche 1, selon un rapport publié par l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB).

Selon la télévision publique tchèque CT, une nouvelle manifestation d'activistes anti-Temelin autrichiens a eu lieu durant le week-end à proximité de la frontière austro-tchèque, en signe de protestation contre le prochain chargement du combustible dans la seconde tranche de Temelin.

Le SUJB devrait donner le feu vert à cette opération "fin février ou début mars", a annoncé dimanche à Prague la présidente de l'office, Dana Drabova.

 

Nouvelle réduction d'urgence de la puissance du réacteur (porte-parole)

PRAGUE, 20 fév - La tranche 1 de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) a été déconnectée du réseau énergétique mardi soir pour environ six heures, suite à une réduction d'urgence de 100 à 38% de la puissance de son réacteur, a annoncé mercredi le porte-parole de la centrale.
Le système automatique de protection de la tranche 1 avait ainsi réagi à la mise sous tension d'un circuit à haute tension de la tranche 2, a précisé le porte-parole, Milan Nebesar.

Après une mise au point du système, les opérateurs ont procédé à une nouvelle montée en puissance du premier réacteur jusqu'à 95% de sa capacité, et la turbine livrait mercredi quelque 915 mégawatts d'électricité dans le réseau énergétique du pays, a-t-il ajouté.

Le 1er réacteur de Temelin a été redémarré vendredi après un arrêt d'une semaine, pour rester en marche pendant cinq jours seulement. Cette période de tests pourrait être prolongée d'environ deux jours après cette nouvelle réduction de la puissance du réacteur, a indiqué M. Nebesar.

 


L'Allemagne réclame des détails aux Tchèques

BERLIN, 15 fév - Le ministre allemand de l'Environnement, Juergen Trittin, a réclamé aux autorités tchèques des détails concernant le dernier incident survenu le 7 février à la centrale nucléaire de Temelin (Bohême du sud), a indiqué vendredi son ministère dans un communiqué.
"La série de pannes pendant la phase de redémarrage de la centrale de Temelin a atteint un nouveau sommet avec le plus récent de ces incidents. Toute la centrale est, en raison d'une série d'erreurs et de manquements dans les systèmes de sécurité, en situation délicate, même si par chance aucun dégagement de radioactivité n'a été enregistré", a déclaré le ministre.

"Les autorités nucléaires tchèques doivent mener une analyse approfondie sur la cause de l'incident aussi bien d'un point de vue technique que de celui de la gestion de la sécurité et prendre les mesures nécessaires car, dans le cas contraire, remettre en route la centrale serait irresponsable", a ajouté le ministre, selon le communiqué.

Le premier réacteur de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du Sud) a été automatiquement arrêté le 7 février par le système de contrôle, lors d'un essai effectué sur le circuit secondaire, non nucléaire.

Avant l'arrêt, le réacteur travaillait à 100% de sa puissance de 1.000 mégawatts. L'incident s'est produit au cours d'un "test régulier des installations électriques" de la tranche 1. Il a été redémarré vendredi mais ne doit rester en marche que cinq jours.

Selon un rapport publié sur les pages internet de l'Office d'Etat de sûreté nucléaire (SUJB), l'arrêt d'urgence avait été provoqué par une série d'anomalies et avait entraîné le dégagement dans l'atmosphère de vapeur non radioactive du circuit secondaire de la tranche 1.

 



Redémarrage du premier réacteur de la centrale

PRAGUE, 15 fév - Le premier réacteur de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) a été redémarré vendredi, après un arrêt d'une semaine, a annoncé le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

Le réacteur doit atteindre sa puissance maximale de 1.000 mégawatts samedi soir.

La montée en puissance du réacteur nécessite cependant un nouveau feu vert de l'Office d'Etat de sûreté nucléaire (SUJB), prévu avant vendredi soir, a pour sa part indiqué le porte-parole de SUJB, Pavel Pittermann.

Il s'agit d'un "programme spécial de travail" de courte durée, valable uniquement pour des tests de la tranche 1 qui a fait l'objet d'une inspection de l'Office de sûreté, a-t-il ajouté.

Arrêté d'urgence par le système de contrôle le 7 février, le réacteur de la tranche 1 de Temelin ne restera en marche que pendant cinq jours. Des mesures prévues après l'incident du 7 février seront testées pendant cette période.

Selon un rapport publié sur les pages internet de SUJB, l'arrêt d'urgence du 7 février avait été provoqué par une série d'anomalies et avait entrainé le dégagement dans l'atmosphère de vapeur non radioactive du circuit secondaire de la tranche 1.

Un nouvel arrêt du réacteur est prévu pour environ un mois. Des révisions, ainsi que le remplacement de valves placées dans le circuit secondaire auront lieu dans les semaines à venir, selon le porte-parole de la centrale.

Certains tests déjà effectués sur la tranche 1 devront être répétés en raison des récents problèmes, selon la présidente de SUJB, Dana Drabova.

 



L'arrêt d'urgence constituerait un "sérieux problème technique"

PRAGUE, 9 fév - L'arrêt d'urgence du réacteur de la tranche 1 de la centrale nucléaire de Temelin (Bohême du sud), jeudi, constitue un "sérieux problème technique", a estimé la présidente de l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB) Dana Drabova, citée samedi par la presse.

Jeudi matin, le réacteur a été automatiquement arrêté par le système de contrôle lors d'un essai effectué dans le circuit secondaire, à la suite de l'arrêt pour des raisons encore indéterminées du générateur, suivi de problèmes de régulation de l'admission de la vapeur, selon des sources spécialisées.

"Cette fois-ci il s'agit d'un sérieux problème technique (dont) la solution ne doit pas être facile", a admis Mme Drabova, citée par le journal Lidove Noviny.

Un examen approfondi de l'incident doit se prolonger pendant "au moins une semaine", a-t-elle ajouté, avant d'assurer que l'arrêt du réacteur n'avait eu "aucune incidence sur la sûreté nucléaire".

Avant ce dernier arrêt d'urgence, le réacteur travaillait à 100% de sa puissance de 1.000 mégawatts, niveau atteint pour la première fois le 11 janvier.



Arrêt d'urgence du premier réacteur

PRAGUE, 7 fév - Le premier réacteur de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du Sud) a été automatiquement arrêté par le système de contrôle, jeudi matin, lors d'un essai effectué sur le circuit secondaire, de la tranche, a annoncé le porte-parole de la centrale.

Avant l'arrêt, le réacteur travaillait à 100% de sa puissance de 1.000 mégawatts, a précisé le porte-parole, Milan Nebesar.

L'incident s'est produit au cours d'un "test régulier des installations électriques" de la tranche 1, a-t-il ajouté.

Le premier réacteur de Temelin avait atteint sa puissance maximale le 11 janvier dernier. Un premier arrêt automatique à ce niveau de puissance a eu lieu le même jour.

Depuis le 12 janvier, la tranche 1 travaillait à 100% de sa puissance, mais certains essais dynamiques devaient être reportés à cause de problèmes de régulation dans le circuit secondaire.

La date du chargement du combustible nucléaire dans le deuxième réacteur de Temelin devrait être fixée la semaine prochaine par l'Office d'Etat de sûreté nucléaire (SUJB), selon son porte-parole, Pavel Pittermann.

 



Prochain feu vert au chargement du combustible dans la tranche 2 de Temelin (Office sûreté)

PRAGUE, 6 fév - Le feu vert au chargement du combustible dans le deuxième réacteur de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) pourrait être donné "à la mi-février", a annoncé mercredi le porte-parole de l'Office d'Etat de sûreté nucléaire (SUJB).

Il s'agit cependant d'une date "provisoire", a souligné le porte-parole, Pavel Pittermann.

Les experts de SUJB examinent actuellement "des milliers de pages de documents" sur la deuxième tranche de Temelin, livrés par la direction de la centrale, ainsi que les résultats des inspections effectuées par l'Office.

Une réunion décisive pour l'autorisation du chargement du combustible nucléaire dans le réacteur est prévue la semaine prochaine, a ajouté le porte-parole.

La tranche 1 de Temelin travaille actuellement à 100 % de sa puissance maximale de 1.000 mégawatts, mais certains essais dynamiques n'ont pas encore été effectués à ce niveau de puissance à cause de problèmes de régulation dans le circuit secondaire, non nucléaire, de la tranche.

 


La centrale nucléaire de Temelin, pomme de discorde entre Prague et Vienne

PRAGUE, 22 jan - La centrale nucléaire tchèque de Temelin, située en Bohême du sud à quelque 60 km de la frontière de l'Autriche, pays qui a renoncé au nucléaire par un référendum en 1978, constitue depuis des années une pomme de discorde entre Prague et Vienne.
Cette querelle a atteint un sommet avec la consultation populaire au cours delaquelle 915.220 Autrichiens (15,5% du corps électoral) ont signé une pétition du parti d'extrême droite autrichienne FPOe exigeant un veto de Vienne à l'entrée de la République tchèque dans l'UE, si Prague ne fermait pas cette centrale.

Mise en chantier dans les années 1980, la centrale nucléaire de Temelin compte deux tranches munies chacune d'un réacteur VVER de conception russe, d'une puissance de 1.000 mégawatts.

En 1993, le groupe américain Westinghouse a été chargé d'adapter des systèmes de contrôle et de sécurité à ces installations.

Après l'achèvement de la centrale, prévu pour la fin de l'année 2002, la part du nucléaire à la production d'électricité en République tchèque devrait passer à 31%, selon des sources spécialisées.

Le premier réacteur de Temelin a été mis en marche le 9 octobre 2000, en dépit de nombreuses protestations des écologistes et dirigeants autrichiens, ainsi que d'une pétition signée par quelque 115.000 Tchèques réclamant la tenue d'un référendum sur cette question.

Les contestataires mettent en doute notamment le niveau de sécurité de Temelin qu'il jugent inférieur à celui appliqué dans d'autres pays, notamment en raison de la combinaison d'installations nucléaires de conception russe avec des systèmes américains.

Le lancement de la réaction nucléaire dans la tranche 1 a été suivi d'une série de défaillances, dues en particulier à des problèmes dans le circuit secondaire (non nucléaire).

Le démarrage du deuxième réacteur devrait avoir lieu peu après l'achèvement de la mise en place du combustible, qui pourrait commencer avant la fin du mois de janvier, selon des sources spécialisées.

Considérant Temelin conforme aux normes de sécurité les plus strictes, le gouvernement tchèque refuse de lier la question de Temelin aux négociations d'adhésion entre Prague et l'UE.

Fin novembre 2001, un accord est intervenu à Bruxelles entre le chancelier autrichien, Wolfgang Schuessel, et le Premier ministre tchèque, Milos Zeman, en présence du Commissaire européen à l'élargissement, Guenter Verheugen.

L'accord porte "sur les mesures à prendre pour que la centrale de Temelin puisse être portée à un niveau de sécurité qui, de l'avis de l'Autriche, correspond aux normes de sécurité appliquées en Europe", a alors déclaré M. Verheugen.


COURRIER INTERNATIONAL15/01/02

AUTRICHE: Haider déguisé en militant antinucléaire

Le leader de l'extrême droite autrichienne Jörg Haider a été parmi les premiers signataires d'une consultation populaire lancée lundi par son parti, le FPö, pour obtenir la fermeture de la centrale nucléaire tchèque de Temelin.

Jörg Haider

Le texte exige un veto de l'Autriche à l'entrée de la République tchèque dans l'Union européenne si la centrale, située à 60 km de la frontière autrichienne, «n'est pas fermée». La consultation, à laquelle les trois autres partis parlementaires autrichiens - conservateurs (au pouvoir avec le FPö), sociaux-démocrates et Verts - sont opposés, pourrait faire imploser le gouvernement de coalition du chancelier Wolfgang Schüssel. «Ce ne sera pas le dernier conflit à naître au sein de ce gouvernement», a pronostiqué le quotidien «Kurier».

Conservateurs, sociaux-démocrates et Verts, pourtant tous antinucléaires, ne veulent pas entendre parler d'un veto contre l'adhésion de la République tchèque à l'UE. Fin novembre, le gouvernement autrichien avait négocié à Bruxelles, sous l'égide de la Commission européenne, un compromis avec Prague sur la centrale tchèque de construction soviétique. Il avait obtenu de Prague que la centrale
soit portée «à un niveau de sécurité correspondant aux normes reconnues en Europe». Mais la revendication clé de la consultation, la fermeture de Temelin, n'avait pas été abordée à Bruxelles, le chancelier la jugeant irréalisable.

«Les Tchèques sont très méchants»

Si le texte réunit au moins 100 000 signatures jusqu'au 21 janvier, le Parlement devra débattre de la question sans être tenu à légiférer à son sujet. Jörg Haider a déclaré qu'il considérait 360 000 signatures comme un «succès» qui lui permettra d'exercer une pression politique sur le gouvernement. Un sondage paru lundi dans l'hebdomadaire «Format» n'exclut pas l'obtention de 900 000 signatures. Le quotidien «Die Presse» a envoyé un reporter dans les bureaux de vote pour demander aux signataires de s'expliquer sur leurs motivations. Si la peur du nucléaire domine largement - «on se souvient de Tchernobyl», écrit le journal -, certains participent à la consultation par xénophobie, comme cette vieille dame qui n'hésite pas à annoncer la couleur : «Je ne veux pas que la Tchéquie adhère à l'UE. C'est important pour moi. Les Tchèques sont très méchants.»

La consultation est soutenue par la «Kronen-Zeitung», le tabloïd le plus lu du pays, qui fait régulièrement sa «une» sur la centrale nucléaire tchèque. «Nous allons signer contre Temelin, pas pour le FPö», titrait
le journal dès le 12 décembre, tentant ainsi de se démarquer du parti de Jörg Haider. Le lendemain, il annonçait le soutien d'un Autrichien célèbre, Niki Lauda : «Moi aussi, je signe contre Temelin». Or l'ancien pilote de formule 1 et patron de compagnie aérienne a transféré sa résidence principale en Angleterre depuis l'année dernière et ne peut donc pas participer à la consultation, précisent les «Salzburger Nachrichten»...

 


Le premier réacteur a atteint 90% de sa puissance (porte-parole)

TEMELIN (République tchèque), 22 déc - Le réacteur de la tranche 1 de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) a atteint pour la première fois, samedi après-midi, 90% de sa puissance maximale de 1.000 mégawatts, a annoncé le porte-parole de la centrale.
La tranche 1 de Temelin, sur laquelle une nouvelle série de tests venait de débuter, livrait samedi quelque 865 mégawatts d'électricité dans le réseau énergétique du pays, a précisé le porte-parole, Milan Nebesar.

Les essais, dont environ 200 sont prévus dans l'étape actuelle effectuée à 90% de la puissance du réacteur, se poursuivront durant environ trois semaines, y compris pendant les fêtes de Noël, a-t-il ajouté.

Une dernière phase d'essais, pendant laquelle le réacteur atteindra 100% de sa puissance, doit suivre durant le premier trimestre 2002, avec notamment un test final de 144 heures (6 jours) de fonctionnement à pleine puissance de la tranche 1, selon le calendrier prévu.

 

 

Le premier réacteur de Temelin autorisé à atteindre 90% de sa puissance

PRAGUE, 21 déc - Les responsables de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) ont obtenu vendredi l'autorisation d'augmenter la puissance du premier réacteur jusqu'à 90% de ses capacités maximales de 1.000 mégawatts, a annoncé à l'agence CTK le porte-parole de l'Office de sûreté nucléaire (SUJB) Pavel Pittermann.
Les derniers test effectués à 75% de la puissance du réacteur ont été achevés jeudi. La phase suivante prévoit quelque 200 essais à 90% de la puissance de la tranche 1, a ajouté CTK.

 

 


Le premier réacteur de Temelin de nouveau à 75 % de sa puissance
PRAGUE, 3 déc -
 Le réacteur de la tranche 1 de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) fonctionne depuis dimanche soir à 75 % de sa puissance maximale de 1.000 mégawatts, a annoncé lundi un porte-parole de la centrale.

La tranche livre actuellement quelque 715 megawatts d'électricité dans le réseau énergétique du pays, a précisé le porte-parole, Vaclav Brom.

Redémarré mercredi après un arrêt de quatre semaines, le premier réacteur de Temelin a subi dimanche une nouvelle réduction de puissance liée à un "rééquilibrage" de l'axe de la turbine du circuit secondaire, non nucléaire.

Cette opération "n'avait absolument rien de commun avec la sécurité nucléaire" de la tranche, a assuré à la radio la présidente de l'Office de sûreté nucléaire (SUJB), Dana Drabova.

