"La République atomique" ou les secrets du pacte nucléaire France-Iran

PARIS, 8 nov - "La République atomique", documentaire diffusé le mercredi 14 novembre sur Arte, plonge au coeur des relations franco-iraniennes en établissant des liens entre la vague d'attentats des années 1980 en France et les ambitions nucléaires de l'Iran.

Au centre de ce film de David Carr-Brown et Dominique Lorentz, l'entrée de l'Iran du Chah en 1974 dans le capital d'Eurodif, consortium d'enrichissement de l'uranium mis en oeuvre par la France. Manifestation, selon les auteurs, de la volonté de Téhéran de se doter de la bombe atomique.

Mais l'arrivée de Khomeiny au pouvoir en 1979 change la donne. "Les Etats-Unis, aidés par la France, voulurent que l'Iran renonce à ses ambitions nucléaires, ce que la République islamique n'a pas accepté. Elle fit alors pression sur eux de 1980 à 1991", explique Dominique Lorentz.

Les années 1985 et 1986 furent marquées par les otages français au Liban, les attentats à Paris (FNAC, Hôtel de Ville, Pub Renault) et l'assassinat de Georges Besse le 17 novembre 1986.

Information peu connue du grand public et expliquée dans le film : avant de diriger Renault, M. Besse fut l'un des grands responsables du programme nucléaire français, jusqu'à devenir patron... d'Eurodif. Et le groupe Action Directe, responsable de sa mort, était "intimement lié" aux Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), selon Mme Lorentz.

Fin décembre 1991, un accord de règlement du contentieux franco-iranien a été enfin signé. Il reconnaît bien l'Iran comme actionnaire d'Eurodif. Un pacte dont plusieurs dispositions restent aujourd'hui secrètes.

Sur son application, les avis de Paris et des auteurs du documentaire divergent. De source diplomatique française, on indique que "l'Iran est bien membre d'Eurodif. Mais en l'absence de centrale nucléaire civile opérant en Iran, il n'y a pas de livraison d'uranium enrichi. En outre, cet uranium est très faiblement enrichi et non susceptible d'usage militaire".

L'Iran possède pourtant officiellement cinq petits réacteurs de recherche civile et doit mettre en service une centrale civile à Busher, sur le Golfe, avec l'aide de Moscou.

"Les Iraniens ne se sont pas battus pied à pied pendant dix ans pour ne pas exercer leur droit sur l'uranium enrichi d'Eurodif", juge Laurent Beccaria, co-producteur du film et éditeur aux Arènes de deux livres de Dominique Lorentz sur le sujet, "Une guerre" (1997) et "Affaires atomiques" (février .

A partir de sources ouvertes et de déclarations officielles, l'auteur y raconte la stratégie délibérée des grandes puissances --parallèle au discours sur la non-prolifération-- de dissémination de l'arme nucléaire, pour d'excellentes raisons stratégiques et diplomatiques.

"La France a travaillé non seulement avec l'Iran, mais aussi avec l'Irak, l'Egypte, le Pakistan, l'Inde, la Chine et l'Arabie Saoudite, c'est-à-dire les principaux acteurs du conflit actuel", résume Mme Lorentz. A ce jour, aucun des deux livres n'a été attaqué en justice ou officiellement démenti.

La fin du documentaire est troublante. En visite à Paris en 1999, le président iranien Mohammad Khatami dépose une gerbe au Panthéon sur la tombe de Pierre et Marie Curie, les pionniers français de l'atome.

------> Si l'Irak a la bombe c'est grâce à la France

------> L'Iran construit-il des armes nucléaires ?

 

 


L'AIEA dénonce le risque de terrorisme nucléaire

VIENNE, 21 sept - L'Agence Internationale de l'Energie Atomique a mis en garde vendredi contre l'utilisation de matériaux nucléaires par des terroristes qui pourraient chercher à contaminer des villes entières.

Dans une résolution sur la protection des matériaux et installations nucléaires, la conférence générale annuelle de cette agence de l'ONU a attiré l'attention sur les risques d'utilisation de matériaux nucléaires par des terroristes et la nécessité de protéger les installations nucléaires.

Le principal danger, a expliqué David Kyd, porte-parole de l'AIEA, réside dans la "bombe radiologique", surnommée la "bombe sale".

Elle pourrait être fabriquée en combinant des matériaux radioactifs avec des explosifs conventionnels. "Les radiations pourraient contaminer toute la zone de l'explosion et dans le cas d'une ville, la rendre inhabitable jusqu'à sa décontamination", a expliqué M. Kyd.

