RTLinfo.be, 12/11/2009: 

Le nucléaire désespère: les jeunes lui tourne le dos

La pénurie de main d'oeuvre frappe de plus en plus le secteur du nucléaire. Il cherche des jeunes talents de toute sorte mais peine à en trouver.

Le secteur du nucléaire cherche désespérément de jeunes talents. On cherche de la main d'oeuvre pour travailler dans les centrales (sécurité, maintenance, spécialistes) aussi bien des ingénieurs que des techniciens mais aussi pour construire des centrales ou bien travailler dans la fermeture des vieilles centrales.

La pénurie devrait toucher le monde entier

La pénurie n'est pas encore trop importante pour le moment mais dans les prochaines années elle devrait toucher le monde entier. On parle d'un manque de plusieurs dizaines de milliers de personnes rien que pour le Royaume-Uni. EDF devrait aussi chercher plus de 1000 personnes l'année prochaine, rien qu'en France.

La Belgique devrait être épargnée si des jeunes sont formés maintenant

On ne dispose pas de chiffres belges. Cette pénurie devrait aller crescendo puisqu'une cinquantaine de pays dans le monde est en attente d'une autorisation d'utilisation du nucléaire civil et que le personnel engagé en masse dans les années septante sera bientôt pensionné. Du côté de l'agence fédérale de contrôle nucléaire, si on forme des jeunes dès à présent la pénurie ne devrait pas nous toucher.

 


Bulletins Electroniques Allemagne numéro 459, 12/11/2009: 

Un manque flagrant de personnel qualifié en nucléaire en Allemagne

Le changement de gouvernement remet sur le devant de la scène la question du nucléaire [1] : la nouvelle coalition "noir-jaune" (CDU/CSU-FDP) souhaite notamment rallonger les durées de vie des centrales nucléaires allemandes au-delà des 32 ans prévus par la Grande Coalition dans le cadre de la loi de l'énergie nucléaire (Atomgesetz). Cependant un personnel qualifié sera nécessaire, aussi bien pour le fonctionnement que pour la mise à l'arrêt définitif et le démantèlement des centrales. Les spécialistes du nucléaire manquent déjà - et la situation pourrait encore s'aggraver dans les années à venir.

Selon l'expert nucléaire Michael Sailer de l'institut économique de Darmstadt, "de nombreux collaborateurs dans les autorités publiques et dans l'industrie sont âgés de 50 à 60 ans. Dans les 10 années à venir, ils partiront à la retraite, et il reste donc peu de temps pour former la génération suivante". Les estimations du manque de personnel spécialisé comptent entre quelques centaines et 1.000 collaborateurs. Les constructeurs de machines, mécaniciens, physiciens, techniciens électroniques ou de procédés, chimistes peuvent se qualifier pour le secteur du nucléaire avec une formation professionnelle.

Les universités constatent également un manque de relève. Très peu d'étudiants sont inscrits dans les cycles d'étude de Bachelor et Master en technique nucléaire, même si les conférences attirent de nombreux étudiants de disciplines voisines. "L'industrie recherche des constructeurs de machines, techniciens de procédés, physiciens ou chimistes techniques possédant un savoir fondamental solide dans leur domaine et une spécialisation en énergie nucléaire en option principale", affirme Joachim Knebel, chef du programme "recherche en matière de sécurité nucléaire" de l'Institut technologique de Karlsruhe (KIT).

Dans de nombreuses universités, les conférences sont effectuées en anglais dans une optique internationale. En effet, l'intérêt mondial envers les experts allemands formés en techniques de centrales est très élevé. Le groupe énergétique Areva recrute chaque année 1.000 ingénieurs en Allemagne, sur environ 10.000 à l'échelle mondiale. Pour former du personnel, il finance l'école professionnelle nucléaire d'Areva (Areva Nuclear Professional School, [2]) au KIT dans l'objectif d'un perfectionnement professionnel de jeunes ingénieurs et scientifiques dans tous les domaines de technique nucléaire.

A la TU de Munich, le constructeur de centrales E.ON contribue au financement des chaires et recrute souvent directement à la sortie de l'université. Michael Sailer de l'Institut économique approuve la collaboration de l'université avec l'industrie. "Je trouve cela normal que l'industrie, en tant que responsable du problème, s'implique dans la formation de personnes compétentes". Il doit cependant s'assurer qu'une influence unilatérale ne soit pas exercée sur le contenu de l'enseignement.

Le Forum atomique allemand (Deutsche Atomforum) et le Cercle d'informations en énergie nucléaire (Informationskreis Kernenergie) organisent des colloques annuels sous le titre "l'énergie nucléaire a de l'avenir" pour donner des perspectives d'emploi aux étudiants intéressés par des matières spécialisées. Un cycle d'études master en techniques nucléaires est proposé à l'université d'Aix-la-Chapelle sous le titre "applications nucléaires". L'Université technique de Munich et l'Institut de stockage définitif (IELF) de l'Université technique de Clausthal forment des étudiants en technique nucléaire. La Société de sécurité d'installations et réacteurs nucléaires (GRS) propose un programme d'entraînement d'un an pour les ingénieurs et physiciens, qui débutera le 1er janvier 2010 [3].