Selon le programme prévu, la tranche 1 de Temelin devrait atteindre 90 % de sa puissance avant la fin de l'année, après une série de tests à 75 % et un nouveau feu vert de l'Office de sûreté.

Située en Bohême du sud, à quelque 60 km des frontières allemande et autrichienne, la centrale de Temelin comptera après son achèvement, prévu en 2002, deux tranches équipées chacune d'un réacteur VVER de conception russe d'une puissance de 1.000 mégawatts, avec des systèmes de sécurité et de contrôle livrés par le groupe américain Westinghouse.


Accord entre Prague et Vienne
BRUXELLES 29 novembre -
Vienne et Prague sont parvenus jeudi à un accord sur les mesures à prendre pour régler leur différend traînant depuis des années sur la centrale nucléaire tchèque de Temelin, redoutée par les Autrichiens, a annoncé à Bruxelles le Commissaire européen à l'Elargissement, Guenter Verheugen.

"Après pratiquement un an d'efforts intensifs, nous sommes parvenus à apaiser les différends entre la République Tchèque et l'Union européenne en ce qui concerne la centrale nucléaire de Temelin", a dit M. Verheugen.

L'accord porte "sur les mesures qui doivent être prises pour que la centrale de Temelin puisse être portée à un niveau de sécurité qui, de l'avis de l'Autriche, correspond aux normes de sécurité connues en Europe", a ajouté le commissaire européen devant la presse.

Cet accord est intervenu à la suite d'une rencontre d'une dizaine d'heures à Bruxelles entre le chancelier autrichien, Wolfgang Schuessel, et le Premier ministre tchèque, Milos Zeman, en présence du Commissaire européen à l'élargissement.

La République tchèque, a expliqué le chancelier autrichien Wolfgang Schuessel, s'est engagée à procéder avec l'Autriche à un échange d'informations sur Temelin "au niveau le plus élevé possible".

"Jamais on n'était allé aussi loin entre deux pays limitrophes" en matière d'échange d'informations et de transparence, a souligné Guenter Verheugen.

Mais Prague s'est engagé également à prendre de façon prioritaire les mesures qui s'imposent pour renforcer la sécurité de la centrale nucléaire, a ajouté Wolfgang Schuessel.

Sept sujets de préoccupation techniques ont été recensés et feront l'objet de discussions bilatérales, les deux parties étant d'accord pour introduire des mesures de sécurité additionnelles si le besoin s'en fait sentir.

La République tchèque, a poursuivi Wolfgang Schuessel, s'est engagée de même à mettre en oeuvre 21 recommandations présentées par la Commission européenne, portant essentiellement sur les mesures de contrôle et de surveillance du site.

Tous ces engagements seront inclus dans un protocole à caractère contraignant qui sera ajouté à l'Acte d'adhésion de la République tchèque à l'Union européenne (UE), ont expliqué Wolfgang Schuessel et Guenter Verheugen.

La centrale de Temelin est située à seulement 60 km de la frontière avec l'Autriche, où l'opposition à l'énergie nucléaire, en particulier des écologistes, est très forte.

Le chancelier autrichien avait fréquemment menacé de bloquer le chapitre "énergie" des négociations d'adhésion s'il n'obtenait pas des Tchèques des garanties suffisantes sur la sécurité de la centrale.

La République tchèque fait partie des dix pays susceptibles de terminer leurs négociations d'adhésion à l'Union d'ici la fin de 2002.

"Le ciel est apaisé", s'est réjoui Guenter Verheugen en souhaitant que l'accord mette un terme aux "discussions amères" entre Prague et Vienne, dont les relations étaient empoisonnées par Temelin.

 


Redémarrage du premier réacteur mercredi (porte-parole)
PRAGUE, 26 nov -
 Le réacteur de la tranche 1 de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud), arrêté fin octobre en raison d'un manque d'étanchéité dans un circuit auxiliaire de refroidissement, sera redémarré mercredi, a annoncé lundi un porte-parole de la centrale.

Deux jours plus tard, la tranche sera de nouveau connectée au réseau énergétique du pays, pour la continuation de l'actuelle étape d'essais pendant laquelle le réacteur ne dépasse pas 75% de sa valeur nominale de 1.000 mégawatts, a précisé le porte-parole, Milan Nebesar.

L'élimination de la défaillance, découverte à l'aide d'un système de caméras installé à l'intérieur de la tranche, a nécessité un refroidissement du réacteur à 39°C, selon M. Nebesar.

Divers travaux de révision et de contrôle, en particulier sur la turbine du circuit secondaire, ont été également effectués à l'occasion de cet arrêt.




La centrale nucléaire tchèque menace la coalition au pouvoir en Autriche
VIENNE, 25 novembre -
 Le redémarrage d'une centrale nucléaire tchèque inquiète les Autrichiens et menace l'avenir de la coalition de droite et extrême droite au pouvoir à Vienne, divisée sur l'attitude à adopter envers Prague.
Les Autrichiens qui ont refusé le nucléaire par un référendum en 1978, sont inquiets de l'entrée en service de la centrale de Temelin, de conception soviétique, en République tchèque, à soixante kilomètres de leur frontière. Mais, en dépit de nombreuses protestations, ils n'ont pas réussi à dissuader les Tchèques de faire démarrer la centrale.

Le FPOe, le parti d'extrême droite de Joerg Haider, menace d'utiliser le droit de veto de l'Autriche pour bloquer l'entrée de la République tchèque dans l'Union européenne, une attitude rejetée par le parti conservateur du chancelier Schüssel, partisan d'un dialogue avec Prague.

Invoquant les divisions de la coalition sur Temelin, l'opposition autrichienne a présenté vendredi une motion au parlement afin d'obtenir l'organisation d'élections anticipées.

"Nous sommes convaincus que ce gouvernement a montré son incapacité d'action et que l'Autriche doit s'en débarrasser", a déclaré le chef de file des sociaux-démocrates Alfred Gusenbauer. Mais les deux partis au pouvoir ont aussitôt répondu qu'ils entendaient se maintenir jusqu'aux prochaines élections prévues en 2003.

"Nous voulons fermer Temelin", a déclaré la vice-chancelière Susanne Riess-Passer, qui est aussi chef de l'extrême droite autrichienne. "Si les Tchèques n'agissent pas, le FPOe est prêt à utiliser son veto sur l'adhésion à l'UE", a-t-elle affirmé.

Le FPOe a mis au défi son allié conservateur en lançant pour janvier prochain --une initiative prise en octobre par les dirigeants du parti pour les provinces de Vienne, Basse-Autriche et Haute-Autriche-- un référendum non contraignant sur la question. "Un grand vote populaire ne pourra pas être ignoré", a affirmé Mme Riess-Passer.

Joerg Haider a même exigé qu'un référendum national soit organisé si l'initiative du FPOe recueillait le soutien de 800.000 Autrichiens, soit 10% de la population.

Depuis le démarrage d'un réacteur, le 9 octobre 2000, malgré les protestations autrichiennes, la première tranche de la centrale a connu de nombreuses pannes dans le circuit secondaire non nucléaire et a dû être fréquemment arrêtée.

En décembre 2000, Vienne et Prague avaient signé un accord, par l'entremise du commissaire européen à l'élargissement Guenter Verheugen, prévoyant d'autoriser le démarrage commercial de la centrale à condition que des experts indépendants étudient la sécurité de la centrale et son impact sur l'environnement.

Le chancelier Schuessel cherche à minimiser les divisions du gouvernement sur Temelin, mais la dispute qui dure depuis des mois prend de l'ampleur alors que Prague doit clore d'ici la fin de l'année le chapitre sur l'énergie de ses négociations avec l'UE.

M. Schuessel avait lui même menacé dans le passé de bloquer les discussions sur ce chapitre en l'absence de progrès sur Temelin. Sous la pression grandissante de M. Verheugen et de l'UE, alors que la date butoir pour la fin des négociations approche, il a abandonné le ton de la confrontation et a pris de la distance par rapport aux positions radicales de l'extrême droite.

"Nous ne voulons faire de chantage avec personne, nous essayons seulement de rechercher avec fermeté les meilleurs standards de sécurité", a-t-il récemment déclaré.

Son ministre de l'Economie Martin Bartenstein a catégoriquement exclu que le gouvernement utilise son veto pour empêcher l'adhésion de la République tchèque à l'UE. "Un veto placerait notre pays dans un état d'isolement comme il n'en a jamais connu auparavant", a-t-il averti dans la dernière édition de l'hebdomadaire News.




Nouvel arrêt imprévu du premier réacteur (porte-parole)
PRAGUE, 31 oct -
 Le réacteur de la tranche 1 de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) sera arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi en raison d'un "manque d'étanchéité" dans un circuit auxiliaire de refroidissement, a indiqué un porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

La défaillance a été découverte sur un dispositif qui "ne fait pas partie du circuit primaire" de la tranche, a souligné le porte-parole tout en reconnaissant que le réacteur devra être refroidi à une température "inférieure à 60° C".

L'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB) avait donné le 19 octobre l'autorisation de faire monter le premier réacteur de Temelin jusqu'à 75 % de sa puissance maximale de 1.000 mégawatts.

Le nouvel arrêt de la tranche 1 doit durer environ trois semaines, selon le porte-parole. Des travaux d'entretien, ainsi que des "réparations mineures" seront effectuées pendant ce temps, notamment sur la turbine du circuit secondaire, non nucléaire, a-t-il ajouté.




L'extrême droite demande un référendum sur la centrale nucléaire de Temelin
VIENNE, 5 oct -
 Le parti autrichien d'extrême droite FPOe a lancé vendredi une demande de consultation populaire sur la centrale nucléaire tchèque de Temelin, a annoncé le chef du FPOe de Haute-Autriche, Hans Achatz.

Les dirigeants du FPOe pour les provinces de Vienne, Basse-Autriche et Haute-Autriche ont déposé au ministère de l'Intérieur une demande de référendum d'initiative populaire, qu'ils ont baptisé "Veto contre Temelin". Cette demande a été appuyée par 16.000 signatures, alors que 7.795 étaient nécessaire pour lancer la procédure.

L'objectif du FPOe est de faire voter une loi qui empêcherait l'Autriche d'approuver l'adhésion de la République tchèque à l'Union européenne (UE) tant que la centrale de Temelin --située à 60 km de la frontière autrichienne-- n'aura pas été arrêtée.

Mais les chances de réussite d'une telle initiative sont minces.

Même si le FPOe réussit à réunir les 100.000 signatures nécessaires pour porter la question devant le parlement autrichien, qui serait alors obligé d'en débattre, tous les autres partis ont déjà indiqué qu'ils ne voulaient pas d'un veto autrichien contre l'adhésion des Tchèques à l'UE.

Des représentants des partis vert et socialiste (opposition), et des conservateurs (OeVP, allié au FPOe dans la coalition au pouvoir) ont unanimement rejeté vendredi l'initiative du FPOe, rejoints par les principales organisations écologistes, dont Greenpeace.




Nouvel arrêt du 1er réacteur de la centrale de Temelin

TEMELIN, 20 sept - Le réacteur de la première tranche de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) a été de nouveau arrêté lors d'un test jeudi à l'aube, a annoncé le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.
La réaction nucléaire a été stoppée à la suite d'une instabilité du régime du turbogénérateur, lors du dernier test dynamique prévu dans le cadre de l'actuelle période d'essais, avec une puissance du réacteur ne dépassant pas 55% de sa valeur maximale de 1.000 mégawatts, a-t-il précisé.

Les opérateurs procéderont à la répétition du test, probablement dans la nuit de jeudi à vendredi, après avoir relancé la réaction nucléaire, une mesure attendue pendant la journée de jeudi, a ajouté M. Nebesar.

Le réacteur a été pour la dernière fois arrêté lundi, à la suite d'une baisse temporaire de la pression de l'huile dans les pompes d'alimentation du circuit secondaire.

 

Redémarrage du premier réacteur à la fin de la semaine (porte-parole)

TEMELIN, 13 sept -
 Le réacteur de la tranche 1 de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud), arreté depuis lundi soir, sera redémarré à la fin de la semaine pour une nouvelle série de tests, a annoncé jeudi le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

Lors des essais prévus pour la semaine prochaine, la puissance du réacteur ne dépassera pas 55 % de sa valeur maximale de 1.000 mégawatts, a précisé le porte-parole.

Une série de tests dynamiques avait été réalisée la semaine dernière, à des niveaux de 20, 35 et 55 % de la puissance du réacteur, a-t-il rappelé. Pendant ces essais, la tranche 1 de Temelin livrait entre 250 et 400 mégawatts d'électricité dans le réseau du pays avant d'en être déconnectée vendredi dernier, a précisé M. Nebesar.

 

L'Autriche en faveur d'une conférence internationale sur Temelin

VIENNE, 7 sept - Le chancelier autrichien a informé l'Union européenne (UE) qu'il était favorable à une conférence internationale sur la centrale nucléaire controversée de Temelin (République tchèque), a-t-on indiqué vendredi de source officielle à Vienne.
M. Wolfgang Schuessel a soutenu une demande faite mercredi par le parlement européen à la Commission européenne en vue d'une telle conférence sur un éventuel arrêt de la centrale, dans un courrier au Premier ministre belge, Guy Verhofstadt, dont le pays préside actuellement l'UE, et au président de la Commission de Bruxelles, Romano Prodi, a indiqué la chancellerie autrichienne dans un communiqué.

"Je considère la demande du parlement (...) comme un chemin qui mérite d'être suivi", a écrit le chef du gouvernement autrichien.

L'Autriche et la République tchèque tentent depuis l'an dernier de régler une querelle sur Temelin qui, à compter de son entrée en service, en octobre 2000, a connu de nombreuses pannes dans son circuit secondaire (non nucléaire) et a dû être fréquemment arrêtée.

Lors d'une rencontre jeudi à Vienne, les présidents tchèque, Vaclav Havel, et autrichien, Thomas Klestil, s'étaient déclaré favorables à une médiation de l'UE pour régler la question.

 

Déconnexion prévue de la tranche 1 pour cause de tests

TEMELIN (République tchèque), 7 sept - La tranche 1 de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du Sud) a été déconnectée vendredi du réseau énergétique du pays pour cause d'une série de tests prévus, a annoncé le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.
La déconnexion entre dans le cadre d'essais dynamiques destinés entre autres à vérifier le fonctionnement de la tranche pendant l'arrêt d'une ou deux des quatre pompes de circulation du circuit primaire de la centrale, a-t-il précisé.

La puissance du réacteur variera entre 20 et 55% (niveau maximal autorisé pour cette étape d'essais) de sa valeur nominale de 1.000 MW au cours de cette série de tests, d'une durée prévue d'environ deux semaines, selon un opérateur de le centrale, cité vendredi par la presse.

Après l'accomplissement de l'ensemble de tests prévus, la centrale demandera à l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB) d'autoriser une montée en puissance jusqu'à 75% de la valeur nominale du réacteur, selon le directeur de Temelin, Frantisek Hezkoucky.

La réaction nucléaire a été relancée dans le premier réacteur de cette centrale controversée à la mi-août, après un arrêt de trois mois du à des problèmes de vibrations dans le circuit secondaire (non nucléaire) de la tranche 1.

 

Remise en route du réacteur après un arrêt de 15 heures

TEMELIN (République tchèque), 19 août - Le premier réacteur de la centrale de Temelin (Bohême du sud) a été remis en route dimanche soir après un arrêt d'urgence de 15 heures, suite à une anomalie détectée dans le logiciel du système, a annoncé le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.
Arrêté par les opérateurs dimanche vers 3 heures locales (01H00 GMT), le réacteur travaillait à environ 1% de sa puissance nominale de 1.000 mégawatts peu après 18 heures (16H00 GMT), a-t-il précisé.

Liée au réglage "d'une vanne à vapeur de la turbine dans le circuit secondaire", l'anomalie "ne menace nullement la sécurité nucléaire", selon M. Nebesar.

 

Arrêt d'urgence du premier réacteur à cause d'une anomalie de logiciel

TEMELIN (République tchèque), 19 août - Le premier réacteur de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) a été arrêté d'urgence dimanche matin par les opérateurs suite à une anomalie détectée dans le logiciel du système, a annoncé un porte-parole de la centrale.

Pour la présidente de l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB), Dana Drabova, le nouvel arrêt de la tranche 1 de Temelin constitue un "évènement attendu", qui peut se reproduire encore lors de cette période de tests.

Le processus de démarrage de la centrale "n'est pas menacé", a souligné Mme Drabova.