"C'est entièrement imaginable", a-t-il dit, tout en soulignant que même le président irakien Saddam Hussein n'avait pas eu recours à cette bombe, bien qu'il en ait eu les moyens. D'autres armes, comme les armes chimiques ou bactériologiques pourraient avoir le même effet, a-t-il ajouté.

Après les attaques suicides du 11 septembre à New York et Washington, les Etats-Unis ont tenté de faire adopter une résolution très dure contre les terroristes et ceux qui les soutiennent et les abritent, ont indiqué des sources de l'AIEA.

Réalisant que le texte informel qu'ils avaient fait circuler ne serait pas soutenu par une majorité significative des 132 pays membres, ils ont préféré incorporer des recommandations dans une résolution plus large, a indiqué un responsable auprès de la conférence.

Une partie de leur texte s'est finalement retrouvée dans la déclaration du président de l'assemblée faite dans la soirée de vendredi, un compromis habituel à l'ONU quand les Etats membres ne parviennent pas à s'entendre, selon un diplomate.

Les Etats-Unis considèrent l'AIEA, une des rares agences de l'ONU auxquelles ils payent régulièrement leur contribution, comme "la ligne avancée pour leur sécurité nationale face à la prolifération nucléaire", a expliqué un diplomate occidental.

Le président George W. Bush y avait dépêché son secrétaire à l'Energie Spencer Abraham pour engager l'agence à lutter contre l'exportation et le trafic de matériaux nucléaires.

Le projet de résolution est un des éléments de la stratégie de constitution d'une coalition internationale suivie par M. Bush.

Le texte américain contenait des paragraphes déjà adoptés la semaine dernière par l'assemblée générale de l'ONU: "ceux qui aident, soutiennent ou abritent les auteurs, organisateurs et instigateurs des actes terroristes devront rendre des comptes".

C'était apparemment trop pour des pays arabes et musulmans, dont certains comme l'Afghanistan, le Soudan, l'Irak, l'Iran et la Syrie sont considérés par Washington comme des complices des terroristes.

Les pays arabes étaient d'autant moins disposés à coopérer qu'ils se heurtent régulièrement à l'opposition des Etats-Unis à chaque fois qu'ils demandent à Israël d'ouvrir ses installations nucléaires aux inspections de l'AIEA.

Israël, soutenu par Washington, s'y refuse, tant que la paix n'est pas instaurée au Proche-Orient. Une résolution présentée par les pays arabes, demandant l'instauration d'une zone dénucléarisée au Proche-Orient est l'un des quelque vingt textes qui devait être adoptés vendredi.

Même des alliés occidentaux des Etats-Unis ont fait valoir qu'une telle résolution politique n'avait pas sa place dans une agence qui traite de questions techniques, a ajouté un diplomate européen.

Une autre résolution, adoptée chaque année, a demandé à la Corée du Nord de permettre à l'AIEA de vérifier si elle avait bien déclaré tout son programme nucléaire. La Corée du Nord, qui a quitté l'AIEA, s'y refuse.

Un autre texte demande à l'Irak de permettre à l'agence atomique de reprendre ses inspections nucléaires suspendues depuis décembre 1998 pour vérifier qu'il respecte toutes les résolutions de l'ONU sur son désarmement nucléaire.

 

Un savant atomiste irakien met en cause Saddam Hussein

HAMBOURG (Allemagne), 22 sept - Le chef de l'Etat irakien, Saddam Hussein, est le seul qui, au Proche-Orient, dispose "des structures nécessaires" pour organiser des attentats comme ceux du 11 septembre aux Etats-Unis, a affirmé le savant atomiste irakien Chidhir Hamsa, ancien responsable du programme nucléaire en Irak, aujourd'hui réfugié en Occident.
Dans une interview publiée par l'édition dominicale du quotidien populaire allemand Bild, Chidhir Hamsa, interrogé sur les responsables des attentats, a déclaré: "Au Proche-Orient, un seul dispose des structures nécessaires: Saddam Hussein".

Selon lui, Saddam Hussein, par l'intermédiaire des services secrets irakiens, dispose de contacts avec le milliardaire islamiste extrémiste d'origine saoudienne Oussama ben Laden, soupçonné par Washington d'être l'instigateur des attentats.

L'Irak est "le quartier général" des terroristes au Proche-Orient: "Ils disposent de camps d'entraînement dans tout le pays, dans lesquels ils peuvent aussi former des pilotes", a encore affirmé le savant.

