Ouverture d'une unité de traitement
de déchets nucléaires à Kozlodoui
SOFIA, 9 fév - Une
unité de traitement de déchets nucléaires
et un dépôt pour le combustible nucléaire
usé ont été inaugurés vendredi à
la centrale nucléaire bulgare de Kozlodoui, a annoncé
la centrale.
L'atelier de traitement de déchets nucléaires d'un
coût de 15 millions d'euros traitera pendant 30 ans des
déchets d'une radioactivité faible et moyenne: des
vêtements de travail, des filtres, des liquides et des matériaux
utilisés à la production d'électricité,
selon le directeur exécutif de la centrale Yordan Yordanov.
Un dépôt de conservation de ces matériaux
après leur traitement doit être achevé avant
la fin de l'année.
Par ailleurs un dépôt provisoire pour le combustible usé qui a fonctionné à titre expérimental pendant dix ans, est officiellement entré en exploitation vendredi, a annoncé la centrale. Sa capacité est de 600 tonnes d'uranium. Le combustible usé conservé dans ce dépôt est envoyé pour un traitement ultérieur en Russie.
La Bulgarie veut fermer les tranches 3 et 4 de Kozlodoui vers
2008-2010
SOFIA, 13 nov - Le
Premier ministre bulgare Ivan Kostov a déclaré lundi
que la Bulgarie persistait à vouloir fermer les tranches
anciennes 3 et 4 de la centrale de Kozlodoui vers 2008-2010, alors
que la Commission européenne exige leur fermeture avant
2006.
"Pour les tranches 3 et 4 les positions" de la Bulgarie
et de la Commission Européenne "sont différentes.
Notre position est la période 2008-2010", a-t-il déclaré
lors d'une réunion lundi au siège du gouvernement
consacré à l'état du système énergétique
bulgare,
La centrale nucléaire de Kozlodoui dispose de quatre tranches anciennes de 440 MGW de conception obsolète dont la fermeture était une condition préalable posée par l'Union Européenne pour entamer des négociations d'adhésion avec la Bulgarie.
Aux termes d'un accord conclu en novembre 1999, la Bulgarie a accepté de fermer avant 2003 les tranches 1 et 2 qui fonctionnent depuis 1974-76. Quant aux tranches 3 et 4, qui fonctionennt depuis 1979-81, "le gouvernement bulgare prendra en 2002 une décision coordonnée avec la Commission européenne", selon cet accord.
Pour sa part la Commission Européenne s'est engagée à financer la fermeture en octroyant 200 millions d'euros, dont la deuxième partie sera versée en fonction de l'accord sur les tranches 3 et 4.
Le président du Conseil des directeurs de la centrale de Kozlodoui, Anton Ivanov, a cependant déclaré que le financement attendu de la Commission Européenne pour la fermeture des tranches 1 et 2 "peut créer des difficultés s'il n'est pas reçu au début de l'annnée prochaine".
"Il n'est pas possible que l'UE ne fournisse pas le financement et que la Bulgarie ferme. Nous devons poser cette question, chacun doit défendre ses intérêts", a déclaré le ministre de l'Economie Kiril Jotev.
"L'application de l'accord sur les tranches 1 et 2 dépend des deux parties", a résumé M. Kostov.
Le président de l'Agence gouvernementale de l'énergie Ivan Chiliachki a déclaré que les perspectives de construction d'une nouvelle tranche de la centrale à Kozlodoui où sur un autre site situé sur la rive du Danube, Belene, étaient actuellement envisagées pour remplacer celles qui seront fermées.
SOFIA, 6 oct - Une mission de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) a salué les progrès réalisés en matière de sécurité sur les tranches anciennes 3 et 4 de la centrale nucléaire bulgare de Kozlodouï (nord-ouest), selon un communiqué de la centrale reçu vendredi.
La mission de l'AIEA a fait état d'"un niveau acceptable de sécurité conforme entièrement aux exigences internationales actuelles", à la suite de l'application d'un programme de modernisation des tranches 3 et 4, à 440 MW chacune, selon le communiqué parvenu vendredi à l'AFP.