- [1] "Contrat de coalition CDU/CSU-FDP - politique énergétique du futur gouvernement ", BE Allemagne 457 - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/61001.htm - 29/10/2009
- [2] Des informations sur des cours compacts en technique nucléaire et le programme de doctorat de 3 ans proposé dans l'école professionnelle nucléaire d'Areva peuvent être trouvées sur http://www.iket.fzk.de
- [3] Sites internet (en allemand) : http://www.kernenergie.de - http://www.fh-aachen.de - http://www.ntech.mw.tum.de - http://www.ielf.tu-clausthal.de - http://www.grs.de

 


Les Dernières nouvelles d'Alsace, 26/9/2009: 

Nucléaire: EDF investit dans la formation

La centrale nucléaire de Fessenheim vient d'offrir un sas de décontamination au lycée des métiers d'Obernai pour son bac pro maintenance nucléaire. Un investissement peu coûteux mais hautement symbolique. Le cadeau d'EDF au lycée Paul-Emile Victor a déplacé du beau monde hier après-midi. Le recteur d'académie, Claire Lovisi, avait notamment tenu à être présente pour marquer cette nouvelle étape du partenariat entre l'établissement et la centrale nucléaire de Fessenheim.

Pourtant, si le geste est forcément appréciable, il n'est pas colossal : le sas de décontamination vaut entre 2 000 Euros et 2 500 Euros selon Richard Wach, directeur-adjoint, qui a monté le bac pro maintenance nucléaire à Obernai l'an passé. C'est surtout le symbole qui compte : EDF, qui fournit également du matériel tout au long de l'année, marque son soutien à l'établissement obernois.

« Les jeunes doivent vraiment être mobiles »

« C'est une relation forte, une relation d'intérêt qu'on veut encore améliorer, a souligné Philippe Bainier, directeur de la centrale nucléaire voisine. On doit préparer la relève, or le milieu nucléaire demande des connaissances et une rigueur dans les gestes les plus élémentaires pour que les poussières radioactives restent totalement confinées. » Les erreurs humaines à l'origine de la fuite d'uranium radioactif de juillet 2008 à Tricastin (Drôme) restent dans les esprits, même si elles n'ont pas été évoquées hier.

Au lycée des métiers d'Obernai, EDF peut en tous cas compter sur des installations que Philippe Bainier juge « très bien, conformes à ce qu'on peut trouver en situation réelle. » Le lycée peut espérer en retirer des bénéfices en terme d'image. Le maire d'Obernai, Bernard Fischer, a décrit le lycée comme « un joyau » et qualifié le partenariat avec EDF d'« extraordinaire ». « Le bac pro maintenance nucléaire est devenu LA référence au niveau national », a renchéri le recteur, Claire Lovisi. Dix lycées en France proposent une telle formation.

La filière nucléaire permet aussi de faire grimper le taux d'embauche à la sortie du lycée d'Obernai. « Dans les cinq ans, il y aura 20 000 emplois à pourvoir dans le nucléaire », a indiqué le proviseur, Dominique Kocher. Les douze qui vont sortir chaque année de Paul-Emile Victor à partir de 2011 n'ont pas trop de soucis à se faire. En matière de personnes formées, la concurrence est rare. « On accorde beaucoup d'importance aux énergies nouvelles, mais on aura encore besoin du nucléaire ces prochaines années », a estimé Gilbert Scholly pour le conseil régional.

 


Au lycée de Blaye, on prépare le bac en vêtements de protection nucléaire

13/4/2009 - Au lycée professionnel de Blaye, non loin de centrale du Blayais, les sept élèves de la section "environnement nucléaire" préparent le baccalauréat, combinaisons blanches sur le dos et dosimètre à portée de main, dans un "fac similé" de centrale nucléaire. "Aujourd'hui, on doit effectuer le contrôle visuel d'une soudure à l'intérieur d'une réserve d'un circuit de traitement des effluents primaires", détaille Hubert Eslampanah, l'un des lycéens, en consultant le dossier présentant, avec schémas et tableaux, la marche à suivre.

Le bac pro environnement nucléaire, délivré pour la première fois en 2008 en France, attire cette année 62 candidats sur sept sites, indique Richard Vantrepol, chef de travaux du lycée professionnel de Blaye. La formation permet aux élèves déjà orientés vers un métier (chaudronnier, robinetier, mécanicien) d'en apprendre l'exercice dans ce milieu particulier.

Les "travaux pratiques" ont lieu dans une zone susceptible d'être soumise à de forts rayonnements et nécessitant moult précautions, souligne un lycéen avant de se glisser dans la "surtenue" obligatoire pour les interventions les plus risquées.