La réaction nucléaire dans le premier réacteur de Temelin avait été relancée dimanche dernier après un arrêt de trois mois du à des problèmes de vibrations dans le circuit secondaire de la première tranche.

La centrale a été de nouveau connectée au réseau énergétique mercredi soir, après un "rééquilibrage" de l'un des paliers de la troisième partie à basse pression de la turbine.

Officiellement démarré en octobre 2000, la tranche 1 de Temelin subit actuellement une série de tests, avec une puissance du réacteur inférieur à 55% de sa capacité.

Trois autres étapes d'essais (à 75%, 90% et 100% de la puissance maximale) sont prévues avant la fin de l'année, nécessitant chacune un feu vert de SUJB.

Des travaux d'achèvement se poursuivent également à la tranche 2 de Temelin, et le chargement du combustible nucléaire dans le deuxième réacteur doit avoir lieu également avant la fin de 2001.


PRAGUE, 28 juin - Le quatrième et dernier convoi de combustibles nucléaires destinés à la seconde tranche de la centrale nucléaire de Temelin (Bohême du Sud), est arrivé mercredi soir dans la centrale, a annoncé jeudi son porte-parole, Milan Nebesar.

L'opération de chargement du combustible dans le second réacteur de la centrale est prévue vers la fin de l'année.

Provenant des Etats-Unis, les combustibles ont été transportés par la voie aérienne à Brno (Moravie du Sud), puis transférés à Temelin à bord du train, selon M. Nebesar.

Aucune protestation n'a accompagné la traversée de ce convoi secret, sur les quelque 200 km qui séparent Brno et Temelin, a-t-il ajouté.

Fin avril, plusieurs dizaines d'écologistes polonais et membres de Greenpeace avaient tenté d'empêcher le transit par la Pologne d'un autre convoi de combustibles nucléaires destinés à Temelin, dans les ports polonais de Swinoujscie et Szczecin.

D'autre part, la première tranche de cette centrale controversée, objet de vigoureuses protestations, notamment en Autriche voisine, demeure arrêtée depuis début mai pour cause de travaux visant à éliminer des défaillances dans son circuit secondaire, notamment des vibrations des conduites de vapeur et de la turbine.

Le relancement de la première tranche est prévu vers le 21 juillet, pour la reprise des tests avec une puissance du réacteur ne dépassant pas 55% de sa capacité de 1.000 mégawatts.

Un certain retard par rapport à cette date n'est toutefois pas à exclure, selon le directeur de Temelin, Frantisek Hezoucky, cité jeudi par la radio.

 



La police expulse de la chancellerie des manifestants anti-nucléaires

VIENNE, 26 juin - La police autrichienne a expulsé mardi des manifestants écologistes qui protestaient contre une audition d'experts sur la centrale nucléaire tchèque de Temelin, qui avait lieu en présence de membres du gouvernement à la chancellerie, selon la police.

Plusieurs manifestants qui avaient pénétré dans la salle où venait de commencer l'audition ont été emmenés de force par la police, certains assis sur leurs chaises, a indiqué la police.

Plusieurs dizaines de manifestants installés devant la chancellerie avaient auparavant sifflé en signe de protestation contre cette audition. Certains ont réussi à pénétrer dans la salle.

Les manifestants, dont ceux de Greenpeace et Global 2000, ont estimé que cette audition ne proposait pas d'alternative à la centrale nucléaire de Temelin, située en Bohème du sud, à 60 km de la frontière autrichienne et considérée comme dangereuse par les écologistes.

Ceux-ci craignent que l'audition serve de prétexte aux autorités autrichiennes pour mettre un terme aux protestations officielles contre la mise en service de Temelin.

Dimanche, environ 200 manifestants avaient bloqué deux poste-frontières austro-tchèques en signe de protestation..

 




Blocus de deux postes-frontières par des écologistes autrichiens

VIENNE, 24 juin - Deux groupes de chacun 100 écologistes ont bloqué dimanche après-midi deux postes-frontières austro-tchèques pour protester contre la centrale nucléaire tchèque de Temelin, à 60 kilomètres de la frontière autrichienne, ont annoncé des écologistes.
Plusieurs chemins de fret étaient cependant libres de telle manière que le trafic n'a pas été perturbé à Wullowitz et à Weigetschlag où les écologistes ont érigé des barricades et garé des voitures sur les routes d'accès.

Les écologistes entendent notamment protester contre une audience des autorités tchèques mardi prochain à Vienne destinée à démontrer que la centrale de Temelin ne présente aucun danger.

Les écologistes craignent notamment que cette audience ne serve de prétexte aux autorités autrichiennes pour accorder aux autorités tchèques un blanc-seing pour la mise en service de la centrale de Temelin, ont indiqué des écologistes.

 

 

Inclinaison d'une plate-forme peut-être à l'origine des défaillances

PRAGUE, 23 juin - Une inclinaison de la plate-forme en béton sur laquelle repose la turbine de la tranche 1 de la centrale nucléaire de Temelin (Bohême du Sud) pourrait être à l'origine des défaillances dans le circuit secondaire de cette centrale controversée, rapporte samedi la presse tchèque.
Le journal Lidove Noviny (Nouvelles Populaires) cite Mme Dana Kuchtova, porte-parole d'un mouvement écologiste tchèque opposé à Temelin, selon qui un "glissement partiel de la plate-forme a été confirmé par une source très fiable participant directement à la révision actuelle dans le circuit secondaire".

Selon les écologistes, l'inclinaison de cette plate-forme - longue de 56 mètres - risque d'entraîner un nouveau retard considérable de la mise en exploitation commerciale de Temelin, par rapport au calendrier prévu.

De son côté, l'opérateur en chef de la centrale, Jiri Tyc - également cité par Lidove Noviny - estime en revanche que la détection de l'origine des problèmes avec la turbine pourrait aider à leur "élimination relativement facile".

Achevée en 1995, la plate-forme repose sur des socles résilients, selon Lidove Noviny.

De nombreuses défaillances avaient été détectées dans le circuit secondaire (non-nucléaire) depuis le démarrage de Temelin en octobre 2000, dont notamment des vibrations des conduites de vapeur et de la turbine, et une déformation par ces vibrations du rotor de la turbine.

Arrêtée depuis début mai pour cause des travaux visant à éliminer ces défaillances, la première tranche doit être relancée vers le 21 juillet, selon le porte-parole de la centrale.

 




Relancement de la tranche 1 de Temelin le 21 juillet

PRAGUE, 19 juin - La tranche 1 de la centrale nucléaire de Temelin (Bohême du Sud), arrêtée depuis début mai pour cause des travaux visant à éliminer des défaillances dans le circuit secondaire (non-nucléaire), doit être relancée le 21 juillet, a annoncé mardi le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.
Prévu pour deux mois, l'arrêt sera ainsi prolongé d'environ trois semaines suite à une "évaluation pas tout à fait exacte" de sa durée par Skoda Energo, principal fournisseur des installations énergétiques, a-t-il précisé.

A partir de cette date, les tests doivent reprendre, avec une puissance du réacteur ne dépassant pas 55% de sa capacité de 1.000 mégawatts, selon M. Nebesar.

Déformé par des vibrations, le rotor de la turbine est en train d'être remplacé par une pièce de rechange, par des spécialistes de Skoda Energo à Pilsen (Bohême occidentale), a-t-il ajouté.

D'autres modifications sont effectuées sur les vannes à vapeur de la turbine, le turbogénérateur, et le système des conduites d'huile, selon le porte-parole.

Après le démarrage officiel de la centrale de Temelin, le 9 octobre 2000, de nombreuses défaillances avaient été détectées dans le circuit secondaire, dont des vibrations des conduites de vapeur et de la turbine.

Ces problèmes ont à plusieurs reprises entraîné des arrêts et des réductions d'urgence de la puissance du premier réacteur de cette centrale controversée.

 

 

Plainte devant Cour constitutionnelle

PRAGUE, 18 juin - Un groupe de citoyens vivant aux environs de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du Sud) s'est adressé la semaine dernière à la Cour constitutionnelle afin de porter plainte contre cette centrale controversée, a-t-on appris lundi auprès de l'un des plaignants, Vladimir Halama.

Selon M. Halama, les auteurs de la plainte dénoncent notamment la "tenue à huis clos en automne 2000 de la procédure d'autorisation par l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB) du lancement de la réaction nucléaire dans cette centrale", qui fait l'objet de vives protestations d'écologistes et autres adversaires du nucléaire, en particulier en Autriche voisine.

"Il est inacceptable que l'unique participant à la procédure d'autorisation soit, en vertu de la législation en vigueur, la compagnie d'électricité CEZ, donc le demandeur", a expliqué M. Halama, plaidant pour le droit des gens de s'exprimer sur les questions concernant la centrale de Temelin.

Ce droit devrait être inscrit dans la législation tchèque sur l'exploitation de l'énergie nucléaire, a souligné M. Halama.

Pour ce dernier, la plainte appelle également au respect de l'article de cette législation exigeant que la construction d'une installation à risques soit justifiée par l'intérêt public.

Le texte de la plainte souligne que cette stipulation n'a pas été prise en compte dans le cas de Temelin, a-t-il conlu.

Depuis le démarrage du premier réacteur, le 9 octobre 2000, la centrale a connu une série de pannes, notamment sur son circuit secondaire, nécessitant des arrêts et réductions d'urgence de la puissance.

La tranche 1 de Temelin a été arrêtée début mai pour "environ deux mois" dans le but d'éliminer ces problèmes, dont une déformation d'une partie du rotor de la turbine provoquée par d'importantes vibrations dans la partie à basse pression.

Toutes les pièces de la turbine font l'objet d'une révision à l'occasion de l'arrêt actuel, selon des milieux spécialisés.

 

 

Des écologistes stoppent un transport en route vers la centrale de Temelin

VIENNE, 31 mai - Des écologistes autrichiens ont bloqué jeudi à la frontière austro-tchèque un camion transportant du matériel autrichien destiné à la centrale nucléaire tchèque de Temelin, a annoncé un porte-parole.

"Notre but est d'empêcher tout transport vers Temelin et d'attirer l'attention sur le fait que des usines autrichiennes fournissent du matériel" pour cette centrale controversée située en Bohème du sud, a indiqué Mathilde Halla de "Plateforme de Haute Autriche (centre) contre le danger nucléaire".

L'Autriche a refusé l'énergie nucléaire par referendum en 1978 et s'inquiète des centrales construites par ses voisins dont celle de Temelin, qui se trouve à 60 km de la frontière autrichienne.

Environ 25 militants ont stoppé le camion qui transportait des tuyaux de fabrication autrichienne. Celui-ci a été contraint de faire demi-tour.

Plusieurs mètres cubes d'eau légèrement radioactive ont fui mercredi dans le circuit primaire de la centrale sans toutefois menacer la santé des employés, selon le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

Depuis le démarrage du réacteur, le 9 octobre 2000, la tranche 1 de Temelin a connu de nombreux problèmes dans le circuit secondaire, nécessitant des arrêts et réductions d'urgence de la puissance.

 

 

Fin du blocus à un poste-frontière austro-tchèque

VIENNE, 27 mai - Les quelque 200 écologistes qui ont bloqué dimanche après-midi, du côté autrichien, la route d'accès au poste-frontière austro-tchèque de Wullowitz pour protester contre la centrale nucléaire tchèque de Temelin, ont terminé leur action dans la soirée, ont annoncé des écologistes.
Le blocus a été arrêté après que le maire de Freistadt, petite ville dont dépend Wullowitz, eut accepté de faire parvenir à Vienne le souhait des écologistes de rencontrer la semaine prochaine le chancelier Wolfgang Schuessel au sujet de Temelin, ont indiqué des écologistes du mouvement "Stop Temelin" qui faisaient partie des protestataires.

Ces écologistes ont toutefois annoncé de nouveaux blocus de poste-frontières au cas où ils n'obtiendraient cette entrevue avec le chancelier.

L'écologiste Mathilde Halla, présidente de l'organisation "Plateforme de Haute Autriche (centre) contre le danger nucléaire", avait expliqué la veille que le blocus visait à protester contre le fait que la dernière étude sur Temelin fournie par Prague n'incluait pas, comme option possible, la fermeture de la centrale.

Les écologistes reprochent au gouvernement autrichien de s'être déclaré satisfait mardi des premières informations de ce rapport sur l'impact de Temelin sur l'environnement, alors que celui-ci est selon eux très incomplet.

Vienne a estimé que ce rapport constituait "une base appropriée" pour poursuivre le processus de discussion entamé en décembre 2000 à Melk, sur le Danube, par le chancelier autrichien et le Premier ministre tchèque.

L'Autriche a refusé l'énergie nucléaire par referendum en 1978 et s'inquiète des centrales construites par ses voisins, en particulier de celle de Temelin, qui se trouve à 60 km de la frontière autrichienne.

L'opposition autrichienne, formée des sociaux-démocrates et des Verts, affirme que les informations fournies par Prague sont insuffisantes et que l'accord de Melk a échoué.

Depuis le démarrage du premier réacteur de Temelin le 9 octobre 2000, la centrale a connu une série de pannes notamment dans son circuit secondaire.

 


Le réacteur s'arrêtera pendant "environ deux mois" (porte-parole)

TEMELIN (République tchèque), 3 mai - Le premier réacteur de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du Sud) sera arrêté pendant "environ deux mois" en raison de problèmes dans le circuit secondaire, a annoncé jeudi le porte-parole de la compagnie d'électricité CEZ, Daniel Castvaj.
La décision d'arrêter le réacteur a été prise dans le but d'"économiser le combustible nucléaire" pendant l'élimination des difficultés dans le circuit secondaire, a ajouté M. Castvaj, sans préciser la date à partir de laquelle le réacteur serait arrêté.

La mise en exploitation de la tranche 1 de cette centrale controversée - objet de protestations de l'Autriche voisine - risque d'être retardée par des déformations du rotor de la turbine dans le circuit secondaire, selon le vice-président de l'Office d'Etat de sûreté nucléaire (SUJB) Karel Boehm, cité jeudi par la presse praguoise.

Le rotor a été déformé sur une longueur d'environ 10 mètres par d'importantes vibrations dans une partie à basse pression de la turbine et la réparation risque de durer une quinzaine de jours, selon M. Boehm.

Une détérioration de la partie à haute pression de la turbine n'est pas exclue non plus, a indiqué le porte-parole de la centrale, Vaclav Brom, avant de préciser que la turbine est composée d'une partie à haute pression et de trois parties à basse pression.

Lancés après le démarrage du réacteur (9 octobre 2000), les essais de la tranche 1 de Temelin, ont été à plusieurs reprises perturbés par des défaillances dans le circuit secondaire, non nucléaire, notamment des vibrations des conduites de vapeur et de la turbine.

De nombreux arrêts et réductions d'urgence de la puissance du réacteur ont accompagné les tests effectués jusqu'à 55% de la capacité du réacteur.

Initialement prévue en juin, la mise en exploitation de la tranche 1 est pratiquement impossible avant septembre, selon des sources spécialisées..

 



Nouveau retard dû à des déformations du rotor de la turbine

PRAGUE, 3 mai - Des déformations du rotor de la turbine située dans le circuit secondaire, non nucléaire, risquent de retarder la mise en exploitation de la tranche 1 de la centrale nucléaire de Temelin (Bohême du Sud), a rapporté jeudi le quotidien praguois Pravo.
Le rotor a été déformé sur une longueur d'environ 10 mètres par d'importantes vibrations dans la partie à basse pression de la turbine, a précisé le journal se référant à des informations d'un vice-président de l'Office d'Etat de sûreté nucléaire (SUJB), Karel Boehm.
De "fortes vibrations en vagues" du rotor "dépassaient les paramètres des appareils de mesure" installés sur la turbine et "ont parfois fait trembler les tasses de café dans la salle de commande" de la tranche 1, ajoute Pravo.
La partie concernée du rotor devra être prochainement remplacée par une pièce de rechange déjà stockée à la centrale. La réparation risque cependant de durer une quinzaine de jours.
Les spécialistes de la firme Skoda Energo de Pilsen (Bohême de l'Ouest), fournisseur de la turbine, examinent actuellement s'il n'y a pas de déformations sur d'autres parties du rotor long de 56 mètres, selon le journal.
Les essais de la tranche 1 de Temelin, lancés en octobre dernier, après le démarrage du réacteur, ont été souvent perturbés par des problèmes dans le circuit secondaire, notamment des vibrations des conduites de vapeur et de la turbine.
De nombreux arrêts et réductions d'urgence de la puissance du réacteur ont accompagné les tests effectués jusqu'à 55% de la capacité du réacteur.
Initialement prévue en juin, la mise en exploitation de la tranche 1 est pratiquement impossible avant septembre, estiment des spécialistes.

