MOSCOU, 30 déc - Les fonds alloués à la Russie par le Congrès américain ont permis à Moscou de renforcer la sécurité de ses entrepôts d'armements nucléaires, ont indiqué vendredi des responsables du ministère de la défense.
Cités par l'agence Itar-Tass, les responsables ont précisé que les périmètres de sécurité avaient pu être étendus autour de 123 sites nucléaires et que le bon fonctionnement des équipements nécessaires au maniement des armes nucléaires avait pu être assuré.
La réalisation de ces projets, précise le ministère, a requis 227 millions de dollars qui font partie du financement du projet américano-soviétique de réduction conjointe des armes de destruction massive.
Depuis 1992, année où les deux pays sont convenus de réduire leurs stocks d'armements, le congrès américain alloue à Moscou deux milliards de dollars annuels pour la réalisation du projet.
MOSCOU, 20 déc - L'armée russe a mis hors service au cours de l'année 2000 18 sous-marins nucléaires arrivés au terme de leur exploitation, a indiqué mercredi le ministre de l'Energie atomique, Evgueni Adamov, cité par l'agence Itar-Tass.
M. Adamov, qui s'exprimait lors d'une réunion du cabinet des ministres, a précisé que les spécialistes avaient déjà commencé à en extraire le combustible nucléaire.
Ces submersibles appartenaient à la flotte de la mer du Nord et à celle du Pacifique.
Ces dernières années, deux à quatre sous-marins nucléaires tout au plus étaient mis hors service annuellement, a ajouté M. Adamov.
Le ministère russe de la Défense
a indiqué qu'actuellement 150 sous-marins nucléaires
devaient impérativement être démantelés
et être en partie recyclés, selon Itar-Tass.
------> Nouvelle Zemble
Le démantèlement de ces submersibles durera jusqu'en 2007, selon le ministère.
La catastrophe du sous-marin nucléaire Koursk, l'un des fleurons de la flotte russe, qui a sombré en août en mer de Barents avec 118 hommes à bord, a illustré tragiquement l'état de délabrement de l'armée russe.
Le traitement des déchets nucléaires de la flotte russe, problématique en Russie pour des raisons financières, est en partie pris en charge par des pays occidentaux (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Suisse, Norvège) inquiets du danger écologique que représentent ces épaves.