20 Minutes, 20/04/2026:
SEQUENCE
CULTE - A l'occasion d'un documentaire,
l'ancienne présentatrice météo d'Antenne
2, Brigitte Simonetta, a évoqué les coulisses du
bulletin dans lequel elle avait parlé de l'arrêt
du nuage de Tchernobyl aux frontières françaises
Quarante ans après la catastrophe de
Tchernobyl, Brigitte Simonetta est revenue sur le bulletin météo
devenu emblématique de la polémique autour du nuage
radioactif qui n'aurait pas franchi les frontières françaises.
Invitée dans le documentaire Les mensonges de Tchernobyl
diffusé sur TMC ce vendredi, l'ancienne présentatrice
d'Antenne 2 affirme ressentir toujours de la culpabilité
à ce sujet, raconte BFM TV.
Après l'explosion de la centrale nucléaire dans
la nuit du 26 avril 1986, une partie de l'Europe occidentale
avait subi des retombées radioactives. Le 30 avril 1986,
Brigitte Simonetta avait toutefois assuré à l'antenne
que l'anticyclone des Açores formait une barrière
de protection contre les perturbations venant de l'Est. Sur la
carte météo, un panneau stop symbolisait
même ce blocage supposé. Cette séquence est
restée dans les mémoires comme l'un des symboles
du traitement français de la catastrophe de Tchernobyl.
Dans le documentaire, Brigitte Simonetta reconnaît aujourd'hui
une erreur personnelle. « Je culpabilise encore.
[...] C'était une faute », a-t-elle
confié. Elle a affirmé avoir quitté la télévision
de sa propre initiative après cette affaire, parlant d'une
forme d'autopunition. L'ex-présentatrice a évoqué
les coulisses de ce bulletin météo devenu célèbre
et a précisé avoir elle-même eu l'idée
d'ajouter ce panneau stop grâce à un nouvel outil
graphique alors disponible à la chaîne.
Avec le recul, elle a estimé qu'un point
d'interrogation aurait dû accompagner ce symbole et a présenté
des excuses. Si elle assume sa responsabilité, Brigitte
Simonetta a en revanche réfuté toute manipulation
politique. « Je ne complotais pas avec le gouvernement »,
a-t-elle témoigné, rejetant l'idée d'un mensonge
organisé par les autorités françaises. Le
documentaire a d'ailleurs rappelé que dès le lendemain
du bulletin, Antenne 2 avait mentionné l'arrivée
du nuage radioactif en France.