
I
D'après le communiqué de
nos amis japonais du CNIC (Citizens' Nuclear Information Center), l'accident
de criticité s'est produit dans l'usine d'élaboration
de poudre d'oxyde d'uranium (UO2) à partir d'hexafluorure
d'uranium UF6 gazeux fortement enrichi (La fabrication des pastilles
de combustible à partir de la poudre d'UO2 se fait dans
une autre installation peu éloignée).
Les causes de la criticité : au cours d'une opération
de raffinage pour obtenir de l'uranium très enrichi devant
servir à fabriquer du combustible pour le réacteur
à neutrons rapides expérimental "JOYO",
au lieu de mettre 2,4kg dans un récipient c'est 16kg d'uranium
très enrichi qui ont été introduits d'où
la criticité (réaction en chaîne). Il y
a donc eu violation de toutes les règles de sûreté.
Cette usine de Tokai est dans la préfecture d'Ibaraki,
à 160 km de Tokyo. Au cours de la journée: l'accident
démarre à 10h35. Le débit de dose était
alors de 0,84 millisievert par heure, voisin de 1 mSv correspondant
au rayonnement naturel d'une année au même endroit
(soit 7500 fois plus élevé que la normale). Les
habitants du voisinage n'ont été prévenus
qu'1 heure après le début de l'accident.
- Trois travailleurs blessés dont 2 dans un état
grave (syndrome d'irradiation aiguë).
- Zone interdite de 200m.
- Evacuation des habitants dans un périmètre de
350m.
- Confinement des habitants au-delà de 350m. Enfants confinés
dans les écoles.
- Confinement dans la ville de Naka-machi proche de Tokai.
A la télé japonaise infos de 18h, (donc
8 heures après) conférence de presse du maire du
village de Tokai : le
débit de dose n'a pas baissé, ce qui suggère
que les réactions de fission continuent. La structure de
l'installation est intacte. Le CNIC indique que le débit
de dose est toujours très élevé et les travailleurs
ne peuvent pas pénétrer sur le site. Personne ne
connaît la situation à l'intérieur de l'usine
et rien n'est fait
A 21h (heure japonaise) la
préfecture [de la région] d'Ibaraki décrète
le confinement dans un rayon de 10 km. Une cellule de crise gouvernementale
se met en place. 160 villageois sont évacués dans
un centre communautaire. D'après le communiqué en
anglais du CNIC du 1er octobre, 3 travailleurs seraient atteints
de syndrome d'irradiation aiguë. Une grande quantité
de radioactivité a été libérée
dans l'atmosphère. Le débit de dose de rayonnement
aurait été 16000 fois supérieur au débit
de dose normal. Un tel accident de criticité ne s'était
jamais produit au Japon. Les scientifiques du CNIC insistent sur
le manque de sûreté de cette
installation nucléaire révélé par
cet accident. Cela pose entre autres problèmes qu'on a
autorisé une telle usine près de lieux d'habitations.
Les règles de sûreté sont encore plus laxistes
que pour les réacteurs nucléaires. Ils demandent
une enquête minutieuse et que l'usine soit fermée.
Ils insistent sur le fait que 12 h après le début
de l'accident le débit de dose était encore très
élevé ce qui signifie que la réaction en
chaîne continue.
La survenue d'un tel accident met en cause non seulement l'industrie
mais les autorités de sûreté.
![]() |
Evacuation d'un employé gravement irradié. |
A signaler que nous avons en France une usine
d'enrichissement d'hexafluorure d'uranium et de fabrication de
combustible UO2 à uranium enrichi.
Qu'on a encore "amélioré" la situation
en faisant du combustible Mox avec de l'oxyde de plutonium. Tout
cela dans la vallée du Rhône, région chatouilleuse
du point de vue sismique...
II
Informations sur France Culture 1/10/99 12h30
en QuickTime (avec Roger Belbéoch)
1er octobre 1999, 15h45 heure locale.
Centre d'information des citoyens sur le nucléaire (CNIC).