Le "fac similé" du lycée est évidemment inoffensif. Mais les futurs bacheliers, cinq garçons et deux filles, qui se destinent à intégrer les sociétés prestataires d'EDF chargées de la maintenance des centrales nucléaires française, doivent se plier aux mêmes règles de sécurité que celles en vigueur dans la centrale du Blayais voisine. "Ici, ils sont traités comme dans une entreprise", assure leur enseignant, Francis Bourgeois.

Le recrutement est conditionné à un casier judiciaire vierge et à une visite médicale assurée par la médecine du travail. Durant la formation en deux ans, qui comprend des stages, ils reçoivent le véritable carnet d'accès aux sites nucléaires avec les habilitations officielles ainsi qu'un dosimètre individuel permettant de contrôler la dose radioactive reçue. Le matériel utilisé -combinaisons et chaussures blanches, heaumes étanches, signalisations, outils- est également authentique, ce qui permet aux lycéens de se faire une idée très réaliste de leur futur travail.

"Le diplôme répond à une forte demande de l'industrie nucléaire", souligne Richard Vantrepol, indiquant que les prévisions d'embauche des industriels pour les prochaines années étaient de "200 postes de niveau bac par an". Ces perspectives d'embauche rapide constituent l'argument majeur pour les candidats girondins, qui n'affichent pas vraiment d'états d'âmes sur leur santé ou les problématiques environnementales liées au nucléaire.

"Bien sûr, les déchets constituent un problème. Mais le nucléaire, c'est ce qui représente le plus d'électricité en France. On n'a encore rien trouvé de mieux", estime Damien Cazeaux, l'un de ces futurs techniciens du nucléaire. Si les élèves sont "décomplexés sur le mot nucléaire", leur entourage est parfois plus "réticent", nuance leur enseignant Francis Bourgeois.

"La question n'est pas d'être pour ou contre le nucléaire, mais de prévoir dans les prochaines années le démantèlement des centrales françaises et de former dès aujourd'hui les techniciens prêts à intervenir", tranche pour sa part Richard Vantrepol.

 


Sud Ouest, 3/2/2009:

Tchernoblaye dénonce un « embrigadement pronucléaire »

POLÉMIQUE. Les militants de Tchernoblaye n'ont pas tardé à réagir après l'organisation d'un forum des métiers du nucléaire à Saint-André-de-Cubzac, mercredi dernier. Ils dénoncent aujourd'hui une démarche « d'embrigadement. Tout en réservant un coup de patte à Jacques Maugein, élu cubzaguais (ancien maire et toujours conseiller général), mais également président de la Commission locale d'information sur le nucléaire, la CLIN, « censée surveiller la centrale nucléaire et informer les populations des dangers du nucléaire ». L'association Tchernoblaye met explicitement en cause « la supposée indépendance de de M. Maugein ».

Pour les militants antinucléaires de l'association Tchernoblaye, membre du réseau Sortir du nucléaire, "la France fait fausse route. Le 26 janvier dernier, cinquante pays, dont l'Allemagne, l'Espagne et le Danemark, créaient l'Agence internationale pour les renouvelables, l'Irena. Partout dans le monde, y compris aux USA, des investissements gigantesques sont faits dans les énergies renouvelables. Ces dernières ne créent pas de danger, ne produisent pas de déchets radioactifs, n'intéressent pas les dictateurs avides d'armes nucléaires, mais en revanche, à investissement égal, elles créent jusqu'à quinze fois plus d'emplois que le nucléaire". Qui plus est, ajoute Tchernoblaye, "des emplois qui ne nécessitent pas d'être irradié pour gagner sa vie..."

 

Lire:
-
Les sous-traitants en première ligne
- Intermittents, les esclaves du nucléaire

 

 

Sud-Ouest, février 2009:

À la découverte des métiers du nucléaire
Un public nombreux est venu s'informer sur les débouchés de la filière

Avec près de 300 visiteurs, le GIE (Groupement d'intérêt économique) Atlantique, organisateur du forum de présentation des métiers de l'industrie et du nucléaire qui avait lieu mercredi dernier était ravi.
« Première satisfaction, souligne Christophe Fréland, responsable opérationnel du GIE, nos entreprises partenaires se sont mobilisées. 27 étaient présentes et ont eu de nombreux contacts. Deuxième satisfaction, un public très large s'est déplacé : des lycéens, des ingénieurs, des demandeurs d'emploi, des salariés en recherche de reconversion ». Les questionnaires remplis à la sortie du salon le prouvent, certains sont venus de loin : du Blayais, de Libourne, de Bordeaux, de Langon, et même de Charente.
Public et exposants s'accordent sur l'intérêt de rassembler en un même lieu tous les maillons d'une filière : de l'organisme de formation à l'entreprise, en passant par le pôle emploi. La preuve, dans la journée, quatre contrats de travail ont été signés grâce à la présence autour d'une même table de tous les partenaires. Dans un contexte de crise, Laurent Ricci a souligné cet indéniable avantage du secteur : « Il offre des débouchés et des métiers d'avenir. »
Séduire les filles
L'industrie manque cruellement de main-d'oeuvre et ouvre grand ses portes aux femmes. « Nous avons vu beaucoup de jeunes filles en formation vente qui souhaitaient se réorienter faute de débouchés », expliquait-on sur le stand de l'AFPI, l'organisme de formation de la métallurgie.
« Il faut le savoir : les entreprises de la métallurgie aiment les filles pour leur précision et leur rigueur. Les salaires d'entrée dépassent le SMIC de 30 % et les perspectives de carrière sont très ouvertes. Pour des métiers souvent moins pénibles et plus pérennes que celui d'une caissière ou d'une aide-soignante. » Avis aux demoiselles. Compte tenu de son succès, la manifestation sera certainement pérennisée, probablement l'année prochaine à la même époque et toujours à Saint-André, dont la localisation centrale a bien été appréciée.

