07/08/2005 - Près de 300 pacifistes, 250 selon les gendarmes, ont manifesté dimanche à l'occasion du 60e anniversaire du bombardement nucléaire d'Hiroshima, au Fret, devant la base de sous-marins nucléaires de l'Ile Longue, sur la presqu'île de Crozon, en face de Brest.
Les manifestants, qui répondaient à l'appel de "Sortir du nucléaire", Greenpeace et du Mouvement de la paix ont dénoncé le renouvellement des têtes de missiles équipant les sous-marins français.
"La France viole le traité de non-prolifération nucléaire", a affirmé Roland Nivet, vice-président du Mouvement de la paix.
Le représentant de Greenpeace, Xavier Renou, a regretté "la violation du droit international par la France", ajoutant que le Fret situé "à 10 km du centre de Brest", recelait des engins nucléaires "équivalent à 2.000 fois Hiroshima".
Depuis plus de 30 ans, la base opérationnelle de l'Ile Longue assure le maintien en condition des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) et des missiles stratégiques dont ils sont équipés.
Environ deux mille personnes, militaires et civiles, travaillent sur ce site, principal maillon de la composante océanique de dissuasion.
Les manifestants arboraient des pancartes "Pour un monde sans armes nucléaires" et "Polynésie, 193 explosions nucléaires, aujourd'hui des morts et des malades, ne les oublions pas". Ils se sont dispersés sans incident devant l'entrée de la base après avoir symboliquement mis le feu à une réplique de missile construite en bois.