" Pour le CNIC l'accident n'est pas fini. Il a été
indiqué que la condition de criticité a cessé
ce matin après que tout le liquide ait été
extrait [de la cuve contenant les 16 kg d'uranium enrichi]. Cependant
nous ne pensons pas que l'accident soit terminé. Des produits
radioactifs sont toujours rejetés dans l'atmosphère
et le CNIC pense que cela va continuer pendant un certain temps.
De plus des mesures efficaces n'ont pas été prises
pour parer à cette situation. Il semble nécessaire
de rester très prudent ".
Le CNIC édite une revue en anglais " Nuke Info ".
CNIC, 3F Kotobuki Bldg, 1-58-15, Higashi-nakano,
Nakano-ku,
TOKYO 164-0003,
Japon
Contrôle
de radioactivité des habitants.
III
4 octobre 1999
Echelle internationale des événements nucléaires
(INES).
Cette échelle [médiatique] comporte
7 niveaux de gravité croissante, de l'incident à
l'accident majeur (le niveau 7 correspond à l'accident
de Tchernobyl). Le ministère de la science et technologie
japonais déclare que l'accident est de niveau 4. Or, d'après
cette échelle (voir " Contrôle " numéro
114 de décembre 1996, Dominique Lagarde) :
Niveau 4, accident avec rejet mineur et exposition du public de
l'ordre des limites prescrites.
Niveau 5, accident avec rejet limité susceptible d'exiger
l'application partielle des contre-mesures prévues.
C'est donc bien d'un accident de niveau 5 dont il s'agit puisqu'il
y a eu évacuation des résidents à proximité
du site et confinement des habitants dans un rayon de 10 km, en
contradiction avec l'affirmation des autorités officielles
japonaises. (Ce point est souligné par le Centre d'information
des citoyens sur le nucléaire CNIC dans leur communiqué
du 2 octobre ).
Beaucoup d'inconnues dans cet accident : finalement de façon
certaine on sait seulement qu'il y avait 16 kg d'un composé
(lequel ?) d'uranium enrichi à environ 20% et qu'une réaction
en chaîne s'est déclenchée. Qu'il a fallu
plus de 20 heures pour la maîtriser. Que du personnel a
été irradié dont quelques uns gravement (3
personnes ?) avec un syndrome d'irradiation aiguë. Que 150
habitants ont été évacués (mais pas
tout de suite) et qu'environ 310 000 habitants ont été
confinés dans un rayon de 10 km (mais pas tout de suite).
Remarquons que seuls des débits de dose en rayonnement gamma ont été donnés (rien sur les neutrons) mais pas en fonction de la distance au site et qu'aucune donnée d'activité atmosphérique n'a été fournie ni pour l'intérieur du site nucléaire, ni pour l'extérieur. On ignore quelle a pu être l'exposition des habitants avant que la décision de confinement ait été prise. Les rejets gazeux ont pénétré dans les maisons avant que le confinement soit effectif. Les habitants sont donc peut-être restés confinés en atmosphère contaminée ?
Vu à la télé française : après la fin du confinement on a montré des tests effectués sur quelques uns des 310 000 habitants confinés. Ces tests ont vérifié qu'ils n'avaient pas de contamination surfacique sur leurs vêtements. Cela ne dit rien ni sur la dose externe à laquelle ils ont pu être exposés avant leur confinement ni sur la dose interne susceptible d'avoir été reçue par inhalation (et ingestion) des rejets radioactifs.
En résumé :
1) Il y a eu des rejets gazeux à l'extérieur du
site nucléaire (gaz rares, iodes, césiums etc.)
Il est faux de croire que toute la radioactivité a disparu
car les radioéléments émis n'ont pas que
des périodes très courtes. Rappelons qu'il faut
8 jours pour que l'activité de l'iode 131 diminue de moitié
et 30 ans pour le césium 137).
2) Les habitants des environs immédiats ont été exposés aux rayons gammas et neutrons et exposition interne avant que leur évacuation ne soit décidée. Des analyses de sang ont elles été effectuées ? Quel est leur état de santé actuel ?