 


Ouest-France, 19/1/2009: 

Les cerveaux du nucléaire se multiplient à Nantes

Le nombre d'ingénieurs diplômés va quadrupler. L'École des Mines crée trois chaires. Dont une sur les déchets radioactifs: une première en France.

Faut-il s'en féliciter ou le regretter ? Chacun choisira. Un constat, toutefois : la filière du nucléaire civil turbine fort. Actuellement, 440 réacteurs fonctionnent dans le monde, dont 58 en France. Et les demandes planétaires, à l'heure de l'effet de serre et des prix erratiques du pétrole [actuellement très bas!], « sont immenses ». Dans ce marché en expansion, la France veut tirer son épingle du jeu. Du coup, le besoin de personnels très qualifiés croît. D'autant que moult ingénieurs, pris dans le papy-boom, s'apprêtent à partir à la retraite. « 300 ingénieurs sont diplômés tous les ans en France. Les besoins sont de 900 à 1200 », précise Stéphane Cassereau, le tonique directeur de l'École des Mines de Nantes.

Pour combler ce déficit de cerveaux, l'école nantaise, EDF, Areva et l'Andra, s'allient. Objectif: créer trois chaires industrielles, d'enseignement et de recherche. La première, qui va ouvrir dans les prochains mois, concernera les déchets radioactifs. « C'est le domaine le plus visible de notre école », fait remarquer le directeur. Allusion à la vitrine prestigieuse qu'est le laboratoire Subatech, animé par le professeur Bernd Grambow : un physico-chimiste grand prix de l'Académie des sciences. Un homme mondialement connu, « qui a mis au point les colis de verre dans lesquels on stocke les déchets nucléaires ». Une deuxième chaire, ouverte « dans l'année 2009 », concernera le génie atomique (les réacteurs). Tandis qu'une troisième, consacrée à la sûreté nucléaire, sera lancée en 2010.

200 enseignants en 2015. EDF, Areva et l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) s'engagent sur cinq ans. « Ces entreprises apportent 1,5 million d'euros ». De quoi travailler dans la durée et recruter des enseignants-chercheurs. Ce partenariat dans le nucléaire (et les logiciels, l'autre spécialité de l'école), « va porter nos enseignants, d'une centaine aujourd'hui, à quelque deux cents à l'horizon de 2015 », souligne le directeur.

La création de ces chaires, « signe de la confiance des industriels », va conduire à multiplier par deux la taille des laboratoires. « Nous devrons, dans les six prochaines années, construire 10 000 mètres carrés de locaux ». 175 diplômés du nucléaire sortiront dès 2011 de l'École des Mines tous les ans (40 aujourd'hui). Ils seront happés par l'industrie. « Notre objectif consiste à accompagner les grands opérateurs français à l'international », explique Stéphane Cassereau. Un directeur, chacun en convient, « très réactif ».

 


La Voix du Nord, 29/11/2008: 

Convention entre le lycée Blaise-Pascal et la centrale nucléaire de Gravelines

La direction de la centrale nucléaire de Gravelines vient de signer une convention de partenariat avec le lycée Blaise-Pascal pour favoriser l'insertion professionnelle des jeunes, le transfert de connaissances sur des sujets techniques ou généraux, et de rapprocher les personnels de l'Éducation nationale et les professionnels qui travaillent sur le site de Gravelines. Ce partenariat vise à améliorer la connaissance réciproque entre le monde éducatif et le monde professionnel en instaurant un dialogue et des échanges. Les dispositions de ce partenariat permettront aux élèves de découvrir la diversité des métiers et des évolutions technologiques, au travers d'actions telles que : l'accueil sur le site nucléaire, des échanges, des interventions au lycée lors de conférences par des professionnels de la centrale, des participations à des forums d'orientation, des participations d'étudiants et professeurs à des journées « découverte » des métiers, l'accueil d'étudiants en formation à la centrale. Les métiers les plus concernés par ce partenariat sont ceux de l'exploitation et des automatismes. D'ores et déjà, des professeurs et élèves en BTS CIRA ont été intégrés pour des immersions de deux jours au service conduite-exploitation, où ils ont pu découvrir les installations, les matériels mais aussi les exigences de sécurité ou de sûreté nécessaires. Prochainement, des élèves viendront pour une période de stage au service des automatismes.