 


Manifestation contre les convois de combustible nucléaire en Pologne

VARSOVIE, 29 avr - Une trentaine d'écologistes polonais et de membres de Greenpeace ont manifesté dimanche matin dans les ports de Swinoujscie et Szczecin (nord-ouest) contre les convois de combustibles nucléaires destinés à la centrale tchèque de Temelin passant par la Pologne.
Une vingtaine de manifestants polonais, allemands, néerlandais et autrichiens se sont assis sur la voie ferrée partant du port de Szczecin. Ils ont dressé des pancartes "Stop au Temelin" et peint en jaune un bout des rails. D'autres ont décoré de symboles de lutte anti-nucléaire l'entrée des deux ports du côté de la mer.

"Nous protestons contre le secret qui entoure ce genre des convois", a expliqué Robert Cyglicki d'une Fédération des verts polonaise.

"Nous avons l'intention de faire le blocage du port. Selon nos information un nouveau convoi doit partir bientôt. Si un bateau (avec du combustible nucléaire) arrive à Szczecin nous ne le laisserons pas décharger", a-t-il ajouté.

Un train transportant du combustible nucléaire destiné à la centrale tchèque de Temelin a fait le week-end dernier la traversée de la Pologne, en secret et sous haute protection policière, entre le port de Szczecin et la frontière polono-tchèque à Miedzylesie-Lichkov.

 



1.000 manifestants autrichiens à la frontière

VIENNE, 27 avr - Quelque 1.000 militants antinucléaires autrichiens ont manifesté vendredi à la frontière austro-tchèque pour protester contre la centrale nucléaire tchèque de Temelin, qui constitue selon eux une menace pour l'environnement.

Un groupe de manifestants a bloqué pendant 30 minutes une route près du poste-frontière de Wullowitz, que des écologistes avaient bloqué à plusieurs reprises l'an dernier pour tenter d'empêcher la mise en fonctionnement de la centrale, située à 60 kilomètres de la frontière autrichienne.

Depuis des années, Temelin fait l'objet de vives protestations des adversaires du nucléaire autrichiens, bavarois et tchèques qui contestent le niveau de sécurité de la centrale et craignent son impact sur l'environnement de la région.

Le 13 décembre, Vienne a accepté, aux termes d'un accord conclu avec Prague, l'exploitation commerciale de Temelin à condition que la centrale soit soumise à des études sur sa sécurité et son impact sur l'environnement.

Des organisations écologistes ont rejeté le 11 avril le résultat d'une première étude élaborée par une commission d'experts internationaux, qui affirme que l'impact de Temelin sur l'environnement est "acceptable".

 



Manifestation à la frontière austro-tchèque

VIENNE, 27 avr - Des anti-nucléaires devaient manifester vendredi à la frontière austro-tchèque pour protester contre la centrale tchèque de Temelin alors que le gouvernement autrichien leur a interdit de bloquer le passage.

Le rassemblement est prévu à 16h00 GMT au poste-frontière de Wullowitz, que des écologistes ont bloqué à plusieurs reprises l'an dernier pour tenter d'empêcher la mise en fonctionnement de la centrale, située à 60 kilomètres de la frontière autrichienne.

Les manifestants ont reçu l'interdiction de former un blocus vendredi.

Le gouvernement de Vienne tente désormais d'éviter que le conflit autour de la centrale ne prenne la même ampleur que l'an dernier. "Nous ne voulons pas que la situation empire", a indiqué jeudi le bureau du chancelier autrichien Wolfgang Schuessel.

"Il est nécessaire que les deux parties gardent la tête froide", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie autrichienne Benita Ferrero-Waldner dans un entretien vendredi au quotidien conservateur Die Presse.

Une école primaire de Gallneukirchen (Haute-Autriche) a rompu cette semaine ses liens de jumelage avec une école de Kaplice (Bohême du Sud), pour protester contre le démarrage de la centrale nucléaire de Temelin.



Le convoi nucléaire est arrivé sans problèmes à Temelin

PRAGUE, 22 avr - Le train transportant du combustible nucléaire destiné à la centrale tchèque de Temelin, parti samedi du port polonais de Szczecin, est arrivé "sans problèmes" dimanche après-midi à la centrale située dans le sud de la Bohême, a annoncé la radio publique CRo.

Aucune protestation des écologistes tchèques n'a eu lieu sur l'itinéraire du convoi, entre le passage frontalier polono-tchèque de Miedzylesie-Lichkov (nord-est de la Bohême) et la centrale de Temelin.

Tiré par deux locomotives, le convoi était composé de six wagons transportant des conteneurs avec des barres de combustible nucléaire, accompagnés de deux wagons de passagers avec à leur bord des policiers et techniciens, a précisé la radio.

Comme en Pologne, le convoi nucléaire était en permanence accompagné lors de sa traversée de la République tchèque par un hélicoptère de police, a ajouté la radio.

Selon le directeur de Temelin, Frantisek Hezoucky, cette cargaison fait partie d'une livraison de quelque 40 tonnes de combustible fabriqué par le spécialiste américain Westinghouse et destiné à la tranche 2 de la centrale.

Le chargement du combustible dans le second réacteur de Temelin est prévu avant la fin de l'année, a-t-il précisé.

Le convoi avec du combustible nucléaire frais "ne présente absolument aucun danger" pour la population et pour l'environnement. "Le danger d'irradiation est absolument nul" pendant un tel transport, a affirmé M. Hezoucky à la radio.

Plusieurs maires des villes et communes proches de l'itinéraire du convoi nucléaire ont protesté dimanche contre le fait qu'ils n'avaient pas été informés à l'avance.

Cette attitude traduit "l'arrogance de l'Etat à l'égard des autorités locales", selon eux.

Le porte-parole de l'Office d'Etat de sûreté nucléaire, Pavel Pittermann, a cependant rappelé que toutes les informations sur les transports nucléaires en République tchèque étaient "strictement confidentielles" et "la loi en interdit toute publication".

Un responsable de la protection civile de Jihlava (sud-est) a critiqué les organisateurs pour avoir fait passer le convoi par la gare de cette ville dimanche en fin de matinée, au moment des célébrations du 130ème anniversaire de la ligne ferroviaire locale.

Le convoi nucléaire a ainsi croisé plusieurs trains "historiques" tirés par des locomotives à vapeur et remplis notamment d'enfants, a déploré le responsable cité par l'agence CTK.

Après son achèvement en 2002, la centrale de Temelin comptera deux tranches équipées chacune d'un réacteur VVER de conception russe d'une puissance de 1.000 mégawatts, dotées de systèmes de sécurité et de contrôle également livrés par Westinghouse.

Le premier réacteur de Temelin a été démarré en octobre dernier. Les essais de la tranche 1 ont été perturbés par une série de défaillances dans le circuit secondaire, notamment des vibrations de la turbine et des conduites à vapeur.

Une nouvelle fuite dans le circuit secondaire de la tranche 1 a nécessité samedi une réduction d'urgence de la puissance du réacteur de 55 à quelque 2 % de son potentiel.

 


Le 1er réacteur de Temelin de nouveau connecté au réseau énergétique

TEMELIN (République tchèque), 18 avr - Le premier réacteur de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) a atteint mercredi peu après 11H00 (09H00 GMT) 40% de sa puissance nominale de 1.000 mégawatts et a été de nouveau connecté au réseau énergétique du pays, a annoncé le porte-parole de la centrale.
La puissance du réacteur doit être prochainement augmentée jusqu'à 55%, conformément à une autorisation délivrée récemment par l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB), a précisé le porte-parole, Milan Nebesar.

La puissance du 1er réacteur de cette centrale nucléaire controversée - objet de virulentes protestations notamment de l'Autriche voisine - avait été réduite d'urgence de 40% à moins de 2% le 2 avril, à la suite d'une fuite de "plusieurs centaines de litres d'huile" dans le circuit secondaire.

Provoquée par un "défaut d'étanchéité", la fuite avait été retenue dans un réservoir placé dans l'enceinte de la centrale.

Des modifications ont été réalisées ces derniers jours sur les conduites d'huile alimentant les systèmes de régulation des conduites de vapeur de la turbine, selon M. Nebesar.

Un nouvel arrêt du réacteur "d'environ un mois" est prévu en juin, qui doit notamment permettre le remplacement des vannes à vapeur et d'autres travaux dans le circuit secondaire de la tranche 1 destinés notamment à éliminer les vibrations de la turbine.

 



Vives critiques autrichiennes contre une étude sur la centrale de Temelin

VIENNE, 11 avr - Des mouvements écologistes et des responsables politiques autrichiens ont violemment critiqué mercredi une étude sur la centrale nucléaire tchèque controversée de Temelin, qui affirme que son impact sur l'environnement est "acceptable".
Les organisations écologistes Global 2000 et Greenpeace ainsi que de hauts responsables politiques du Parti social-démocrate et de la province de Haute-Autriche (centre), limitrophe de la République tchèque, ont qualifié cette étude d'"erronée", "totalement insuffisante" et de "farce".

L'étude apprécie positivement l'influence de Temelin sur l'hydrologie, l'air et le climat, sans toutefois cacher certaines réserves en ce qui concerne son impact sur la nature dans ses environs immédiats.

Le gouvernement autrichien a annoncé qu'il l'étudiait et ne se prononcerait pas avant la semaine prochaine.

Elaborée par une commission composée de quatre Tchèques, deux Autrichiens, deux Allemands et deux représentants de l'Union européenne, l'étude a été commandée aux termes d'un accord passé en décembre dernier entre les gouvernements tchèque et autrichien.

Des écologistes autrichiens ont manifesté l'année dernière aux frontières austro-tchèques, bloquant longuement le trafic, pour tenter d'empêcher la mise en fonctionnement de la centrale, située à 60 kilomètres de la frontière autrichienne.

L'Autriche a renoncé au nucléaire par référendum en 1978.

Un porte-parole du Parti social-démocrate (opposition) a déclaré que cette étude "confirmait les craintes que la commission d'experts évite des questions essentielles".

Pour l'association écologiste Global 2000, l'étude est "insuffisante".

"Le gouvernement (autrichien) --représenté par deux experts dans la commission-- doit se retirer au plus vite", a déclaré Erwin Mayer de Greenpeace-Autriche.

Depuis le lancement en octobre de la réaction nucléaire dans le premier réacteur de conception soviétique, celui-ci a été arrêté à plusieurs reprises et l'est encore depuis la semaine dernière.




Manifestation d'écologistes à la frontière germano-tchèque

BAYERISCH EISENSTEIN (Allemagne), 7 avr - Environ 500 personnes ont manifesté samedi après-midi contre la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud), à Bayerisch Eisenstein, en Bavière, à la frontière germano-tchèque.

La manifestation, organisée par plusieurs groupes écologistes, a rassemblé surtout des jeunes, qui ont lâché dans le ciel un millier de ballons remplis de cartes postales de protestation.

La tranche 1 de Temelin restera arrêtée "pendant une dizaine de jours" à la demande de la firme Skoda Energo, fournisseur des installations énergétiques, avait annoncé mercredi le porte-parole de la centrale.

La puissance du 1er réacteur de Temelin a été réduite d'urgence de 40 à "moins de 2%" de sa puissance maximale dans la nuit de dimanche à lundi dernier, après une fuite de centaines de litres d'huile dans le circuit secondaire.

Cette défaillance est la troisième détectée à Temelin au cours des trois dernières semaines. Plusieurs arrêts du réacteur et réductions d'urgence de sa puissance ont eu lieu depuis le lancement de la réaction nucléaire, en octobre dernier.

 




La tranche 1 arrêtée pour dix jours (porte-parole)

TEMELIN (République tchèque), 4 avr - La tranche 1 de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) restera arrêtée "pendant une dizaine de jours" à la demande de la firme Skoda Energo, fournisseur des installations énergétiques, a annoncé mercredi le porte-parole de la centrale.
Pendant cette période, les spécialistes de Skoda Energo de Pilsen (Bohême de l'ouest) procéderont à des "modifications" de conduites d'huile dans le circuit secondaire (non-nucléaire) de la tranche 1, a précisé le porte-parole, Milan Nebesar.

De nouveaux tests, avec une montée en puissance du réacteur jusqu'à 55 % de sa capacité et une nouvelle connexion de la turbine au réseau énergétique du pays, sont prévus après l'achèvement de ces travaux, a-t-il ajouté.

La puissance du premier réacteur de Temelin a été réduite d'urgence de 40 à "moins de 2 %" de sa puissance maximale de 1.000 mégawatts dans la nuit de dimanche à lundi, à la suite d'une fuite de plusieurs centaines de litres d'huile dans le circuit secondaire.

La fuite a été cependant retenue dans un réservoir placé dans l'enceinte de la centrale.

Cette défaillance est la troisième détectée à Temelin au cours des trois dernières semaines. Plusieurs arrêts du réacteur et réductions d'urgence de sa puissance ont eu lieu depuis le lancement de la réaction nucléaire, le 9 octobre dernier.

Le porte-parole de la centrale a confirmé mercredi qu'un nouvel arrêt "d'environ un mois" est prévu en juin, devant notamment permettre le remplacement des vannes à vapeur et d'autres travaux dans le circuit secondaire de la tranche 1.

 



Nouvelle réduction d'urgence de la puissance du réacteur

TEMELIN (République tchèque), 2 avr - La puissance du premier réacteur de la centrale nucléaire de Temelin (Bohême du sud) a été réduite d'urgence à "moins de 2 %" dans la nuit de dimanche à lundi, à la suite d'une fuite de "plusieurs centaines de litres d'huile" dans le circuit secondaire, non-nucléaire, a annoncé le porte-parole de la centrale.

La fuite, due à un "défaut d'étanchéité", a été retenue dans un réservoir placé dans l'enceinte de la centrale, a précisé le porte-parole.

La réduction d'urgence de la puissance du réacteur et l'arrêt de la turbine marquent le troisième incident technique à Temelin en trois semaines.

 



Le réacteur à 40% de sa puissance maximale (porte-parole)

TEMELIN (République tchèque), 1er avr - Le premier réacteur de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) a atteint dimanche 40% de sa puissance maximale de 1.000 mégawatts et la tranche 1 a été de nouveau connectée au réseau énergétique du pays, a annoncé le porte-parole de la centrale.
La turbine de la tranche 1 livrait dimanche soir quelque 240 mégawatts d'électricité. Les vibrations des installations du circuit secondaire (non-nucléaire), notamment du rotor de la turbine et des conduites de vapeur, "évoluent dans des limites admissibles", a précisé le porte-parole, Milan Nebesar.

La puissance du premier réacteur de Temelin avait été réduite d'urgence de 55 à 1,8% de sa valeur nominale dans la nuit de mardi à mercredi dernier, à la suite d'une "montée de vibrations" détectée sur la turbine.

Ces derniers jours, le réacteur restait "en dessous de 2%" de sa puissance, selon le porte-parole.

Dans l'étape actuelle des tests, la direction de la centrale dispose d'une autorisation de l'Office d'Etat de sûreté nucléaire (SUJB) d'exploiter le réacteur jusqu'à 55% de sa puissance maximale.

Le directeur de Temelin, Frantisek Hezoucky, a reconnu vendredi dans la presse pragoise que la tranche 1 de la centrale devra être de nouveau arrêtée en juin pour une période "d'au moins un mois" à cause de divers problèmes détectés dans le circuit secondaire.

Des vannes à vapeur seront remplacées et les 44 anneaux de renforcement, encollés par soudage sur les conduites de vapeur en février, mais devenus "superflus" depuis, seront enlevés, a précisé M. Hezoucky.

 

 


Temelin sera "100% sûre", affirme un ministre

VIENNE, 31 mars - Le ministre tchèque des Affaires étrangères, Jan Kavan, a affirmé samedi que la centrale nucléaire controversée de Temelin (Bohême du sud) serait "100% sûre" après son achèvement, prévu en 2002.

"Une fois que la centrale sera terminée, nous garantissons qu'elle sera 100% sûre", a-t-il déclaré dans un entretien au quotidien conservateur autrichien Die Presse.

Le premier réacteur de la centrale de Temelin a démarré en octobre malgré l'opposition de l'Autriche, qui mène une politique antinucléaire depuis 1978.

Depuis, la centrale a connu une kyrielle d'incidents techniques.

