PARIS, 28 mars - La sûreté des installations nucléaires en Russie "devient de plus en plus préoccupante", estime l'Autorité de sûreté nucléaire française, dans un rapport publié mercredi.
Le "gendarme du nucléaire", qui assure le contrôle de la sûreté des installations nucléaires françaises au nom de l'Etat, consacre un court chapitre de son rapport annuel à la situation en Europe de l'est.
"La fermeture du réacteur numéro 3 de Tchernobyl est l'arbre qui cache la forêt", a estimé au cours d'une conférence de presse le directeur de l'Autorité de sûreté André-Claude Lacoste. En Russie, onze réacteurs RBMK du même type que celui qui a explosé à Tchernobyl continuent à fonctionner, "sans perspectives de fermeture et sans les moyens d'un véritable contrôle", a souligné M. Lacoste.
"Alors que le ministère (russe) de l'énergie atomique veut prolonger la durée de vie des plus anciens réacteurs, il tente de faire modifier la loi sur l'utilisation de l'énergie nucléaire de manière à retirer à l'Autorité de sûreté et de radioprotection (Gosatomnadzor) une part importante des responsabilités qui incombent normalement à une autorité de sûreté", note le rapport français.
Une telle modification "serait en contradiction avec les engagements internationaux de la Russie, en particulier au titre de la convention sur la sûreté nucléaire qui oblige les parties contractantes à se doter d'une Autorité de sûreté indépendante des promoteurs de l'énergie nucléaire", note l'organisme français.
Ukraine: léger incident à la plus grande centrale nucléaire d'Europe
KIEV, 14 mars - Un réacteur de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia (est), la plus grande d'Europe, a été arrêté mercredi à la suite d'un léger dysfonctionnement dans son système de sécurité, a indiqué à un ingénieur de permanence de la centrale.
"C'était une fausse alerte et aucune hausse de la radioactivité n'a été enregistrée", a précisé cet ingénieur sans donner plus de détails.
Le réacteur numéro trois, arrêté mercredi à 12H58 locales (10H58 GMT), doit être relancé jeudi.
La centrale de Zaporijia est équipée de six réacteurs à eau pressurisée de type VVER-1000, les derniers-nés de la technologie soviétique.
Zaporijia produit près de 20% de l'énergie électrique de l'Ukraine, une ancienne république soviétique de 50 millions d'habitants.
L'Ukraine compte trois autres installations atomiques : Khmelnitsky (ouest), Pivdenno Ukraïnska (sud) et Rivne (ouest).
Le deuxième réacteur de la centrale nucléaire de Pivdenno Ukraïnska a été arrêté dans la nuit de lundi à mardi pour réparer de légers dysfonctionnements dans son système de génération de vapeur, avait-on appris mardi.
Incident sans gravité à la centrale
nucléaire ukrainienne de Khmelnitsky
KIEV, 5 mars - L'unique
réacteur nucléaire en exploitation à la centrale
de Khmelnitsky, dans l'ouest de l'Ukraine, a été
arrêté lundi à la suite d'un dysfonctionnement
dans son système de refroidissement, ont annoncé
les autorités.
Cet incident, survenu à 15H13 locales (13H13 GMT), "n'a
entraîné aucune hausse de la radioactivité"
et a été classé au niveau zéro sur
l'échelle [médiatique] internationale
INES, selon un ingénieur de permanence contacté
par l'AFP par téléphone.
La centrale de Khmelnitsky est équipée d'un seul réacteur de fabrication soviétique VVER-1000 à eau pressurisée.
Un deuxième réacteur est en cours de construction et devrait à terme remplacer une partie de la production électrique de la centrale nucléaire de Tchernobyl, qui a définitivement fermé ses portes le 15 décembre 2000.
L'Ukraine, une ancienne république soviétique de 50 millions d'habitants, compte trois autres installations nucléaires: Zaporijia, Rivne et Pivdeno Ukrainska.
Arrêt d'un réacteur dans une centrale
nucléaire en Ukraine
KIEV, 1er mars - Un réacteur de la centrale nucléaire de Pivdenno Ukraïnska (sud de l'Ukraine) a été arrêté jeudi à la suite d'un dysfonctionnement du système électrique, a indiqué une porte-parole de la centrale.
Le réacteur numéro 3 a été arrêté jeudi à 02H30 locales (0H30 GMT). Il doit redémarrer le 10 mars, selon cette porte-parole Svetlana Kiachko.
Aucune hausse de la radioactivité n'a été enregistrée, a affirmé Mme Kiachko.
