Incident de niveau 1 à la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly (qui était sous surveillance renforcée)

ORLEANS, 16 nov - L'unité de production numéro 1 du centre nucléaire de production d'électricité de Dampierre-en-Burly (Loiret) a été arrêtée jeudi matin en raison d'un incident de niveau 1 apparu sur un tableau électrique, a-t-on appris auprès d'EDF.
Ce tableau électrique, qui alimente une partie de l'instrumentation et l'un des systèmes de sécurité de l'installation, a été réparé mais l'unité n'a pas été remise en service, EDF ayant profité de l'incident pour engager un jour plus tôt la visite décennale (visite approfondie des installations qui a lieu tous les dix ans, NDLR) et les opérations de renouvellement du combustible, selon le communiqué de la société.

L'incident, de niveau 1 sur l'échelle INES qui en compte sept, n'a pas fait de blessé.


La centrale de Dampierre (Loiret) placée "sous surveillance renforcée"

ORLEANS, 28 sept - La centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly (Loiret) a été placée "sous surveillance renforcée", a annoncé jeudi à Orléans le directeur de la sûreté des installations nucléaires, André-Claude Lacoste.

"Le site n'est pas un site dangereux", mais toute une série de dysfonctionnements font que "la situation ne peut pas durer", a déclaré M. Lacoste au cours d'une conférence de presse après s'être entretenu auparavant avec la direction, les syndicats et le personnel de la centrale.

Durant sa visite, M. Lacoste a particulièrement mis en cause "un manque de rigueur dans l'exploitation et une dégradation des relations humaines et sociales".

Ces facteurs, essentiellement humains, peuvent toutefois avoir des conséquences graves pour la sécurité de l'installation, a-t-il expliqué. "Si la situation ne s'améliore pas et que la sûreté est mise en cause, j'en tirerai les conséquences, y compris en fermant les installations", a poursuivi M. Lacoste.

Le directeur de la sûreté nucléaire a donné six mois à la centrale pour qu'un "plan de remise en ordre du site", concerté entre direction, syndicats et personnel, soit mis en oeuvre.

Depuis plus d'un an, la centrale de Dampierre a connu une série d'incidents, qui, sans jamais avoir été graves au point de mettre en danger les populations environnantes, ont été une cause d'inquiétudes pour EDF et l'Autorité de sûreté nucléaire.

Cette dernière, souvent surnommée "le gendarme du nucléaire" assure au nom de l'Etat français le contrôle de la sûreté nucléaire et a le pouvoir de fermer une centrale à tout moment.

Les incidents les plus sérieux survenus à Dampierre ont atteint le niveau 2 sur l'échelle INES qui en compte 7.

Au cours du mois d'août, trois incidents de niveau 1 ont eu lieu : essais de redémarrage d'un réacteur à une puissance trop élevée et retard dans la maintenance des redresseurs d'un tableau électrique.

En juin déjà, une série d'incidents s'étaient produits, dont un de niveau 2 qui avait abouti à fermer trop tôt les vannes du système d'injection de sécurité pendant la mise à l'arrêt d'un réacteur.

En mai, une autre série d'incidents a été notée, dont le déversement dans la Loire de 2.500 litres d'huile de lubrification très faiblement radioactive (220 becquerels par litre) après une faute de manutention d'un conteneur.

La centrale de Dampierre compte quatre réacteurs à eau sous pression, d'une puissance de 900 MW chacun, dont les deux premiers ont été mis en service en 1980 et les deux autres en 1981. Située sur la rive droite de la Loire, dans le Loiret, à 45 km en amont d'Orléans, elle emploie plus de 1.100 personnes.

------> André-Claude Lacoste , directeur de la sûreté des installations nucléaires, a rencontré l'ensemble du personnel de la centrale nucléaire EDF de Dampierre pour les informer que celle-ci est désormais "sous surveillance renforcée"