Le fleuron français du nucléaire
: la saga de pépins graves ne s'interrompt pas sur les
très fameux réacteurs N4 100% français de
1450 MW de Chooz et Civaux, comme le montrent les récents
arrêts d'urgence sur le réacteur-1 de Civaux. Les
associations locales Stop-Civaux et CLAP réagissent vigoureusement.
Voici leur communiqué de presse :
Stop-Civaux
20, route de Bonneuil-Matours
POITIERS
fax/répondeur 05 49 30 13 29
C.L.A.P
Centre culturel des Trois-Cités
1, Place Léon Jouhaux
POITIERS
Trois arrêts intempestifs du réacteur n°1 en moins de cinq jours ! Cela démontre s'il en était besoin que le beau joujou EDF est en piteux état.
L'arrêt d'urgence n'est pas la manière ordinaire d'arrêter un réacteur nucléaire. Comme son nom l'indique c'est un mode d'arrêt qui doit éviter l'accident majeur et n'est utilisé qu'en dernier recours. En étions-nous là ?
Tuyauteries, pompes et réacteur ont du souffrir de ces erreurs informatiques, techniques et humaines à répétition qui ont entraîné l'arrêt alors que la centrale était en puissance. Pas de quoi pavoiser en disant que les systèmes de sécurité fonctionnent !
Que l'informatique ait été défaillante, c'est certain et de plus, prévisible. Mais que se passera-t-il le jour où justement l'arrêt d'urgence du réacteur ne fonctionnera pas à cause d'autres données erronées ?
Les petits bugs conduisant à des initiatives hasardeuses, risquent de faire les gros pépins. Que se passera-t-il lorsque plusieurs erreurs informatiques se produiront simultanément ?
Pompes défaillantes, tuyauteries douteuses, turbine à revoir, erreurs de conception du matériel entraînant des gestes malencontreux impensables dans une installation sensible alors qu'EDF veut doubler la mise avec son 2è réacteur: cessons de naviguer à vue !
La seule urgence est d'arrêter de jouer à la roulette radioactive et de mettre Civaux au placard avant la catastrophe.
27 novembre 1999