Le Danemark critique les Etats-Unis pour n'avoir
pas officiellement renoncé aux tests nucléaires
COPENHAGUE, 16 jan - Le
ministre danois des Affaires étrangères, Per Stig
Moeller (conservateur), a affirmé mercredi, au Parlement
à Copenhague, que le Danemark était critique envers
les Etats-Unis qui ne veulent toujours pas ratifier le traité
contre les essais nucléaires.
"Le Danemark a, avec ses partenaires de l'UE, déploré
la décision américaine de ne pas ratifier ce traité"
a-t-il déclaré, en réponse à une question
du député Villy Soevndal, porte-parole du Parti
socialiste du Peuple (opposition) pour les questions de défense.
"Le Danemark a encore critiqué dernièrement cette attitude lors d'une conférence en novembre 2001 où il a exhorté en des termes clairs et sans équivoque, tous les Etats, dont la Chine, qui n'ont pas encore ratifié ce traité, à s'y rallier" a-t-il souligné.
Le chef de la diplomatie de Copenhague a rappelé que le Congrès américain, en automne 1999, avait refusé la ratification de ce traité, et que le président George W. Bush ne veut pas revenir sur cette décision".
Il a toutefois souligné que les Etats-Unis avaient maintenu leur moratorium volontaire sur les essais atomiques depuis 1992.
Il a également fait remarqué que "les Américains voulaient réduire leur arsenal nucléaire stratégique de 6.000 têtes à 1.700-2200" en dix ans.
-------> Une victoire à 5 800 milliards de dollards
-------> Les essais nucléaires ne sont plus nécessaire
Les Etats-Unis évoquent la reprise d'essais nucléaires
souterrains
WASHINGTON, 8 jan -
Le gouvernement américain envisagerait la possibilité
de reprendre des essais nucléaires souterrains afin de
maintenir la fiabilité et la sécurité de
son arsenal nucléaire stratégique, rapporte mardi
le Washington Post.
La reprise éventuelle de ces essais doit être évoquée mardi devant le Congrès par l'administration du président George W. Bush qui doit définir les grandes lignes de ses plans stratégiques nucléaires, indique le quotidien.
Le Washington Post, citant la Nuclear Posture Review, une revue contenant des informations hautement confidentiels sur ce sujet, souligne que les Etats-Unis, comme l'a proposé le président Bush, vont réduire, au cours des dix prochaines années, de 6.000 environ les ogives nucléaires à approximativement 1.700 à 2.100.
"On ne veut pas dire qu'on va reprendre les essais", a déclaré au Washington Post un responsable du Département à l'Energie, "on veut avoir l'option de le faire si on trouve que cela est nécessaire".
L'ancien président George Bush, le père
de l'actuel président des Etats-unis, avait imposé
un moratoire sur les essais nucléaires souterrains en 1992,
qui, jusqu'à présent, a été maintenu.
La question du moratoire US sur les
essais nucléaires resurgit
WASHINGTON - Le chef du Pentagone, Donald Rumsfeld, a souligné mardi la nécessité pour Washington de s'assurer que ses armes nucléaires sont "sûres et fiables", tout en réaffirmant l'engagement des Etats-Unis à respecter un moratoire sur les essais.
La question du moratoire, que les Etats-Unis
appliquent depuis une décision de George Bush père
en 1992, a resurgi par le biais d'une note du Pentagone au Congrès,
interprétée par le Washington Post
comme un indice de la volonté de l'administration Bush
de relancer à terme les essais.
Cette note, selon un assistant du Congrès, préconise d'accélérer la procédure de reprise des essais au cas où ceux-ci s'avéreraient de nouveau nécessaires. Cette procédure, en l'état actuel, prendrait de deux à trois ans.
Donald Rumsfeld a souligné que ce rapport "ne recommandait absolument pas (la reprise) des essais nucléaires", qui provoquerait sans aucun doute un tollé international.
Mais le chef du Pentagone a ajouté: "Tout pays possédant des armes nucléaires (...) a pour responsabilité de s'assurer qu'elles sont sûres et fiables".
"Notre préférence va évidemment
à une procédure qui ne nécessite pas d'essais.
C'est pour cela que le président (George Bush) a conclu
que, pour l'instant, c'est le cas", a-t-il dit.
Prolifération nucléaire: les députés durcissent le code pénal
MOSCOU, 16 jan - Les députés russes ont durci mercredi le code pénal pour lutter contre la prolifération nucléaire en votant un amendement élargissant la liste des produits sensibles dont le trafic est puni par la loi.
294 députés ont voté en faveur de ce texte en deuxième lecture, aucun n'a voté contre.
Cet amendement a été proposé après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis afin d'éviter la prolifération des matériaux et des technologies sensibles et d'empêcher les terroristes de se doter d'armes de destruction massives, selon les auteurs du texte.
Un autre amendement au code pénal, également approuvé, mercredi supprime la responsabilité pénale en cas de légitime défense lorsque la vie de la personne agressée a été mise en danger.
296 députés ont voté en faveur de ce texte.