Le Télégramme, 26/11/2008: 

Nucléaire. La filière a besoin de 1.200 ingénieurs par an

Pour faire face à la relance du nucléaire, les écoles d'ingénieurs et les universités devront former chaque année 1.200 étudiants de niveau bac+5, contre 300 actuellement.

« Nous connaissons un peu le même problème qu'au démarrage du nucléaire dans les années 70, souligne Bernard Bigot, haut-commissaire à l'énergie atomique. Nous recherchons des compétences pour répondre au renouvellement des centrales et au développement à l'international, ainsi qu'au départ des générations du papy-boom ». Les opérateurs comme EDF, Suez ou Areva, manquent cruellement d'ingénieurs.

Formations dans l'Ouest. Les projets de nouvelles centrales fleurissent un peu partout : en France, en Angleterre, en Europe de l'Est, en Finlande, en Chine, en Afrique du Sud, aux Etats-Unis... « Il va falloir les construire, les faire fonctionner et aussi assurer leur maintenance », précise Bernard Bigot. Dans les années qui viennent les recrutements de haut niveau de compétence vont se compter par centaines, voire par milliers : 5.000 ingénieurs chez EDF, un millier d'ingénieurs et cadres chez Areva, 700 ingénieurs et techniciens chez Suez.

Groupe de travail. Le commissariat à l'énergie atomique a créé un groupe de travail pour structurer l'offre de formation. Les projets prennent forme en collaboration avec les grandes écoles et les Universités. La formation dans le nucléaire va se concentrer autour de trois pôles : l'Ile-de-France, le grand Sud-Est (Grenoble et Montpellier) et le grand Ouest (Nantes et Caen). Le groupe de travail a évalué les besoins à 1.200 diplômés, dont 200 étrangers, par an. Au-delà des formations d'ingénieurs, un master international dédié à l'ingénierie nucléaire verra le jour en 2009, porté par l'Université de Paris XI et des grandes écoles (Centrale, Supelec, Paristech).

Dès la rentrée 2009. « Ces formations se mettront en place dès la rentrée 2009 et monteront progressivement en puissance, explique Bernard Bigot. L'objectif est de former 300 étudiants dès la première année pour arriver aux 1.200 en 2011 ». Pour l'Ouest, les ingénieurs spécialisés dans le nucléaire seront formés à l'Ecole des Mines de Nantes et à l'Ecole nationale supérieure de Chimie de Caen. La filière nucléaire devra aussi redorer son image auprès des jeunes générations pour renforcer son attractivité. www.nouvelleuniversite.gouv.fr rubrique « Actualités »

 


Sud-Ouest, 7/11/2008: 

Nucléaire et hôtellerie-restauration au Lycée de Blaye

FORMATION. Le Lycée professionnel de l'estuaire à Blaye offre une large palette de formations, dont les deux dernières, ouvertes en 2007, en Bac Pro environnement nucléaire et hôtellerie-restauration

Proposées depuis 2007, deux formations ouvertes au Lycée professionnel de l'estuaire à Blaye sont en train de s'imposer dans le milieu professionnel. Dirigé aujourd'hui par Brigitte Lazcano, l'établissement blayais né en 1990, peut accueillir plus de 400 élèves, et offre aujourd'hui une palette de 7 formations spécifiques. Dont deux nouvelles venues.

L'intérêt des entreprises.

La première, Bac Pro environnement nucléaire, intéresse vivement, non seulement EDF et son centre nucléaire de production d'électricité, le CNPE, implanté dans le marais de Braud-et-Saint-Louis ; mais également les entreprises sous-traitantes qui interviennent quasiment en permanence sur le site et ont besoin de salariés spécialement formés et agréés. Ce qui est le cas des élèves Blayais. Les embauches sont à la clé, dès la fin des stages.

Deuxième formation ouverte en Bac Pro en 2007, l'hôtellerie-restauration. Les Blayais qui ont eu la curiosité de fréquenter le restaurant d'application du lycée, rue Jaufré-Rudel, peuvent en témoigner, la qualité est au rendez-vous. Au terme d'une formation qui offre la particularité d'être mixte (51 semaines en lycée, et 18 à 20 semaines en milieu pro dont une partie à l'étranger).

Et s'il est difficile de se rendre compte simplement des compétences requises en matière d'environnement nucléaire, il est tout à fait à la portée de Hauts Girondins de tester le savoir-faire des élèves de la section hôtelière ! La période qui s'annonce est particulièrement favorable à l'exercice.

 


La Dépêche du Midi, 1/9/2008: 

Valence-d'Agen. Une structure dédiée aux métiers du nucléaire

Formation. Le président Baylet a inauguré un nouveau centre de formation communautaire.

