Gibraltar apprend par Madrid l'arrivée d'un sous-marin britannique

4 février 2005 - Le premier ministre de Gibraltar Peter Caruana a exprimé sa "colère" samedi d'avoir appris par Madrid, et non par Londres, l'arrivée d'un sous-marin nucléaire britannique dans la colonie pour y subir des réparations. "Notre colère n'est pas suscitée par l'arrivée du (sous-marin) Sceptre pour des réparations. Il peut rester, aussi longtemps qu'il le souhaite", a déclaré le Premier ministre de Gibraltar à la chaîne de télévision en continu Sky News."Notre colère est basée sur le fait que le gouvernement espagnol a été informé davantage et beaucoup plus rapidement que le gouvernement de Gibraltar sur la nature des réparations que le Sceptre va subir", a-t-il dit, indiquant qu'il avait appris l'arrivée de ce sous-marin par le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos."Nous sommes favorables à ce que le gouvernement britannique informe le gouvernement espagnol, si c'est ce qu'ils veulent faire. Mais nous ne pensons pas qu'il soit acceptable que le gouvernement espagnol obtienne un traitement privilégié", a déclaré M. Caruana."Je pense que le ministère (britannique) de la Défense l'a reconnu et nous avons reçu des excuses et nous pouvons maintenant tourner la page", a déclaré M. Caruana."Les réparations ne portent pas sur les systèmes nucléaires du sous-marin. Ce sont des réparations ordinaires sur d'autres parties du navire et nous sommes ravis que Gibraltar puisse être utile à la Royal Navy pour ce genre de choses", a-t-il ajouté."Il est clair qu'il y a eu une erreur dans la façon dont cette affaire a été gérée jeudi et vendredi", a-t-il dit.Le gouvernement espagnol a transmis jeudi au gouvernement britannique sa "ferme protestation" après l'arrivée jeudi à Gibraltar du Sceptre qui doit rester une semaine dans le port de la colonie pour une réparation.M. Moratinos a précisé avoir demandé au ministre britannique des Affaires étrangères Jack Straw que le Sceptre soit le dernier sous-marin à être réparé à Gibraltar "quelle que soit la nature de l'avarie".Gibraltar, enclave britannique au sud de l'Espagne comptant quelque 30.000 habitants, fait l'objet de tensions entre Londres et Madrid, qui réclame son rattachement à l'Espagne.En novembre 2002, 98,97% des 20.500 électeurs de Gibraltar ont voté par référendum pour rester britanniques.Cette minuscule enclave britannique a été cédée par l'Espagne à la Grande-Bretagne en 1713, en vertu du traité d'Utrecht.


Libération, vendredi 04 février 2005:

Un sous-marin ravive les tensions ibéro-britanniques à Gibraltar

Le sous-marin nucléaire britannique «Sceptre» à l'ancre à Gibraltar. Le gouvernement espagnol a exprimé au gouvernement de Londres sa «ferme protestation» après l'arrivée, jeudi, du bâtiment dans la petite enclave britannique du sud de l'Espagne. Le « Sceptre» doit rester une semaine dans le port de Gibraltar pour une réparation.
Les sous-marins nucléaires britanniques mouillent de temps à autre dans les eaux gibraltariennes, mais leurs visites sont une source de constante polémique entre Madrid et Londres. En 2000 déjà, le «Tireless» avait dû rester à quai à Gibraltar pendant près d'un an en raison d'une avarie dans son réacteur, provoquant une mobilisation de la population locale espagnole qui craignait des fuites radioactives.

 

Démarrage du réacteur nucléaire du Tireless à Gibraltar, selon Madrid

MADRID, 1er mai 2001 - Le réacteur nucléaire du sous-marin britannique Tireless, en panne à Gibraltar depuis onze mois, a été mis en marche mardi pour des essais avant l'appareillage du submersible prévu à la mi-mai, a indiqué la présidence du gouvernement espagnol.
Le réacteur devait continuer à fonctionner toute la journée de mardi pour permettre la réalisation de tests divers, et être ensuite éteint jusqu'au jour du départ du sous-marin, a-t-on précisé de même source.
Le démarrage du réacteur a donné lieu à des actes de protestation à Algésiras, ville espagnole proche de Gibraltar, où des slogans contre le Tireless ont été criés lors de la manifestation du 1er mai, et où un groupe d'opposants à la présence du sous-marin dans la colonie britannique a entamé une grève de la faim devant la mairie.
La "Plateforme anti-sous-marin", qui regroupe habitants et élus locaux des zones frontalières avec Gibraltar, demandait que l'allumage du réacteur du Tireless se fasse en pleine mer, et non dans le port de la colonie.
Victime d'une fuite du système de refroidissement de son réacteur alors qu'il croisait en Méditerranée, le HMS Tireless est en réparations depuis mai 2000 dans le port de Gibraltar, colonie britannique depuis 1713.