Saddam Hussein "pourrait déjà disposer d'une bombe atomique. Quand je me suis enfui, nous en étions très près", a ajouté Chidhir Hasam.

 

 

L'AIEA demande à la Coré du nord de lui ouvrir ses installations nucléaires

VIENNE, 21 sept - L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a adopté vendredi une résolution demandant une nouvelle fois à la Corée du nord de lui ouvrir ses installations nucléaires pour inspection.
La résolution "note avec une préoccupation persistante qu'en dépit du fait que la Corée du Nord reste partie au Traité de non prolifération nucléaire (TNP, signé en 1994 par Pyongyang), l'AIEA n'est toujours pas en mesure de vérifier l'exactitude et l'exhaustivité" des déclarations de Pyongyang sur ses installations nucléaires.

La résolution a été adoptée au dernier jour de la conférence annuelle de l'AIEA, qui regroupe 155 pays. A l'ouverture de la conférence lundi, le directeur général de l'agence, l'Egyptien Mohamed ElBaradei, avait indiqué que l'organisation internationale "n'était pas en mesure de conclure qu'il n'y avait pas eu de propagation de matériel nucléaire" en Corée du nord en 2001.

La Corée du nord interdit depuis 1994 à l'AIEA d'effectuer des inspections sur son sol, qui pourraient déterminer la quantité de plutonium dont dispose Pyongyang.

 



Blair met en garde contre des attentats terroristes à l'arme nucléaire

LONDRES, 14 sept - Le Premier ministre britannique Tony Blair a prévenu vendredi que des groupes terroristes seraient prêts à utiliser l'arme nucléaire, s'ils en avaient les moyens, et il a appelé à démanteler d'urgence le trafic d'armes de destruction massive.

M. Blair a déclaré, lors d'un débat d'urgence convoqué à la chambre des Communes après les attentats aux Etats-Unis, que les seules limites aux actions des groupes terroristes étaient d'ordre technique.

"Nous savons que s'ils le pouvaient, (les groupes terroristes) iraient plus loin et utiliseraient des armes de destruction massive chimiques, biologiques, ou même nucléaires", a poursuivi le Premier ministre britannique.

"Nous savons également que des groupes, des personnes, parfois des Etats vendent les technologies et les capacités pour de telles armes", a ajouté M. Blair.

Le chef de gouvernement britannique a souligné "qu'il était temps que ce commerce soit démasqué, interrompu et éradiqué".

"Nous avons été prévenu par les événements du 11 septembre (les attentats aux Etats-Unis) et nous devons agir en conséquence", a conclu le Premier ministre britannique.

 

Suite prolifération nucléaire:


Accord Maroc/Etats-Unis pour la construction d'un réacteur nucléaire
RABAT, 20 sept -
 Un protocole d'accord entre le Maroc et les Etats-Unis, ouvrant la voie à la construction d'un premier réacteur nucléaire au Maroc.
Ce texte complète un accord signé entre les deux pays en 1980 et établit les bases juridiques qui permettent la construction d'un réacteur destiné au Centre national de l'énergie nucléaire, des sciences et de la technologie (CNESTEN) à Maâmora (15 km à l'est de Rabat), ont expliqué les responsables du projet.

Le réacteur de Maâmora "fournira une base solide pour l'entrée du Maroc dans la technologie nucléaire, y compris pour la formation de ses ingénieurs", a déclaré Margaret Tutwiler, ambassadrice des Etats-Unis, qui a signé le protocole d'accord avec M. Mustapha Mansouri, ministre marocain du Commerce, de l'Industrie, de l'Energie et des Mines.

La technologie utilisée sera celle de la société américaine "General Atomics", a précisé Mme Tutwiler. Il s'agit, a-t-elle dit, d'une société "leader" pour la conception de réacteurs destinés à la recherche scientifique et conçus pour éviter les risques de "prolifération".

Cette unité devra contribuer à "la recherche sur les matériaux, à la médecine nucléaire et d'autres applications industrielles et agricoles", a-t-elle ajouté.

On indique de source marocaine que le futur centre de Maâmora disposera d'une capacité de 2 MW et devrait être opérationnel en 2002.

Le protocole signé entrera en vigueur quand les deux pays auront rempli un certain nombre de conditions préalables - parmi lesquelles la réalisation d'une étude par le Congrès des Etats-Unis.

Le président des Etats-Unis George Bush avait approuvé le principe de la signature de ce nouveau protocole le 31 août dernier, a-t-on indiqué de source américaine.

