Centrale du Tricastin:

Incident classé au niveau 1

VALENCE, 22 nov - Un incident de niveau 1 a été déclaré mercredi à la centrale du Tricastin à la suite de l'indisponibilité prolongée dans la nuit de lundi à mardi d'un système de sauvegarde situé dans l'enceinte béton du réacteur numéro 3, a annoncé EDF dans un communiqué.
Le "système d'aspersion", dispositif de sauvegarde qui permet en cas d'accident de pulvériser de l'eau et de faire baisser la température et la pression dans le bâtiment réacteur, a été indisponible pendant 1H43. Normalement, a-t-on appris auprès d'un responsable de la centrale, le délai de détection d'une telle anomalie ne doit pas dépasser une heure.

L'incident a donc été classé au niveau 1 de l'échelle [médiatique] INES, qui permet de classer les événements nucléaires de 0 à 7, même s'il n'a "entraîné aucune conséquence sur la sûreté des installations".

L'unité numéro 3, arrêtée depuis le 8 octobre pour rechargement de combustible, est en phase de démarrage.

La centrale nucléaire compte quatre tranches de 900 MW chacune.

 

Contrôles renforcés sur le redémarrage de l'unité numéro 3

LYON, 25 nov - La direction d'EDF de la centrale du Tricastin (Drôme) a décidé de renforcer son dispositif de contrôles pour les phases de redémarrage de l'unité numéro 3, à la suite de trois incidents classés niveau 0 et niveau 1 de l'échelle INES qui compte sept niveaux, a-t-on appris samedi auprès d'EDF.
Ces mesures, qui seront présentées lundi à l'Autorité de sûreté (DSIN), portent sur le renforcement des équipes, l'allongement du planning de redémarrage et le contrôle des interventions sensibles réalisées au cours de l'arrêt, indique EDF dans un communiqué. Leur acceptation conditionnera le redémarrage du réacteur numéro trois, à l'arrêt depuis le 8 octobre pour sa révision annuelle.

Les trois événements qui se sont produits entre le 21 et le 23 novembre "n'ont entraîné aucune conséquence sur la sûreté des installations", selon EDF.

Le premier incident, classé de niveau 1, concernait l'indisponibilité pendant 1H43 du "système d'aspersion" permettant en cas d'accident de pulvériser de l'eau et de faire baisser la température et la pression dans le bâtiment réacteur.

Le deuxième événement, de même niveau, concerne l'arrêt d'un des deux systèmes de refroidissement qui aurait dû fonctionner selon les règles d'exploitation.

Le troisième événement (niveau 0) porte sur le non-respect d'une consigne relative au refroidissement du réacteur à l'arrêt.