3) On ne peut pas affirmer que les 310 000 habitants confinés dans un rayon de 10 km n'ont pas été exposés aux rayonnements et subi une irradiation externe et interne. Rappelons que toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique.
Personne n'a donné,
et aucun journaliste n'a réclamé, la composition
et l'activité des rejets atmosphériques. Est-ce
à la suite de mesures d'activité atmosphérique
(en becquerels par mètre cube d'air) en fonction de la
distance à l'usine que la décision de confinement
dans les 10 km a été prise ? L'activité à
11 km était-elle nulle?
IV
5 octobre 1999.
Commentaire sur les informations publiées
par les médias ou les responsables du nucléaire
(Agence Internationale de l'Energie Atomique, IPSN etc.)
La physique est le domaine de la mesure. En ce qui concerne l'accident
de criticité de Tokai-mura aucune mesure physique concernant
la contamination n'a été publiée (contamination
atmosphérique, contamination du sol). Pire, aucune mesure
de cette contamination n'a été exigée par
les médias. Les informations fournies relèvent plus
du fantasme que de données réelles objectives. Il
paraît évident que s'il a été décidé
de confiner 310 000 habitants dans un rayon de 10 km c'est que
le niveau de rayonnement dans la région n'était
probablement pas négligeable.
Il faut remarquer que cette décision de confinement (en
France, le mot confinement est désormais abandonné
au profit d'une expression plus "nucléairement correcte"
: la "mise à l'abri") a été prise
plusieurs heures après le début de l'accident. Il
n'est pas déraisonnable de penser que les habitants ont
été confinés chez eux alors que l'atmosphère
de leur habitation renfermait des radioéléments.
Que va-t-il se passer ? L'expérience de Tchernobyl nous
a appris le rôle que joue l'AIEA (Agence internationale
de l'énergie atomique). Rappelons que cette agence a été
chargée par l'ONU de développer l'énergie
nucléaire, c'est donc une agence de promotion de l'énergie
nucléaire. Plusieurs années après Tchernobyl,
l'AIEA a estimé que les autorités soviétiques
avaient de fait "paniqué" après l'explosion
du réacteur en prenant trop de contre-mesures de protection
(évacuation, contrôle de la nourriture etc.). Finalement,
à la lecture des textes de l'AIEA, Tchernobyl n'aurait
été qu'un accident nucléaire sans grandes
conséquences pour la santé des populations alors
que Tchernobyl est considéré comme l'accident le
plus grave ayant jamais eu lieu. Il est donc raisonnable de penser
que dans quelques semaines, mois ou années, l'AIEA considérera
que cet accident de criticité de Tokai-mura ne justifiait
pas du tout les mesures de protection prises : l'évacuation
des résidents du voisinage et le confinement des 310 000
habitants de la zone des 10 km. On peut prédire que pour
cette agence ces décisions seront considérées
comme non fondées objectivement et relevant du fantasme.
Dernier point : des travailleurs ont été durement
irradiés. Leur chance de survie est très faible.
Les dirigeants de l'entreprise seront-ils poursuivis pour mise
en danger d'autrui et éventuellement poursuivis pour homicide
si ces travailleurs décèdent ?
Contrôle de radioactivité des habitants.
VI
6 octobre 1999.
Quelques compléments d'information
et rectificatifs.
Le détail des manipulations
ayant conduit à la criticité est encore peu clair
y compris pour des spécialistes français en criticité.
Les procédés chimiques utilisés dans l'atelier
dédié aux combustibles destinés aux réacteurs
expérimentaux où s'est produit l'accident ont été
sommairement décrits dans un texte " le point sur
l'accident de criticité à Tokaï-Mura "
publié par l'IPSN (1/10/99). D'après les renseignements
fournis on peut supposer qu'il s'agissait d'obtenir, au stade
final, une poudre de dioxyde d'uranium UO2 (uranium enrichi à
18,8% en Uranium 235) ayant de bonnes caractéristiques
physico-chimiques pour permettre ensuite sa transformation en
pastille compacte de combustible, une opération appelée
" frittage ", effectuée dans un atelier voisin.