 

L'AIEA demande à la Coré du nord de lui ouvrir ses installations nucléaires

VIENNE, 21 sept - L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a adopté vendredi une résolution demandant une nouvelle fois à la Corée du nord de lui ouvrir ses installations nucléaires pour inspection.
La résolution "note avec une préoccupation persistante qu'en dépit du fait que la Corée du Nord reste partie au Traité de non prolifération nucléaire (TNP, signé en 1994 par Pyongyang), l'AIEA n'est toujours pas en mesure de vérifier l'exactitude et l'exhaustivité" des déclarations de Pyongyang sur ses installations nucléaires.

La résolution a été adoptée au dernier jour de la conférence annuelle de l'AIEA, qui regroupe 155 pays. A l'ouverture de la conférence lundi, le directeur général de l'agence, l'Egyptien Mohamed ElBaradei, avait indiqué que l'organisation internationale "n'était pas en mesure de conclure qu'il n'y avait pas eu de propagation de matériel nucléaire" en Corée du nord en 2001.

La Corée du nord interdit depuis 1994 à l'AIEA d'effectuer des inspections sur son sol, qui pourraient déterminer la quantité de plutonium dont dispose Pyongyang.



Moscou finira l'étude d'un 2e réacteur nucléaire en Iran d'ici décembre

MOSCOU, 13 juin - La Russie achèvera d'ici la fin de l'année l'étude de faisabilité d'un deuxième réacteur pour la centrale nucléaire de Bouchehr en Iran, où elle construit déjà une première tranche, a indiqué mercredi une source au ministère russe de l'Energie atomique à Interfax.

Le président iranien avait indiqué, lors de sa visite en Russie en mars dernier, qu'un contrat pourrait être signé pour la construction d'une deuxième tranche à Bouchehr (sud), selon des sources russes.

La société russe Atomenergoproïekt travaille sur ce projet de deuxième réacteur, selon les sources du ministère russe citées par Interfax.

La centrale de Bouchehr a été commandée à la Russie en janvier 1994, après que la société allemande Siemens eut retiré son projet, sous la pression des Etats-Unis.

Ces derniers craignent que l'Iran, dont les besoins énergétiques sont couverts par de grosses réserves d'hydrocarbures, n'essaie de se doter de l'arme nucléaire.

 



Dans dix ans, 25% de l'électricité en Iran sera d'origine nucléaire

TEHERAN, 28 mai - Un quart de l'électricité produite en Iran sera, dans dix ans, d'origine nucléaire grâce à la centrale de Bouchehr (sud), a affirmé lundi le savant atomiste et candidat conservateur à la présidentielle Hassan Ghafouri-Fard.

La centrale nucléaire de Bouchehr entrera en service "d'ici deux à cinq ans" et aura une capacité, d'ici 2011, de "3 à 5.000 mégawatts", a assuré M. Ghafouri-Fard, 53 ans, ancien ministre de l'Energie.

M. Ghafouri-Fard, qui appelle l'Iran à "intégrer le nucléaire, sans s'orienter vers le tout nucléaire", avait participé au projet de Bouchehr avant la révolution de 1979, lorsque c'était une coopération irano-allemande. Aujourd'hui, la centrale est construite avec la Russie.

Selon M. Ghafouri-Fard, dont la campagne est essentiellement axée sur l'avenir économique du pays, l'Iran doit "diversifier ses sources d'énergie" et réduire sa dépendance vis-à-vis du pétrole (manque de pétrole ???). L'Iran est le deuxième exportateur mondial de brut et le pétrole assure plus de 80% des recettes du pays en devises.

L'ancien ministre de l'Energie reproche au gouvernement du président Mohammad Khatami, dont il est l'un des neuf adversaires pour la présidentielle du 8 juin, de "ne pas investir les revenus pétroliers dans la création d'emplois" mais pour "importer des produits alimentaires".

"Il n'est pas normal que nous soyons devenus un des premiers importateurs de blé du monde" alors que "l'Iran peut être auto-suffisant" dans le secteur alimentaire, a-t-il souligné.

Par ailleurs, M. Ghafouri-Fard, s'il est élu, entend "poursuivre la politique de détente" de M. Khatami et préconise "une politique étrangère active et des relations d'amitié" tant avec les pays islamiques qu'avec l'Europe.

Pour ce qui concerne les Etats-Unis, où il a longuement étudié dans le domaine nucléaire, il estime que c'est Washington qui "a coupé tout espoir" de rétablir les relations, rompues il y a 21 ans.