L'ancienne pépinière d'entreprises de Valence-d'Agen, dont les locaux en zone de Prouxet ont été récemment réhabilités par la communauté de communes des Deux-Rives (CC2R), a été inaugurée vendredi soir, en présence de nombreuses personnalités (1).

En effet, ce bâtiment, dans lequel la CC2R vient d'investir quelque 309 000 ¤, forme, depuis près de six mois maintenant, des centaines de salariés d'entreprises qui officient dans les activités de maintenance nucléaire de la centrale de Golfech. Des interventions qui nécessitent à la fois des habilitations et des mises en situation des risques en milieu irradié qui ne pouvait être obtenues, jusqu'ici, que par des stages passés au Blayais.

«En comptant les frais de déplacement et d'hébergement pour une durée de près de cinq jours, auquel s'ajoute le fait que les habilitations délivrées doivent être repassées environ tous les vingt-quatre mois, le GIE Atlantique (2) nous a sollicités pour voir s'ils ne seraient pas plutôt possibles de mettre sur pied, sur le territoire communautaire, une structure identique à celle de la Gironde», atteste Alain Valeye, le directeur de la maison communautaire de l'emploi et de la formation. Une demande à laquelle le président Jean-Michel Baylet a été très attentif.

«La formation n'étant plus assurée sur place, nous avons donc décidé, en liaison avec la maison de l'emploi et Corfi, de monter ce projet de centre de formation communautaire, confirmait-il vendredi soir, après la visite des lieux. Tout cela a pu être réalisé en partenariat avec le CNPE de Golfech qui a apporté son savoir-faire et le matériel nécessaire à ce chantier école.» Un soutien d'EDF d'environ 100 000 ¤ dont Thierry Pascaud, chargé des relations avec les prestataires du site nucléaire, a tenu à contextualiser le soutien.

«Pour EDF comme pour ses entreprises prestataires, les départs massifs à la retraite posent le difficile problème du renouvellement des compétences. Cette nouvelle structure, adaptée à la réalité de notre métier et à quelque pas du CNPE, va permettre aux entreprises de former leur nouveau personnel dans les meilleures conditions.» En attendant le prochain arrêt de tranche, prévu d'ici quinze jours, le centre de formation n'aura guère chômé puisque 220 stagiaires ont déjà obtenu leurs habilitations. «On estime que 350 personnes sont à former par an, c'est dire que, ces derniers temps, le centre a fonctionné à plein», concluait Alain Valeye.

(1) Parmi les élus qui ont coupé le ruban tricolore, le président de la CC2R, Jean-Michel Baylet; la députée Sylvia Pinel; les maires et vice-président de la CC2R ayant participé au projet, Alexis Calafat et Gilbert Abarnou; le conseiller régional Jacques Bousquet; le capitaine Isabelle Rebattu ou encore, pour le CNPE, Thierry Pascaud. (2) Groupement interentreprises qui intervient sur les trois sites nucléaires, Blayais, Golfech et Civaux.

 


Bac pro environnement nucléaire:
Métier
- Pour des entreprises spécialisées dans la logistique nucléaire, l'assainissement ou la décontamination d'installations, le traitement de déchets radioactifs, coordonner l'équipe de travail, préparer et organiser les interventions.
Enseignements - Physique nucléaire ; chimie ; étude des matériaux ; fonctionnement des centrales nucléaires ; méthodes de décontamination ; règles de sécurité (radioprotection).
Examen - Première session 2008.

 


Sud-Ouest, 17/6/2008: 

Zoom sur le bac nucléaire

FORMATION.

12 élèves du lycée professionnel de l'Estuaire de Blaye vont passer le bac pro Environnement nucléaire : un nouveau diplôme pour un avenir assuré

La zone contrôlée du Centre nucléaire de production d'électricité du Blayais (CNPE), autrement dit de la centrale nucléaire de Braud-et-Saint-Louis, 12 élèves du lycée professionnel de l'Estuaire la connaissent bien : ils en ont une réplique dans leurs locaux du lycée professionnel de l'Estuaire et se rendent régulièrement dans la « vraie ». Une zone où les accès sont réservés à une élite de techniciens.

Ce travail de technicien nécessite une formation pointue. Une formation qui ouvrira les portes des métiers du nucléaire (niveau chef d'équipe d'emblée) à ces jeunes qui débutent lundi prochain les épreuves de la première session du bac pro Environnement nucléaire. Une première en Aquitaine.

Seuls quatre lycées en France proposent cette formation. Ils seront en tout 44 élèves en France à plancher sur leurs copies cette semaine et le lycée professionnel de Blaye est, pour les trois ans à venir, centre national d'examen (collecte des copies et correction) pour ce bac peu connu du public et presque confidentiel jusqu'à présent.

Un avenir serein. Déjà titulaires au minimum d'un BEP industriel, les jeunes du lycée de l'Estuaire, neuf garçons et trois filles, ont choisi, pour la plupart, de passer ce diplôme afin d'entrer dans la vie active après l'obtention du précieux bout de papier. Parfois chez EDF ou plus généralement chez des prestataires de services travaillant pour l'énergie nucléaire.

