Le 26 avril 1986 : Apocalypse nucléaire à Tchernobyl

A 1h23 du matin le 26 avril 1986, le coeur atomique du 4ème réacteur de la centrale ukrainienne de Tchernobyl s'emballe au cours d'un test. Deux explosions font voler en éclats l'édifice et une colonne de fumée radioactive s'élève dans les airs. C'est le plus grave accident du nucléaire civil de tous les temps.

Contrairement aux estimations initiales sur la vitesse de migration des radionucléides dans le sol dont il était prévu qu'ils quitteraient la couche d'humus assez rapidement, des territoires en ex-URSS sont toujours contaminés, le sol produit de la nourriture contaminée qui est consommée par les habitants. Seize ans après l'explosion du réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl la santé des habitants continue à se détériorer en particulier celle des enfants malgré les dénégations officielles des experts internationaux. Ceci est particulièrement visible au Bélarus (ex-Biélorussie) où 500000 enfants sont concernés. Les médecins et les scientifiques qui tentent de relater les observations faites sur le terrain sont sanctionnés. L'exemple le plus criant est celui de l'ex-recteur de l'institut de médecine de Gomel condamné le 18 juin 2001 à 8 ans de prison sévère pour des motifs infondés de corruption et adopté comme prisonnier d'opinion par Amnesty International. Ci-joint un dossier sur l'affaire Bandazhevsky fourni à l'Ambassade du Bélarus à Paris (Lettre à l'Ambassadeur du Bélarus) par le GSIEN (Groupement de scientifiques pour l'information sur l'énergie nucléaire).
Les anti-nucléaires français demandent la libération de l'expert bélarusse Yuri Bandajevski
Tous à Genève, le samedi 25 mai pour exiger l'intervention de l'ONU et la libération du professeur
Yuri Bandajevski condamné à 8 années de goulag, à cause de ses activités scientifiques qui mettent en évidence les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl.
Le livre que personne ne voulait publier
Nouvelle révélation sur le mensonge de Tchernobyl


Le bilan de la catastrophe de Tchernobyl oscillera entre 40 000 et 560 000 morts,
voir davantage, selon les experts :
La catastrophe de Tchernobyl et la santé par Michel Fernex
Interview de Vassili Nesterenko
Interview du Professeur Yuri Bandazhevsky
Interview de Bella Belbéoch
(en RealVideo 19Kb)
Le bilan est minimisé non seulement en Biélorussie et Ukraine, mais aussi par les organisations internationales

Tchernobyl: magouilles et trafics en tout genre
Un expert russe met en doute la sécurité des centrales nucléaires du pays
Tchernobyl: fermeture à grand suspense
"stupéfaits et effrayés" par les réactions des élus et des dirigeants de la centrale de Tchernobyl
Les victimes de la catastrophe de Tchernobyl
Démantèlement de Tchernobyl: une opération délicate étalée sur des décennies

Exposition "Signes de la Biélorussie"

Ruth Stégassy recevait samedi 27 Avril sur France Culture
- Corinne Castanier Directrice de la CRIIRAD 471, avenue Victor Hugo 26000 Valence - Vassily Nesterenko Directeur de l'institut Belrad au Bélarus - Wladimir Tchertkoff journaliste réalisateur auteur de plusieurs films sur Tchernobyl .Un bilan a été fait des conséquences de l'accident du réacteur nucléaire numéro 4, ainsi que sera abordé le partenariat unissant les deux laboratoires indépendants.
Ecouter l'émission (Real Audio)


"Tchernobyl. Chronique des semaines difficiles" (Youtube)

Un film de Vladimir Shevchenko, 1988, URSS, 54 minutes

A voir absolument, ce film documentaire couvre la catastrophe de Tchernobyl sur les trois mois qui ont suivi. Présenté en russe avec des sous-titres en anglais, une partie de la qualité du film est médiocre, en raison des niveaux élevés de rayonnement sur le tournage du film...