"Les Américains bloquent nos avoirs, font de la propagande contre nous, investissent pour affaiblir notre régime", a-t-il accusé.

 


La centrale nucléaire iranienne de Bouchehr bientôt en fonctionnement

TEHERAN, 9 mars - La première tranche de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr (sud) sera opérationnelle au cours de la prochaine année iranienne qui commence le 21 mars, a indiqué vendredi l'agence officielle IRNA.

Selon l'Organisation iranienne de l'énergie nucléaire, citée par IRNA, la première tranche de la centrale, construite en coopération avec la Russie et située sur le Golfe, devrait avoir une puissance de "quelque 1.000 mégawatts".

Les autorités iraniennes avaient annoncé que plusieurs villages "dans un rayon de 10 km" autour de la centrale seraient évacués à titre préventif avant l'entrée en fonctionnement du site.

La mise en service de l'ensemble de la centrale de Bouchehr, l'unique en Iran, est prévue en 2003.

L'Iran affirme que son programme nucléaire est à but uniquement civil (manque d'énergie ???) et est régulièrement inspecté par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Le programme iranien suscite toutefois une vive opposition des Etats-Unis qui accusent Téhéran de chercher à se doter de l'arme nucléaire et tentent de décourager les pays tiers, notamment la Russie d'aider l'Iran en matière atomique et de haute technologie militaire.

Initialement, la construction de deux réacteurs nucléaires à Bouchehr avait été confiée à la filiale KWU du groupe allemand Siemens, mais cette société s'était retirée du projet, à la demande de Bonn, après la révolution islamique de 1979.

Le site du projet avait été bombardé à plusieurs reprises par l'aviation militaire irakienne durant la guerre Iran-Irak (1980-88).

A la suite d'un contrat conclu en 1995, le chantier a été repris par la Russie qui doit fournir deux réacteurs à eau pressurisée.


Le Pakistan prêt à dialoguer avec l'Inde du Cachemire, du nucléaire et du commerce

GENEVE, 25 jan - Le Pakistan propose à l'Inde d'entamer des pourparlers sur le Cachemire, sur une limitation des armes nucléaires et conventionnelles, et sur la promotion des relations commerciales, a déclaré jeudi à Genève, le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères (vice-ministre), M. Inam ul Haq.

Le 23 janvier, New Delhi a décidé de prolonger d'un mois son cessez-le-feu unilatéral au Cachemire, une région de l'Himalaya (nord du continent indien) divisée entre l'Inde et le Pakistan.

En 1998, l'Inde et le Pakistan ont l'un et l'autre officiellement fait exploser leur premières bombes atomiques.

Le haut responsable de la diplomatie pakistanaise a fait cette proposition devant la conférence de l'ONU sur le désarmement qui a repris mardi dernier sa session annuelle.

M. Inam ul Haq a proposé "la reprise de pourparlers à haut niveau entre l'Inde et le Pakistan pour discuter et résoudre le différend concernant le Jammu-et-Cachemire (partie du Cachemire sous contrôle indien, ndlr)", la mise en place d'un "régime de modération stratégique, impliquant des mesures de modération en matière d'équilibre d'armes nucléaires et conventionnelles".

Le ministre a en outre proposé "une interaction à haut niveau pour la promotion du commerce, des arrangements de transit, le développement de la coopération et des investissements".

En matière nucléaire, le Pakistan se déclare prêt, selon le ministre, "à des arrangements réciproques" avec l'Inde sur le non déploiement de missiles balistiques et sur le fait de ne pas rendre opérationnels les systèmes de missiles nucléaires.

Le Pakistan est également disposé à discuter d'un accord permettant d'assurer une notification préalable des tests en vol de missiles, et sur un moratoire concernant le développement, l'acquisition ou le déploiement de systèmes de missiles anti-balistiques.

Ces différentes mesures concernant les armes nucléaires, a estimé le haut responsable pakistanais, "seront plus efficaces pour prévenir une utilisation éventuelle d'armes nucléaires qu'une simple déclaration de "non premier emploi", comme l'a déjà fait l'Inde.

"Des accords de restriction nucléaire entre l'Inde et le Pakistan pourraient être accompagnés de mesures de confiance politiques et techniques", a-t-il ajouté.

De plus, a-t-il dit, de tels accords "doivent être établis sur un équilibre des forces et des capacités des armes conventionnelles entre les deux pays".

