OSLO, 28 mai - Une
délégation d'experts norvégiens a visité
lundi pour la première fois le dépôt nucléaire
russe d'Andreev, considéré comme l'un des plus dangereux
de la péninsule de Kola (nord-ouest de la Russie), a-t-on
appris le même jour de source officielle norvégienne.
"Une délégation conduite par le secrétaire
d'Etat Espen Barth Eide visite le dépôt en ce moment
même", a déclaré Karsten Klepsvik, porte-parole
du ministère norvégien des Affaires étrangères.
Selon l'organisation norvégienne de défense de l'environnement Bellona, le dépôt Andreev contient du combustible usé provenant de sous-marins atomiques et des déchets nucléaires représentant entre 6,3 et 10,35 tonnes d'urane (oxyde d'uranium).
Une partie du combustible est stockée en plein air depuis bientôt 40 ans, affirme Bellona. Le ministère russe de l'Energie atomique, a formellement démenti que de l'urane puisse être stocké à ciel ouvert.
La Norvège a dégagé cette année une enveloppe budgétaire de 10 millions de couronnes norvégiennes (1,27 million d'euros) pour l'amélioration des conditions de stockage dans ce dépôt situé à quelques encablures de son territoire. Cette aide est conditionnée à la possibilité pour ses experts d'effectuer des visites d'inspection. La visite de lundi intervient après environ 6 ans de tractations entre les autorités des deux pays.
Le ministère russe de la Défense, seul compétent en la matière, a indiqué lundi après-midi n'avoir aucune information sur la visite de la délégation norvégienne.
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OSLO, 29 mai - La
Norvège et la Russie sont tombées d'accord sur deux
mesures à prendre immédiatement en vue de sécuriser
le dépôt nucléaire russe d'Andreev, considéré
comme l'un des plus dangereux de la péninsule de Kola (nord-ouest
de la Russie), a rapporté mardi l'agence norvégienne
NTB.
La première mesure consiste à ériger un toit
au-dessus d'une zone, pour l'heure ouverte à tous les vents,
où sont stockés des déchets nucléaires,
a indiqué NTB. (Le ministère russe de l'Energie
atomique a formellement démenti que de l'urane puisse être
stocké à ciel ouvert).
La seconde vise à construire un réseau sanitaire "sûr" pour les personnes travaillant sur place, a ajouté l'agence.
Ces deux décisions ont été annoncées mardi à l'issue de la rencontre annuelle de la commission commune russo-norvégienne pour la sûreté nucléaire à Svanvik, au nord de la Norvège. Elles font suite à la visite, la veille, de l'entrepôt d'Andreev par une délégation d'experts norvégiens.
Cette visite, la première d'une délégation occidentale, était la condition posée par la Norvège pour apporter son aide --10 millions de couronnes norvégiennes (1,27 million d'euros) cette année-- à l'amélioration des conditions de stockage dans ce dépôt situé à proximité de son territoire. Environ six ans de tractations ont été nécessaires entre les deux pays pour que les experts norvégiens aient accès au site, jugé particulièrement dangereux.
Selon l'organisation norvégienne de défense de l'environnement Bellona, le dépôt Andreev contient en effet du combustible usé provenant des sous-marins atomiques de la Flotte (russe) du nord et des déchets nucléaires représentant entre 6,3 et 10,35 tonnes d'urane (oxyde d'uranium).