À l'heure où EDF se tourne vers les énergies renouvelables est-ce une branche d'avenir ? « Oui, répond Marc Melguen en charge de la communication, le nucléaire a encore sa place et il n'est pas polluant. Autre intérêt de cette formation : dans les 10 à 15 ans à venir (voire un peu avant), les anciennes centrales seront démantelées.

Il faudra alors du personnel compétent pour cette tâche délicate. Le besoin de techniciens hautement qualifiés devrait être de 100 à 120 par an et ce pour les dix ans à venir. » Ce bac nécessite de la part des élèves un bon niveau d'enseignement général (maths et physique notamment) ainsi que le désir d'acquérir un excellent savoir-faire, tâche facilitée par les travaux pratiques sur le site de Braud.

Il permet également à ceux qui le souhaitent de postuler au CNPE pour des jobs d'été. Car, l'environnement nucléaire, c'est également la logistique (transports de matières radioactives), l'assainissement, la décontamination, les fabricants et utilisateurs de sources radioactives (radio-pharmaceutiques, générateurs de rayonnements dans la radiothérapie), sans oublier la protection civile ou l'armée (sous-marins nucléaires).

Une volonté commune. Ces élèves de terminale ont commencé leur cursus en septembre 2006. Le bac pro Environnement nucléaire avait été décidé en 2004 : un laps de temps relativement court entre le projet et la mise en place, car « tout le monde a joué le jeu », note le proviseur adjoint, Michel Rocher.

La volonté d'instaurer à Blaye cette formation a été décidée par un triumvirat formé par EDF, l'Éducation nationale et le Conseil régional. Pour le GIE (EDF et ses prestataires) et Areva, il s'agissait de faire face à une nécessité de personnels nouveaux (pour la maintenance et le démantèlement des centrales nucléaires).

Pour l'Éducation nationale et la Région, il s'agissait de profiter, à Blaye, de la proximité du CNPE du Blayais pour pouvoir doper un établissement déjà performant dans ce domaine avec l'instauration, dès 1993, d'un BEP AAR (Agent d'assainissement radioactif).

La volonté du chef d'établissement d'alors, Serge Picard, ainsi que celle des élus locaux et de certains cadres d'EDF comme Marc Melguen, ont participé au succès de l'installation de ce bac peu ordinaire au lycée de l'Estuaire.

Un bac « porteur pour lequel nous avons de bons équipements et des moyens humains avec des enseignants qualifiés (notamment Francis Bourgeois) », précise Brigitte Lazcano, proviseur du LP. Ceux qui le pourront ou le voudront, une fois ce bac en poche, auront la possibilité de poursuivre leurs études vers un BTS (un seul existe en France, à Strasbourg).



Sud-Ouest, 13/09/2004.

TchernoBlaye n'a pas perturbé le Conseil de Formation

Malgré la présence de sept membres de TchernoBlaye devant la Maison des services au public, la réunion du Conseil de formation de Haute-Gironde s'est tenue tout à fait normalement

Ils n'y ont pas assisté, mais ont distribué des tracts devant les locaux de la Maison des services au public où se tenait hier matin la réunion du Conseil de formation de Haute-Gironde (1). Sept membres de TchernoBlaye, dont leur président Stéphane Lhomme, inquiets de l'éventualité de mise en place de ce qu'ils appellent « un bac pro-nucléaire » dénoncent « le fait qu'EDF fasse financer la formation des personnels dont elle a besoin par le service public de l'enseignement. Dans des métiers qui, de plus, sont dangereux. Proposer cet avenir aux jeunes est scandaleux. Que l'on crée plutôt un bac professionnel sur les énergies renouvelables, propres, qui créent en Allemagne cinq fois plus d'emplois que le nucléaire pour une même production électrique ».
Faut pas rêver. Vice président du Pays en charge de l'économie et de l'emploi, Philippe Plisson sous l'égide duquel ce conseil de formation a été mis en place avec pour objectif une mise en évidence des manques en termes de formations sur le territoire des cinq cantons, a rendu compte des résultats de l'entrevue que lui-même et Bernard Madrelle, député, ont eue avec le nouveau recteur jeudi. Un livre blanc de l'existant et des besoins lui a été remis et le pays de Haute-Gironde lui a été présenté. « Apparemment, il ne faut pas trop rêver pour le moment à de nouvelles formations. Le recteur nous demande d'apporter la preuve de nos besoins. Le fait que seulement 60 % d'enfants passent en seconde ne semble pas démontrer la nécessité de nouvelles formations. De plus, vu le nombre de places vacantes dans l'académie dans certaines formations, la tendance ne serait pas aux créations ».
Pour un bac pro hôtellerie, « le recteur oppose que la profession n'en veut pas », indique M. Plisson. « Le bac pro Maintenance Réseaux informatiques (existant à Pessac) semblerait être suffisant d'après ce qui nous a été dit ». Pour le bac pro logistique et logistique nucléaire, « ils pourraient être envisagés ici. Le recteur souhaite mettre en perspective la collaboration avec la centrale du Blayais, un engagement dans la formation par alternance ». M. Plisson estime que « malgré tout, la porte est entrouverte. Nous sommes déterminés et nous ne lâcherons rien. Affinons nos positions ».

