Bruxelles veut doter l'Union d'une politique de sûreté nucléaire.
Non à l'amendement pronucléaire
Le nucléaire est contraire au développement
durable !
Les militants de Greenpeace condamnés à une amende pour leur action anti-nucléaire
LE CAP, 2 sept - Douze militants de l'organisation écologiste Greenpeace, qui avaient mené le 24 août une opération commando sur la centrale nucléaire sud-africaine de Koeberg, ont été condamnés lundi à une amende de 400 dollars chacun pour violation de la loi sur la sécurité, a annoncé une porte-parole de l'organisation.
Sarah Holden a ajouté que le groupe de militants avait également été condamné à une amende collective équivalente à 100 dollars pour ne pas avoir exposé les raisons réelles de leur visite dans le pays à leur entrée en Afrique du sud.
Les militants, originaires d'Argentine, d'Australie, de Grande-Bretagne, du Liban, du Mexique et des Pays-Bas, avaient plaidé coupables aux accusations contre eux et avaient été remis en liberté après leur arrestation.
"Ils sont tous heureux et contents de pouvoir rentrer chez eux", a commenté Sarah Holden.
Le commando de Greenpeace avait approché la centrale nucléaire au petit matin en canot pneumatique, escaladant le toit de l'enceinte abritant un réacteur, et déployant d'énormes banderoles proclamant: "Le nucléaire hors d'Afrique". Ils avaient été appréhendés au bout de quatre heures.
Le 29 août, des militants de Greenpeace ont mené une autre action près de Johannesburg, bloquant l'entrée d'une usine sud-africaine de chlore en affirmant que ses installations pourraient provoquer une répétition de la catastrophe de Bhopal en Inde, qui avait fait plusieurs milliers de victimes en 1984.
Un porte-parole de l'organisation, Brad Smith, avait indiqué à la presse que l'usine était la propriété de Dow Chemicals, un groupe international qui a fusionné en février 2001 avec Union Carbide, propriétaire de l'usine de Bhopal au moment de la catastrope en Inde.
Les militants du commando anti-nucléaire
de Greenpeace condamnés
LE CAP, 30 août - Douze militants
de l'organisation écologiste Greenpeace qui avaient mené
samedi une opération commando sur la centrale nucléaire
sud-africaine de Koeberg, ont été reconnus coupables
vendredi de violation d'une zone de sécurité nationale,
et laissés en liberté jusqu'à l'énoncé
des peines lundi.
Lors de la brève comparution vendredi matin à la Cour de district du Cap, les douze militants ont plaidé coupable. Les chefs d'inculpation, amendés, portaient sur l'entrée illégale dans une zone portuaire et la violation de la loi sur les points-clefs de sécurité, qui couvre la centrale de Koeberg (20 km au nord du Cap).
Selon Greenpeace, le magistrat s'est donné jusqu'à lundi pour énoncer la sentence, étant donné "le caractère contentieux du cas et la gravité de la question". Une porte-parole de Greenpeace s'est félicitée avec ironie que le juge reconnaisse en effet "la gravité de la question" nucléaire, l'objet même de leur opération.
Le commando de Greenpeace, qui avait approché de la centrale en canot pneumatique, avait escaladé le toit de l'enceinte abritant un réacteur, et déployé d'énormes banderoles jaunes disant: "Le nucléaire hors d'Afrique". Ils avaient été arrêtés au bout de quatre heures.
Selon les services du Procureur national, une
violation de la législation sur les points-clefs de sécurité
nationale est passible d'une amende allant jusqu'à 10.000
rands (environ 1.000 dollars) et d'une peine de prison avec sursis.
L'UE fournira une assistance technique
aux pays pauvres dans l'énergie nucléaire
JOHANNESBURG, 29 août - L'Union
européenne proposera une assistance technique aux pays
en développement qui souhaiteront inclure des projets nucléaires
dans leur programmes énergétique, dans le cadre
de ses projets d'aide au développement, a indiqué
jeudi Poul Nielson, commissaire européen pour la coopération.