Un dialogue sur le Cachemire, sur la mise en place d'"un régime de modération statégique", et sur la promotion de la coopération économique et commerciale entre les deux pays, "devraient compléter, étayer et renforcer chacun de ces éléments", a-t-il conclu.

Dans une brève réponse, le nouvel ambassadeur indien à la conférence sur le désarmement, M. Rakesh Sood, a rappelé les initiatives de dialogue déjà prises par son gouvernement, et notamment la visite à Lahore (Pakistan) de son premier ministre en 1999, ainsi que les dernières décisions de prolongation du cessez-le-feu au Cachemire.

 

 

L'Irak veut utiliser l'énergie atomique à des fins pacifiques

BAGDAD, 24 jan - L'Irak a appelé mercredi l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à l'aider à utiliser l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, après une mission d'inspection de l'agence dans le pays.

"L'AIEA devrait aider l'Irak à utiliser l'énergie atomique à des fins pacifiques (...), ce qui est son droit légitime", écrit le quotidien As-Saoura, organe du parti Baas au pouvoir à Bagdad.

L'Irak, dont les capacités nucléaires avaient été arrêtées lors de la guerre du Golfe en 1991 et démantelées par les missions des experts de l'ONU en désarmement, est toujours redouté pour son aptitude à pouvoir reprendre son programme d'armes de destruction massive, dont nucléaires.

Pour As-Saoura, "l'AIEA doit informer le Conseil de sécurité qu'elle a repris normalement ses activités en Irak, conformément aux clauses du Traité de non-prolifération nucléaire (...), que Bagdad respecte malgré les mensonges des Américains et des sionistes tout au long des dernières années".

Le journal commente les résultats d'une mission annuelle d'inspection qu'une équipe de quatre membres a achevée mercredi en Irak et au cours de laquelle elle n'a pas relevé d'irrégularités concernant un stock d'uranium.

"La mission de l'équipe consiste à s'assurer du maintien à leur place de produits à l'uranium naturel et à l'uranium faiblement enrichi (...). Ces produits n'ont pas été touchés. Ils sont toujours à leur place, sous scellés", a déclaré le chef de l'équipe, l'Egyptien Ahmed Abou Zahra.

Il a ajouté que l'équipe, qui a quitté dans la matinée Bagdad pour Amman, devrait analyser à son retour à Vienne "les données recueillies en Irak, et les résultats seront publiés ultérieurement".

M. Abou Zahra, qui était accompagné de trois experts polonais, russe et sud-africain, s'est félicité "de la coopération des autorités irakiennes".

Sa mission s'est déroulée dans le cadre du TNP auquel l'Irak a adhéré en 1972. Elle n'est pas liée au régime de désarmement de l'Irak imposé par l'ONU depuis 1991, au point mort depuis le départ des inspecteurs en désarmement il y a deux ans.

La dernière mission de l'AIEA en Irak remonte au mois de janvier 2000. L'équipe avait alors inspecté le seul site déclaré, à Tuwaitha, à 25 km à l'est de Bagdad, où sont entreposés de l'uranium naturel ainsi que 1,8 tonne d'uranium faiblement enrichi laissé sous scellés par les inspecteurs de l'ONU.

 

La Russie progresse dans l'achèvement d'une centrale nucléaire en Iran

MOSCOU, 16 jan -
 La Russie a commencé les travaux d'étude de construction du deuxième bloc de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, a annoncé mardi le ministre russe de l'Energie atomique, Evgueni Adamov, à l'agence Itar-Tass.

La Russie coopère avec l'Iran à l'achèvement de cette centrale nucléaire, dans le sud du pays, à laquelle elle doit fournir deux réacteurs à eau pressurisée.

Le premier bloc de la centrale est achevé à 90%, selon M. Adamov qui estime que la mise en service devrait s'effectuer en 2003.

Le site de la centrale de Bouchehr, bombardé par l'Irak pendant la guerre de 1980-1988, est resté inactif jusqu'à un accord avec Moscou en 1995 pour la fourniture des réacteurs.

Les Etats-Unis ont dénoncé cette coopération qui, selon eux, pourrait permettre à l'Iran de se doter de l'arme atomique grâce à des transferts de technologie.

Mais selon M. Adamov, il n'existe "aucune preuve qu'avec la construction d'une centrale, nous puissions contribuer au développement d'un système d'armes nucléaires, particulièrement en Iran".

 

Première livraison d'équipement nucléaire russe à l'Iran

MOSCOU, 13 jan -
 Le principal fabricant russe de matériel pour centrales nucléaires a procèdé à une première livraison à l'Iran, a rapporté vendredi l'agence ITAR-TASS.