La centrale nucléaire de Pivdenno Ukraïnska est équipée de trois réacteurs nucléaires VVER-1000 (1000 mégaWatts), de technologie soviétique mais comparables aux réacteurs occidentaux à eau pressurisée.
L'Ukraine compte trois autres installations atomiques : celles de Khmelnitsky (ouest), Rivne (ouest) et Zaporijia (centre, la plus grande d'Europe), toutes munies de réacteurs VVER.
La centrale de Tchernobyl, théâtre du plus grave accident nucléaire de la planète, a fermé définitivement ses portes le 15 décembre dernier.
Les Amis de la Terre dénoncent les dangers du nucléaire
à l'Est au G8
TRIESTE (Italie), 1er mars - L'association écologiste Les Amis de la
Terre a publié jeudi à Trieste (nord-est de l'Italie),
où a lieu du 2 au 4 mars un sommet des huit pays les plus
industrialisés sur l'environnement, un rapport alarmant
sur la sécurité nucléaire en Europe de l'Est.
"La sécurité nucléaire ne figure pas
au programme des ministres de l'Environnement, alors que c'est
une des questions d'environnement les plus graves", a indiqué
Hélène Ballande des Amis de la Terre France. "Nous
demandons que cette question soit traitée par les responsables
de l'environnement, et non pas les responsables politiques comme
c'est le cas aujourd'hui".
L'association critique sévèrement l'incapacité des pays du G8 à fermer des réacteurs à hauts risques, et la poursuite d'investissements coûteux pour les maintenir en vie.
"La centrale de Kozloduy en Bulgarie a été déclarée non améliorable. Bohunice en Slovaquie également", a souligné Patricia Lorenz des Amis de la Terre Europe.
L'association dénonce dans son rapport la poursuite de l'exploitation de ces réacteurs bien au-delà des dates initialement fixées par la Commission européenne en 1999.
"Une évaluation sérieuse doit être conduite, avec des objectifs clairs et la fermeture définitive des réacteurs à risque", souligne Patricia Lorenz dans un communiqué. La fermeture des réacteurs à risque constitue une des conditions d'adhésion des pays d'Europe de l'Est à l'Union européenne.
Pour Laura Radiconcini, des Amis de la Terre Italie, "la faiblesse de la sécurité à l'Est constitue une menace sur deux fronts, d'une part avec un danger réel de réacteurs comme celui de Krsko, à 140 km de Trieste, ou de Temelin, à 30 km de la frontière autrichienne, d'autre part parce que des normes de sécurité minimales à l'Est peuvent devenir une justification pour une baisse des standards à l'Ouest".
Les Amis de la Terre organiseront pendant le sommet Environnement plusieurs manifestations sur la sécurité nucléaire.
Limogeage du président de l'agence de contrôle de l'énergie nucléaire
SOFIA, 1er mars - Le gouvernement bulgare a annoncé jeudi le limogeage du président de l'agence gouvernementale de contrôle du nucléaire Gueorgui Kastchiev, qui avait reconnu, exemples à l'appui, une dégradation de la sécurité de l'unique centrale nucléaire bulgare.
Le gouvernement lui a reproché "ses activités entravant l'exploitation normale de la centrale nucléaire de Kozlodoui et son ingérence dans le travail du service d'inspection d'exploitation de l'énergie nucléaire", selon un communiqué.
M. Kastchiev avait fait état le 6 septembre 2000 dans une interview au journal bulgare Democratzia d'une "tendance inquiétante à la dégradation de la sécurité" de la centrale.
Il avait révélé qu'un incident avait eu lieu fin août dans la tranche 3 à 440 MW ayant provoqué une hausse de la radioactivité de "70 à 80 fois la normale" et entraîné l'irradiation d'"un ou deux membres du personnel".
Selon la centrale, le taux de la radioactivité a été de 4 fois supérieur à la norme.
La ministre de l'Environnement Evdokia Maneva demandait la démission de M. Kastchiev, l'accusant de pratiquer de la "désinformation".
Le ministère de l'Environnement "n'a constaté une hausse de radiation ni sur dans la centrale, ni nulle part dans le pays", selon elle.
M. Kastchiev avait refusé de démissionner, mais avait pris peu après un long congé de maladie.
Son adjoint Robert Popitz, a été nommé jeudi à la tête du Comité d'exploitation de l'énergie atomique.
Les légers dysfonctionnements
des centrales nucléaires dans les pays de l'Est:
Problème dans une centrale nucléaire
russe : baisse de régime d'un réacteur
MOSCOU, 13 fév - Le régime d'un réacteur de la centrale
nucléaire de Balakovo (sud de la Russie) a été
réduit pour réparer un élément défectueux,
a annoncé mardi l'organisme d'exploitation des centrales
russes, RosEnergoAtom dans un communiqué.
