BORDEAUX, 5 juil - La Direction régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement (DRIRE) d'Aquitaine a souligné dans son rapport annuel que "le facteur humain" explique en grande partie les incidents à la centrale nucléaire du Blayais (Gironde), plus nombreux en 2001 qu'en 2000.
"Comme les années précédentes, le facteur humain contribue dans un forte proportion à l'origine des incidents, de manière prépondérante sur les défaillances du matériel", a expliqué la DRIRE dans un rapport.
En 2001, 39 incidents ont été déclarés, soit deux de plus qu'en 2000. Huit d'entre eux ont été classés au niveau 1 sur l'échelle de gravité des incidents [médiatique] INES, qui en compte 7, les autres n'étant pas répertoriés sur cette échelle.
"Le nombre d'incidents n'est pas en soi un indicateur suffisant", a rappelé la DRIRE. "Il convient de s'attacher à déterminer les causes profondes de ces incidents pour en tirer des conclusions sur la sûreté des installations", a ajouté l'organisme.
Au cours de l'année 2001, la DRIRE a réalisé vingt-deux inspections à la centrale nucléaire (CNPE) du Blayais située à Braud-et-Saint-Louis, au nord de Bordeaux.
Pour l'année 2002, la DRIRE portera "une attention toute particulière sur les résultats du programme d'action mis en place par le CNPE pour garantir la qualité des opérations d'exploitation".
La direction du CNPE a mis en place début 2001 un plan d'amélioration de la qualité d'exploitation, destiné à "stopper une dérive constatée au fil des incidents vis-à-vis du respect des spécifications techniques d'exploitation", rappelle la DRIRE.
La centrale nucléaire du Blayais comprend
quatre unités de production de 900 MW chacune. Elle a été
mise en service au début des années 80.
------> Début d'incendie maitrisé à
la centrale du Blayais
------> Tchernoblaye écrit au Premier Ministre
pour obtenir la transparence