L'auteur Vladimir Shevchenko est un cameraman ukrainien, qui travaillait pour Centrale TV Ukraine et figura parmi les rares « privilégiés » susceptibles de filmer dans toute la zone dite « interdite ». Shevchenko filme sans relâche les liquidateurs au travail avec des moyens dérisoires, seulement protégés par des masques de chirurgien. A l'époque, Shevchenko ignorait bien sûr que ce film serait son dernier et que sa volonté de témoigner de la catastrophe de Tchernobyl, lui serait fatale, exposé aux hautes doses de radioactivité, son agonie fut à l'image de celle des pompiers intervenus durant les premiers heures ou de la plupart des employés qui travaillaient dans la centrale au moment de l'explosion.

Malgré les rapides symptômes des effets de la radioactivité sur son organisme, quelques semaines après son tournage, Shevchenko avoua qu'il ne regrettait en rien son choix et fut même fier de donner sa vie pour un tel combat destiné à montrer la vérité sur Tchernobyl, au-delà de la chape de plomb qui pesait dans tous les médias et sur les lieux. Son seul regret : penser à tout ce qu'il n'avait pas pu filmer

 

A voir absolument : "Le soleil et la mort
Tchernobyl, et après...
"
(Youtube, 1h20)

Un film de Bernard Debord (2006), c'est une contribution majeure à l'information sur les conséquences pour les évacués de "la zone", sur les victimes en Biélorussie, sur les mensonges de l'AIEA... la visite des enfants abandonnés de l'orphelinat de Gomel ne laissera personne indifférent.



A voir absolument :
"La bataille de Tchernobyl"
(Youtube)

Un film de 94 mn de Thomas Johnson (2006), des interviews rares des responsables de la liquidation, de nombreux extraits du film "Les Deux Couleurs du temps", monté par la télévision de Kiev à partir des images prises pendant l'accident, dont les caméramans qui ont suivi les liquidateurs au "front" sont probablement tous morts maintenant.

 

"Cherbonyl", le succès d'une série équivoque

Peut-on se réjouir qu'une oeuvre de qualité hollywoodienne incontestable, qui non seulement comporte bon nombre d'erreurs, d'invraisemblances et de contrevérités, mais en outre évacue des dimensions essentielles de l'évènement dont elle parle ?
Lire
la suite de l'article de Marc Molitor, journaliste, auteur de "Tchernobyl, déni passé, menace future" aux éditions Racine, 2011.

Erreurs, oublis, contrevérités !

Un nombre très élevé d'approximations, d'erreurs, de contrevérités dans cette série. Yves Lenoir, président de l'association "Enfants-Tchernobyl-Belarus" en a dressé une liste édifiante.



"Tchernobyl: que s'est-il vraiment passé ?"
(Youtube, 40 mn, basse définition)

Un "docufiction" de Renny Bartell, qui montre comment les opérateurs du réacteur ont déclenché la catastrophe.



 "Tchernobyl cette herbe amère"

Reportage de 98 mn en 2 parties de la télévision publique japonaise NHK de Hiroshima. Prix de la Nymphe d'argent au festival de Monte-Carlo 1991
Toshiaki Shimada, Tatsushi Horiki, Tomoki Kitamori, commentaires de Patrick Hester et Christine Bonnet.

1er partie 52 mn ----- 2e partie 46 mn
(Viméo, basse définition)



"Le tocsin de Tchernobyl"
(Viméo, basse définition)

1987, 85 mn , documentaire très soviétique de Rollan Serguienko.

Ce film à la gloire des héros de Tchernobyl, est constitué de témoignages de personnes consernées par la catastrophe : membres du personnel de la centrale, pompiers, liquidateurs, médecins... (Malheureusement le film est très alourdi par la volonté de faire une contribution au désarmement atomique et grâce à ce subterfuge, de passer sur une chaîne de télévision soviétique.)

 



"Le sacrifice"
(Youtube)

A voir absolument, le documentaire de 24 mn de Wladimir Tchertkoff (2003), prix du meilleur documentaire scientifique et d'environnement.
Dans les mois qui suivirent la catastrophe de Tchernobyl,un million de liquidateurs ont été réquisitionnés pour tenter de confiner le réacteur en feu.
Le témoignage de quelques-uns d'entre eux, la mort de la plupart dans l'indifférence générale.


