GRENOBLE, 25 oct 2000 - Les responsables de la centrale nucléaire de Saint-Alban-Saint-Maurice (Isère) ont annoncé mercredi avoir déclaré à la direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (DRIRE) une anomalie survenue le 12 octobre et de niveau 1 sur l'échelle INES qui en compte 7.
Dans un communiqué, la centrale précise que le "12 octobre, les équipes d'exploitation de l'unité de production n1 ont détecté une inétanchéité sur deux vannes situées sur un circuit auxiliaire de ventilation".
"Elles ont alors suspendu la phase de redémarrage qui était en cours pour placer le réacteur en arrêt à faible pression et température. Les règles d'exploitation imposent un délai de 14 heures pour achever cette opération.
"Ce délai n'a pas été respecté et le passage de l'unité de production n1 dans les conditions requises n'a été effectif qu'au bout de 24 heures.
"Dès le passage en arrêt à faible pression et température, les deux vannes concernées ont été réparées.
Ce non-respect du délai prévu a été déclaré à la DRIRE en tant qu'anomalie (niveau 1 de l'échelle INES qui en compte 7).
L'unité de production numéro 1 de la centrale nucléaire de Saint-Alban/Saint-Maurice avait été arrêtée le 29 juillet pour le renouvellement de son combustible et des opérations de maintenance.
La centrale nucléaire de Saint-Alban/Saint-Maurice comprend deux unités de production de 1,300 MW chacune.
Redémarrage de l'unité 1 de la
centrale de Saint-Alban
LYON, 30 oct - L'unité de production numéro 1 de la centrale nucléaire de Saint-Alban/Saint-Maurice (Isère) a redémarré samedi après un arrêt programmé de trois mois, a annoncé lundi EDF dans un communiqué.
Cette unité avait été arrêtée le 29 juillet dernier pour effectuer le renouvellement de son combustible ainsi que des opérations de maintenance qui ont nécessité le concours de 130 entreprises.
La centrale nucléaire de Saint-Alban/Saint-Maurice
comprend deux unités de production de 1,300 MW chacune.
L'arrêt programmé de l'unité numéro
2 est prévu fin novembre.
FLAMANVILLE (Manche), 26 oct - Un incident de niveau 1 sur l'échelle INES des événements nucléaires a été décelé à la centrale nucléaire de Flamanville (Manche) à la suite du non respect des conditions de vidange d'un réservoir d'eau, a annoncé, jeudi, la centrale dans un communiqué.
Le 15 octobre dernier, le débit d'eau lors de la vidange d'un réservoir "s'est avéré trop rapide", à 90 m3 par heure, alors que la limite réglementaire est de 50 m3/h, explique le centre nucléaire de production d'électricité (CNPE) de Flamanville.
"La quantité de radioéléments rejetés (320 becquerels par litre) est restée inférieure au seuil autorisé (800 becquerels par litre)", précise cependant la centrale.
Initialement proposé au niveau 0 de l'échelle internationale des événements nucléaires (INES), graduée jusqu'à 7, l'incident a été reclassé par l'Autorité de sûreté au niveau 1, conclut le communiqué.