"Si des pays en développement choisissent de recourir à l'énergie nucléaire dans leur production énergétique, nous nous sentons une obligation de les aider en leur fournissant une aide technique, de manière à que les normes de sécurité soient totalement à niveau," a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.
L'Union européenne présentait jeudi sa position sur les "initiatives de type 2" ou partenariats public-privé. Il s'agit de projets en faveur du développement associant aussi bien des gouvernements et des institutions internationales que des associations et des entreprises privées.
Ces partenariats "de type 2", par opposition aux documents officiels qui doivent sortir des négociations de cette conférence de l'ONU sur le développement durable, sont une innovation du sommet mais sont contestés par les écologistes qui craignent qu'ils ne prennent le pas sur les engagements des Etats.
L'Union européenne présentera en détail dimanche et mardi deux initiatives sur l'énergie et l'eau. L'initiative sur l'énergie prévoit d'aider les 78 pays de la zone ACP Afrique-Caraïbe-Pacifique à interconnecter leurs réseaux électriques et à améliorer leur efficacité énergétique.
"Cette initiative n'exclut pas d'utiliser l'argent de l'aide au développement pour des programmes de coopération nucléaire", s'est indigné Claudes Turmes, député Vert (Luxembourg) au parlement européen.
"C'est contradictoire avec les engagements européens pris dans le cadre du protocole de Kyoto (sur le changement climatique), qui excluent expressément le nucléaire des projets de développement (mécanismes de développement propre)", a-t-il souligné.
Poul Nielson a souligné qu'il ne s'agissait "évidemment pas de recommander le nucléaire pour l'Afrique", mais bien de fournir une assistance en matière de sécurité.
GREENPEACE Communiqué de presse 28/08/02
Menace d'expulsion sur les militants de Greenpeace
Le procès des douze militants de Greenpeace qui protestaient sur le site de l'unique centrale nucléaire d'Afrique du Sud samedi dernier, à Koeberg près du Cap, a été reporté au vendredi 30 août. Les services de l'immigration ont prévenu Greenpeace qu'ils envisageaient d'expulser les douze militants avant la fin du Sommet de la Terre. Un navire de la marine sud-africaine surveille également l'Esperanza, le navire de l'association écologiste internationale, qui mouille actuellement au large du port du Cap.
Cette action, la première de ce type menée par Greenpeace en Afrique du Sud, visait à souligner l'inefficacité et les dangers de l'industrie polluante qu'est le nucléaire, et à demander au gouvernement sud-africain, à l'occasion de l'ouverture du Sommet de Johannesburg, de devenir un leader en matière de promotion des énergies renouvelables, plutôt que de rester un simple suiveur sur la dangereuse voie des énergies nucléaires et fossiles importées du Nord.
L'action de Greenpeace à Koeberg était une manifestation pacifique destinée à mettre en évidence les dangers de l'énergie nucléaire qui est un contre-exemple de développement durable. Ce n'est pas Greenpeace qui représente une menace pour la sécurité de l'Afrique du Sud, c'est l'utilisation et l'extension du développement de l'énergie nucléaire a déclaré Mike Townsley, chargé de la campagne Nucléaire de Greenpeace, au Cap.
La principale demande de Greenpeace, à l'occasion du Sommet de la Terre, est le rejet de l'énergie nucléaire et des énergies fossiles destructrices du climat par tous les chefs d'État, et d'investir dans des systèmes énergétiques renouvelables comme les énergies solaires et éoliennes. Deux milliards de personnes - un tiers des habitants de la planète - n'ont aucun accès à l'électricité. Le Sommet de Johannesburg doit déboucher sur des accords contraignants permettant de leur apporter des énergies sûres, propres et durables.