Londres veut réparer son sous-marin nucléaire à Gibraltar

GIBRALTAR, 5 sept - La Grande-Bretagne souhaite réparer à Gibraltar son sous-marin à propulsion nucléaire HMS Tireless, victime d'une avarie en mai, a déclaré mardi le ministre de la défense britannique Geoffrey Hoon dans une interview à une télévision locale.

"Nous voulons faire réparer le sous-marin à Gibraltar. C'est la solution la plus sûre et la plus raisonnable", a déclaré le ministre.

La perspective d'une telle réparation suscite une forte opposition dans la colonie britannique dont le gouvernement a pour l'instant réservé son avis sur la question.

"Evidemment, nous comprenons l'inquiétude parfaitement légitime de la population de Gibraltar", a déclaré Geoffrey Hoon.

Selon certains sondages, 80% de la population seraient opposés à une réparation du sous-marin sur place.

Le HMS Tireless se trouve immobilisé à quai dans cette colonie britannique à l'extrême sud de l'Espagne depuis le 19 mai, après avoir subi une semaine auparavant, dans la Méditerranée, une avarie dans le circuit de refroidissement de sa propulsion nucléaire.

Le gouvernement de la colonie doit donner d'ici la fin du mois son avis sur la question sur la base d'un rapport qu'il a commandé à un groupe d'experts.

Selon la constitution de la colonie, Londres conserve toutefois le dernier mot en matière de défense ce qui lui permettrait de passer outre un éventuel avis négatif du gouvernement local.

Le ministre espagnol de la Défense Josep Pique a estimé mardi que la présence du sous-marin à Gibraltar ne posait aucun problème de sécurité pour la population locale.

 

Les sous-marins nucléaires britanniques immobilisés jusqu'à l'automne 2001

LONDRES, 21 déc - Onze des douze sous-marins de chasse à propulsion nucléaire (SNAs) de la Royal Navy seront immobilisés jusqu'à l'automne 2001 en raison de réparations sur le système de refroidissement de leur réacteur, a-t-on appris jeudi auprès du ministère britannique de la Défense (MoD).
Des fissures ont été repérées dans le système de refroidissement du réacteur du Tireless, un SNA de la classe Trafalgar, entraînant l'immobilisation de tous les sous-marins de chasse britanniques.

Les systèmes de propulsion des six autres sous-marins de la classe Trafalgar et des cinq de la classe Swiftsure, entrés en service entre juillet 1974 et octobre 1991, ont été inspectés. Un seul d'entre eux, le Triumph (classe Trafalgar), a été jugé bon pour le service et autorisé à reprendre la mer, a précisé un porte-parole du MoD à l'AFP.

Selon le quotidien The Times, les travaux commenceront cette semaine sur le Torbay, puis sur le Tireless, qui se trouve à Gibraltar. La présence de ce dernier dans la colonie britannique suscite d'ailleurs l'inquiétude de la population locale ainsi que celle des zones urbaines espagnoles voisines.

L'immobilisation des SNAs britanniques signifie que la Royal Navy ne dispose plus que de cinq submersibles opérationnels: le Triumph et les lance-missiles balistiques (SNLE) Trident de la classe Vanguard. Ces derniers, surnommés "boomers" dans le jargon des sous-mariniers, sont également à propulsion nucléaire, mais leur réacteur est d'un modèle différent de celui des Trafalgar et Switfsure.

Selon le Times, "quatre ou cinq sous-marins nucléaires (ndlr: SNAs) seront opérationnels l'été prochain", une information confirmée à l'AFP par le MoD.

 

La réparation des sous-marins britanniques pourrait prendre "des mois"

LONDRES, 24 oct - L'immobilisation des sous-marins de chasse à propulsion nucléaire britanniques liée aux risques de fuites dans le circuit de refroidissement des réacteurs pourrait durer "plusieurs mois", a indiqué mardi le gouvernement britannique.