La baisse de régime du réacteur No 2 a été
déclenchée mardi à 11H20 (08H20 GMT) afin
de réparer un élément défectueux du
système de désaération. Le réacteur
devrait retrouver son régime optimal mercredi à
partir de 16H00 (13H00 GMT), selon le communiqué.
Le taux de radiation sur le territoire de la centrale n'a pas subi de modification, selon RosEnergoAtom.
Un incendie sans gravité à la
centrale nucléaire de Jaslovske Bohunice
BRATISLAVA, 11 fév - Une fuite d'huile suivie d'un incendie limité s'est produite dimanche lors des travaux de réparation dans la troisième tranche de la centrale nucléaire de Jaslovske Bohunice (ouest), a annoncé le porte-parole de la centrale, Dobroslav Dobak.
L'incident "n'a nullement menacé la santé des employés, l'environnement et les installations technologiques de la centrale", a-t-il précisé.
Accompagnée d'une fumée épaisse, la fuite d'environ 1,5 litre d'huile sur une partie chaude de la tuyauterie d'un turbogénérateur, a été aussitôt jugulée par les pompiers de la centrale, a ajouté M. Dobak.
La centrale de Jaslovske Bohunice compte quatre tranches munies de réacteurs de conception russe VVER, d'une puissance de 440 mégawatts chacun.
Les deux premières tranches - mises en service en 1978 et 1980 - doivent être arrêtées entre 2006 et 2008, selon une décision du gouvernement slovaque.
Ukraine : incident sans gravité dans une centrale nucléaire
KIEV, 15 jan - Un réacteur de la centrale nucléaire de Pivdenno Ukraïnska (sud de l'Ukraine) a été arrêté lundi pour colmater une fuite de vapeur non radioactive dans sa turbine, a indiqué un ingénieur de permanence, Olexandre Cheveliov.
Le réacteur numéro 1, stoppé lundi à 02H55 locales (0h55 GMT), doit redémarrer jeudi, a-t-il précisé.
Cet incident, classé niveau zéro (le moins grave) sur l'échelle [médiatique] internationale INES qui en compte sept n'a entraîné aucune hausse de la radioactivité, selon la même source.
La centrale nucléaire de Pivdenno Ukraïnska est équipée de trois réacteurs nucléaires VVER-1000 (1000 mégaWatts), de technologie soviétique mais comparables aux réacteurs occidentaux à eau pressurisée.
L'Ukraine compte trois autres installations atomiques : celles de Khmelnitsky (ouest), Rivne (ouest) et Zaporijia (centre, la plus grande d'Europe), toutes munies de réacteurs VVER.
Léger incident dans une centrale nucléaire
ukrainienne
KIEV, 28 déc - Un réacteur de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia (est), la plus grande d'Europe, a été arrêté mercredi soir à la suite d'un léger dysfonctionnement, a-t-on appris jeudi auprès d'un responsable de la centrale.
Cette défaillance, survenue dans une turbine du réacteur numéro 3, n'a entraîné aucune hausse de la radioactivité, a affirmé par téléphone un ingénieur de permanence, Viktor Charoun.
Les autorités prévoient de remettre le troisième réacteur en marche lundi prochain, selon la même source.
La centrale de Zaporijia est équipée de six réacteurs VVER-1000 de type soviétique comparables aux réacteurs occidentaux à eau pressurisée.
Zaporijia produit près de 20% de l'électricité de cette ancienne république soviétique de 50 millions d'habitants.
L'Ukraine compte trois autres installations nucléaires : Khmelnitsky (ouest), Pivdenno Ukraïnska (sud), Rivne (ouest).
La centrale de Tchernobyl, théâtre en 1986 de la plus grave catastrophe nucléaire, a fermé définitivement ses portes le 15 décembre dernier.
Léger incident à la centrale nucléaire de Pivdenno Ukraïnska
KIEV, 26 déc - Un réacteur de la centrale nucléaire de Pivndenno Ukraïnska (sud de l'Ukraine) a été débranché lundi soir pendant plusieurs heures du réseau électrique du pays en raison d'un léger dysfonctionnement électrique, a indiqué mardi la centrale.
Un système automatique de sécurité a débranché la turbine de la tranche numéro 1 à la suite d'un court-circuit survenu dans une ligne à haute tension transportant l'électricité produite par la centrale, a précisé une porte-parole Svetlana Kiachko.
Le premier réacteur, d'une puissance maximale de 1.000 mégawatts, a été rebranché mardi tôt dans la matinée.
