TOKYO, 20 déc - Le
navire britannique Pacific Swan, qui a quitté le port français
de Cherbourg mardi soir avec à son bord un important chargement
de résidus nucléaires retraités, arrivera
au Japon en février, a annoncé mercredi une compagnie
d'électricité japonaise.
Le Pacific Swan se rendra au Japon par l'Atlantique puis, en passant
devant le Cap Horn, par le Pacifique, a indiqué Tokyo Electric
Power Co (TEPCO), l'une des cinq opérateurs nucléaires
nippons ayant passé contrat avec la société
française COGEMA.
Cette dernière avait annoncé lundi que 192 conteneurs de résidus vitrifiés japonais retraités à l'usine de La Hague, dans l'ouest de la France, avaient été embarqués à bord du navire britannique.
TEPCO a rejeté les accusations de l'organisation écologiste Greenpeace, qui avait condamné lundi "la France et la Grande-Bretagne pour les risques qu'elles font courir aux pays situés le long du parcours du plus gros chargement de déchets nucléaires effectué jusqu'à présent".
Le groupe japonais a insisté sur le fait que "des informations sur la sécurité étaient données" à ces pays au fur et à mesure du voyage. (L'information fait-elle disparaître les dangers ?)
CHERBOURG, 18 déc - La Compagnie générale des matières
nucléaires (COGEMA) a annoncé lundi dans un communiqué
l'embarquement mardi à bord du navire britannique Pacific
Swan de 192 conteneurs de résidus nucléaires vitrifiés
japonais retraités à l'usine de La Hague qui retourneront
vers leur pays d'origine. (Les
déchets du retraitement de combustibles étrangers
à la Hague)
Les 192 conteneurs, répartis dans huit emballages, seront
chargés mardi matin sur le Pacific Swan qui quittera en
fin de journée le port de Cherbourg pour le Japon. "La
route maritime choisie sera rendue publique dans les 24 heures
suivant le départ du navire", a rappelé la
COGEMA.
Ce retour s'inscrit dans le cadre "des contrats de retraitement des combustibles usés japonais conclus en 1977 et 1978" et "les retours de résidus vitrifiés vers le Japon ont débuté en 1995", a affirmé la COGEMA.
L'organisation écologiste Greenpeace a de son côté "condamné la France et la Grande-Bretagne pour les risques qu'elles font courir aux pays situés le long du parcours du plus gros chargement de déchets nucléaires effectué jusqu'à présent".
Les blocs de déchets vitrifiés sont "hautement radioactifs", affirme Greenpeace dans un communiqué, selon lequel "ces +déchets de plutonium+ font partie des matériaux les plus radioactifs jamais produits".
"Une fuite du chargement, même infime, pourrait entraîner une catastrophe pour la santé publique et l'environnement", a déclaré Damon Moglen, porte-parole de Greenpeace international. "Malgré ces terribles risques, les officiels japonais, français et britanniques organisent ce transport sans avoir prévenu ni cherché à obtenir l'accord de dizaines de nations mises en danger par son passage le long de leurs côtes".
Retour probable de déchets nucléaires allemands en mars ------> La page spéciale: blocage non violent du prochain convoi de déchets
TOKYO, 19 déc - Le
Japon a fait mardi un pas supplémentaire vers le lancement
de son programme de retraitement nucléaire avec le transport,
par cargo, d'un premier lot de combustible usé vers sa
future usine de recyclage, qui devrait entrer en service en 2005.
Le cargo transportant la cargaison de 24 tonnes de déchets
est arrivé mardi dans le port de Rokkasho, dans le nord
de l'archipel, sous forte attention médiatique. Il a été
également accueilli par quelque 200 manifestants anti-nucléaires,
a-t-on appris auprès des autorités locales.
Le Japon fait actuellement retraiter la totalité de ses combustibles usés à l'étranger, notamment en France et Grande-Bretagne. L'usine de Rokkasho, à 600 km au nord de Tokyo et conçue en coopération avec le groupe français COGEMA, est en construction et devrait traiter ses premiers déchets en 2005.
En attendant son ouverture, le combustible usé sera entreposé dans des installations appartenant à Japan Nuclear Fuel (JNF), chargé du recyclage.
La cargaison débarquée mardi provient de deux centrales nucléaires situées dans le centre du Japon. "Avec cette première arrivée, nous espérons avancer sans à-coups vers le lancement de notre cycle de retraitement", a déclaré un porte-parole de JNF.
Le groupe a indiqué que 8.910 tonnes de combustible usé étaient actuellement stockées dans les centrales nucléaires japonaises, dont plusieurs arrivent à saturation. L'usine de Rokkasho aura une capacité de traitement de 800 tonnes par an.
Le Japon est confronté à un problème aigu de traitement des déchets d'autant qu'il ambitionne de porter le nombre des réacteurs en service à plus de 60 en 2010 contre 51 actuellement.
La COGEMA a annoncé lundi en France l'embarquement à bord du navire britannique Pacific Swan de 192 conteneurs de résidus vitrifiés japonais retraités à l'usine de La Hague (France), qui retourneront vers leur pays d'origine.
Ce retour s'inscrit dans le cadre "des contrats de retraitement des combustibles usés japonais conclus en 1977 et 1978" et "les retours de résidus vitrifiés vers le Japon ont débuté en 1995", a indiqué la COGEMA.
L'organisation écologiste Greenpeace a condamné ces transports de déchets vitrifiés "hautement radioactifs".
------> Enseignement à tirer de l'accident du 11
mars 1997 survenu à Tokaï-Mura (Japon)
------> Feu vert de Tokyo au redémarrage du retraitement à Tokaï-Mura (juin 1999)
------> Tokaï-Mura 1999