"Cela peut prendre quelques mois avant que les sous-marins qui ont en besoin soient réparés", a reconnu le secrétaire d'Etat aux Forces armées John Spellar devant les parlementaires de la chambre des Communes.

Londres avait annoncé le 20 octobre sa décision de rappeler ses 7 sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) de la classe Trafalgar et ses 5 de la classe Swiftsure après avoir constaté des "fuites mineures sur le Tireless", l'un des sous-marins de la classe Trafalgar.

"Les premières indications montrent que le défaut (à l'origine de fuites dans le circuit de refroidissement des réacteurs,NDLR) pourrait provenir de la construction d'origine et qu'il est présent sur les autres sous-marins, bien qu'à un stade mineur", a expliqué mardi le ministre.

M. Spellar a répété "qu'à aucun moment l'équipage, ou le public, n'avait été mis en danger" par ce problème "général" repéré.

"Tous les efforts sont faits pour remettre les sous-marins en service dès que possible", a-t-il assuré.

L'immobilisation de tous les SNAs britanniques signifie que la Royal Navy ne dispose plus que de quatre submersibles, les lance-missiles balistiques (SNLE) Trident de la classe Vanguard.

Cette affaire "aura clairement un impact sur notre programme opérationnel", a reconnu le ministre. Il a toutefois indiqué que tout serait fait pour atténuer son impact en utilisant d'autres moyens de défense et "en s'appuyant sur les liens déjà étroits qui existent entre les services sous-marins britanniques et américains".

 

Problème dans le circuit de refroidissement de 12 sous-marins nucléaires

LONDRES, 21 oct - Le secrétaire d'Etat britannique aux Forces armées John Spellar a expliqué samedi que le rappel pour réparations de 12 sous-marins nucléaires de la flotte britannique était lié à des fissures dans le circuit de refroidissement des réacteurs.

"La première chose que nous voulons faire, c'est rassurer les gens sur la sécurité de ces sous-marins", a dit John Spellar dans une interview à la BBC-radio.

"Nous avons eu des fuites mineures sur le HMS Tireless (Londres veut réparer son sous-marin nucléaire à Gibraltar). Il n'y a eu aucune fuite sur les autres submersibles, autrement, nous aurions détecté ce problème plus tôt", a-t-il dit.

"Dès que nous avons pensé qu'il existait une possibilité de faute générique dans le circuit de refroidissement, inévitablement, (...) nous avons commencé à tous les inspecter", a ajouté le secrétaire d'Etat.

"Une fois que nous avons découvert qu'il y avait probablement un problème systématique (sur tous les sous-marins), la seule décision sensible et prudente à prendre était de les contrôler tous", a-t-il dit.

Le ministère de la défense avait annoncé vendredi soir le rappel de ses 12 sous-marins de type "chasseurs-tueurs" (hunter-killer) dont le rôle est d'escorter les sous-marins stratégiques ou de s'en prendre aux sous-marins ennemis.

Certains sont armés de missiles de croisière et ont été utilisés contre la Serbie lors du conflit au Kosovo.

John Spellar a indiqué ne pas être en mesure de dire combien de temps prendront les réparations. "Nous pensions au début que nous nous trouvions face à des fissures d'environ 2 millimètres, maintenant nous parlons de fissures de quelques centimètres", a-t-il dit.

"Personne ne dit que c'est en aucune façon plus dangereux. Ce que l'on dit, c'est qu'il s'agit de réparations plus difficiles que ce que nous avions pensé au début... Nous sommes prudents", a ajouté M. Spellar.

La Royal Navy affectée par le retrait de ses sous-marins de chasse nucléaires

LONDRES, 21 oct - Les capacités d'attaque de la Royal Navy sont sérieusement affectées après le retrait de toute sa flotte de sous-marins de chasse à propulsion nucléaire, en raison de risques de fuites dans le circuit de refroidissement de leurs réacteurs.

La décision, annoncée vendredi soir et confirmée samedi par le secrétaire d'Etat britannique aux Forces armées John Spellar, affecte pour une période indéterminée les 7 sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) de la classe Trafalgar et les 5 de la classe Swiftsure, entrés en service entre juillet 1974 et octobre 1991.

