![]()
Publiez vos reportages (texte, photo, audio, vidéo) si vous respectez les règles de Dissident-media Qui sommes
nous ? Comment soutenir
dissident-media.org
lsijolie.net: Mobilisation contre les lois sécuritaires Urfig Information sur la
Globalisation Maloka (info) |
22 février-Paris: conférence de presse du
gouvernement libre de Tchétchènie À la veille du jour anniversaire de la déportation décidée en 1944 par Staline du peuple tchétchène vers l'Asie centrale, le gouvernement libre de Tchétchènie a lancé un appel de détresse destiné à l'ensemble des citoyens européens. Cet appel a été repris par la présidente de l'association des Mères de Soldats de Saint-Pétersbourg, association qui aide les déserteurs de l'armée russe dans leur lutte contre le pouvoir. Alors qu'actuellement la plupart des manifestations sont dirigées contre l'impérialisme des États-Unis, il est temps de se demander pourquoi nous nous taisons concernant les crimes des militaires russes à l'égard du peuple tchétchène. C'est la question qui se pose aujourd'hui suite à la conférence de presse donnée à Paris par les représentants du gouvernement tchétchène. En ce qui concerne la mobilisation des consciences citoyennes, dans le monde traditionnel du militantisme de gauche, la barbarie russe à l'égard des Tchétchènes est ignorée. Silence on génocide le peuple. En 1945, "je ne savais pas". Aujourd'hui c'est pire , "j'ignore volontairement". Ce matin le Vice-premier ministre tchétchène,
Akhmed Zakaïev (un comédien ayant pris les armes
contre les exactions russes) a rappelé qu'en 1999 Poutine,
alors Premier ministre de Russie, avait exprimé son souhait
d'en finir avec la Tchétchénie paraphrasant Hitler
au soir du Reichstag : "le vrai problème c'est le
règlement de la question tchétchène."
L'opinion occidentale toujours prête à chanter "Plus
jamais ça!", est restée muette. Conflit lointain,
culture ignorée, indulgence idéologique pour l'ex-Urss,
l'opinion occidentale s'est promis de ne pas faire pression.
Le ministre des affaires étrangères, Ilyas Akhmanadov
s'est dit choqué d'entendre des dirigeants occidentaux
tel le chancelier allemand Schroeder ou le Premier ministre anglais
Blair, affirmer que 5000 tchétchènes ont été
renvoyés d'Afghanistan. Il nie la réalité
de ces chiffres. De même il réfute la rumeur propagée
par la CIA de la présence de 7000 Tchétchènes
en Afghanistan et le chiffre de 700 mercenaires arabes qui se
trouveraient actuellement au côté des Tchétchènes.
Le ministre de la Santé Omar Khandiev s'est ensuite
exprimé sur la situation sanitaire de son pays. Visiblement
très ému il a expliqué que les Tchétchènes
étaient victimes d'un génocide perpétré
par l'armée russe avec la complicité de l'Occident.
Il rappelle qu'avant la guerre il y avait 323 hôpitaux
en Tchétchénie, actuellement il n'en reste que
30. Tous les Russes ne sont pas des criminels. Parmi les jeunes
certains désertent et refusent de servir le militarisme
génocidaire de Poutine. Elia Poliakova, présidente
de l'association des Mères des soldats russes rappelle
que son organisation permet aux soldats déserteurs de
se cacher et de se défendre devant la justice russe. Elle
aussi très émue explique que les Russes vivent
dans un climat de terreur proche du stalinisme. La plupart ignorent
leurs droits de citoyens. Depuis le 11 septembre leur vie quotidienne
s'est détérioré. Pour elle l'Empire du mal
existe en Russie: les jeunes soldats y sont crucifiés.
Son association organise des actions pour la paix en Tchétchénie.
Les Mères se rendent au-devant des soldats russes afin
d'en appeler à leur conscience. La plupart du temps elles
sont mises en joue par des soldats qui pourraient être
leurs fils et qui expliquent qu'ils obéissent aux ordres.
Sans la présence de journalistes, elle explique que certains
seraient prêts à brûler leur âme avec
comme seule excuse l'obéissance aux ordres. D'autres choisissent
de déserter. Elle demande que Poutine soit traduit devant
le Tribunal Pénal International. Suite à la question d'un journaliste, le ministre Zakaïev
répond que la Géorgie est actuellement une terre
d'asile pour les 12 000 Tchétchènes qui s'y trouvent
(rappel : en France, l'asile politique n'est pas accordé
aux Tchétchènes). La Russie essaie de faire pression
sur le président géorgien Chevardnadze afin qu'il
renvoie les réfugiés. Il s'y est toujours opposé
exigeant une solution pacifique au conflit.
Rappel de mobilisation en faveur du peuple tchétchène:
|
||