La première tranche de la centrale nucléaire sera arrêtée en juin pendant "au moins un mois" à cause de divers problèmes détectés dans le circuit secondaire, non-nucléaire, a indiqué vendredi le directeur de la centrale, Frantisek Hezoucky.

Depuis des années, Temelin fait l'objet de vives protestations des écologistes et autres adversaires du nucléaire autrichiens, bavarois et tchèques qui contestent le niveau de sécurité de la centrale et craignent son impact sur l'environnement de la région.

Le 13 décembre, Vienne a accepté, aux termes d'un accord conclu avec Prague, l'exploitation commerciale de Temelin à condition que la centrale soit soumise à une étude internationale sur sa sécurité et son impact sur l'environnement.

Les militants antinucléaires autrichiens estiment que cet examen, tel qu'il a été prévu, manque de sérieux, et exigent qu'il soit renégocié d'ici Pâques sous peine de reprendre leurs protestations.

 



La tranche 1 sera arrêtée en juin pour "au moins un mois"

PRAGUE, 30 mars - La première tranche de la centrale nucléaire de Temelin (Bohême du sud) sera (encore) arrêtée en juin pendant "au moins un mois" à cause de divers problèmes détectés dans le circuit secondaire, non-nucléaire, a reconnu vendredi dans la presse le directeur de la centrale, Frantisek Hezoucky.

Des vibrations de la turbine et des conduites de vapeur figurent parmi les principaux problèmes à régler, a précisé M. Hezoucky dans une interview au journal pragois Pravo.

"Il s'agit de deux problèmes distincts", a-t-il ajouté avant de souligner que le rotor de la turbine mesurait 56 mètres.

M. Hezoucky a reconnu à la même occasion la "rupture de la plupart des (44) anneaux de renforcement" mis en place en février. Encollés par soudage sur la tyauterie du circuit secondaire, ces anneaux d'acier devaient limiter les vibrations des conduites de vapeur.

Après de récentes modifications des vannes à vapeur, qui ont réduit de quelque 80 % les vibrations des conduites, les anneaux défectueux sont "superflus" et seront enlevés, selon le directeur.

Une "montée de vibrations", détectée dans le circuit secondaire durant la nuit de mardi à mercredi, a nécessité une réduction d'urgence de la puissance du réacteur de 55 à 1,8 % de sa puissance maximale de 1.000 mégawatts.

Vendredi, le premier réacteur de Temelin restait "en dessous de 2 %" de sa puissance. Une augmentation de la puissance et une nouvelle série de tests de la tranche 1 devraient débuter dimanche, selon le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

Lors de cette nouvelle étape de tests, la puissance du réacteur pourrait de nouveau monter jusqu'à 55 %, a-t-il ajouté.

L'Autriche a exprimé jeudi son inquiétude face à une série de problèmes techniques survenus récemment dans la centrale nucléaire tchèque de Temelin, située à quelque 60 kilomètres de sa frontière.

"Bien entendu nous sommes préoccupés (par le fait) qu'il y ait tous ces incidents" dans la centrale de Temelin (Bohême du sud), a déclaré le ministre autrichien des Affaires étrangères, Mme Benita Ferrero-Waldner.

Les militants antinucléaires autrichiens ont exigé que la procédure d'un examen prévu sur la sécurité de la centrale et sur son impact sur l'environnement, soit renégociée d'ici Pâques.

"Nous réfléchirons aux mesures de protestations s'il le faut après", a déclaré leur porte-parole Joseph Puehringer.

Le 13 décembre, Vienne a accepté, aux termes d'un accord conclu avec Prague, l'exploitation commerciale de la centrale après une étude internationale sur sa sécurité et son impact sur l'environnement.

Le premier réacteur de la centrale de Temelin a démarré en octobre malgré l'opposition de l'Autriche, antinucléaire depuis 1978.

Depuis, la centrale a connu de nombreux problèmes techniques.

L'Autriche avait l'an dernier menacé de bloquer l'adhésion de la République tchèque à l'Union Européenne à cause de cette centrale conçue en 1980 avec des réacteurs soviétiques et équipée de systèmes de sécurité et de contrôle américains.

 




Nouvelle réduction d'urgence de la puissance du réacteur

TEMELIN (République tchèque), 28 mars - La puissance du premier réacteur de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) a été réduite d'urgence à 1,8 % de sa puissance nominale dans la nuit de mardi à mercredi, à la suite de vibrations de la turbine du circuit secondaire, non-nucléaire, a annoncé le porte-parole de la centrale.
Une "montée de vibrations" a été détectée dans le circuit secondaire par des spécialistes de la société Skoda Energo de Pilsen (Bohême de l'ouest), fournisseur de la turbine, a précisé le porte-parole, Milan Nebesar.

Avant la réduction, le réacteur travaillait mardi à 55 % de sa puissance maximale de 1.000 mégawatts et la turbine livrait 430 mégawatts dans le réseau énergétique du pays, a-t-il ajouté.

Jeudi dernier, une réduction d'urgence de la puissance du réacteur de 40 à 4 % avait été provoquée par une fuite de "plusieurs dizaines de litres d'huile" retenus dans la salle des machines du circuit secondaire de la tranche 1 de Temelin.


Le réacteur a été relancé dimanche.

Depuis le démarrage de la réaction nucléaire dans le réacteur, le 9 octobre 2000, la tranche 1 a connu de nombreux problèmes techniques. Trois arrêts automatiques du réacteur ont été opérés par les systèmes de sécurité le 18 novembre, le 16 décembre et le 7 janvier.

Plusieurs réductions d'urgence de la puissance du réacteur ont également eu lieu. Du 17 janvier au 25 février, le réacteur était arrêté afin de permettre des modifications dans le circuit secondaire destinées à réduire les vibrations des conduites de vapeur.

De nouvelles "modifications", notamment des vannes à vapeur de la turbine, ont nécessité un nouvel arrêt entre le 8 et le 18 mars.

Située en Bohême du sud, à quelque 60 km de la frontière avec l'Autriche, la centrale de Temelin doit compter en 2002 deux tranches équipées chacune d'un réacteur VVER d'origine russe d'une puissance de 1.000 mégawatts, avec des systèmes de sécurité et de contrôle livrés par le groupe américain Westinghouse.

 




Le réacteur à 55 % de sa puissance (porte-parole)

TEMELIN (République tchèque), 21 mars - Le premier réacteur de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) a atteint mercredi soir 55 % de sa puissance maximale de 1.000 mégawatts, a annoncé un porte-parole de la centrale.

La tranche 1 de Temelin devait être à nouveau connectée dans la nuit de mercredi à jeudi, toujours à l'essai, au réseau énergétique du pays, selon le porte-parole, Vaclav Brom.

La puissance de la turbine devrait atteindre quelque 480 mégawatts jeudi, a-t-il ajouté.

La réaction nucléaire a été relancée dans le premier réacteur de Temelin dimanche, après un arrêt de dix jours durant lequel des spécialistes de la société Skoda Energo de Pilsen (Bohême de l'ouest), fournisseur de la turbine, modifiaient les vannes sur les conduites de vapeur qui provoquaient des vibrations.

 



Le réacteur bientôt à 55% de sa puissance (porte-parole)

TEMELIN (République tchèque), 20 mars - Le réacteur travaillait mardi à 29%, mais le feu vert a déjà été donné par l'Office d'Etat de sûreté nucléaire (SUJB) pour une montée successive à 42%, puis à 55% de la puissance nominale, selon le porte-parole, Vaclav Brom.

Dès que le réacteur sera à 55% de sa puissance, la tranche 1 de Temelin sera à nouveau connectée, toujours à l'essai, au réseau énergétique du pays, a-t-il ajouté.

Cette période de tests est programmée pour "environ un mois", a annoncé le porte-parole.

La réaction nucléaire a été relancée dans le premier réacteur de Temelin dimanche, après un arrêt de dix jours qui a permis des modifications dans le circuit secondaire, non-nucléaire, de la tranche 1 destinées à réduire d'environ 80% les vibrations des conduites de vapeur qui perturbaient le fonctionnement de la turbine.

La société Skoda Energo de Pilsen (Bohême de l'ouest), fournisseur de la turbine, a notamment modifié les vannes à vapeur installées dans les conduites à haute pression, selon le porte-parole.

L'avocat américain Ed Fagan, engagé par les adversaires du nucléaire autrichiens dans leur lutte contre la centrale controversée tchèque, s'est rendu mardi à Temelin pour visiter notamment la salle de commande de la tranche 1.

Il a annoncé à cette occasion être prêt à attendre encore un mois, jusqu'au 19 avril, les documents sur la sûreté de la centrale, réclamés en même temps aux autorités tchèques et au groupe américain Westinghouse, fournisseur des systèmes de sécurité et de contrôle.

Selon l'avocat, l'adaptation laborieuse des systèmes américains sur des installations nucléaires de conception russe "pose un problème" à Temelin.

 



Redémarrage du premier réacteur de Temelin après un arrêt de dix jours

PRAGUE, 18 mars - Le premier réacteur de la centrale nucléaire controversée de Temelin (Bohême du Sud) a été redémarré dimanche en début d'après-midi, après un arrêt de dix jours, qui a notamment permis des modifications dans le circuit secondaire, a annoncé le porte-parole de la centrale.

La réaction nucléaire a été relancée vers 13H00 locales (12H00 GMT), a précisé le porte-parole, Milan Nebesar.

Depuis l'arrêt du réacteur, intervenu le 8 mars, la société Skoda Energo de Pilsen --principal fournisseur des installations de cette centrale-- a effectué des modifications sur les vannes de la turbine du circuit secondaire (non-nucléaire), dans le but de limiter des vibrations persistantes des conduites de vapeur.

Perturbant le fonctionnement de la turbine, les vibrations ont été également à l'origine d'un précédent arrêt du réacteur, entre le 17 janvier et le 25 février.

La puissance du réacteur est actuellement stabilisée à un niveau ne dépassant pas 3% de sa puissance nominale de 1.000 mégawatts, a déclaré M. Nebesar.

L'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB) doit prochainement donner le feu vert à une montée en puissance du réacteur jusqu'à 55%, a-t-il ajouté.

 




Incendie limité à la seconde tranche de la centrale nucléaire de Temelin

PRAGUE, 14 mars - Un incendie limité s'est produit mardi après-midi dans un tableau distributeur provisoire au chantier de la seconde tranche de la centrale nucléaire de Temelin (Bohême du Sud), a annoncé mercredi un porte-parole de la centrale.

Aussitôt éteint par une équipe de pompiers de la centrale, l'incendie - provoqué par une "défaillance technique" du tableau distributeur - a causé des dégâts s'élevant à 5.000 couronnes (145 euros), a précisé le porte-parole, Milan Nebesar.

Le début de la mise en place du combustible nucléaire dans la seconde tranche de Temelin est prévu en novembre 2001, des tests de résistance et d'étanchéité du bâtiment de confinement ayant été effectués avec succès avant la fin de l'année dernière, selon des sources spécialisées.

Les autorités de l'Autriche voisine ont été informées de l'incident par le biais de l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB), selon M. Nebesar.

De son côté, le premier réacteur de Temelin (officiellement lancé le 9 octobre 2000) a été arrêté la semaine dernière, afin de permettre des modifications dans le circuit secondaire, dans le but de limiter des vibrations persistantes des conduites de vapeur.

Le premier réacteur doit être rédémarré vers la fin de cette semaine, selon M. Nebesar.

 



Le réacteur arrêté pour une semaine (porte-parole)

PRAGUE, 8 mars - Le réacteur de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du Sud) a été arrêté jeudi en début d'après-midi pour une semaine, afin de permettre des modifications dans le circuit secondaire, a annoncé le porte-parole de cette centrale controversée, Milan Nebesar.
La société Skoda Energo de Pilsen (Bohême occidentale) effectuera pendant cette période des modifications sur trois des quatre vannes de la turbine du circuit secondaire (non-nucléaire) de la première tranche, dans le but de limiter des vibrations persistantes des conduites de vapeur.

Perturbant le fonctionnement de la turbine, les vibrations ont déjà été "réduites à une limite acceptable" lors d'un précédent arrêt du réacteur entre le 17 janvier et le 25 février, a affirmé récemment M. Nebesar.

L'élimination de ces vibrations constitue cependant "une affaire à long terme" et "des savants ont été engagés dans la recherche d'une solution", a indiqué récemment à la presse la présidente de l'Office tchèque de sûreté nucléaire, Dana Drabova.



Mise en exploitation à l'essai reportée d'un mois et demi (directeur)

PRAGUE, 6 mars - La mise en exploitation à l'essai de la première tranche de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud), initialement prévue pour début mai, sera reportée d'"environ un mois et demi", a annoncé mardi à la radio le directeur de la centrale, Frantisek Hezoucky.

Ce report est lié à une série de tests qui doivent être effectués avant la mise en exploitation de la tranche, a-t-il indiqué.

Le réacteur de la tranche 1 de Temelin qui travaillait mardi à 28 % de sa puissance maximale de 1.000 mégawatts, sera arrêté mercredi pour une semaine, a pour sa part annoncé le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

Pendant cette période, la société Skoda Energo de Pilsen (Bohême de l'ouest) doit effectuer des modifications des vannes de la turbine du circuit secondaire, non-nucléaire, de la tranche 1, a-t-il précisé.

Ces modifications doivent notamment permettre de limiter les vibrations des conduites de vapeur qui perturbaient jusqu'à présent le fonctionnement de la turbine, selon le porte-parole.



Nouvel arrêt du réacteur la semaine prochaine (Office de sûreté)

PRAGUE, 3 mars - Un nouvel arrêt du réacteur de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) est prévu la semaine prochaine afin de permettre des "modifications" dans le circuit secondaire, non-nucléaire, a annoncé la présidente de l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB), Dana Drabova, citée samedi par la presse.
La société Skoda Energo, principal fournisseur des installations de la centrale, procèdera à des modifications des vannes de la turbine du circuit secondaire qui seraient à l'origine de vibrations persistantes dans les conduites de vapeur, a précisé Mme Drabova dans une interview au journal Pravo.

L'élimination complète de ces vibrations est "une affaire à long terme" et "des savants ont été engagés dans la recherche d'une solution". Jusqu'à présent, les spécialistes se sont concentrés sur la détection des sources des vibrations et sur une "limitation de leurs effets", selon la présidente de SUJB.

Depuis le lancement de la réaction nucléaire dans le premier réacteur, le 9 octobre dernier, la tranche 1 de Temelin a connu de nombreuses difficultés. Le réacteur a été arrêté entre le 17 janvier et le 25 février afin de permettre des travaux de révision et de réparation dans le circuit secondaire, touché par des vibrations.

Les vibrations ont été "réduites à une limite acceptable", selon le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

La centrale de Temelin fait l'objet de vives protestations sur la qualité et le niveau de sûreté de cette installations nucléaires de conception russe auxquelles ont été adaptés des systèmes de sécurité et de contrôle livrés par le groupe américain Westinghouse.

 

 

Manifestation de Greenpeace à Vienne après le redémarrage de Temelin

VIENNE, 26 fév - L'organisation Greenpeace a manifesté lundi à Vienne devant le bureau du groupe énergétique allemand E.ON, importateur d'électricité produite en République tchèque où le premier réacteur de la centrale nucléaire de Temelin a redémarré dimanche.

Plusieurs membres de Greenpeace ont occupé lundi matin le bureau de Vienne de E.ON, en brandissant des pancartes "E.ON = Energie de Temelin", selon l'agence autrichienne APA.

Ils protestaient contre le fait que E.ON soit, selon Greenpeace, le premier importateur d'électricité produite en République tchèque.

Selon l'organisation, 217 municipalités autrichiennes, dont les villes de Linz (ouest de Vienne), Salzbourg (ouest) et Klagenfurt (sud), ainsi que 60 municipalités de Bavière (Allemagne) ont menacé de dénoncer leur contrat de fourniture d'énergie avec E.ON, si ce groupe se fournissait auprès de la centrale de Temelin.

Le premier réacteur de cette centrale située en Bohême du Sud, à environ 60 km de la frontière autrichienne, a redémarré dimanche après un arrêt de plus de cinq semaines, avec l'accord vendredi de l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB).

La première tranche de Temelin --centrale dont la construction a débuté dans les années 1980 malgré l'opposition de l'Autriche qui a rejeté tout recours à l'énergie nucléaire par référendum en 1978 -- avait été arrêtée le 17 janvier, en raison de plusieurs difficultés, dont des vibrations de conduites de vapeur.

