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Attac


 jeudi 4 septembre 2003 :

 G8/Evian : L'Usine attaque la police
  

(pour violation de domicile)

 

Plainte de l'Usine : la police a agi sur mandat (03/09/2003)


ATS ET RÉDACTION - Tribune de Genève

Le Centre alternatif de l'Usine vient de déposer plainte contre la police genevoise pour violation de domicile et dommages à la propriété, comme le révèle notre confère Le Courrier. Après la grande manifestation anti-G8 du 1er juin, des policiers déguisés en casseurs avaient opéré une descente musclée dans le centre culturel alternatif. Les faits incriminés remontent à la soirée du dimanche 1er juin, après le grand défilé contre le Sommet d'Evian. Les policiers avaient investi le haut lieu de la culture alternative genevoise sous prétexte d'en déloger des émeutiers qui s'y seraient réfugiés après avoir semé le trouble en ville, en marge de la manifestation.

Selon la magistrate Micheline Spoerri : "Nous avions suffisamment d'éléments pour justifier une intervention." En outre, comme le précise le porte-parole de la police Jacques Volery : "Nous avions un mandat de perquisition délivré par le procureur général, donc le droit et même le devoir d'agir."

Un permanent du centre culturel, blessé à la tête, a déposé une plainte individuelle contre la police quelques semaines après les faits. Ces actions en justice ne sont pas les seules intentées contre la police genevoise, selon la "permanence juridique G8", qui publiera prochainement un rapport sur les événements survenus à Genève en marge du Sommet.

article original sur le site de la Tribune de Genève


 

L'Usine attaque la police


G8 Plaintes pour violation de domicile et dommages à la propriété

FRÉDÉRIC JULLIARD 02 septembre 2003

GENÈVE Le centre culturel met en cause l'intervention musclée des agents La police a-t-elle outrepassé ses droits en entrant en force à l'Usine pendant le G8 ? Les responsables de ce haut lieu de la culture alternative genevoise en sont convaincus : ils viennent de déposer une plainte contre la police pour violation de domicile et dommages à la propriété, comme l'a révélé hier Le Courrier.

Le 1er juin, à l'issue de la grande manifestation anti-G8, les agents perquisitionnent les lieux, procèdent à des dizaines de contrôles d'identité et interpellent plusieurs personnes, relâchées peu après. « Les policiers sont entrés sans mandat ni sommation, déguisés en casseurs, accuse un permanent de l'association qui gère les lieux. Or l'Usine n'a jamais hébergé d'émeutiers. »

A la plainte de l'association s'ajoute celle des artistes occupant des ateliers dans le bâtiment. Quant aux dommages à la propriété, ils concernent des portes enfoncées et un écran d'ordinateur cassé, entre autres. Une troisième plainte, individuelle, émane d'une personne blessée au cours de l'intervention. Selon la police genevoise, tout s'est pourtant déroulé selon les règles : « Nous avons agi sur mandat du procureur général, explique Jacques Volery, son porte-parole. Nous avions un ordre précis pour intervenir. » Quant aux tenues des agents, en civil et le visage masqué par des foulards, elle n'a rien d'extraordinaire, selon Jacques Volery : « Il s'agit de policiers en civil qui se protégeaient des gaz lors de l'intervention, et protégeaient aussi leur identité. Mais leur appartenance à la police était clairement indiquée par les brassards qu'ils portaient. »

Ironie des procédures, c'est l'auteur du mandat d'intervention, le procureur général Daniel Zappelli, qui devra décider des suites à donner aux plaintes. Pour l'aider dans sa décision, il pourra consulter un rapport sur les événements récemment rédigé... par la police.

l'article du Matin

© Le Matin Online


Article du Courrier - (02/09/2003)

PLAINTE PÉNALE - Le centre culturel autogéré et le groupe d'artistes hébergés à l'Usine ont, chacun de leur côté, déposé plainte contre la police cantonale genevoise.

 

Dommages à la propriété et violation de domicile.


Sur ces motifs, l'Usine a remis, le 27 août, une plainte contre la police genevoise sur le bureau du procureur général.

