Chaîne humaine à Bure contre l'enfouissement des déchets radioactifs

BAR-LE-DUC (Meuse), 27 août- Plusieurs centaines d'opposants
aux projets d'enfouissement de déchets radioactifs ont formé dimanche une chaîne
humaine près du chantier du laboratoire de Bure (Meuse).

Les participants, 500 au maximum selon la gendarmerie, 800 selon les
organisateurs, venus pour la plupart des environs mais aussi d'Allemagne ou
d'Italie, ont inauguré un "Monument de la résistance nationale contre
l'enfouissement", une sculpture en bois représentant en lettres géantes leur
"NON" au projet qui a été ensuite incendiée, selon la gendarmerie et les
organisateurs.

Le rassemblement, à l'appel de la Coordination nationale contre l'enfouissement
des déchets radioactifs devait mettre fin dimanche soir à un campement
permanent d'opposants installés depuis le début de l'été.

Entre 5 et plus de 100 personnes par semaine, en fonction de la météo, se sont
relayées devant le chantier de Bure, géré par l'Agence nationale pour la gestion
des déchets radioactifs (ANDRA), selon les organisateurs.

Les derniers travaux de reconnaissance géologique, avant le creusement des puits
d'accès au futur laboratoire souterrain, ont été entamés en juillet.

Les puits d'accès doivent être creusés début septembre. Les expérimentations du
laboratoire doivent commencer à partir de 2002.