Moscou dément tout projet avec Tokyo sur le transport de déchets nucléaires

MOSCOU, 23 jan - Le ministère russe de l'Energie atomique a démenti mardi toute négociation avec le Japon concernant le transport dans ce pays, via l'Arctique, de déchets nucléaires retraités en provenance d'Europe, a rapporté l'agence Itar-Tass.
L'organisation écologiste Greenpeace, citant des informations d'une agence japonaise, avait fait état lundi de négociations entre le gouvernement russe et la Fédération japonaise des compagnies productrices d'électricité (FEPCO) sur le transport de déchets nucléaires.

Or, selon l'agence Itar-Tass, certaines organisations russes non précisées mènent actuellement des pourparlers avec Tokyo sur cette question.

Selon Greenpeace, ce projet porterait sur le retour au Japon, via l'Arctique, de déchets nucléaires japonais hautement contaminés après retraitement en France ou en Grande-Bretagne.

Greenpeace a souligné les dangers que représente cette route de l'Arctique pour un convoi de déchets nucléaires précédé par "un vieux brise-glace russe".



Greenpeace dénonce le transports de déchets nucléaires dans Sydney

SYDNEY, 18 jan -
 Une cargaison de déchets nucléaires hautement radioactifs va traverser la banlieue de Sydney pour rejoindre un bateau à destination de la France où ils doivent être traités, a affirmé jeudi l'organisation écologiste Greenpeace.

L'Organisation des Sciences et Technologies Nucléaires Australienne (ANSTO) a confirmé que des préparatifs pour l'expédition à l'étranger d'une cargaison était en cours, mais n'a pas révélé le moment où celle-ci se déroulerait.

Les militants de Greenpaece ont affirmé que les déchets nucléaires seraient transportés du réacteur Lucas Heights au sud de Sydney jusqu'à un bateau dans la baie de la capitale, lundi prochain.

"Nous espérons que l'ANSTO va transporter ces dangereux déchets nucléaires dans les faubourgs de Sydney au milieu de la nuit", a déclaré Stephen Campbell, militant de Greenpeace.

Il a ajouté que ces déchets allaient être envoyés en France pour être traités et ensuite réexpédiés en Australie, selon un accord entre Paris et Canberra.

"Ce transport fait partie de la plus mauvaise stratégie de gestion des déchets. Il s'opère sans l'accord de la population et est totalement injustifié", a déclaré l'écologiste.

Un porte-parole de l'ANSTO a indiqué que l'expédition, pour traitement, des déchets nucléaires avait permis, au cours des quatre derniers années, une réduction de leur volume stocké sur le site du réacteur de Lucas Heights de 40%.

"Chaque envoi est réalisé dans le respect des normes de sécurité nationales et internationales", a-t-il ajouté.