S'étant constituée partie civile, l'association culturelle - qui avait jusqu'à fin la d'août pour le faire - entame cette procédure suite à l'incursion en ses locaux des forces de l'ordre, au printemps dernier, dans le cadre des événements en marge du Sommet du G8 à Evian.

Un jour plus tard, c'est au tour des artistes des ateliers de la Ville de Genève situés dans les étages supérieurs de l'Usine qui, en soutien à leur lieu d'accueil, se sont lancés dans la même démarche.

Pour mémoire, le centre culturel autogéré était la cible, au soir du dimanche 31 mai, d'une opération pour le moins musclée des forces de l'ordre en quête de casseurs potentiels, après la clôture de la manifestation altermondialiste de l'après-midi. Soupçonnant la présence d'éléments du Black Bloc dans le bâtiment, des policiers travestis en casseurs pénétraient dans les lieux en enfonçant les portes et arrêtaient une cinquantaine de personnes, dont la plupart étaient aussitôt relâchées. Tandis que d'autres agents, en tenue d'assaut, encerclaient le site.

RIEN D'ILLÉGAL

Pour les membres de l'Usine, rien ne justifiait une telle « descente ». Depuis l'événement, ils répètent à l'envi qu'il n'y avait pas de casseurs dans leurs murs et que cette intrusion est inacceptable. « La police n'a rien trouvé d'illégal incriminant l'Usine, et, après l'avoir envisagé, a renoncé à poser des scellés. » Dans leur plainte, les auteurs tracent point par point leur version des faits, précisant que, « alors que la situation était calme, les forces de police ont dirigé les manifestants vers l'Usine. [...] La police est restée sur les lieux pendant plus d'une heure et aurait dû constater qu'aucun groupe d'émeutiers n'était entré. »

Les plaignants disent encore avoir tenté de connaître les motivations de l'opération menée et d'obtenir des preuves de sa légalité, tel un mandat de perquisition. « Arrêtez de nous provoquer. Nous avons des ordres », se seraient-ils vu répondre. Ils déplorent également l'intrusion « brutale et sans sommation de trente et un policiers déguisés en émeutiers, [...] frappant avec des matraques télescopiques ceux qui tentaient d'entamer le dialogue ».

Un travailleur de l'Usine a notamment dû être hospitalisé. Invasion du bâtiment, matraquage à tout va, vérification des identités et menottages aléatoires, forçage de portes - « alors que la permanence de l'Usine avait pourtant fait savoir qu'elle possédait le passe »... Les griefs sont nombreux.

L'Usine se réfère au film tourné par les journalistes activistes du réseau Indymédia - abrités dans les locaux mêmes - qui témoigne du déroulement de l'« inspection ». Si le document visuel ne constitue pas une preuve juridique, il déborde, au dire des journalistes et des représentants des autorités municipales qui l'ont visionné, d'images « choquantes ».

Alors que le rapport de la police sur ces événements est attendu courant septembre, l'Usine dénonce en fait, derrière ses incriminations, une tentative politique de ternir l'image de la scène alternative genevoise. Un « préjudice », selon Florian Faivre, permanent à l'Usine, qui, s'il n'a pas mis en péril le renouvellement de la convention entre l'association et la Ville de Genève, a flanqué à terre les efforts du centre culturel et des acteurs locaux - concrétisés par la fête des Volontaires - pour rehausser l'image du quartier.

LA VILLE S'EN LAVE LES MAINS

Quant à savoir pourquoi la Ville de Genève, propriétaire des lieux, et qui supporte à ce titre les réparations des dommages causés, n'est pas entrée dans une procédure juridique du même acabit, la réponse vient du conseiller administratif Pierre Muller : « Ceci est une affaire entre l'association et le canton. Nous avons prêté ce bâtiment à l'Usine, et le reste ne nous concerne pas. Par ailleurs, nous n'avons reçu aucune demande à ce sujet. » Reste à connaître les suites qui seront données aux plaintes jumelles. Sur ce point, les plaignants sont formels : « En cas de classement, nous ferons recours. »

* l'article original du Courrier : http://lecourrier.programmers.ch

 Auteur: anonymous ( anti-g8 )
 jeudi 4 septembre 2003



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