La Russie coopère avec l'Iran à l'achèvement de la centrale nucléaire de Bouchehr (sud) à laquelle elle doit fournir deux réacteurs à eau pressurisée.

Atommash a envoyé de l'équipement pour socle de réacteur, a déclaré un porte-parole de la société cité par l'agence.

Le site, bombardé par l'Irak pendant la guerre de 1980-1988, est resté inactif jusqu'à un accord soit passé avec Moscou en 1995 pour la fourniture des réacteurs. Initialement, leur construction avait été confiée à la filiale KWU du groupe allemand Siemens, mais celle-ci s'est retirée après la révolution islamique de 1979 à la demande du gouvernement allemand.

Washington accuse Téhéran de chercher à se doter d'armes atomiques et a critiqué les pays qui aideraient l'Iran à parvenir à ses fins par des transferts de technologie.



La Jordanie aura en 2002 son premier réacteur nucléaire civil

AMMAN, 31 déc - La Jordanie mettra en service début 2002 son premier réacteur nucléaire destiné aux recherches scientifiques dans les domaines civils, a annoncé dimanche le ministre jordanien de l'Energie Waël Sabri.

"Le ministère de l'Energie a entamé en l'an 2000 et en coopération avec l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) la construction" dans la banlieue nord d'Amman de ce réacteur "qui sera opérationnel en 2002", a indiqué M. Sabri, cité par le quotidien indépendant Al Arab Al Youm.

Le mini-réacteur, dont le coût estimé à 1,7 M USD sera couvert par l'AIEA, aura une capacité de 27 kilowatts, a ajouté le ministre.

Le gouvernement jordanien a décidé en juin de créer l'Agence jordanienne de l'énergie nucléaire, qui sera chargée de la mise en marche du mini-réacteur.

La Jordanie est l'un des pays signataires du Traité de Non Prolifération Nucléaire (TNP).

------> Les essais nucléaires ne sont plus nécessaire

 

 

L'Irak construit une bombe atomique

LONDRES, 23 déc -
 Le président irakien Saddam hussein a demandé à ses scientifiques de reprendre leur travail pour mettre au point une bombe atomique, a affirmé un dissident irakien, cité par le journal dominical britannique The Sunday Times.
Selon Salman Yassin Zweir, les travaux des scientifiques irakiens ont repris secrètement il y a deux ans, en août 1998, quatre mois avant que Saddam Hussein n'expulse les inspecteurs des Nations Unies d'Irak.
Selon l'ingénieur, qui aurait travaillé pendant 13 ans pour la Commission irakienne de l'Energie atomique (Iraki Atomic Energy Commission), le quartier général de ces recherches avait été installé dans un centre de recherches sur Al-Jadriya Street à Bagdad.
M. Zweir avait été arrêté puis torturé par les autorités irakiennes après avoir refusé de travailler sur ce projet. Il avait finalement réussi à s'enfuir en Jordanie, où il a rejoint sa femme, qui fût également torturée, et ses deux jeunes fils.
"Saddam est très fier de son équipe nucléaire", a déclaré Salman Yassin Zweir, 39 ans, au Sunday Times. "Il ne cessera jamais de poursuivre son rêve de devenir le premier dirigeant arabe à posséder une bombe atomique", a-t-il dit.
Salman Yassin Zweir devrait désormais être interrogé par les autorités américaines sur ses révélations, a rapporté le journal.
Un porte-parole de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) à Vienne, Hans Meyer, a indiqué également que "ces affirmations seront vérifiées".
M. Zweir était entré à la commission de l'énergie atomique en 1985 comme ingénieur mécanicien, pour un salaire de 1.000 dollars par mois, et après avoir signé un accord prévoyant qu'il serait exécuté si jamais il quittait son emploi, ou s'il révélait des secrets nucléaires irakiens. "A ce jour, j'ai rompu ces deux conditions", a-t-il dit.
Charles Duelfer, ancien chef adjoint de la mission des inspecteurs des Nations Unies en Irak, s'est dit "très inquiet" après ces révélations.
"Lorsque nous travaillions en Irak, il y avait des comportements qui semblaient montrer que des recherches étaient en cours, mais nous n'avons jamais pu trouver de preuves directes", a-t-il dit au Sunday Times.

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L'Iran évacue les villages près de sa centrale nucléaire à Bouchehr

TEHERAN, 20 déc -
 Les autorités iraniennes vont évacuer progressivement à titre préventif des villages situés près de la centrale nucléaire de Bouchehr (dans le sud de l'Iran) en construction, a annoncé mercredi un journal de Téhéran.

