Brève, un lecteur nous informe

Avant : les pastilles d'iode.
Après : le Viagra ?
(Comité Stop Nogent-sur-Seine)

La fonction érectile des mâles dans les zones contaminées inquiète les scientifiques ukrainiens !

Un article paru récemment dans la revue Sexologies, revue européenne de sexologie, volume XI, n° 41, avril-juin 2002, et titré : Exposition aux radiations et stress secondaire peuvent être responsables de dysfonction érectile et signé Volodymyr P'yatokha, sexologue et andrologue ukrainien, nous fait penser que les autorités responsables, après avoir prévu la distribution de tablettes d'iode, devraient envisager sérieusement la question de la distribution de Viagra aux hommes en âge de procréer dans les années suivant l'accident. L'avenir démographique d'une région plus ou moins grande serait en effet menacé en cas d'accident nucléaire en France.
Plus sérieusement, cette étude a porté sur un groupe de 48 hommes mariés et un groupe contrôle de 37 hommes, âgés de 22 à 56 ans. Irradiation et stress secondaire peuvent entraîner des modifications pathologiques tel qu'hyperinsulinémie ou autres changements hormonaux, ainsi qu'une pathologie vasculaire. Le but de l'étude était de montrer que ces facteurs pouvaient aussi causer des dysfonctions sexuelles chez des hommes vivant dans les zones qui ont un taux de radiations plus élevé que la normale après la catastrophe de Tchernobyl.
Il a été trouvé une diminution de 23,2 % de l'indice d'activité sexuelle et de 24,4 % de la fonction érectile chez les hommes du groupe principal. On note, par exemple, une diminution de la moyenne de testostérone de 39,6 %.
Tous les patients ayant une dysfonction érectile ont été traités avec du sildénafil (Viagra®). Ce traitement a donné de très bons résultats.
Qu'en est-il des bébés ? Si la fonction érectile particulièrement perturbée chez les mâles des régions contaminées peut être corrigée par Viagra, par contre l'étude ne donne aucune indication sur les bébés nés après correction de la fonction érectile des pères !

Lettre d'information n°93/94 juillet-octobre 2002