Dans un premier stade on dissout, dans de l'acide nitrique, des
poudres d'oxydes d'uranium (dont la composition n'est pas précisée)
dans un réservoir de petite taille. (C'est le seul point
clair : on obtient du nitrate d'uranyle). Un transfert de la solution
dans une cuve sert à contrôler (il n'est pas dit
comment) la masse d'uranium qui doit subir, après transfert
dans une grande cuve cette fois, un traitement par l'ammoniaque
entraînant la précipitation en diuranate d'ammonium
(en réalité c'est plus complexe si l'on en croit
le Nouveau traité de chimie minérale, tome XV, de
Paul Pascal, éd. Masson 1967). La cuve est équipée
d'une double enveloppe de refroidissement à l'eau.
Dans cette cuve de précipitation-décantation la
masse maximale d'uranium autorisée doit être inférieure
à 2 kg (on a appris qu'en fait il n'y avait aucune règle
de sûreté dans l'entreprise depuis plusieurs années
et qu'elle n'était pas sous le contrôle des autorités
japonaises de sûreté). Pour un taux d'enrichissement
de 18,8% en uranium 235 la masse critique, en présence
d'eau, serait d'environ 5,5 kg d'après ce texte de l'IPSN.
"D'après les informations disponibles les opérateurs
de l'atelier auraient effectué directement la dissolution
de l'uranium dans la cuve de précipitation-décantation.
La masse d'uranium introduite dans cette cuve (16 kg) a été
bien supérieure à la masse maximale autorisée
(.) C'est ce dépassement de masse, dans la solution aqueuse
de la cuve, qui a conduit à l'accident de criticité
".
D'après une autre source d'information, la dissolution
aurait été effectuée en 2 temps, d'abord
8,9 kg auraient été introduits dans la grande cuve
le mercredi (on dépassait donc déjà la masse
critique de 5,5 kg si toute la poudre s'est dissoute) et le jeudi
auraient été introduits encore 6,9 kg avec pour
résultat l'accident de criticité.
Les informations dont on dispose ne permettent pas de savoir si
l'accident a eu lieu en milieu complètement liquide (tout
l'oxyde -16 kg- complètement dissout) ou en milieu hétérogène
avec un restant de poudre non dissoute. Pendant toute la durée
de l'accident de criticité avec persistance de la réaction
en chaîne, des rayonnements intenses de rayons gamma et
de neutrons sont émis en même temps que des produits
de fission. Les produits de fission rejetés sont essentiellement
des gaz, c'est à dire les gaz rares (tels que le krypton
et le xénon) et tous les isotopes gazeux de l'iode. Les
césiums et autres radionucléides ne sont pas volatils.
Cependant une certaine fraction de ces radioéléments
a pu aussi contaminer l'environnement en étant entraînée
par les flux de gaz et vapeur d'eau. Les propriétés
de transport sont complexes, que l'on ait été en
phase liquide homogène, ou en mélange de phases
liquide + solide si tout l'oxyde n'était pas dissout (auquel
cas il pourrait en résulter des aérosols contenant
des particules d'oxyde d'uranium enrichi). Seules des analyses
d'air et de sol pourraient le montrer. Pour l'instant ces données
quantitatives, si elles existent, n'ont pas été
rendues publiques. Le dossier IPSN indique seulement " en
outre, il semble que des traces de césium aient été
décelées dans l'environnement ". C'est une
situation très différente de celle de l'accident
beaucoup plus grave de Tchernobyl, où l'explosion du réacteur
et l'incendie du graphite ont entraîné la dispersion
massive des radioéléments non seulement gazeux mais
de tous les autres ainsi que des fragments de combustible avec
des transuraniens. Dans le cas de Tokaï-Mura la réaction
de criticité a duré très longtemps par rapport
aux accidents de criticité ayant déjà eu
lieu mais trop peu pour qu'il se forme une quantité notable
de transuraniens. Les accidents de criticité antérieurs
ont tous été suivis d'explosion ce qui entraînait
la dispersion immédiate du matériau fissile et stoppait
ainsi la réaction de criticité. Les seules victimes
étaient les opérateurs proches. Ici, à Tokaï-Mura
il n'y a pas eu explosion mais une réaction continue de
criticité. C'est une " expérience " nouvelle
dans ce domaine des accidents de criticité. Elle est nouvelle
aussi parce qu'elle n'a pas concerné que les opérateurs
proches mais également la population. L'analyse de cet
accident ne fait que commencer.