(1) Sud-Ouest de mercredi 8 septembre.

 

 

Sud-Ouest, 03/08/2004

Bac-Pro logistique nucléaire

Le président du Pays de Haute-Gironde répond à Christophe Pilard sur le projet du bac-pro, auquel s'était opposé l'élu vert.
Pour Philippe Plisson, président du Pays de Haute-Gironde et vice-président socialiste du Conseil général de la Gironde, la sous-qualification de la Haute-Gironde et la présence de la centrale nucléaire de Braud-Saint-Louis justifient la création d'un bac-pro logistique nucléaire

Le projet de créer un Bac-pro logistique nucléaire n'a pas fini de faire des vagues au sein de la gauche girondine. Le 19 juillet dernier dans les colonnes de Sud Ouest, Christophe Pilard, se déclarait opposé à ce projet.
Le conseiller municipal Vert de Saint-André-de-Cubzac déclarait alors "faire confiance aux élus Verts du Conseil régional pour faire entendre la voix de la raison" au moment du vote concernant "ces formations de logistique nucléaire".
A l'origine du projet de Bac-pro logistique nucléaire, Philippe Plisson. De retour de vacances, le vice-président du Pays de Haute-Gironde découvre la "charge du Cubzagais". Le vice-président socialiste du Conseil général de la Gironde lui répond. Ainsi dans une lettre datée du dimanche 1er août, il déclare : "il y'a une différence fondamentale entre Christophe Pilard et moi. Il "s'amuse", moi je m'efforce de faire avancer le territoire."
Le projet de créer un bac-pro logistique nucléaire en Haute-Gironde s'inscrit dans une démarche qui vise à "hausser le niveau de formation" et à faire en sorte que tous les Girondins, "qu'ils soient de la ville ou de la campagne" disposent "des mêmes droits", explique en substance Philippe Plisson.
A l'appui de sa démonstration, la sous-qualification de la Haute-Gironde. Le maire de Saint-Caprais-de-Blaye rappelle que 25 % de la population active de la Haute-Gironde n'a aucun diplôme contre 18 % au niveau départemental. De plus, moins de 50 % des 16-25 ans de Haute-Gironde sont des étudiants contre 60 % en Aquitaine.
Fausse route. Cette sous-qualification pénalise le développement de la Haute-Gironde, estime Philippe Plisson, alors même que les besoins sont identifiés. Selon une étude du "Conseil de formation", qui réunit des partenaires privés et publics de Haute-Gironde, il manque au lycée Cousteau de Saint-André un bac-pro logistique et une voie technologique et tertiaire.
Pour le lycée professionnel de Blaye, il manque un bac-pro hôtellerie-restauration, un bac-pro maintenance informatique et... un bac-pro logistique nucléaire. "Il s'agit là bien d'une demande de bac-pro logistique nucléaire et non d'un BTS, comme Christophe Pilard l'a indiqué par erreur", précise Philippe Plisson.
Alors que pour les Verts, le nucléaire ne signifie pas développement durable, le vice-président chargé du développement durable affirme agir "avec pragmatisme et efficacité". Autrement dit, la centrale nucléaire de Braud-Saint-Louis est là, et il faut lui assurer du personnel compétent. "La centrale fonctionne depuis 1981 et emploie 2200 personnes qu'il faut former ici ou ailleurs", écrit Philippe Plisson tout en rappelant son engagement passé contre la construction de la centrale et "pour lequel il n'a pas de leçons à recevoir".
Dans Sud Ouest, Christophe Pilard dénonçait une "volonté unanime du Pays de Haute-Gironde" à laquelle se référait Philippe Plisson pour impulser la création de "son" Bac-pro. Dans sa lettre, le maire de Saint-Caprais ne parle pas d'unanimité, mais assure que "nous sommes beaucoup à estimer que c'est mieux de la faire ici (...) et qu'il serait bon que le Bac-pro qui va être créé au niveau national soit ouvert à Blaye".
Mais pour le secrétaire des Verts de Nord-Gironde, c'est faire fausse route, à fortiori dans une région maritime et fluviale. "L'estuaire est un pays de vent et de marée, deux sources d'énergie à utiliser dans l'optique d'une gestion soutenable pour notre environnement", déclarait Christophe Pilard.
"J'ai de l'estime pour Christophe Pilard dont je partage l'essentiel des idées", écrit Philippe Plisson tout en l'engageant à "ne pas se tromper d'adversaire".
La réunion du conseil de formation, à laquelle l'élu Vert est convié, le 10 septembre à Blaye, promet d'être animée.