Les tranches 3 et 4 font partie des quatre réacteurs anciens pour lesquels la Bulgarie a accepté le 30 novembre dernier une fermeture précoce, demandée par l'Union européenne.
Une décision sur la fermeture des tranches 3 et 4, qui fonctionnent depuis 1978-81, sera prise en 2002, selon l'accord, mais la Commission européenne qui finance cette opération de 200 millions d'euros demande leur fermeture avant l'an 2006.
Les constatations de cette mission de l'AIEA seront "un argument fort" pour Sofia en vue de solliciter la poursuite du fonctionnement de ces deux tranches jusqu'à la fin de leur délai d'exploitation conçu, soit en 2010-2012, a relevé le chef de la centrale Yordan Yordanov.
Jusqu'à présent, quelque 130 millions de dollars ont été investis dans la modernisation de ces deux tranches et encore 30 millions seront versés dans ce but d'ici la fin de 2001, a précisé M. Yordanov.
Les réacteurs 3 et 4 sont "déjà différents par leur qualité par rapport à leur modèle de projet" initial, selon M. Yordanov. "Si la Bulgarie ne garde pas les tranches 3 et 4, cela ralentira son développement", a-t-il dit.
La mission de l'AIEA a recommandé "une enquête plus approfondie et indépendante" du système de localisation des problèmes, selon le centre de presse de la centrale.
A part les tranches 3 et 4, la centrale de Kozlodouï dispose encore de deux tranches jugées obsolètes à 440 MW, dont la fermeture est prévue avant 2003, et de deux tranches plus modernes à 1.000 MW chacune.
La centrale assure 40% de l'énergie du pays.
SOFIA, 8 sept - Le ministre roumain de l'Environnement Romica Tomescu a demandé vendredi un accès d'experts roumains à l'unique centrale nucléaire bulgare de Kozlodouï (nord-ouest), a annoncé l'agence BTA.
"Des experts roumains doivent avoir accès à la centrale atomique lorsqu'on évalue la prolongation ou la réduction du délai de fermeture des tranches" de la centrale, a déclaré M. Tomescu à l'issue d'une rencontre avec son homologue bulgare Evdokia Maneva à Roussé (nord-est).
La centrale nucléaire bulgare est située au bord du Danube, près de la frontière bulgaro-roumaine.
La Bulgarie a signé fin novembre un accord avec l'Union européenne sur la fermeture anticipée des quatre tranches anciennes de Kozlodouï à 440 mégawatts chacune.
Selon cet accord, Sofia s'est engagé à fermer avant 2003 les réacteurs 1 et 2 qui fonctionnent depuis 1974-76. Le délai de fermeture des tranches 3 et 4, en exploitation depuis 1979-81, n'est pas encore fixé, mais la Commission européenne demande leur fermeture avant 2006.
M. Tomescu a rappelé que des experts roumains ne sont entrés à Kozlodouï qu'avec un groupe de travail de l'UE.
Le ministre roumain de l'Environnement s'est dit "insatisfait" de ne pas avoir été informé "à temps" de l'incident survenu à la centrale bulgare le 28 août dernier.
Cet incident, ayant entraîné "une hausse locale" de la radioactivité en dehors de la salle du réacteur 3 sur "la surface industrielle" de la centrale, n'a été rendu public que mercredi dernier dans une interview de Gueorgui Kastchiev, chef du Comité d'exploitation de l'énergie atomique bulgare.
Ce Comité qui est l'organe gouvernemental bulgare de contrôle du nucléaire n'a informé que jeudi de cet incident la Roumanie, la Grèce et l'Agence internationale pour l'énergie atomique.
Les appareils roumains n'ont pas repéré une hausse de la radioactivité et Bucarest n'a pas "de plaintes concrètes" de la centrale bulgare, a annoncé M. Tomescu, cité par BTA.
M. Tomescu avait déclaré jeudi avoir l'intention de "demander des explications et discuter des mesures à prendre pour que de tels accidents ne se reproduisent pas".
