Au cours du colloque organisé le 26 avril 2001 par lUniversité Paris 7-Denis Diderot dans le cadre des journées " Sciences et Société " consacré à Tchernobyl sous le titre " Vérités interdites ", lintervention du Pr. V. Nestérenko, directeur de lInstitut de radioprotection BELRAD a porté sur les problèmes actuels de santé des enfants du Belarus suite à la catastrophe de Tchernobyl et aussi sur leur possibilité de rétablissement. Il a rappelé les principaux résultats des études de Y. Bandazhevsky démis de ses fonctions de recteur de lInstitut de médecine de Gomel, emprisonné pendant plus de 5 mois, dont le procès est actuellement en cours à Gomel dans un tribunal militaire sur des insinuations de corruption dénuées de tout fondement. Le Pr Bandazhevsky a prouvé lexistence chez les enfants dune corrélation entre les anomalies cardiologiques révélées par leur électrocardiogramme (ECG) et leur charge incorporée en césium 137 dès que la charge en césium 137 dépasse 20 Bq par kilo de poids de lenfant. Lorsque la charge dépasse 70-100 Bq par kg il ny a plus que 20% des enfants dont lECG est normal. Ces charges en Césium 137 sont incorporées par lingestion chronique daliments contaminés produits localement sur des sols contaminés. Tout se passe comme sil y avait un vieillissement cardiaque prématuré chez ces enfants.
Lorsque les anomalies ne sont pas trop importantes elles peuvent être réversibles si la charge en césium 137 est abaissée. On peut obtenir une diminution importante du césium 137 à laide dun complément alimentaire à base de pectine préparé par linstitut BELRAD.
Le dossier sera accessible sur le site la semaine prochaine.
Point de vue : ces charges incorporées par les enfants correspondent à des doses efficaces annuelles de lordre du millisievert. Cest bien là, à notre avis, la raison fondamentale des " ennuis " du Pr Bandazhevsky et des menaces à lencontre du Pr Nestérenko et de son Institut indépendant BELRAD car ces résultats bouleversent les conceptions admises en radioprotection des populations. Elles prouvent quune dose annuelle de lordre du mSv peut provoquer des altérations cardiologiques nocives chez les enfants.
Rappelons que la limite de dose annuelle de 1 mSv qui vient dêtre rendue légale en France par décret du 8 mars 2001 nest applicable quen situation normale et ne sapplique pas en situation accidentelle. Les " responsables " internationaux prévoient des doses annuelles " optimisées " beaucoup plus élevées pour les gestions post-accidentelles futures si des habitants doivent vivre sur des zones contaminées.