"Les deux premiers villages seront évacués d'ici deux mois et tous les autres devront l'être d'ici un an", a souligné un responsable cité par le journal réformateur Hayat-é-No.

Selon ce responsable, qui a gardé l'anonymat, une équipe d'experts européens se trouve actuellement sur le site de la centrale à Bouchehr, sur le Golfe persique, "pour examiner les effets éventuels des radiations de la centrale" qui, a-t-il précisé "entrera en service dès 2004".

Les villages seront évacués "dans un rayon de 10 km", a ajouté le responsable qui n'a pas donné d'autres précisions sur le nombre exact de villages et de villageois qui seront touchés par le plan d'évacuation.

Téhéran fait valoir que son programme nucléaire est à but uniquement civil et est régulièrement inspecté par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

------> L'Iran construit-il des armes nucléaires ?

Le programme iranien suscite toutefois une vive opposition des Etats-Unis qui accusent Téhéran de chercher à se doter de l'arme nucléaire et tentent de décourager les pays tiers et notamment la Russie d'aider l'Iran en matière atomique et de haute technologie militaire.

Initialement, la construction de deux réacteurs nucléaires à Bouchehr avait été confiée à la filiale KWU du groupe allemand Siemens, mais celui-ci s'est retirée du projet, à la demande de Bonn, après la révolution islamique de 1979. Le site du projet avait été attaqué et bombardé à plusieurs reprises par l'aviation militaire irakienne durant la guerre Iran-Irak (1980-88).

Avec la conclusion d'un contrat en 1995, le chantier a été repris par la Russie qui doit fournir deux réacteurs à eau pressurisée de technologie russe.

"Le premier lot des équipements complémentaires de la centrale doit arriver de l'Ukraine dans les prochains mois", a ajouté le responsable iranien.

Il a aussi ajouté que les dépenses de la centrale nécessaires d'ici à son entrée en service étaient évaluées "à environ 3.000 milliards de rials" (IRR), (soit environ 1 milliard de USD au taux officiel de 3.000 IRR).

 

 

L'armée indienne se prépare à un éventuel conflit nucléaire

LONDRES, 16 jan -
 L'armée indienne va modifier ses procédures d'entraînement, sa tactique et ses équipements pour être prête à combattre dans un environnement nucléaire, a déclaré son chef d'état-major, le général Sunderajan Padmanabhan dans un entretien à Jane's Defence Weekly (JDW).
"A partir du moment où il y aura toujours la menace d'armes nucléaires utilisées contre nos forces terrestres, des procédures pour faire face à cette éventualité devront être mises au point, par le biais de changements de stratégie, d'améliorations de matériels et de la mobilité", indique le général dans la dernière livraison de l'hebdomadaire britannique spécialisé.

Dans ce but, précise-t-il, l'armée indienne va moderniser des matériels tels que ses chars de bataille et véhicules de transports de troupes pour les équiper de protections NBC (nucléaire, bactériologique et chimique) adéquates.

L'armée indienne va également se doter d'abris pour se protéger contre des frappes nucléaires et d'un système de communication, commandement, contrôle et renseignement (C3I) d'ici à 2010, note encore le général Padmanabhan.

"Nous ne laisserons pas nos forces non préparées", souligne-t-il, précisant que les spécialistes NBC de l'armée indienne avaient accru leur entraînement et que des études étaient conduites pour mettre au point une riposte à un possible feu nucléaire.

Le général Padmanabhan explique également qu'en cas d'attaque nucléaire, l'armée indienne aura recours à de "plus importantes procédures de dispersion" pour se déplacer rapidement et contre-attaquer.

Si la dissuasion nucléaire échoue, l'Inde doit posséder une capacité de deuxième frappe, estime-t-il. Celle-ci doit être "si écrasante que l'autre partie devra réfléchir 20 fois avant de lancer la première frappe. Le fait que nous ayons une arme thermonucléaire n'est pas ignoré par l'autre partie. Ils n'ont rien de comparable", poursuit l'officier indien, qui ne mentionne pas spécifiquement le Pakistan dans cet entretien.

Deux des voisins de l'Inde, la Chine et le Pakistan, possèdent des armes nucléaires. Faisant état de ses craintes face aux capacités nucléaires de la Chine, New Delhi a procédé à cinq essais nucléaires en mai 1998, rappelle le JDW. Le Pakistan a répliqué en procédant à six tests.