WASHINGTON, 19 juin - Le ministre des Affaires étrangères du Pakistan Abdul Sattar a assuré mardi son homologue américain Colin Powell que son pays ne reprendrait pas en premier des essais nucléaires, et a démandé à Washington de lever les sanctions prises après les essais pratiqués en 1998.
"J'ai informé le secrétaire d'Etat (Powell) que le Pakistan maintiendrait son moratoire sur les essais, et qu'il ne serait pas le premier pays à reprendre des essais dans l'avenir", a déclaré M. Sattar à sa sortie.
Le chef de la diplomatie pakistanaise a également rappelé que son pays n'avait procédé à des essais nucléaires en 1998 qu'après que l'Inde l'eut fait de son côté.
M. Sattar, qui effectue sa première visite officielle à Washington depuis l'arrivée de l'administration du président George W. Bush, avait appelé lundi à la levée des sanctions imposées par Washington au Pakistan en 1998, ou à tout le moins à ne pas les lever pour l'Inde seule.
M. Powell a confirmé que cette question avait été abordée au cours des entretiens. "Nous avons parlé des sanctions" ainsi que du "processus" par lequel un pays "peut les faire lever", a-t-il indiqué sans plus de détails.
M. Sattar a rencontré lundi à la Maison Blanche la conseillère diplomatique du président Bush, Condoleezza Rice, et doit également s'entretenir avec des membres du Congrès durant sa visite.
ISLAMABAD, 12 mai - Le chef du régime militaire pakistanais, le général Pervez Musharraf, a affirmé samedi que le Pakistan était opposé au projet de bouclier antimissile du président américain George W. Bush.
"Nous sommes opposés à toute action qui relancerait la course aux missiles et armements nucléaires" a souligné le général Musharraf qui était accompagné par le Premier ministre chinois, Zhu Rongji.
Pervez Musharraf répondait à un journaliste chinois qui lui demandait de commenter le projet américain de bouclier antimissile (MD). Il en a profité pour souligner que la Chine et le Pakistan "avaient une identité de vues sur tous les sujets", précise l'agence l'agence d'informations pakistanaise qui a rapporté ces déclarations.
Le général Musharraf a eu avec le Premier ministre chinois, arrivé vendredi à Islamabad, première étape d'une tournée dans cinq pays asiatiques, des entretiens qui ont porté sur un vaste éventail de sujets allant de la coopération bilatérale aux relations internationales en passant par les questions régionales.
La visite du Premier ministre chinois au Pakistan coïncide avec celle du Secrétaire d'Etat adjoint américain Richard Armitage à New Delhi pour des entretiens avec les dirigeants indiens au sujet de l'initiative américaine de bouclier anti-missiles.
La président Bush a proposé de consacrer 60 milliards de dollars au projet MD destiné à protéger les Etats-Unis d'une éventuelle attaque aux missiles par des Etats considérés par Washington comme "dévoyés".
BOMBAY (Inde), 30 oct - L'Inde a la capacité de construire des bombes nucléaires d'une puissance allant jusqu'à 200 kilotonnes, a annoncé lundi un haut responsable indien, cité par l'agence United Press of India (UNI).
Une telle puissance est dix fois supérieure à la bombe lancée en août 1945 par les Américains sur la ville japonaise de Hiroshima, qui était de 20 kilotonnes.
Le président de la Commission de l'énergie atomique indienne, Rajgopal Chidambaram, a déclaré que l'Inde avait mis à profit les données recueillies lors des cinq essais nucléaires souterrains qu'elle a menés en mai 1998.
Ces explosions "nous ont donné la capacité de concevoir et de construire des armes nucléaires d'une puissance allant de charges faibles à environ 200 kilotonnes", a dit M. Chidambaram.
Depuis 1998, "un important développement scientique et technologique a été mené", a déclaré ce responsable, qui parlait lors d'une conférence de scientifiques au Centre de recherches atomique de Bhabha, près de Bombay.
Les essais nucléaires indiens avaient amené le Pakistan, le grand rival régional de l'Inde, à effectuer lui aussi cinq essais nucléaires souterrains. Ces développements avaient gravement accru les tensions dans le sous-continent et suscité la crainte d'une course aux armements dans la région.
MOSCOU, 31 oct - Le chef du régime militaire pakistanais, le général Pervez Musharraf, ignore la quantité d'armes stratégiques que possède son pays, mais assure que son arsenal nucléaire est assez puissant pour mener des frappes.
"Je ne sais pas combien d'engins nucléaires nous possédons. Je dois vérifier cela. Bien sûr, nous en possédons, mais je ne voudrais pas citer des chiffres que je ne connais pas", a déclaré le général Musharraf, dans un entretien avec le quotidien russe Vremia Novosteï de mardi.
"Nous possédons l'arme nucléaire (...) Nous avons des missiles, des ogives nucléaires, nous sommes une puissance nucléaire et avons les moyens de lancer des ogives, il ne peut y avoir aucun doute à ce propos", a-t-il ajouté.
Le général Musharraf a toutefois souligné que le Pakistan "n'avait pas l'intention d'attaquer aucun pays".
Le Pakistan et l'Inde ont mené en mai 1998 des essais nucléaires qui avaient conduit la communauté internationale à adopter des sanctions économiques à leur encontre.
New Delhi accuse Islamabad d'armer et d'entraîner des rebelles islamistes au Cachemire, ce territoire indien à majorité musulman que les deux pays se disputent depuis 50 ans.
Interrogé sur le rôle que pourrait jouer Islamabad pour aider l'Occident à arrêter le terroriste islamiste Oussama ben Laden, le général Musharraf a été laconique: "Ben Laden se trouve en Afghanistan qui est un pays indépendant. Qu'est-ce que peut faire le Pakistan ?".
Ben Laden, un milliardaire d'origine saoudienne qui finance des groupes islamistes radicaux, réside en Afghanistan en tant qu'"invité" du régime intégriste des taliban, au pouvoir à Kaboul.
Le Pakistan est, avec l'Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, l'un des trois pays à avoir reconnu le régime islamiste des taliban, et est soupçonné de leur fournir une aide militaire.
KARACHI (Pakistan), 28 oct - Le Pakistan s'est dit prêt samedi à signer le Traité d'interdiction totale des essais nucléaires (CTBT), qui sert les intérêts du pays, a indiqué le ministre des Affaires étrangères Abdul Sattar lors d'une conférence de presse.
"Nous avons examiné le traité et sommes parvenus à la conclusion qu'il est de l'intérêt de le signer", a-t-il déclaré.
"Le CTBT sauvegarde les intérêts du Pakistan", a ajouté le ministre, précisant que sa signature par Islamabad serait bien accueilli par le monde. Le Japon et les pays européens pourront dès lors reprendre une coopération économique totale avec le Pakistan, a-t-il assuré.
Le Japon avait suspendu son aide de plusieurs millards de dollars au Pakistan à la suite des essais nucléaires menés par Islamabad en mai 1998 en réponse à ceux menés par l'Inde.
M. Sattar a indiqué que le gouvernement pakistanais s'efforçait d'obtenir un consensus national sur le CTBT mais n'a pas donné de date quant à sa signature. Il a toutefois précisé que le Pakistan maintiendrait son moratoire sur les essais nucléaires.
L'Inde avait déjà annoncé
l'été dernier son intention de signer le traité
CTBT, mais sans fournir non plus de date.
A propos de non-prolifération
:
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?
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