![]() |
Mr Koji Kitani, PDG de JOC Co, faisant ses excuses samedi devant les résidents de la communauté du centre de Tokaï-Mura réunis à la préfecture |
Le CNIC (centre d'information japonais pour
l'information des citoyens) a fait une estimation de l'activité
rejetée compte tenu de la quantité d'uranium et
de son taux d'enrichissement. Leurs calculs, bien qu'approximatifs,
aboutissent à une activité libérée
correspondant bien à un accident de niveau 5 dans l'échelle
[médiatique] internationale
INES et non pas de niveau 4.
Accident
de Tokaï-Mura: le film des événements
Fuite radioactive
au Japon (AFP) 1ère partie
Fuite radioactive
au Japon (AFP) 2ème partie
Fuite radioactive
au Japon (AFP) 3ème partie
Décès
du principal irradié de l'accident nucléaire de
Tokaimura
CNIC, 6 oct 2000:
A Visit to Tokai-mura a Year After the JCO Accident
AP
jeudi 27 avril 2000, 2h28
Le pire accident nucléaire qu'ait connu le Japon fait une deuxième victime
TOKYO (AP) -- Un ouvrier qui avait été gravement irradié le 30 septembre dernier à Tokaimura, lors du pire accident nucléaire qu'ait connu le Japon, est décédé jeudi matin, a annoncé un porte-parole de l'hôpital universitaire de Tokyo où il était soigné.
Masato Shinohara, 40 ans, est mort à 7H25 (22H25 GMT mercredi), a précisé Tamotsu Watanabe. Il s'agit du deuxième décès connu au Japon dû à des radiations à la suite d'un accident dans une centrale nucléaire.
Décédé en décembre, Hisashi Ouchi, 35 ans, a été la première victime de l'accident qui s'est produit dans l'usine de traitement d'uranium de Tokaimura, à 112 kilomètres au nord-est de la capitale japonaise. Il avait exposé à un niveau de radiations environ 17.000 fois supérieur au niveau maximum d'exposition censé être toléré pour une année, selon les normes japonaises. (Il y a une grosse erreur dans ce communiqué "17.000 fois supérieur au niveau maximum d'exposition" à un tel niveau, il aurait été instantanément carbonisé.)
Hisashi Ouchi, Masato Shinohara et un autre ouvrier avaient été sérieusement irradiés le 30 septembre dernier, des dizaines d'autres ayant été exposées à des radiations moins importantes. Le troisième ouvrier gravement touché, Yutaka Yokokawa, a quitté l'hôpital en décembre.
L'enquête sur l'accident de Tokaimura
a montré que les ouvriers de l'usine, gérée
par l'entreprise JCO, violaient de façon régulière
les procédures de sécurité, allant jusqu'à
mélanger l'uranium dans des bassines pour aller plus vite.
Accident
nucléaire au Japon : une radiation 15000 fois supérieure
à la normale
Japon
: l'angoisse du nucléaire
L'accident
de Tokaï-Mura remet en cause l'important programme nucléaire
nippon
Un
ingénieur français analyse l'accident : "Expliquer
par une bêtise de lampiste est insuffisant"
L'accident
nippon dû à un bricolage, le gouvernement va revoir
la sûreté nucléaire.
Les
défaillances en chaîne de Tokaï-Mura
![]()
Des Email
mis en ligne par La BBC