Avant le redémarrage du réacteur dimanche, une centaine de militants autrichiens avaient manifesté samedi soir à l'appel de l'initiative "Stop Temelin" au poste-frontière ferroviaire de Summerau.

Les opposants à Temelin refusent sa mise en service avant l'achèvement d'études sur sa sécurité et son impact sur l'environnement, prévues par un accord conclu à la mi-décembre à Melk (autriche) par le Premier ministre tchèque Milos Zeman et le chancelier autrichien Wolfgang Schuessel.

Après son achèvement, prévu en 2002, la centrale comptera deux tranches, équipée chacune d'un réacteur VVER de conception russe d'une puissance de 1.000 mégawatts, dotés de systèmes de sécurité et de contrôle livrés par la firme américaine Westinghouse.

 

 

Redémarrage du 1er réacteur de la centrale nucléaire de Temelin

PRAGUE, 25 fév - Le premier réacteur de la centrale nucléaire controversée de Temelin (Bohême du Sud) a été redémarré dimanche matin, après un arrêt de plus de cinq semaines, a annoncé le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

La réaction nucléaire a été relancée à 03H20 locales (02H20 GMT), suite à un feu vert de l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB) donné vendredi soir, a-t-il précisé.

La première tranche de Temelin avait été arrêtée le 17 janvier dernier, en raison de plusieurs difficultés, en particulier des vibrations des conduites de vapeur sur la turbine du circuit secondaire.

Quarante-quatre anneaux d'acier ont été encollés par soudage sur la tuyauterie pendant l'arrêt du réacteur, dans le but d'empêcher ces vibrations.

Une fissure a été également découverte le 31 janvier sur une conduite, et la pièce a dû être démontée par des experts de l'entreprise Skoda Prague et remplacée par une pièce identique, initialement destinée à la seconde tranche de la centrale.

Située à quelque 60 km de la frontière de l'Autriche, la centrale de Temelin fait objet de vigoureuses protestations des mouvements écologistes et de la classe politique de ce pays, strictement anti-nucléaire depuis un référendum de 1978.

Après son achèvement, prévu en 2002, la centrale de Temelin comptera deux tranches équipées chacune d'un réacteur VVER de conception russe d'une puissance de 1.000 mégawatts, dotés de systèmes de sécurité et de contrôle livrés par l'américain Westinghouse.

 

 

Feu vert de l'office de sûreté au redémarrage de la centrale de Temelin

PRAGUE, 23 fév - L'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB) a donné vendredi soir son feu vert au redémarrage de la centrale nucléaire controversée de Temelin (Bohême du Sud), arrêtée depuis le 17 janvier pour une révision, a annoncé le porte-parole de l'office, Pavel Pittermann.

 

 

L'avocat américain Ed Fagan soutient les opposants à la centrale de Temelin

VIENNE, 19 fév - L'avocat américan Ed Fagan a soutenu lundi les opposants à la centrale nucléaire tchèque de Temelin en reprochant notamment au groupe américain Westinghouse, l'un des opérateurs de la centrale, de refuser de fournir des informations.
Ed Fagan a indiqué lors d'une conférence de presse à la frontière austro-tchèque, agir au nom d'un collectif intitulé "Contre les dangers du nucléaire" qui regroupe des organisations protestant depuis l'été dernier contre la mise en service de la centrale de Temelin, située à 60 km de la frontière autrichienne.

M. Fagan a précisé avoir attiré l'attention des constructeurs de Temelin, par courrier en 1993, 1998 et en 2000, sur les revendiquations des opposants de la centrale.

"Toutes les demandes de fournir des informations (sur la centrale) ont été ignorées", notamment de la part du groupe américain Westinghouse qui a conçu les systèmes de sécurité et de contrôle de Temelin, a déploré Me Fagan.

L'avocat a fustigé cette attitude, qu'il a jugée "irresponsable et intolérable".

Westinghouse "ne peut pas se cacher derrière le fait qu'il est un groupe américain (...) et refuser d'autoriser de divulguer des informations et des documents" sur la centrale, a dit Me Fagan.

Le Premier ministre finlandais Paavo Lipponen a en revanche affirmé lundi que Temelin était "au même niveau" de sécurité que les centrales occidentales.

La centrale de Temelin, dont la construction a été lancée dans les années 1980, sous le régime communiste, doit compter deux tranches équipées chacune d'un réacteur VVER d'une puissance de 1.000 mégawatts de conception russe et dotées de systèmes de sécurité et de contrôle livrées par la firme américaine Westinghouse.

Le premier réacteur, mis en marche le 9 octobre dernier, a dû être arrêté le 17 janvier après plusieurs problèmes techniques.

Le redémarrage de la réaction nucléaire dans le réacteur est cependant prévu cette semaine, selon le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

 

 

Paavo Lipponen défend la sécurité de la centrale tchèque de Temelin

VIENNE, 19 fév - La centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) est "au même niveau" de sécurité que les centrales occidentales, a assuré le Premier ministre finlandais Paavo Lipponen, cité lundi par l'hebdomadaire Profil.

Située à quelque 60 km de la frontière austro-tchèque, la centrale nucléaire fait depuis cet été l'objet de vives protestations en Autriche, pays radicalement anti-nucléaire.

"Nous n'avons pas le droit de diaboliser l'énergie nucléaire ni de la considérer comme illégitime", a jugé M. Lipponen.

La centrale de Temelin, dont la construction a été lancée dans les années 1980, sous le régime communiste, doit compter deux tranches équipées chacune d'un réacteur VVER d'une puissance de 1.000 mégawatts de conception russe et dotées de systèmes de sécurité et de contrôle livrés par la firme américaine Westinghouse.

Le premier réacteur, mis en marche le 9 octobre dernier, a dû être arrêté le 17 janvier après plusieurs problèmes techniques.

Le redémarrage de la réaction nucléaire dans le réacteur est cependant prévu cette semaine, selon le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

 

 

Des écologistes tchèques bloquent l'accès à la centrale de Temelin

PRAGUE, 12 fév - Une trentaine de militants écologistes tchèques ont bloqué lundi après-midi l'accès principal à la centrale nucléaire controversée de Temelin (Bohême du Sud), dans le but d'attirer l'attention du public sur les problèmes techniques de la centrale, a annoncé la radio CRo 1.
L'objectif de cette manifestation est de "mettre en relief des difficultés techniques persistantes" de Temelin, a précisé Jan Beranek, chef du mouvement écologiste Duha (Arc-en-ciel). A ses côtés se trouvait également l'Autrichien Josef Puehringer, responsable du mouvement "Plate-forme contre le danger nucléaire de Haute-Autriche".

"Les défaillances de la turbine et la fissure d'une conduite de vapeur constituent le point culminant d'une série de problèmes de la centrale, confirmant les craintes sur sa sécurité insuffisante", a-t-il ajouté avant de préciser que le blocus sera levé le même jour.

Le mouvement de M. Puehringer envisage de procéder entre les 16 et 18 février à un nouveau blocus du poste-frontière austro-tchèque de Wullowitz-Dolni Dvoriste.

Le premier réacteur de Temelin est arrêté depuis plus de trois semaines pour une révision effectuée à la suite de vibrations des conduites de vapeur sur la turbine du circuit secondaire (non-nucléaire).

Une fissure a été récemment découverte sur une conduite et la pièce a dû être démontée et remplacée par une pièce identique, initialement prévue pour la seconde tranche de la centrale.

Le redémarrage du premier réacteur de la centrale nucléaire pourrait intervenir vers le 20 février prochain, a estimé samedi le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

Une fissure a été récemment découverte sur une conduite et la pièce a dû être démontée et remplacée par une pièce identique, initialement prévue pour la seconde tranche de la centrale.

"La conduite est déjà complète, car les experts de la firme Skoda Energo (principal fournisseur des installations de Temelin), ont fini samedi le montage de la nouvelle pièce en remplacement de celle sur laquelle la fissure avait été découverte lors de la révision", a précisé M. Nebesar.

Le problème a retardé d'une dizaine de jours le redémarrage de la première tranche de Temelin, objet de vigoureuses protestations de divers mouvements écologistes autrichiens.

L'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) a entamé lundi une inspection de deux semaines de la centrale nucléaire tchèque de Temelin.

La mission de l'AIEA ne se penchera pas sur les problèmes techniques dont souffrent la centrale de conception soviétique depuis le démarrage de son premier réacteur en octobre dernier, a cependant précisé le porte-parole David Kyd. Ce réacteur est arrêté depuis le 17 janvier pour une révision.

"Nous examinons les procédures de fonctionnement, pas l'équipement", a indiqué M. Kyd. La mission compte une douzaine d'inspecteurs, notamment des experts américains, français, russes et britanniques.

L'inspection, qui doit durer jusqu'au 1er mars, sera suivie par trois observateurs dont un Autrichien. "Nous avons pensé que la présence d'un Autrichien renforcerait la crédibilité de l'inspection", a-t-il ajouté.

L'Autriche, qui a rejeté le nucléaire par referendum en 1978, a menacé de retarder l'entrée de la République tchèque dans l'Union européenne à cause de la centrale de Temelin, à 60 km de ses frontières.

Des manifestants anti-nucléaires autrichiens ont bloqué les frontières austro-tchèques pendant des semaines l'année dernière. Ils menacent de recommencer si un accord bilatéral, conclu en décembre et prévoyant des études sur la sécurité de la centrale et sur son impact sur l'environnement, n'est pas mis en oeuvre.

Entretemps, la centrale de Temelin a souffert d'une série de pannes, jusqu'à l'arrêt du réacteur le 17 janvier. La révision aurait dû durer trois semaines mais un porte-parole a annoncé samedi qu'elle était prolongée jusqu'au 20 février environ.

La mission de l'AIEA était prévue depuis l'année dernière, avant que la querelle ne s'envenime, a indiqué M. Kyd. Une autre inspection, de l'équipement cette fois, est prévue pour octobre, a-t-il ajouté.

L'AIEA a souligné que ses inspecteurs ne se mêlaient des questions politiques. "Pour nous c'est une centrale comme une autre", a déclaré le porte-parole.


 

Tchécoslovaquie centrale nucléaire de Temelin suite:

Nouvelle manifestation vendredi contre la centrale nucléaire de Temelin

VIENNE, 18 jan - Une nouvelle manifestation d'opposants autrichiens à la centrale nucléaire tchèque de Temelin était prévue vendredi au poste frontalier de Wullowitz, ont annoncé jeudi les anti-nucléaires.

Une décision sur un éventuel blocage de la frontière devait être prise vendredi matin.

Le gouverneur de la province de Haute-Autriche, Josef Puehringer, a dans un communiqué publié jeudi mis en garde les autorités tchèques contre un non respect de l'accord conclu entre Prague et Vienne à Melk (Autriche) le 12 décembre sur cette centrale.

"L'accord de Melk doit être respecté à la lettre, toute modification est inacceptable", a déclaré le gouverneur.

L'accord en huit points prévoit notamment l'élaboration par une commission d'experts internationaux d'une étude sur la sécurité de la centrale, et d'une autre étude portant sur son impact sur l'environnement.

Le premier réacteur de cette centrale nucléaire située à une soixantaine de kilomètres de l'Autriche a été arrêté mercredi soir pour environ trois semaines, divers travaux de révision devant être effectués sur la tranche 1.

 

 

Le réacteur s'arrêtera pour trois semaines (porte-parole)

TEMELIN, 15 jan - Le premier réacteur de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) sera arrêté pendant "environ trois semaines", à partir de mercredi ou jeudi, a annoncé lundi le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

Deux tests doivent être encore effectués avant l'arrêt provisoire du réacteur et le refroidissement du circuit primaire de la tranche 1.

L'un des essais concernera à nouveau la turbine du circuit secondaire et pour sa réalisation la puissance du réacteur sera portée à 29% de sa valeur maximale de 1.000 mégawatts, a précisé le porte-parole.

Après l'arrêt et le refroidissement des circuits, des travaux de révision se poursuivront pendant 18 jours, selon le calendrier prévu, a ajouté M. Nebesar.

La présidente de l'Office d'Etat de sûreté nucléaire (SUJB), Dana Drabova, a estimé lundi sur la radio publique CRo que la centrale de Temelin "ne pourrait que difficilement poursuivre des tests liés à sa mise en marche à l'essai sans éliminer les problèmes existants", notamment sur la turbine du circuit secondaire.

L'Office doit prêter une "attention accrue" aux événements à Temelin, notamment après l'incendie qui a suivi vendredi une fuite d'huile dans le circuit secondaire de la tranche 1.

Même s'il ne s'agit pas de problèmes concernant la partie nucléaire de la centrale, "l'exploitation de la tranche serait problématique du point de vue de la culture et de la sûreté nucléaires", a ajouté Mme Drabova.

Située en Bohême du sud, à quelque 60 km de la frontière austro-tchèque, la centrale de Temelin comptera, après son achèvement en 2002, deux tranches équipées chacune d'un réacteur VVER de conception russe d'une puissance de 1.000 mégawatts, dotés de systèmes de sécurité et de contrôle livrés par le groupe américain Westingouse.

Temelin fait l'objet de vives protestations d'écologistes et autres adversaires du nucléaire autrichiens qui contestent son niveau de sécurité en raison de l'adaptation laborieuse de systèmes américains sur des installations nucléaires d'origine ex-soviétique.

 

 

Le réacteur sera arrêté mercredi

PRAGUE, 14 jan - Le réacteur de la première tranche de la centrale nucléaire controversée de Temelin (Bohême du sud) sera arrêté mercredi et soumis à une révision en avance sur le programme prévu suite aux problèmes de vibrations de la turbine, a annoncé dimanche le directeur de la centrale, Frantisek Hezoucky.
Cette révision avancée sera appliquée à l'issue de l'étape actuelle au cours de laquelle le réacteur a travaillé jusqu'à 30% de sa puissance nominale, et non au terme de l'étape suivante prévoyant la montée en puissance à 45%, a-t-il précisé à la radio publique CRo1.

"Mercredi, nous effectuerons encore un test du turbogénérateur avant d'arrêter le réacteur et procéder à une révision prophylactique d'une durée de quinze jours environ", a annoncé M. Hezoucky.

"Nous sommes sûrs que nous trouverons le moyen de résoudre ce problème", a souligné le directeur.

Samedi, M. Hezoucky a admis que la mise en exploitation à l'essai de la première tranche de Temelin était menacée par un problème de vibrations de la turbine du circuit secondaire.

"Il s'agit d'un problème inédit dans le pays" et la turbine est actuellement examinée par des savants et experts, a précisé le directeur de Temelin au journal pragois, Pravo.

"Avec les paramètres techniques actuels de la turbine, l'exploitation à long terme de la première tranche (de Temelin) n'est pas possible", a pour sa part estimé la présidente de l'Office d'Etat de sûreté nucléaire, Dana Drabova, citée par le même journal.

Depuis le lancement de la réaction nucléaire dans le premier réacteur, le 9 octobre dernier, la tranche 1 de Temelin a connu plusieurs difficultés nécessitant l'arrêt du réacteur.

Vendredi, une fuite d'huile suivie d'un incendie s'est produite dans la première tranche.

La centrale nucléaire de Temelin comptera après son achèvement en 2002, deux tranches munies chacune d'un réacteur VVER de conception russe d'une puissance de 1.000 mégawatts, doté de systèmes de sécurité et de contrôle livrés par l'Américain Westinghouse.

Temelin fait depuis des années l'objet de vives protestations d'écologistes et militants anti-nucléaires en Autriche voisine. La centrale est située à 60 kilomètres de la frontière tchéco-autrichienne.

 

 

Vibrations sur la turbine du circuit secondaire

PRAGUE, 13 jan - La mise en exploitation à l'essai de la première tranche de la centrale nucléaire de Temelin (Bohême du sud) est menacée par un problème de vibrations de la turbine du circuit secondaire, non nucléaire, a indiqué le directeur de la centrale dans une interview publiée samedi dans le journal Pravo.

Selon le directeur, Frantisek Hezoucky, "il s'agit d'un problème inédit dans le pays" et la turbine est actuellement examinée par des savants et experts.

"Avec les paramètres techniques actuels de la turbine, l'exploitation à long terme de la première tranche (de Temelin) n'est pas possible", a pour sa part estimé la présidente de l'Office d'Etat de sûreté nucléaire, Dana Drabova, citée par Pravo.

Le problème des vibrations pourrait entraîner des remplacements importants de composantes et donner lieu à un retard de la mise en exploitation commerciale de la tranche 1 de Temelin, selon le journal.

