Centrale nucléaire de Flamanville : un salarié faiblement contaminé

CAEN, 17 nov - Un salarié d'une entreprise prestataire de services travaillant au centre nucléaire de production d'électricité (CNPE) de Flamanville (Manche) a été faiblement contaminé jeudi, a-t-on appris vendredi auprès d'EDF.

"La contamination interne détectée montre que la dose intégrée est très inférieure aux limites réglementaires", selon le communiqué.

Cette personne, qui intervenait dans le cadre de l'arrêt de l'unité de production numéro 1, a été prise en charge par le service médical de la centrale et a pu rejoindre normalement son domicile, a précisé EDF. "Par mesure de précaution, elle fait l'objet d'un suivi médical pendant trois jours", a ajouté EDF. (un cancer en 3 jours ???)

L'office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI) et l'autorité de sûreté ont été informés de cet événement, a indiqué EDF.

Mercredi, un autre salarié d'une entreprise prestataire de services avait déjà été faiblement contaminé à Flamanville alors qu'il travaillait à des opérations de maintenance liées à l'arrêt de l'unité de production numéro 1.




Centrale nucléaire de Flamanville: un salarié faiblement contaminé

CAEN, 15 nov - Un salarié d'une entreprise prestataire de services travaillant au centre nucléaire de production d'électricité (CNPE) de Flamanville (Manche) a été faiblement contaminé mercredi, a annoncé EDF dans un communiqué.

"La contamination interne détectée montre que la dose intégrée est très inférieure aux limites réglementaires", précise EDF.

Cette personne, qui travaillait à des opérations de maintenance liées à l'arrêt de l'unité de production numéro 1, a immédiatement été prise charge par le service médical de la centrale et a pu rejoindre normalement son domicile, a précisé EDF qui a affirmé en outre que, "par mesure de précaution, elle fera l'objet d'un suivi médical pendant 3 jours". (un cancer en 3 jours ???)

 

Centrale nucléaire de Flamanville : un salarié faiblement contaminé

CAEN, 27 oct - Un salarié d'une entreprise prestataire de services travaillant au centre nucléaire de production d'électricité (CNPE) de Flamanville (Manche) a été faiblement contaminé, vendredi, a indiqué l'EDF dans un communiqué.

"La contamination interne détectée montre que la dose intégrée est très inférieure aux limites réglementaires et est sans conséquence pour la santé", selon EDF.

Cette personne, qui travaillait à des opérations de maintenance liées à l'arrêt de l'unité de production n 1, a immédiatement été prise charge par le service médical de la centrale et a pu rejoindre normalement son domicile, a précisé EDF qui a indiqué que "par mesure de précaution, elle fera l'objet d'un suivi médical pendant 3 jours". (un cancer en 3 jours ???)



Santé du travail dans l'industrie nucléaire:

------>
Rationalité instrumentale et santé au travail dans l'industrie nucléaire

------> Rapport d'enquète de psychopathologie du travail au Centre de Production Nucléaire de Chinon

------> Les résultats du nouveau management dans le nucléaire (information de la section syndicale FO)

------> NUCLÉAIRE: SANS FOI, NI LOI! (information de la section syndicale FO)

------> La vie ouvrière (l'hebdo de l'actualité sociale)

 

Les sous-traitants se rebiffent

Grenoble - Salariés mal payés, baladés de clients en clients, aux horaires décalés et imposés La sous-traitance fait ce qu'elle veut avec ses salariés. À Grenoble, des conflits se suivent pour imposer de véritables droits et responsabiliser le « donneur d'ordre ». Par Hervé Brezot

CEA ­ Elles sont quinze entreprises en grève ce jeudi 21 septembre. Quinze entreprises de la restauration, du nettoyage, de la maintenance électrique toutes sous-traitantes du Commissariat à l'énergie atomique de Grenoble. Les délégués CGT, CFDT et « sans étiquette » des 300 salariés, en grève à 80 %, souhaitent « faire pression sur les discussions en cours sur la charte de la sous-traitance du CEA au niveau national ». Soutenus par plusieurs centaines d'employés du CEA, venus partager le sandwich des sous-traitants en lutte, ils réclament « l'introduction de véritables clauses sociales dans les appels d'offres, pour éviter que les salariés soient l'objet de marchandage dans le seul but de faire toujours plus de profit » Ainsi, rejettent-ils le blocage des jours de repos RTT sur les jours de fermetures du centre. Repos imposés trois fois depuis le début de l'année : « Sinon, qu'ils nous soient payés. »
SCHNEIDER ­ « Quatre jours de grève, cela ne s'était jamais vu dans cette entreprise », témoigne un élu CGT de Schneider Electric. Ce n'est pas de l'industriel qu'il s'agît, mais d'une entreprise de nettoyage, sous-traitante, et de ses trente « pros » de la surface employés sur le site de Grenoble. Onet, un puissant prestataire de service, spécialiste « ultra-propreté »
(40 000 salariés, un chiffre d'affaires de 3,7 milliards de francs), vient de racheter Safen, une entreprise jumelle, et ses 7 900 employés. À Grenoble, la fusion est vécue difficilement avec des disparités salariales, une dispersion des horaires de travail, des mutations arbitraires visant notamment les délégués du tout jeune syndicat CGT Ce jeudi 28 septembre, ils sont une vingtaine à se mettre en grève. Leurs revendications : augmentation des salaires ­ bloqués au Smic ­, 13e mois, embauches en CDD, prime transport, suppléments horaires aux temps partiels imposés pour tous. Au bout de quatre jours, ils ont obtenu que tous bénéficient des acquis « Onet ». C'est un premier pas, explique la CGT, « cette action aura permis à des salariés exploités de retrouver leur dignité ».