Cet incident, classé niveau zéro (le moins grave) sur l'échelle internationale [médiatique] INES qui en compte sept n'a entraîné "aucune hausse de la radioactivité", a affirmé Mme Kiachko.
La centrale nucléaire de Pivdenno Ukraïnska est équipée de trois réacteurs nucléaires VVER-1000 (1000 mégaWatts), de technologie soviétique mais comparables aux réacteurs occidentaux à eau pressurisée.
L'Ukraine compte trois autres installations atomiques: celles de Khmelnitsky (ouest), Rivne (ouest) et Zaporijia (centre, la plus grande d'Europe).
La centrale de Tchernobyl, théâtre du plus grave accident nucléaire de la planète, a fermé définitivement ses portes le 15 décembre dernier.
Centrale d'Ignalina : 45 millions d'euros de l'UE pour la fermeture
du 1er réacteur
VILNIUS, 29 déc - L'Union Européenne a accordé à la Lituanie 45 millions d'euros pour la fermeture du premier réacteur de la centrale nucléaire d'Ignalina, de type Tchernobyl, a annoncé vendredi le ministère lituanien des Affaires étrangères.
En vertu d'un accord signé vendredi, une partie de cette somme doit servir à la mise en place de solutions alternatives pour le système énergétique lituanien.
La centrale d'Ignalina exploite deux réacteurs du même type que ceux de Tchernobyl (Ukraine). Elle produit environ 70% de l'électricité en Lituanie.
La Lituanie s'est engagée à fermer définitivement le premier réacteur d'Ignalina d'ici à la fin de 2005, et à décider de la fermeture du second réacteur en 2004.
Au cours d'une conférence internationale en juin dernier consacrée à l'avenir d'Ignalina, les responsables de l'UE se sont engagés à accorder à la Lituanie un soutien global de 265 millions d'euros pour la fermeture de la centrale.
L'UE exerce une pression sur la Lituanie pour qu'elle avance sa décision sur la fermeture du deuxième réacteur. Selon Bruxelles, cette question pourrait constituer une entrave à l'adhésion de la Lituanie à l'UE.
Vilnius approuve un programme de fermeture
du 1er réacteur d'Ignalina
VILNIUS, 31 jan - Le gouvernement
lituanien a approuvé mercredi le programme de fermeture
en 2005 du premier des deux réacteurs type Tchernobyl de
la centrale nucléaire d'Ignalina, une condition clé
pour l'intégration de la Lituanie à l'Union européenne.
Le programme porte sur les préparatifs à l'arrêt
du réacteur, ainsi que sur le démontage et le stockage
de ses éléments radioactifs, a précisé
l'agence balte BNS.
Il s'agit également de mesures pour atténuer les
effets économiques et sociaux de l'opération, en
particulier pour le personnel de la centrale et les habitants
de la région d'Ignalina.
Les deux réacteurs de la centrale fournissent actuellement
quelque 70% de l'électricité consommée par
la Lituanie, mais le pays dispose de centrales conventionnelles
d'une capacité suffisante.
Le coût de la fermeture du 1er réacteur est estimé
à 250 millions d'euros, somme que des donateurs étrangers
se sont déjà engagés à garantir.
L'UE avait sommé le gouvernement lituanien de décider
avant l'ouverture de négociation d'adhésion avec
Bruxelles de la fermeture du 1er réacteur. la décision
sur le sort du second doit être prise en 2004.
PARIS, 9 nov - Le parc nucléaire des pays de l'Est candidats à l'Union européenne est acceptable, mis à part certaines centrales de Lituanie, Bulgarie, Slovaquie et Roumanie, a estimé jeudi l'Association des autorités de sûreté nucléaire d'Europe de l'Ouest (WENRA).
"Il s'agit d'un avis exclusivement technique", a insisté André-Claude Lacoste, directeur de la sûreté des installations nucléaires françaises et président de WENRA (Western European Nuclear Regulators Association), en présentant un rapport à la presse.
WENRA a été créée en 1999 par les chefs de sûreté d'Allemagne, Belgique, Espagne, Finlande, France, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède et Suisse.
"Notre objectif n'était pas de dire si une candidature à l'UE est acceptable ou non", a précisé M. Lacoste. "C'est aux pouvoirs politiques de trancher. Mais nous avons cru devoir porter nos études à la connaissance des institutions européennes."
Le rapport porte à la fois sur la gestion et sur l'état de sûreté des réacteurs de conception ex-soviétique (sauf deux exceptions) de Bulgarie, Hongrie, Lituanie, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et République tchèque.
