PARIS, 15 déc - Une
anomalie a été détectée lors d'essais
en laboratoire de moteurs électriques de vanne des centrales
nucléaires, et a été classée au niveau
1 de l'échelle internationale de classement des événements
nucléaires (INES), a annoncé vendredi Electricité
de France (EDF).
Lors de ces essais opérés dans le cadre des "essais
de qualification" réguliers des différents
équipements des centrales nucléaires, ces appareils
n'ont pas fonctionné pendant la durée prévue
et se sont arrêtés au bout de 179 heures, au lieu
de 240 heures initialement fixées.
"En cas d'accident, a-t-on assuré de même source, ces moteurs auraient assuré la mise en sécurité du réacteur car les délais de leur utilisation dans la conduite accidentelle sont inférieurs aux durées des essais : la moitié des moteurs interviennent lors de la première heure et les utilisations les plus tardives se situent autour de la 48-ème heure."
Le manque de résistance de ces moteurs était dû à un "défaut de fabrication", a précisé EDF. En raison de son "caractère générique", l'électricien a proposé de classer cette anomalie au niveau 1 de l'INES (de sept niveaux), qui s'applique aux "anomalies sortant du régime de fonctionnement autorisé".
A la suite de ces analyses, un programme de "remise en conformité" de ces moteurs a été engagé dans l'ensemble du parc nucléaire d'EDF.