Les militants, venus de neuf pays différents(1), ont comparu devant le tribunal de police d'Atlantis, près de Koeberg, et sont inculpés de violation de propriété sur le site de la centrale. Ils viennent également de se voir accusés de violation de la sécurité des installations d'un site national crucial. Les avocats des douze militants vont les représenter auprès du procureur général ces prochains jours. Six grimpeurs ont été arrêtés après avoir escaladé un bâtiment à l'intérieur du complexe nucléaire et déployé des banderoles sur lesquelles était inscrit Le nucléaire hors d'Afrique ( Nukes out of Africa ). Six autres ont été arrêtés après l'abordage de deux zodiacs de Greenpeace par la police, à environ deux miles des côtes. Les deux bateaux ont été saisis et sont encore aux mains de la police.
Les douze militants de Greenpeace qui ont participé à l'action de samedi doivent comparaître de nouveau devant les magistrats d'Atlantis, près de Koeberg, à 9h00 le vendredi 30 août 2002.
(1) Les militants viennent d'Argentine, d'Espagne, du Royaume-Uni, du Canada, du Liban, des Pays-Bas, de Nouvelle-Zélande, du Mexique et d'Australie.
Un militant anti-nucléaire occupe le
stand d'EDF à Johhanesburg
LE CAP, 24 août - Un militant
écologiste français occupait samedi à Johannesburg
le stand installé par la compagnie française d'énergie
Electricité de France (EDF), en marge du Sommet de la Terre
sur le Développement durable (26 août-4 septembre).
Stéphane Lhomme, porte-parole d'un réseau d'associations écologistes françaises baptisé "Sortir du nucléaire", a intégralement tapissé le stand d'EDF d'autocollants portant l'inscription "certifié pro-nucléaire".
En l'absence de tout représentant de la compagnie française d'électricité, il occupait le stand et distribuait des tracts aux visiteurs du village Ubuntu ("Humanité" en langage Zoulou), la principale exposition du Sommet de la Terre.
"Nous dénonçons la politique
d'EDF et du gouvernement français qui viennent ici pour
parler de développement durable et d'énergies renouvelables
alors qu'ils exploitent déjà un parc de 58 réacteurs
nucléaires et se préparent à en installer
un second", a déclaré ce militant écologiste.
Des militants de Greenpeace sur le toit
du réacteur nucléaire du Cap
LE CAP, 24 août - Six militants
de l'organisation écologiste Greenpeace ont grimpé
samedi sur le toit du seul réacteur nucléaire d'Afrique
du Sud, près de la ville du Cap, où ils ont déployé
une bannière de protestation, a déclaré un
porte-parole de Greenpeace.
Les militants, embarqués sur un canot pneumatique, ont réussi vers 07H30 (05H30 GMT) à accoster sur une jetée voisine de la centrale nucléaire de Koeberg, située à environ 20 kilomètres au nord du Cap, puis à grimper sur le toit du réacteur, a indiqué Sarah Holden.
"Ils sont toujours sur le toit et vont y rester aussi longtemps qu'ils le pourront", a ajouté la porte-parole de Greenpeace.
La centrale nucléaire de Koeberg est la seule que compte l'Afrique du Sud et Greenpeace veut qu'elle soit la dernière, a souligné Sarah Holden.
Les militants de l'organisation écologiste ont voulu attirer l'attention du public sur les dangers du nucléaire et décourager toute expansion du programme nucléaire de l'Afrique du Sud, a-t-elle expliqué.
L'énergie nucléaire et l'exploitation du pétrole en Afrique comptent parmi les principaux thèmes que Greenpeace compte aborder au Sommet de la Terre sur le Développement durable, qui s'ouvre lundi à Johannesburg.
"Nous exhortons le gouvernement sud-africain à jouer un rôle moteur dans la révolution des énergies renouvelables", a déclaré un autre porte-parole de Greenpeace, Mike Townsley.
La police est arrivée sur le site du réacteur à bord de camionnettes et de voitures blindées, tandis qu'un hélicoptère de la police survolait en rase-mottes deux bateaux gonflables de Greenpeace dans la baie voisine du réacteur", a ajouté ce porte-parole.
La police locale, jointe au téléphone s'est refusée à tout commentaire.