Pas de pitié pour les deux réacteurs lituaniens d'Ignalina, de type RBMK (de même type que Tchernobyl), incapables d'atteindre "un niveau de sûreté comparable à celui des réacteurs occidentaux". Le premier réacteur doit être fermé avant 2005, constate le rapport. (donc un risque de Tchernobyl Bis que pendant 4 ans)
Rien à espérer non plus pour les quatre premières tranches (VVER-440-230) de la centrale bulgare de Kozlodoui, dont les améliorations "nécessiteraient un temps et des moyens importants". Leur fermeture est de toute manière annoncée avant 2003. Les réacteurs 5 et 6 (VVER-1000-230), "si leur programme de modernisation est correctement mis en oeuvre", devraient donner satisfaction.
Mauvaise note aussi à l'autorité de sûreté bulgare pour manque d'indépendance vis-à-vis du pouvoir politique. (et en France ?????)
Quant à Jaslovské Bohunice (Slovaquie), le premier réacteur (VVER-440-230) doit être fermé entre 2006 et 2008, tandis que le second, de conception plus récente (VVER-440-213), atteindra un niveau à l'occidentale à la fin des travaux en cours. Les deux réacteurs du même type de Mochovce "ont incorporé plusieurs modifications dès le stade de la conception".
A Cernavoda (Roumanie), ce n'est pas la technique qui inquiète. Son réacteur Candu-6 est d'origine canadienne et similaire à ceux en service outre-Atlantique. Le problème vient de la situation financière de la centrale dont la direction, prévient le rapport, "peut avoir de sérieuses difficultés à maintenir un niveau approprié de sûreté".
La Slovénie possède également, à Krsko, un réacteur occidental, américain en l'occurrence (Westinghouse 2-loop PWR), par ailleurs modernisé. WENRA n'en souhaite pas moins quelques "clarifications" concernant sa sûreté à long terme.
La Hongrie a réalisé un "important programme d'amélioration" des quatre réacteurs VVER 440-213 de la centrale de Paks.
Enfin, les Tchèques sont tout aussi bien vus, notamment grâce aux améliorations apportées aux quatre réacteurs VVER 440-213 de Dukovany.
Au sujet de Temelin, vivement critiquée par les antinucléaires de l'Autriche voisine surtout depuis le récent démarrage de la première tranche, le rapport relève que ses deux VVER 1000-320 ont fait l'objet "du programme d'amélioration le plus complet jamais appliqué" à des réacteurs conçus dans l'ancienne URSS. Il admet tout simplement qu'un "petit nombre de problèmes de sûreté doivent encore être résolus".
MOSCOU, 30 jan - La Russie entend construire 40 nouveaux réacteurs nucléaires d'ici 2020 pour faire face à une éventuelle "crise énergétique, a annoncé mardi un vice-ministre de l'Energie atomique Boulat Nigmatouline lors d'une conférence de presse.
"Nous sommes en retard de 20 ans. Ces réacteurs auraient dus être construits avant 2000", a expliqué M. Nigmatouline à l'AFP.
Selon lui, la construction de ces réacteurs nucléaires avait été prévue dans les années 80 et gelée dans les années 90.
Un réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986, causant le plus grave accident de l'histoire du nucléaire civil.
La Russie compte actuellement 29 réacteurs nucléaires sur neuf centrales.
"La partie européenne de la Russie sera bientôt confrontée à un déficit énergétique. La seule solution possible pour le gouvernement est la construction de nouveaux réacteurs", a souligné le responsable.
"Nous ne pouvons pas brûler tout le gaz que nous avons et qui est l'avenir de nos enfants", a-t-il ajouté.
Autre avantage, les centrales nucléaires fonctionnent avec l'équipement et les technologies russes contrairement aux centrales thermiques dont l'équipement est importé, selon M. Nigmatouline.
Dans les dix prochaines années, la Russie doit se doter de 10 nouveaux réacteurs nucléaires, a-t-il précisé.
Il a également assuré que la Russie dépensait "assez d'argent pour maintenir la sécurité dans les centrales nucléaires, en conformité avec les normes internationales".
Selon lui, 1,4 milliard de roubles (près de 50 millions de dollars) sont prévus pour la sécurité nucléaire en 2001.
La production des centrales nucléaires a augmenté l'année dernière de 8,3% par rapport à 1999 avec une production de 130 milliards de kW/h d'électricité, a de son côté indiqué Iouri Iakovlev, directeur de Rosenergoatom, compagnie d'Etat chargée de l'exploitation des centrales nucléaires.
Il a également souligné que la sécurité des centrales s'est améliorée l'année dernière. 67 incidents ont été enregistrés en 2000 contre 88 en 1999.