BUCAREST, 7 sept - Bucarest a dénoncé jeudi l'aggravation de la dégradation de la sécurité de la centrale nucléaire bulgare de Kozlodouï après que Sofia eut pour la première fois abandonné la version officielle qui prônait la sûreté technique de sa centrale.
"La hausse du nombre d'incidents à la centrale de Kozldouï, plus d'une centaine depuis le 1er janvier 1999, nous inquiète particulièrement même si le territoire roumain n'a pas été concerné", a déclaré le président de l'autorité nucléaire roumaine (CNCAN), Dan Cutoiu.
M. Cutoiu a critiqué "la baisse dramatique des compétences en matière de sécurité du personnel qui manipule les équipements" de l'unique centrale nucléaire bulgare située sur le Danube, à la frontière avec la Roumanie.
Selon lui, l'incident reconnu mercredi par les autorités bulgares s'était produit le 27 août et avait été provoqué par des "déficiences dans les procédures lors de l'exploitation des installations".
M. Cutoiu a indiqué avoir fait part jeudi de ces inquiétudes à un responsable bulgare chargé de l'activité nucléaire lors d'un entretien téléphonique.
Il a précisé que la partie bulgare n'était pas obligée d'informer la Roumanie de ce dernier incident car il n'avait pas dépassé le niveau 3 sur l'échelle INES qui mesure la gravité des accidents dans les centrales nucléaires.
Les autorités bulgares ont reconnu mercredi, pour la première fois, qu'un accident survenu "récemment" (ndlr, le 27 août selon Bucarest) avait entraîné une hausse de la radioactivité et que celle-ci avait été "identifiée à quelques dizaines de mètres hors de la salle du réacteur, dans un bâtiment administratif".
Après avoir toujours certifié du "bon état technique" de sa centrale nucléaire, la Bulgarie a également admis "une "tendance inquiétante à la dégradation de la sécurité" de Kozlodouï.
SOFIA, 6 sept - Les autorités bulgares ont pour la première fois reconnu une "dégradation de la sécurité" dans l'unique centrale nucléaire du pays, qui fut un enjeu majeur dans les négociations avec l'Union européenne.
Après avoir toujours certifié le "bon état technique" de la centrale nucléaire de Kozlodouï (nord-ouest), elles ont reconnu mercredi "une "tendance inquiétante à la dégradation de la sécurité" de cette centrale, et cité plusieurs exemples dont celui d'un important incident récent.
Gueorgui Kastchiev, président du Comité d'exploitation de l'énergie atomique, l'organe gouvernemental de contrôle du nucléaire, a fait mercredi une révélation surprenante sur un incident survenu "récemment" ayant entraîné une hausse de la radioactivité de "70 à 80 fois supérieure à la naturelle".
Dans un entretien au journal du parti au pouvoir, Démocratzia, il a expliqué que la radioactivité avait été "repérée à quelques dizaines de mètres hors de la salle du réacteur dans un bâtiment administratif" de la centrale alors que "des membres de l'équipe au travail - une ou deux personnes, ont été irradiées".
Un incident "similaire" a eu lieu il y a deux ans entraînant "une très forte hausse du taux de radioactivité sur la surface de toute la centrale" et imposant même l'interruption d'une réunion du gouvernement pour "établir" l'origine de la radioactivité, a annoncé également M. Kastchiev.
"Il est très regrettable que le nombre des événements importants en matière de sécurité ait augmenté" ces derniers mois, a ajouté M. Kastchiev, répertoriant 50 incidents, notamment des "arrêts d'équipement", depuis le début de l'année.
L'expert a également déploré "qu'on n'accorde pas suffisamment d'attention à l'exploitation" de la centrale. Il a reconnu "une dissimulation de l'information".
La direction de la centrale de Kozlodoui, surprise par ces affirmations, n'avait pas encore officiellement réagi mercredi en milieu d'après-midi.