Une fuite d'huile suivie d'un incendie s'est produite vendredi au terme d'une série de tests sur la turbine concernée. L'incendie, qui s'était déclaré après une fuite d'huile sur une vanne de régulation de la turbine, a été aussitôt éteint par les pompiers de la centrale.

L'incident "n'a aucunement menacé la sécurité nucléaire et n'a pas causé de dégâts matériels", a affirmé le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

La centrale de Temelin, située en Bohême du sud à quelque 60 km de la frontière austro-tchèque, comptera après son achèvement en 2002 deux tranches équipées chacune d'un réacteur VVER de conception russe d'une puissance de 1.000 mégawatts doté de systèmes de sécurité et de contrôle livrés par le groupe américain Westinghouse.

Temelin fait depuis des années l'objet de vives protestations d'écologistes et autres militants anti-nucléaires autrichiens qui contestent son niveau de sécurité, notamment l'adaptation laborieuse de systèmes américains sur des installations nucléaires conçues selon des projets ex-soviétiques.

 

 

Nouvel arrêt d'urgence du premier réacteur

PRAGUE, 7 jan - Le premier réacteur de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (Bohême du sud) a été arrêté d'urgence dimanche, suite à une défaillance détectée dans le circuit secondaire de la tranche 1, a annoncé le porte-parole de la centrale.

Au moment de l'incident, survenu dimanche matin, le réacteur se trouvait à 24% de sa puissance nominale de 1.000 mégawatts, a précisé le porte-parole, Milan Nebesar.

L'arrêt a été opéré automatiquement par le système de sécurité lors d'une série d'essais pendant lesquels une "instabilité du régime" a été enregistrée dans le circuit secondaire de la tranche, notamment une montée de température, selon M. Nebesar.

L'Office d'Etat de sûreté nucléaire (SUJB) et la partie autrichienne ont été aussitôt informés de l'évènement.

Dans l'après-midi, le réacteur travaillait à sa "puissance minimale stabilisée", en-dessous de 1%, selon le porte-parole.

Déjà le 26 octobre dernier, moins de trois semaines après le démarrage officiel du premier réacteur le 9 octobre, celui-ci avait été automatiquement arrêté suite à une "anomalie" dans le système de contrôle des pompes de circulation du circuit primaire de la tranche 1.

Le 22 décembre, une dizaine d'heures après la connection à l'essai de la tranche 1 au réseau énergétique du pays, les opérateurs avaient été obligés de ramener rapidement de 30 à 3% le niveau de puissance du réacteur, en raison d'une défaillance du système d'admission de la vapeur sur la turbine du circuit secondaire.

Pendant des essais effectués à la fin décembre, le réacteur avait de nouveau atteint, pour quelques heures seulement, 29% de sa puissance maximale.

Située en Bohême du sud, à quelque 60 kilomètres de la frontière austro-tchèque, la centrale nucléaire de Temelin doit compter après son achèvement en 2002 deux tranches équipées chacune d'un réacteur VVER de conception russe d'une puissance de 1.000 mégawatts.

Les systèmes de sécurité et de contrôle ont été adaptés aux installations de conception russe par la firme américaine Westinghouse qui fournit également le combustible nucléaire.

Temelin, dont la construction avait été lancée dans les années 1980, sous le régime communiste, fait l'objet de vives protestations d'écologistes et d'adversaires du nucléaire autrichiens, qui contestent son niveau de sécurité et l'impact de la centrale sur l'environnement de la région.

 

 

Arrêt automatique du 1er réacteur de Temelin: "pas d'erreur du système" (office de sûreté)

PRAGUE, 19 nov - L'arrêt d'urgence du premier réacteur de la centrale nucléaire de Temelin (Bohême du Sud), survenu samedi matin, "n'était pas dû à une erreur du système", a estimé dimanche à Prague un porte-parole de l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB).
Un signal lancé lors d'un test de refroidissement du réacteur par circulation naturelle n'a pas été évalué de manière correcte par le système automatique de contrôle, a précisé le porte-parole, Pavel Pittermann, avant d'affirmer que "rien de grave ne s'était produit".

Tous les détails de cette opération automatique doivent être connus pendant la journée de lundi, a affirmé M. Pittermann, selon qui le même test se répétera dans son ensemble.

De son côté, le porte-parole de la centrale de Temelin, Milan Nebesar, a annoncé que le réacteur fonctionnait à 5,2% de sa puissance nominale, dimanche en début d'après-midi.

La réaction nucléaire a été stoppée samedi vers 3H00 locales (02H00 GMT), alors que le réacteur travaillait à 2% de sa puissance, selon M. Nebesar.

Ce test de refroidissement fait partie du calendrier d'essais du premier réacteur de Temelin (60 km de la frontière autrichienne), officiellement entamé le 9 octobre.

Mardi, le SUJB a donné son feu vert à la montée en puissance du premier réacteur de Temelin jusqu'à 12% de sa puissance nominale.

Quelque 200 tests font partie de cette phase d'essais, selon le porte-parole de la centrale.

Après son achèvement prévu en 2002, Temelin comptera deux tranches munies chacune d'un réacteur VVER de conception russe, d'une puissance de 1.000 mégawatts, dotées de systèmes de sécurité et de contrôle, livrés par l'américain Westinghouse.

 

 

On peut s'attendre à d'autres défaillances (directeur de la centrale)

PRAGUE, 27 oct - L'"anomalie" dans le système de contrôle des pompes de circulation du circuit primaire de la centrale nucléaire de Temelin (Bohême du sud) qui a nécessité jeudi soir l'arrêt de la réaction nucléaire dans le réacteur, "n'est pas la dernière", a estimé vendredi à la télévision le directeur de la centrale, Frantisek Hezoucky.

"D'autres défaillances de ce genre risquent de se produire lors de la mise en marche" de la première tranche de la centrale, a déclaré M. Hezoucky dans le principal journal télévisé de la chaîne publique CT1.

La défaillance, provoquée probablement par une anomalie dans le système de contrôle des pompes de circulation, livré par la firme américaine Westinghouse, "n'a aucunement menacé la sécurité nucléaire de la centrale", selon le porte-parole de Temelin, Milan Nebesar.

Le réacteur a été arrêté par les opérateurs et non par le système automatique d'urgence, a-t-il précisé.

"La réaction nucléaire a été aussitôt arrêtée" après la détection de l'"anomalie", a confirmé le porte-parole de l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB), Pavel Pittermann.

L'affaire "reste en-dessous du niveau 0 du classement international" des incidents dans les installations nucléaires, a-t-il déclaré.

Récemment achevée, la première tranche de Temelin a subi mercredi les derniers tests d'une série entamée le 9 octobre, date de son démarrage. La direction de la centrale a adressé le même jour à l'Office de sûreté une demande de montée en puissance du premier réacteur.

 

 

Médicaments obligatoires dans les écoles en Autriche

VIENNE, 20 oct - L'Autriche, viscéralement anti-nucléaire, a ordonné à toutes ses écoles de stocker des médicaments contre les cancers de la thyroïde après la mise en service de la centrale nucléaire tchèque de Temelin.

Tous les parents d'élèves ont reçu récemment un formulaire leur demandant d'autoriser l'école de leur enfant à lui administrer "en cas d'accident nucléaire" des comprimés d'iode.

L'énergie nucléaire, à laquelle l'Autriche a renoncé par référendum en 1978, est un sujet très sensible dans ce pays qui proteste régulièrement contre les centrales de ses voisins ex-communistes, notamment la Slovénie et la Slovaquie.

Depuis l'été, elle proteste vigoureusement contre la mise en service de la centrale tchèque voisine de Temelin, dont le premier réacteur a été activé le 9 octobre.

Les écoles du pays ont de leur côté reçu l'ordre de stocker des médicaments à l'iode, qu'elles devront distribuer aux enfants en cas d'accident nucléaire, après alerte des autorités.

L'iode radioactif dégagé dans l'air lors d'un accident nucléaire "peut entrer dans le corps par l'air respiré, et être stocké dans la thyroïde", ont expliqué les autorités sanitaires dans une circulaire remise à tous les parents d'élèves.

"La possibilité qu'un enfant soit atteint est au minimum deux fois plus grande que chez un adulte. La prise de comprimés d'iode en temps utile peut empêcher le stockage de l'iode radioactif dans la thyroïde".

La circulaire recommande "d'allumer la radio et la télévision en cas d'alerte par sirène ou par hauts-parleurs".

Une porte-parole du ministère de l'Education a rappelé que "ce programme a été lancé après la catastrophe de (la centrale nucléaire ukrainienne de) Tchernobyl en 1986". "Nous pensons qu'il s'agit toujours d'une précaution utile", a-t-elle dit.

Ces médicaments doivent être disponibles à tout moment, y compris en excursion scolaire. Ils sont obligatoires sur l'ensemble du territoire et non seulement dans les zones proches d'une centrale nucléaire.

Pour l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), organisme de l'ONU qui siège à Vienne, la décision des autorités autrichiennes "est autant politique que médicale".

"Disposer de ces médicaments est une démarche de prudence, mais il faut évaluer les risques (nucléaires) posément", a commenté son porte-parole David Kyd.

Sans critiquer ouvertement ce programme, il a noté que "plusieurs centrales nucléaires des pays de l'Est qui inquiètent tant l'Autriche sont très sûres car elles sont toutes neuves".

De son côté, un responsable de l'administration scolaire de la province de Basse-Autriche, Franz Wesely, a assuré que "les parents d'élèves non seulement soutiennent ce programme de comprimés, mais le veulent absolument".

La centrale tchèque de Temelin, située à seulement 60 km de la frontière autrichienne, a été conçue dans les années 80, sous le régime communiste, avant d'être totalement repensée à la chute du communisme, le géant américain Westinghouse obtenant alors la maîtrise d'une partie de la centrale.

Cela n'empêche pas la classe politique tout entière, le chancelier Wolfgang Schuessel en tête, de protester contre sa mise en service.

Résumant l'opinion de la majorité de la population, le quotidien à grand tirage Kronenzeitung titrait la semaine dernière sur "un Tchernobyl à notre frontière", en juxtaposant une photo de Temelin et une tombe.

 

Un responsable tchèque accuse Vienne d'attiser la crainte du nucléaire

VIENNE, 16 oct - Le président de la chambre basse du parlement tchèque Vaclav Klaus a reproché lundi au gouvernement autrichien d'utiliser à des fins politiques les craintes des Autrichiens sur la centrale nuclaire tchèque de Temelin.

"On ne devrait pas abuser politiquement des inquiétudes", des gens, a-t-il déclaré à la presse lundi à Vienne, où il devait rencontrer le président Thomas Klestil et le chancelier conservateur Wolfgang Schuessel.

Après une semaine de blocage de postes frontaliers austro-tchèques, les militants anti-nucléaires autrichiens ont décidé samedi de suspendre leur mouvement afin de permettre des négociations sur la centrale nucléaire de Temelin.

L'Autriche a renoncé au nucléaire en 1978 par référendum, et souhaite un examen par des experts internationaux de la sécurité de cette centrale située à 60 km de la frontière autrichienne.

Les protestations autrichiennes contre Temelin sont à l'origine d'une crise diplomatique entre Prague et Vienne.

 

 

La réaction nucléaire a débuté dans la centrale de Temelin

TEMELIN (République tchèque), 11 oct - La réaction nucléaire a débuté mercredi matin dans le premier réacteur de la centrale nucléaire de
Temelin (Bohême du Sud), a annoncé le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

"La puissance minimale stabilisée" du réacteur a été atteinte à 6H19 locales (04H19 GMT), a précisé de son côté la présidente de l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB), Dana Drabova.

Le réacteur doit atteindre une puissance de 2 % dans l'espace de deux semaines, au terme de la première phase du démarrage.

Une série d'une vingtaine de tests est prévue lors de cette période, pour vérifier le fonctionnement des installations du réacteur.

La première tranche de Temelin doit atteindre quelque 30 % de sa puissance en décembre, date de sa connection au réseau énergétique du pays, selon des spécialistes de SUJB.

Le lancement officiel du premier réacteur de Temelin a eu lieu lundi soir en présence du Premier ministre tchèque Milos Zeman. Le SUJB avait délivré le même jour en début d'après-midi l'autorisation de démarrage de la centrale.

Située à quelque 60 km de la frontière austro-tchèque, la centrale de Temelin fait l'objet de nombreuses critiques de la classe politique et des mouvements écologistes autrichiens.

Le chancelier autrichien Wolfgang Schuessel a cependant nié, mardi à Bratislava (Slovaquie), que son pays envisagerait de bloquer l'adhésion de la République tchèque à l'Union européenne, à cause de la mise en marche de Temelin.

 

 

Centrale de Dukovany: exploitation jusqu'en 2025-27 après modernisation

PRAGUE, 12 oct - La compagnie tchèque d'électricité CEZ investira quelque 200 millions d'euros dans un programme de modernisation de la centrale nucléaire de Dukovany (Moravie du sud) afin de prolonger jusqu'en 2025-27 l'exploitation de cette centrale située à quelque 50 km de la frontière autrichienne, a-t-on appris jeudi de sources proches de CEZ.

La modernisation des quatre tranches de Dukovany, équipées chacune d'un réacteur VVER de conception russe d'une puissance de 440 mégawatts, mis en service entre 1985 et 1987, doit permettre à CEZ de porter à 40 ans leur durée d'exploitation, contre 25 ans initialement prévus.

Le porte-parole de CEZ, Ladislav Kriz, a confirmé l'existence du programme auquel participeront les firmes françaises Schneider et Framatome, mais s'est refusé à toute précision concernant le montant du contrat.

La branche nucléaire du groupe Skoda de Pilsen (Bohême de l'ouest), qui sera le maître d'oeuvre de la modernisation de Dukovany, a conclu le contrat général avec CEZ début septembre, a indiqué jeudi un responsable du projet.

Les quatre tranches seront successivement rénovées entre 2002 et 2009. Les firmes françaises Schneider et Framatome livreront notamment des systèmes de sécurité et de contrôle, dont la valeur représentera environ un tiers (plus de 60 M EUR) du montant total du contrat, a précisé le responsable.

La technologie de Schneider baptisée "Spinline 3", récemment introduite sur la centrale française de Fessenheim (Haut-Rhin), sera pour la première fois adaptée à Dukovany à des installations de conception russe, des réacteurs VVER 440-213, a-t-il souligné.

Une partie importante des systèmes de contrôle, notamment des dispositifs d'informations et de mesure, seront livrés par une firme tchèque, ZAT de Pribram (Bohême centrale), a précisé le spécialiste de Skoda Pilsen.

Depuis 1992, CEZ a déjà investi environ 8 milliards de couronnes (quelque 230 M EUR) dans divers travaux de modernisation et de remise à niveau de la centrale de Dukovany afin de la "rendre conforme aux normes de sécurité européennes", a souligné le porte-parole de la compagnie d'électricité.

Après l'achèvement du nouveau programme de rénovation, vers 2009, CEZ s'adressera à l'Office tchèque de sûreté nucléaire pour demander la prolongation de l'exploitation de la centrale de Dukovany jusqu'en 2025-27, a confirmé M. Kriz.

 

 

Malgré les protestations, le démarrage de Temelin est imminent

PRAGUE, 6 oct - Malgré les protestations de l'Autriche voisine, les Tchèques préparent le démarrage imminent de la centrale nucléaire de Temelin, située à quelque 60 km de la frontière austro-tchèque.

La demande d'autorisation de mise en marche du premier réacteur, accompagnée de la documentation concernant les tests avant démarrage, a été déposée vendredi à l'Office de sûreté nucléaire (SUJB) et sera analysée pendant le week-end, a confirmé au cours d'une conférence de presse la présidente du SUJB, Dana Drabova.

Le feu vert à l'activation du combustible dans le premier réacteur de Temelin "n'interviendra pas avant lundi", a-t-elle ajouté.

Le délai nécessaire pour cette décision "dépendra de la qualité de la documentation" sur les résultats des essais effectués ces derniers jours, a pour sa part précisé le vice-président du SUJB Karel Boehm, chargé de la sûreté nucléaire et de la supervision de Temelin.

Les derniers tests prévus avant démarrage "se sont achevés avec succès" dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 02H00 locales (00H00 GMT), selon le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

"Il n'y a pas d'obstacle réel" à l'activation du combustible et le premier réacteur de Temelin devrait atteindre 25 à 30% de sa puissance maximale de 1. 000 mégawatts en décembre. Au même moment, la première tranche sera connectée au réseau énergétique du pays, a indiqué M. Boehm.