L'immobilisation de tous les SNAs britanniques signifie que la Royal Navy ne dispose plus que de quatre submersibles, les lance-missiles balistiques (SNLE) Trident de la classe Vanguard. Ces derniers, surnommés "boomers" dans le jargon des sous-mariniers, sont également à propulsion nucléaire mais leur réacteur est d'un modèle différent de celui des Trafalgar et Switfsure.

L'opposition conservatrice a immédiatement réagi en critiquant sévèrement le gouvernement travailliste du Premier ministre Tony Blair pour sa politique en matière de défense, affirmant que les forces armées britanniques "payaient" les conséquences d'économies réalisées depuis l'arrivée du Labour au pouvoir, en 1997.

"Nous avons eu des fuites mineures sur le Tireless (ndlr: l'un des sous-marins de la classe Trafalgar), a expliqué John Spellar à la BBC (radio). Il n'y a eu aucune fuite sur les autres submersibles, autrement nous aurions détecté ce problème plus tôt".

"Dès que nous avons pensé qu'il existait une possibilité de faute générique dans le circuit de refroidissement (...), nous avons commencé à inspecter" tous les autres sous-marins, a ajouté le secrétaire d'Etat.

John Spellar a toutefois insisté sur le fait que les équipages des navires concernés ne couraient aucun risque et qu'il s'agissait d'une mesure de précaution. "La première chose que nous voulons faire, c'est rassurer les gens sur la sécurité de ces sous-marins", a-t-il dit.

Il n'a pu dire combien de temps prendraient les réparations : "nous pensions au début que nous étions confrontés à des fissures d'environ 2 millimètres. Maintenant, nous parlons de fissures de quelques centimètres".

En France:
-----> "Anomalie" détectée sur le réacteur d'un sous-marin nucléaire
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Risques de pollution radioactive liés aux rejets de la marine nationale en rade de Toulon
-----> Le Charles de Gaulle a un défaut de protection neutronique

Concrètement, la décision d'immobiliser toute la flotte de SNAs britanniques va se traduire par le rappel de deux sous-marins actuellement en mer, les autres -- à l'exception du Tireless -- étant déjà au port, en Grande-Bretagne, pour des travaux d'entretien ou de carénage.

Le Tireless se trouve à Gibraltar depuis le mois de mai, en attente d'être réparé. Sa présence dans la colonie britannique a suscité l'inquiétude de la population locale ainsi que celle des zones urbaines espagnoles voisines, malgré les propos rassurants des autorités britanniques et espagnoles.

L'immobilisation de tous les SNAs de la Royal Navy "laisse un sérieux trou dans nos capacités de défense", a vitupéré samedi le "ministre" de la Défense dans le cabinet fantôme de l'opposition tory, Iain Duncan Smith.

Le gouvernement de M. Blair "a taillé dans le budget de la défense, réduit le nombre de bâtiments de la Royal Navy et n'a pas commandé un seul bâtiment depuis son arrivée au pouvoir", a-t-il poursuivi.

"En termes de défense, le bilan du gouvernement est désastreux", a-t-il conclu.

 

Les Etats-Unis continueront à financer la destruction des sousmarins nucléaires russes

MOSCOU, 21 oct - Un responsable américain a déclaré que les Etats-Unis continueront à aider financièrement la destruction des sousmarins nucléaires russes qui ont été désarmés, a rapporté vendredi l'agence Interfax.

Les Etats-Unis ont déjà participé à la mise au rencard de cinq sousmarins stratégiques russes désarmés par Moscou, a dit le directeur du Programme de coopération pour la réduction des menaces (Cooperative Threat Reduction Program), le général Thomas Kuenning.

Le gouvernement américain a également financé la construction d'installations pour le stockage et la destruction des déchets nucléaires, a ajouté le responsable.

Il s'exprimait lors d'une cérémonie d'ouverture de retraitement de déchets faiblement radioactifs sur la base de Severodvinsk, dans le nord de la Russie.

La Russie a décidé de recycler le carburant nucléaire de 150 de ses sousmarins d'ici 2005, en partie avec l'aide financière de l'occident.

Une organisation écologiste norvégienne, la Foundation Bellona, a averti que sans l'aide occidentale, une catastrophe nucléaire menaçait la mer de Barents.

------> Les "Tchernobyl" sous-marins

------> La Nouvelle Zemble