La sécurité de cette centrale, l'objet d'intenses négociations entre la Bulgarie et l'Union européenne, avait failli poser un problème avant l'invitation de l'UE à Sofia, en décembre dernier, pour l'ouverture de négociations d'adhésions.
Bruxelles exigeait que Sofia s'engage à fermer rapidement quatre tranches de 440 MW, de conception obsolète.
La centrale de Kozlodoui qui fournit environ 40% de l'énergie du pays, dispose aussi de deux tranches plus récentes, à 1000 MW chacune, dont la modernisation est soutenue par l'Union européenne.
Selon un accord signé fin novembre, la Bulgarie s'est engagée à fermer avant 2003 les réacteurs 1 et 2 qui fonctionnent depuis 1974-76. Le délai de fermeture des tranches 3 et 4, en exploitation depuis 1979-81, n'est pas encore fixé, mais la Commission européenne qui finance cette opération de 200 millions d'euros, demande leur fermeture avant 2006.
M. Kastchiev, à l'origine des révélations de mercredi, avait lui-même déclaré en juin à la presse que Sofia "prouverait que les tranches 3 et 4 peuvent fonctionner jusqu'à la fin de leur délai d'exploitation en 2010-2011", compte tenu de leur "niveau de sécurité acceptable".
Le Conseil mondial des employés du nucléaire (WONUC) s'était de son côté déclaré le mois dernier contre l'arrêt des quatre premières tranches de Kozlodouï, jugeant que "cette exigence ne repose pas sur une base technique sérieuse".
La centrale atomique de Kozlodouï "n'est
pas un monstre dangereux comme certains la présentent",
avait déclaré l'année dernière le
Premier ministre bulgare Ivan Kostov.
SOFIA, 6 sept - Les autorités bulgares ont reconnu mercredi, pour la première fois, un récent incident nucléaire à la centrale de Kozlodouï, située sur le Danube, et une "tendance inquiétante à la dégradation de la sécurité" dans cette centrale.
Le chef du "Comité d'utilisation de l'énergie atomique à des fins de paix", Gueorgui Kastchiev, a reconnu pour la première fois qu'un accident survenu "récemment" avait entrainé une hausse de la radioactivité et que celle-ci avait été "repérée à quelques dizaines de mètres hors de la salle du réacteur, dans un bâtiment administratif".
Dans un entretien au journal du parti au pouvoir, Démocratzia, ce responsable de l'organe national du contrôle de la sécurité nationale a précisé que "des membres de l'équipe au travail, une ou deux personnes, ont été irradiés".
Il reconnu qu'un incident "similaire" avait eu lieu il y a deux ans, entrainant également "une très forte hausse du taux de radioactivité sur la surface de toute la centrale".
Le dernier incident est survenu "après la sortie d'un logiciel très radioactif du réacteur" et suite à "une fuite non-contrôlée de l'eau du coffre spécial" où ce logiciel avait été placé dans la salle du réacteur, a expliqué M. Kastchiev sans préciser dans quelle tranche de la centrale l'incident avait eu lieu.
La centrale de Kolodouï qui assure 40% de l'électricité du pays comprend quatre tranches anciennes à 440 MW chacune et de deux tranches plus modernes à 1.000 MW chacune.
La Bulgarie a signé fin novembre un accord avec la Commission européenne prévoyant la fermeture avant 2003 des réacteurs 1 et 2 qui fonctionnent depuis 1974-76 et une fermeture avant 2006 devrait être décidée pour les tranches 3 et 4 qui fonctionnent depuis 1979-81.
"Il est très regrettable que le nombre des événements importants en matière de sécurité ait augmenté" ces derniers mois, a ajouté M. Kastchiev, précisant qu'une réunion du gouvernement avait été "interrompue" pour tenter d'"établir pourquoi il y a une forte radioactivité" à Kozlodouï.
Selon M. Kastchiev, 50 incidents notamment "des arrêts d'équipement" se sont produits dans la centrale depuis le début de l'année, contre 62 pour toute l'année 1999.
Ces propos contredisent la version officielle des autorités bulgares qui certifiaient jusqu'à présent la sûreté technique de la centrale.