21/12/04 - Le
Japon a commencé mardi des tests de retraitement nucléaire
d'uranium après avoir reporté maintes fois ce projet
depuis mai
2001 sous la pression d'associations écologistes craignant
pour la sécurité publique.
Le consortium Japan Nuclear Fuel Ltd. (JNFL), qui réunit notamment les neuf compagnies d'électricité régionales de l'archipel, a entamé les essais avec de l'uranium appauvri pour une durée d'un an dans une usine de Rokkasho-mura, située dans le nord de la grande île centrale de Honshu.
Cette technologie est déjà en cours en Europe et en Russie.
"Notre projet n'a pas toujours été facile, mais le lancement aujourd'hui de tests à l'uranium est une étape importante dans le retraitement" de l'énergie nucléaire, a déclaré le directeur général de JNFL, Isami Kojima, au cours d'une conférence de presse télévisée.
Malgré un froid glacial, des manifestants de l'association Greenpeace munis de pancartes hostiles au projet se sont retrouvés devant l'usine pour dénoncer les risques encourus, selon eux, par ce type de tests.
La construction de l'usine de retraitement de Rokkasho-mura -- dont le site ambitionne toujours d'accueillir le futur réacteur de fusion nucléaire Iter -- a pris plus de 11 ans et a coûté 2.000 milliards de yens (14,4 milliards d'euros).
Un porte-parole de JNFL a indiqué qu'il s'agissait des premiers tests de recyclage d'une substance radioactive effectués au Japon.
Une dernière série d'essais est prévue dans un an environ avant que ne soit mise en service l'usine de retraitement en juillet 2006.
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