Un test final de cette mise en service, lors duquel le réacteur fonctionnera pendant 144 heures à sa puissance maximale, n'est cependant prévu qu'en mai 2001. Seulement après cette date, la première tranche sera officiellement reprise par la Compagnie tchèque d'électricité (CEZ) pour l'exploitation commerciale, a ajouté le vice-président du SUJB.

Les écologistes autrichiens ont organisé vendredi un nouveau blocus des passages routiers de la frontière austro-tchèque pour protester contre la prochaine activation du combustible à Temelin.

Annoncé à l'avance par la radio-télévision, le blocus n'a pas beaucoup perturbé les déplacements des touristes, obligés cependant de contourner la frontière austro-tchèque via la Slovaquie et l'Allemagne, mais a bloqué pendant de longues heures des centaines de routiers, selon la police locale.

La ministre autrichienne des Affaires étrangères Benita Ferrero-Waldner a appelé jeudi les autorités tchèques à reporter la mise en marche de Temelin et "prendre au sérieux les craintes de l'Autriche et de sa population parce qu'il s'agit d'un problème substantiel".

Le chef de la branche tchèque de Greenpeace, Jiri Tutter, a qualifié de "prématuré" le prochain feu vert à l'activation du combustible nucléaire. Certaines questions de sécurité "n'ont pas été éclaircies" et "des risques d'accident subsistent", a-t-il souligné à l'AFP.

Quatre associations écologistes tchèques, dont notamment les Mères de Bohême du sud (Jihoceske Matky) et le mouvement Arc-en-ciel (Duha), ont adressé vendredi une lettre ouverte à la présidente de l'Office de sûreté nucléaire.

Les écologistes réclament une suspension du démarrage "tant que l'étude complète de l'incidence de la centrale sur l'environnement ne sera pas élaborée".

Les responsables de la centrale et de l'Office de sûreté nucléaire qualifient un tel report d'"irréaliste".

Mme Drabova, présidente du SUJB, a reconnu vendredi qu'un "nombre limité" de dirigeants, dont notamment le Premier ministre Milos Zeman, seront autorisés à assister dans la salle de commande à la mise en marche du premier réacteur de Temelin.

Conformément aux normes de sécurité, "aucun d'entre eux n'aura le droit de toucher aux commandes", a-t-elle souligné.

 

Une centaine de manifestants anti-nucléaires se sont dispersés

VIENNE, 6 oct - Une centaine de manifestants anti-nucléaires aurichiens qui avaient bloqué vendredi soir vers 19h00 locales (17h00 GMT) le poste-frontière austro-tchèque de Wullowitz (150 km au nord-ouest de Vienne), se sont dispersés dans le calme une demi-heure plus tard.

Les manifestants, qui avaient entamé vendredi matin une journée de blocage à plusieurs postes-frontières austro-tchèques, entendaient protester contre la prochaine mise en service de la centrale nucléaire tchèque de Temelin, selon l'agence autrichienne APA.

En quittant les lieux, les manifestants ont martelé: "ce n'était qu'un début, nous reviendrons". Une longue file d'attente de voitures des deux côtés de la frontière, bloquée pendant trois heures par les manifestants, a commencé à circuler après leur départ. Dans l'après-midi, les manifestants étaient encore un millier au poste-frontière de Wullowitz.

 

 

Demande d'autorisation de mise en marche jeudi soir

TEMELIN (République tchèque), 5 oct - La direction de la centrale nucléaire de Temelin (Bohême du sud) devrait déposer jeudi soir à l'Office de sûreté nucléaire (SUJB) la demande d'autorisation de mise en marche du premier réacteur, a annoncé à la radio le directeur de Temelin, Frantisek Hezoucky.

Les derniers tests avant démarrage de la première tranche de la centrale ont été achevés jeudi, a-t-il ajouté.

L'Office de sûreté devrait donner son feu vert à l'activation du combustible "dans les trois jours à venir", après l'analyse de la documentation sur la dernière série d'essais, selon le directeur.

La ministre autrichienne des Affaires étrangères Benita Ferrero-Waldner a appelé jeudi les autorités tchèques à reporter le démarrage de Temelin jusqu'à la réalisation d'une "étude complète de l'incidence de la centrale sur l'environnement".

Selon la ministre, les dirigeants tchèques doivent "prendre au sérieux les craintes de l'Autriche et de sa population parce qu'il s'agit d'un problème substantiel".

Les écologistes autrichiens ont annoncé pour vendredi un nouveau blocus, le cinquième depuis début septembre, des 15 postes-frontière avec la République tchèque pour protester contre la mise en marche de Temelin, située à quelque 60 km de la frontière austro-tchèque.

Les passages frontaliers seront bloqués entre 06H00 et 19H00 locales (04H00 et 17H00 GMT), selon l'agence tchèque CTK.

 

 

La centrale nucléaire de Temelin sur internet

PRAGUE, 3 oct - La compagnie tchèque d'électricité CEZ a inauguré mardi un site internet consacré à la centrale nucléaire de Temelin (Bohême du sud), qui fait l'objet de vives protestations, notamment de la part d'écologistes autrichiens.

Disponibles à l'adresse www.temelin-besuch.cz, les pages rédigées en allemand et tchèque s'adressent avant tout aux citoyens autrichiens inquiets du prochain démarrage du premier réacteur de la centrale nucléaire, située à quelque 60 km de la frontière autrichienne.

"Je vous promets que moi-même et mes collaborateurs ferons tout pour que Temelin appartienne aux centrales nucléaires européennes, exploitées de la meilleure façon et avec la plus grande sécurité", souligne le directeur général de CEZ, Jaroslav Mil, dans une introduction en allemand adressée à "nos chers voisins, habitants de la République d'Autriche".

"Plus de 30 études de firmes et institutions indépendantes confirment qu'aucune incidence négative sur l'environnement n'est liée à l'exploitation de la centrale de Temelin", affirme le chef de la compagnie d'électricité.

Outre de nombreuses informations sur la construction et le fonctionnement de la centrale, un reportage vidéo en temps réel de la salle de commande du premier réacteur sera diffusé à partir de jeudi tous les soirs entre 18H00 et 21H00 locales (16H00 et 19H00 GMT), annoncent les auteurs.

Le site internet de Temelin peut simultanément accueillir jusqu'à 40.000 visiteurs, précisent-ils.

Des essais avant démarrage, interrompus le 22 septembre en raison de défaillances décelées sur plusieurs vannes à vapeur, ont repris dimanche et se poursuivaient mardi.

La direction de Temelin veut achever les tests "dans les prochains jours" pour s'adresser "dans les quinze jours à venir" à l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB) afin de demander son feu vert à l'activation du combustible nucléaire dans le premier réacteur, selon un responsable de la centrale.

 

 

Manifestation anti-nucléaire devant l'ambassade tchèque à Vienne

VIENNE, 2 oct - Une douzaine d'écologistes ont protesté lundi devant l'ambassade de la République tchèque à Vienne contre la prochaine mise en service de la centrale nucléaire tchèque de Temelin, a indiqué la police.

"Dix personnes se sont enchaînées au portail de l'ambassade et deux autres sont montées sur le toit du bâtiment", a déclaré un porte-parole de la police souhaitant garder l'anonymat.

Ils ont fait retentir une sirène pour alerter le gouvernement tchèque du danger que présente, selon eux, la centrale située en Bohême du sud, à 60 km de la frontière autrichienne, selon l'agence autrichienne APA.

"Un deuxième Tchernobyl au centre de l'Europe doit être empêché à tout prix", a déclaré le porte-parole de l'organisation écologiste Greenpeace en Autriche, Franko Petri.

Interrompus le 22 septembre à la suite d'une défaillance, les essais avant démarrage de la première tranche de la centrale ont repris dimanche.

Au terme de cette nouvelle série d'essais, la direction de la centrale demandera le feu vert de l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB) pour l'activation du combustible nucléaire dans le premier réacteur, selon le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

 

 

Reprise des essais avant démarrage (porte-parole)

PRAGUE, 1er oct - Les essais avant démarrage de la première tranche de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (sud de la Bohême), interrompus le 22 septembre, ont repris dimanche par un test réussi d'étanchéité à froid du circuit primaire, a annoncé le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

Une première étape de rechauffement des circuits primaire et secondaire de la tranche 1 devait débuter dimanche soir, a-t-il ajouté.

De nouveaux tests seront effectués sur les circuits "dans les prochains jours", quand leur température atteindra quelque 260 degrés Celsius, selon le porte-parole.

Au terme de cette nouvelle série d'essais, la direction de la centrale demandera le feu vert de l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB) pour l'activation du combustible nucléaire dans le premier réacteur, a ajouté M. Nebesar.

L'interruption des essais a été ordonnée par l'Office de sûreté nucléaire le 22 septembre suite à une défaillance d'une vanne du générateur de vapeur détectée la veille alors que la température dans le circuit primaire dépassait déjà 260 degrés Celsius.

Toutes les vannes du même type ont été vérifiées et réparées la semaine dernière, ainsi qu'une autre vanne située avant le système de barbotage, sur laquelle une fuite de vapeur avait été décelée le 15 septembre.

Un spécialiste de la firme allemande Sempel, fournisseur de cette vanne, a participé aux travaux de réparation qui ont nécessité le remplacement de "certaines pièces" de ce dispositif, a précisé M. Nebesar.

En construction depuis 1987, la centrale nucléaire de Temelin comptera, après son achèvement en 2001-2002, deux tranches équipées chacune d'un réacteur VVER de conception russe d'une puissance de 1.000 mégawatts, munis de systèmes de sécurité et de contrôle de la firme américaine Westinghouse qui fournit également le combustible nucléaire.

 

 

Quatrième blocus à la frontière austro-tchèque

VIENNE, 22 sept - Quelque 8.000 manifestants bloquaient vendredi la quasi-totalité des postes frontaliers austro-tchèques pour protester contre la prochaine mise en service de la centrale nucléaire tchèque de Temelin, a indiqué le club automobile autrichien (OAMTC).

Il s'agit du quatrième et du "plus long blocus" en un mois, a déclaré à l'AFP, Helmut Beigl, de l'OAMTC.

Le mouvement des manifestants déployés devant des postes frontaliers sur 300 km, a commencé à 04h30 GMT et devrait s'achever à 16h00 GMT.

"Cela pourrait être le dernier", a estimé M. Beigl, rappelant que la centrale nucléaire située à 60 km de la frontière autrichienne devait être mise en service fin septembre, sauf si une défaillance d'une vanne détectée il y a une semaine entraînait un report.

Les manifestants, comme le gouvernement autrichien, réclament une évaluation des conséquences sur l'environnement de la centrale de Temelin, avant sa mise en service.

Un bouquet de ballons jaunes exigeant l'"arrêt de Temelin" se mêlait aux banderoles portant des slogans tels que "N'enterrez pas notre avenir - Défendez-vous contre Temelin" ou encore "Europe centrale sans nucléaire".

L'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB) soutient pour sa part que la sécurité de Temelin a atteint un "haut niveau".

En construction depuis vingt ans, cette centrale, située en Bohême du sud, suscite de vives inquiétudes et protestations en Autriche, pays qui a opté par référendum pour le rejet de l'énergie nucléaire.

 

 

Vienne demande l'aide de l'AIEA

VIENNE, 19 sept - La ministre autrichienne des Affaires étrangères Benita Ferrero-Waldner a réclamé mardi l'aide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour obtenir une évaluation de l'incidence sur l'environnement de la centrale nucléaire tchèque de Temelin, avant sa mise en service.

"Je demande à l'AIEA d'aider l'Autriche pour obtenir des normes de sécurité maximales et un examen des incidences sur l'environnement de la centrale de Temelin", a-t-elle déclaré devant l'organisation, qui tient sa conférence générale annuelle à Vienne jusqu'à vendredi.

La ministre s'est écartée de son discours initial qui ne mentionnait pas Temelin, selon la télévision nationale.

En construction depuis vingt ans, cette centrale, située en Bohême du sud, à quelque 60 km de la frontière autrichienne, suscite de vives inquiétudes et protestations en Autriche, pays dépourvu de centrale nucléaire.

Le démarrage du premier réacteur de Temelin est prévu avant la fin du mois.

Une fuite de vapeur détectée sur une vanne vendredi s'est poursuivie lundi sans provoquer une interruption des essais avant le démarrage de la centrale, de conception russe mais dotée de systèmes de sécurité livrés par la firme américaine Westinghouse.

Mme Ferrero-Waldner a affirmé que le problème de la sécurité des centrales nucléaires était une "question clé" dans les négociations entre l'Union européenne et les pays candidats à la rejoindre.

Le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, a jugé mardi "important" que Prague, candidate à l'UE, continue de fournir toutes les données nécessaires sur Temelin.

Le commissaire européen à l'Elargissement Guenter Verheugen a néanmoins estimé que la question de la centrale n'était pas susceptible de bloquer les négociations d'adhésion à l'UE.

 

 

La fuite de vapeur continue, les essais aussi

PRAGUE, 18 sept - La fuite de vapeur détectée vendredi sur une vanne lors des tests avant démarrage de la centrale nucléaire de Temelin (Bohême du sud) se poursuivait lundi, sans cependant provoquer une interruption des essais, a annoncé le porte-parole de la centrale, Milan Nebesar.

La vanne défaillante est située dans le circuit primaire de la première tranche de la centrale, dans un espace scellé, et "ne présente absolument aucun risque pour la sécurité" de l'installation, selon le porte-parole.

Une solution doit être définie par les spécialistes de la centrale et des experts de l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB) "dans les heures, ou les jours à venir", a estimé M. Nebesar.

Parmi les solutions envisagés pour régler le problème figurent "plusieurs méthodes de réparation, ainsi qu'un remplacement" de la vanne concernée. Certaines de ces méthodes nécessiteraient un refroidissement du circuit, dont la température dépasse actuellement 260 degrés Celsius, a précisé le porte-parole.

"Des inspecteurs du SUJB se trouvent sur place et réclament d'urgence l'identification des raisons de la fuite", a pour sa part souligné le porte-parole de l'Office de sûreté nucléaire, Pavel Pittermann.

"Nous serons très sévères lors de l'analyse de ce problème", a souligné M. Pittermann avant d'admettre qu'un refroidissement du circuit serait probablement nécessaire pour remédier à la défaillance.

Selon des sources spécialisées, ce problème pourrait retarder de plusieurs jours le démarrage du premier réacteur, initialement prévu avant la fin du mois.

Située en Bohême du sud, à quelque 60 km de la frontière autrichienne, la centrale de Temelin comptera après son achèvement, en 2001-2002, deux tranches équipées chacune d'un réacteur VVER de conception russe d'une puissance de 1.000 mégawatts, dotées de systèmes de sécurité et de contrôle livrés par la firme américaine Westinghouse.

Des écologistes autrichiens et bavarois ont récemment organisé plusieurs actions de protestation contre le prochain démarrage de Temelin, notamment des blocus répétés de la frontière avec la République tchèque.

 

Des "questions subsistent"

PRAGUE, 5 sept - Des "questions subsistent" sur la sécurité de la centrale nucléaire tchèque de Temelin, a déclaré un représentant du ministère allemand de l'Environnement, Wolfgang Renneberg, au terme d'une rencontre d'experts allemands et tchèques, mardi à Prague.

Parmi les "points sensibles" figurent notamment la qualité des vannes de sécurité et de certaines conduites d'eau et de vapeur, ainsi que des doutes sur la capacité des batteries électriques de secours, selon les experts allemands.

La présidente de l'Office tchèque de sûreté nucléaire (SUJB), Dana Drabova, a affirmé à la presse qu'elle avait remis aux experts allemands "un dossier écrit qui explique que la capacité des batteries est suffisante et conforme aux normes allemandes".

Elle leur a également affirmé que les autres équipements contestés par les Allemands "correspondent aux exigences de sécurité habituelles en Europe occidentale".

Les questions abordées avec les spécialistes allemands "n'auront pas d'influence sur le démarrage" de Temelin, a par ailleurs souligné Mme Drabova.

Le démarrage de la tranche numéro un de Temelin pourrait avoir lieu "entre le 15 et le 20 septembre", soit avec "un petit retard", a précisé un porte-parole du SUJB, Pavel Pittermann.

Située en Bohême du sud, à quelque 60 km de la frontière autrichienne, la centrale de Temelin comptera, après son achèvement en 2001-2002, deux tranches équipées chacune d'un réacteur VVER d'origine russe d'une puissance de 1.000 mégawatts, avec des systèmes de sécurité et de contrôle livrés par la firme américaine Westinghouse.