Lire: Compte rendu d'une projection des films "Le sacrifice" et "Controverses nucléaires"
à l'Ecole nationale supérieure des officiers sapeurs pompiers (ENSOSP), 17 juin 2008 (Pdf)


"Controverses nucléaires"
(Youtube)

Documentaire de 51 mn de Wladimir Tchertkoff (2003).
En juin 2001 à Kiev, les experts nucléaristes de l'AIEA et de l'OMS maintiennent que la catastrophe de Tchernobyl n'a fait que 31 morts "environ"...

(dispo en format Windows Media sur: http://www.nwa-schweiz.ch...)




A voir absolument : "Le piège atomique"
(Youtube, basse définition)

Documentaire de Wladimir Tchertkoff (1998). Wladimir Tchertkoff a rencontré tous ceux ­ femmes, hommes, enfants, scientifiques, "liquidateurs", médecins ­ pris au piège de ces terres en apparence intactes, où l'on tombe mortellement malade de s'être promené, d'avoir pêché ou d'avoir cueilli baies et champignons.




"Tchernobyl - L'héritage d'une catastrophe"

Documentaire de 39 mn en petit mp4 de Maryann De Leo (2003). Adi Roche a créé, en 1991, la "Fondation les Enfants de Tchernobyl" d'Irlande qui vient en aide aux enfants victimes de la catastrophe de Tchernobyl. Ce film montre son action et les maladies qui ravagent les plus petits.




"Responsabilités occidentales..."
(Youtube, très, très basse définition)

Une intervention de Bella Belbéoch sur les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl.

35 mn en très petit mp4.


A voir absolument :
"Leçons de Tchernobyl"
(Youtube)

22 mn (youtube) présentation d'Alexey Yablokov réalisée à l'occasion du symposium organisé par la fondation Helen Caldicott en Mars 2013 à New York (mis en ligne par kna-blog.blogspot).

 


"Tchernobyl, le monde d'après"

Un documentaire de Marc Petitjean et Yves Lenoir, 1h25 sur Youtube.

Début mai 2016, l'association
Enfants de Tchernobyl Belarus a décidé de combler un vide en donnant la parole à quelques unes des rares personnes qui ont consacré leur vie à réduire autant que possible les risques et dommages qui menacent la population du fait d'un environnement radioactif. Surmontant le syndrome de la victime, refusant toute passivité fataliste, elles se dressent comme des figures de "derniers liquidateurs" investies dans une tâche sans fin. Ce film a pour ambition première de leur rendre justice.




"Le désastre de Tchernobyl"
(Youtube, basse définition)

1996, 54 mn, documentaire de K. Langbein, J. Kamienski, M.F. Han, L. Antonienko, S. Toshida.




"Tchernobyl : Questions d'avenir"

Reportage sur les conséquences médicales de Tchernobyl en RealVidéo 21 kb.



"Le mensonge français" (Youtube, 24 mn)

Un documentaire sur les mensonges des "autorités" sur le nuage de Tchernobyl, à noter les témoignages de pompiers corses de l'époque et de certains membres du personnel de centrales nucléaires.



"L'Europe et Tchernobyl" (Youtube, 59 mn)

U
n documentaire de Dominique Gros (2006) sur les conséquences de Tchernobyl en Europe où Norvège, Grèce, Autriche et France, ont été durablement contaminées. En Norvège, par exemple, les populations Sami présentent la même concentration de césium radioactif que les voisins immédiats de la centrale. Ils ont été contaminés par leurs rennes qui mangent le lichen.



"Tchernobyl Autopsie d'un nuage" (youtube)

Un documentaire de 50 mn sur les conséquences de Tchernobyl.

Rappel: Cent-vingt cinq personnes souffrant de cancers ou d'affections de la thyroïde ont déposé plainte à Paris, dans le cadre d'une enquête ouverte sur les éventuelles conséquences sanitaires en France de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl.



"Tchernobyl, un alibi en béton" (Youtube, 58 mn)

Un film de Bente Milton, Sabine Kemper, Jorgen Pedersen. Le démantèlement du monstre nucléaire est un processus long, dangereux et coûteux qui s'étalera sur des années, voir plusieurs décennies, et dont l'ardoise de plusieurs milliards de dollars sera réglée presque entièrement par l'Occident.



"Pripyat, images de la zone interdite"
(Youtube, 1h40)

de Nikolaus Geyrhalter