 

La tranche 1 de la centrale nucléaire de Cattenom arrêtée samedi pour travaux

METZ, 26 oct - La tranche 1 de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle) sera arrêtée samedi en raison de "travaux de maintenance de grande envergure" pour une durée estimée à une soixantaine de jours, ont annoncé jeudi les responsables de la centrale EDF.

Plus de 1.000 agents EDF et prestataires extérieurs seront mobilisés afin de procéder à la "visite partielle de la tranche et de renouveler une partie de son combustible", précise un communiqué d'EDF.

"Un revêtement destiné à renforcer l'étanchéité du bâtiment réacteur doit être posé sur le gousset (partie basse) de l'enceinte interne", indique le communiqué qui précise que le tout sera réalisé "dans le strict respect des règles de sûreté, de sécurité et avec un souci permanent de propreté".

Le coût total de l'ensemble des opérations est estimé par EDF à 105 millions de francs (16 millions d'EUR).

 


La femme de l'agent EDF irradié à Tricastin dénonce l'"enfer" que vit son mari

VALENCE, 6 nov - La femme de Frédéric Moreau, un agent EDF irradié en mars 1999 à la centrale de Tricastin (Drôme), dont l'ex-directeur est jugé lundi à Valence pour blessures involontaires, dénonce "l'enfer" que vit son mari depuis qu'il a repris son travail.

"Il est seul face à ses collègues, face à la hiérarchie. Il est seul. Il faut voir toutes les misères, les bassesses qu'on lui fait", a déclaré son épouse, Muriel Moreau, à l'AFP.

Selon elle, son mari, aujourd'hui âgé de 41 ans et qui a reçu 16 fois la dose maximale européenne annuelle en vigueur en 2000 pour les travailleurs exposés après avoir pénétré durant trois minutes en zone rouge, "est la personne qu'il faut éjecter".

"Tout ça a une visée à mon avis: le faire sortir d'EDF. Il lui a été dit qu'il entachait l'image de la centrale. Partout c'est -c'est de ta faute-", ajoute-t-elle.

Selon Mme Moreau, seule la pression médiatique a empêché jusqu'à présent EDF de mettre son mari à la porte.

Elle énumère "les vexations", "les tâches subalternes, dégradantes" confiées à son mari, alternant avec des périodes d'inactivité totale depuis qu'il a réintégré son poste après 4 mois et demi d'arrêt maladie.

Cette situation est, selon elle, "une forme de représaille", alors que la direction d'EDF avait indiqué à son mari, après son accident, "qu'il n'y aurait aucune sanction".

Elle affirme que leur couple a également reçu "des menaces d'intimidation au téléphone de la part d'un collègue".


Procès lundi de l'affaire d'un agent EDF irradié à la centrale du Tricastin

VALENCE, 5 nov - Le procès d'un ex-directeur de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme), poursuivi notamment pour blessures involontaires après l'irradiation à la centrale du Tricastin d'un agent EDF, a lieu lundi au tribunal correctionnel de Valence après un report et une longue bataille de procédure.

Joël Bultel, 54 ans, est poursuivi pour "blessures involontaires causant une incapacité de plus de trois mois dans le cadre du travail", ainsi que pour "infractions au code du travail et une série de manquements au décret d'avril 1975 qui régit les règles de sécurité dans le domaine du nucléaire".

Le 11 mars 1999, Frédéric Moreau, 41 ans, agent de radioprotection depuis 12 ans à Pierrelatte, avait reçu une dose de 340 milliSiverts (mSv), plus de 16 fois supérieure à la dose maximale européenne annuelle en vigueur en 2000 pour les travailleurs exposés, après avoir pénétré durant trois minutes en zone rouge.

M. Moreau se plaint depuis de souffrir d'asthénie et de problèmes respiratoires. La défense rejette le lien de cause à effet.

M. Moreau avait repris son activité après 4 mois et demi d'arrêt de travail. Pour son médecin, l'asthénie dont il a souffert est due à la dose de radiation. Pour EDF, qui estime par ailleurs que l'entrée de Frédéric Moreau dans une pièce dangereuse de la centrale relève d'une faute humaine, cette asthénie ne justifie pas une ITT de plus de trois mois.

Quelques jours après l'accident, des dysfonctionnements avaient été relevés à Tricastin par la direction de la sûreté nucléaire.

En décembre 1999, le tribunal correctionnel de Valence avait décidé le report au 6 juin 2000 du procès, ordonnant la désignation d'un expert médical pour juger notamment de la durée de l'incapacité de travail, élément essentiel pour déterminer la gravité de la faute reprochée à M. Bultel. Une ITT de plus de trois mois représente en effet un délit. Inférieure à 3 mois, elle ne donne lieu qu'à une simple contravention.

Mais le 4 mai, saisi d'un appel d'EDF, la cour d'appel de Grenoble avait récusé le président et les assesseurs du tribunal correctionnel de Valence.

Le président de la cour d'appel de Grenoble, Charles Catteau, avait appuyé sa décision sur des "manifestations d'opinion dénotant un parti pris et faisant suspecter l'impartialité des magistrats" vis-à-vis de l'ancien directeur de la centrale. En juin, le tribunal de Valence, doté de nouveaux juges, avait reporté le procès au 6 novembre en redemandant une expertise médicale.

Le dossier sera donc enfin étudié sur le fond lundi à Valence. M. Moreau et le syndicat CGT se sont constitués parties civiles.